Le Premier Ministre Libanais Hassan Diab. Crédit Photo: Dalati & Nohra

Le premier ministre sortant Hassan Diab a adressé une lettre au secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres pour le remercier pour les efforts supplémentaires de l’Assemblée générale des Nations Unies qui avait déjà alloué plus de 15 millions de dollars au Tribunal Spécial pour le Liban.

Pour rappel, en dépit de cette contribution extraordinaire, le TSL a annoncé la suspension de ses travaux en raison de l’incapacité de l’état libanais à couvrir sa part suite à la crise économique. Hassan Diab a cependant noté que la plupart des contributions volontaires que la Cour escomptait pour financer son budget, et qui étaient mentionnées dans votre demande d’aide, ne se sont pas concrétisées et que par conséquent, les soucis financiers restent identiques.

Par conséquent, la Cour est confrontée à de sérieux défis financiers qui pourraient entraver sa capacité à poursuivre ses travaux, comme prévu, pour l’année 2021 en cours. Une telle affaire a des conséquences très graves, et ses répercussions ne se limiteront pas qu’au Liban. et les victimes de l’attaque barbare et scandaleuse contre l’ancien Premier ministre RaficHariri et leurs familles, sans parler des autres affaires relevant de la compétence du Tribunal, mais aussi sur la capacité des institutions judiciaires internationales à servir pleinement la justice.

Hassan Diab

Le premier ministre libanais appelle donc le le Comité administratif du Tribunal spécial pour le Liban et le groupe de pays intéressés qui partagent les principes fondateurs du Tribunal au Liban a continuer à lui apporter le soutien nécessaire pour la poursuite de ses travaux.

Il demande par conséquent, à aider le Liban à trouver un financement pour le tribunal international et ainsi respecte rla résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Pour rappel, celui-ci avait été ouvert pour juger les personnes suspecté d’être impliqué dans l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri et de certains attentats commis entre 2004 et 2007. 

Créé en 2007, initialement pour un mandat de 3 ans renouvelé depuis, et fonctionnel depuis 2009, le tribunal est financé à hauteur de 49% de ses dépenses par le Liban lui-même et 51% par la communauté internationale. Au total, cette institution couterait jusqu’à 55 millions de dollars annuellement.

Pour l’heure, cette institution est quelque peu controversée au Liban suite à la mise en examen de membres du Hezbollah accusés d’être impliqués dans l’assassinat de Rafic Hariri puis la publication en 2020, d’un verdict qui a estimé non coupables 3 des 4 accusés par défaut de preuve. 

Les menaces concernant son financement s’étaient déjà fait entendre de l’aveux même du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres qui avait estimé, dès février dernier, que la contribution libanaise serait incertaine. Le responsable onusien estimait alors que l’institution pourrait interrompre son fonctionnement dès le premier semestre 2021. Des efforts visant à réduire les frais de fonctionnement de 40% ont permis de réduire les coûts de fonctionnement du tribunal alors que l’ONU réclamerait 25 millions de dollars à ses membres pour couvrir le solde restant. Seuls 15.5 millions de dollars ont pour l’heure été trouvés.

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