Les années 50, Bogie le journaliste, the « day », son journal, un langage libre sert la démocratie avec un regard vissé sur le flambeau d’une belle statue nationale. La presse revendique la justice, dénonce la corruption et le crime. Le droit est  ce mot mais encore une balle de baseball qui percute, comme une conscience qui crève la pourriture. L’ordre légal prendra ensuite son cours, le calibre des armes ne résonneront en vain! Cette image d’une Amérique multiple, prospère mais droite et fidèle à ses fondateurs va insuffler sur les grand écrans du monde un de ses « movies ». Humphrey Bogart cogne par l’engagement tenace du directeur, joué comme il a vécu courageusement sa vie. Il va s’acharner à dévoiler la saleté d’une ordure, un gangster. Ce citoyen modèle va défendre jusqu’au dernier souffle, l’expression engagée. Le corrompu de la «Mob» ne va régner noir sur blanc qu’en prison. La presse va le damner au dernier lever du Day sur la première page!

Où est-il le Nouveau Monde d’une génération de cinéastes et d’acteurs tels que; John Ford, John Wayn, Michael Curtiz, Arthur Pen, Marlon Brando, John Huston, Peter Fonda, fidèles promoteurs de l’esprit libre? IIs ont énoncé, analysé autant que critiqué les inégalités de la condition humaine, dont celle de l’american way of life. Est ce que l’intérêt « vital » des États Unis n’était alors que de faire prévaloir un rêve en cinémascope de toutes les grandeurs et couleurs, afin de séduire les quatre coins du monde aux grandes causes du Western world? A entendre, voir et suivre les graves problèmes économiques de l’Oncle Sam, son lourd endettement, la fragile crédibilité de sa politique gouvernementale, le peu de cohérence dans sa politique étrangère et l’insécurité sur son propre sol, le citoyen, habitué à rêver, une coca à la main et la Chesterfield en bouche, s’inquiète de la santé de son État. Il aimerait tant résoudre les problèmes, le temps d’un bon film de série noire qui finit bien avec les salauds en tôle.

Cependant, malgré l’influence d’une superpuissance, le marché des armes sécurise encore ses individus, le droit à la différence et à la paix dans le tiers monde demeurent lointains, le business à tout prix et les intérêts défendent davantage des régimes inacceptables faute de vouloir assumer les justes rôles jusqu’au bout. Ressembler un jour à cet homme au chapeau melon et replacer la dignité humaine au dessus de toute autre considération serait peut-être ce que pourrait réapprendre l’Amérique de sa glorieuse fiction.

Joe Acoury.