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Le ministre des Affaires Etrangères français Jean Yves le Drian a appelé la communauté internationale à appliquer d’importantes pressions sur les forces politiques libanaises afin de former un nouveau gouvernement.

Le ministre s’exprimait à l’occasion d’une réunion du groupe international de soutien au Liban à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’ONU. Il a appelé à ce que les dirigeants libanais respectent leurs engagements à former un gouvernement capable de mettre en place les réformes nécessaires face à la crise économique que traverse le Pays des Cèdres.

«Le redressement du Liban est d’abord la responsabilité des forces politiques libanaises. Elles ont pris (…) des engagements forts : – former rapidement un gouvernement de mission – le soutenir dans la mise en œuvre des réformes indispensables au redressement du pays», rappelle Jean-Yves le Drian.

Le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août dernier, après la démission du cabinet Hassan Diab suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août. Le 31 août, Mustapha Adib a été nommé Premier Ministre à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République. Cependant, la formation d’un nouveau gouvernement bute sur l’attribution du ministère des finances, ministère clé pour la mise en place du programme de réformes économiques exigées par la communauté internationale et nécessaire face à la crise que traverse le Pays des Cèdres.

Ainsi, le Hezbollah et Amal exigent que ce portefeuille ministériel soit attribué à l’un de leurs membres, ce que refusent les autres partis politiques qui demandent en retour, une rotation des portefeuilles ministériels régaliens.

La France s’est, par ailleurs, fortement impliquée dans le dossier libanais, le président de la république française Emmanuel Macron devenant même le porte-parole de la communauté internationale suite à sa visite le 6 août 2020 deux jours après l’explosion du port de Beyrouth. Il a rappelé que le déblocage de l’aide internationale reste conditionné à la fin des importants détournement de fonds par les responsables de partis politiques ou encore au sein des administrations libanaises.

Le 8 octobre 2020, l’ancien premier ministre Saad Hariri se déclare candidat à ce poste.

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