L’ambassadeur de France au Liban Bruno Foucher a rencontré le Président de la Chambre. Les 2 hommes ont évoqué la situation économique libanaise et notamment la crise que traverse actuellement le Liban.

À l’issue de l’entretien, Bruno Foucher a indiqué qu’il n’existe pas de plan B, allusion à l’absence d’alternative au plan de sauvetage présenté, il y a 2 semaines par le gouvernement Hassan Diab, qu’il estime donc devoir réussir.

Ce plan prévoit un appel à l’aide financière au Fonds Monétaire International (FMI) pour un montant de 10 milliards de dollars. Le Ministre des Finances Ghazi Wazni avait également indiqué que le sauvetage de l’économie libanaise nécessiterait 28 milliards de dollars d’ici 2024.

Le président du Parlement serait déterminé à voter les lois nécessaires à la réforme, souligne le diplomate. Ces réformes sont jugées nécessaires pour le déblocage de l’aide internationale initialement prévue dans le cadre de CEDRE et aussi de celles liées au FMI.

Les autorités libanaises devraient débuter à partir de mercredi, une série de négociation, via vidéo conférence en raison des circonstances actuelles, avec des responsables du FMI. L’institution internationale pourrait déjà conditionner une partie de son aide à un audit général de la Banque du Liban, souligne la Banque of American-Merril Lynch dans son dernier rapport. Pour rappel, le Liban s’était déclaré en état de défaut de paiement, début mars, après avoir échoué à payer les eurobonds arrivant à maturité le 9 mars dernier, et cela pour conserver les réserves monétaires nécessaires afin de nourrir et de soigner sa population, indiquaient les autorités libanaises.

En effet, outre les réformes structurelles, fiscales et économiques, la restructuration du secteur financier libanais pourrait s’avérer difficile en raison des résistances des dirigeants du secteur bancaire privé qui montent au créneau pour refuser d’approvisionner sur les fonds propres des banques, les pertes financières qui pourraient atteindre jusqu’à 100 milliards de dollars selon certaines études.

Le Liban traverse par ailleurs une grave crise économique, avec un recul du PIB qui pourrait atteindre 12% en 2020 et plus de 60 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 6 dollars par jour. La livre libanaise continue par ailleurs à s’effondrer face au dollar, alors que le Pays des Cèdres dépend largement des importations pour ses besoins vitaux.

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