Ligne jaune : Israël verrouille le Sud-Liban
La ligne jaune imposée par Israël au sud du Liban redéfinit déjà les termes du cessez-le-feu. Présentée comme une ligne de défense avancée, elle interdit de fait le retour normal de dizaines de localités, maintient une présence militaire israélienne à l’intérieur du territoire libanais et accroît la tension avec le Hezbollah comme avec l’État libanais. Derrière le tracé, ce sont la souveraineté, la reconstruction du Sud et l’avenir de 100 000 à 150 000 déplacés potentiels qui se jouent.
Au Liban, la corruption ne disparaît jamais : elle revient par fragments
Au Liban, la corruption ne disparaît pas : elle revient par fragments, entre dossier du Casino du Liban, soupçons sur l’aide d’urgence et effondrement de la confiance institutionnelle. Faute de clôtures judiciaires claires, chaque affaire alimente l’idée d’un système où opacité, gaspillage public et responsabilités inachevées restent la norme.
La FINUL peut-elle accéder aux zones de la ligne jaune ?
La ligne jaune imposée par Israël au sud du Liban menace l’accès de la FINUL à sa zone d’opérations et entre difficilement dans le cadre de la résolution 1701. En limitant la liberté de mouvement des Casques bleus, elle fragilise le cessez-le-feu, le retour des civils et la souveraineté libanaise.
Liban : la politique de la mort ou le courage de vivre
Opinion : le Liban doit sortir d’un système où la guerre, le sacrifice et la mort servent de langage politique. L’enjeu n’est pas seulement sécuritaire. Il est existentiel : reconstruire un État capable de protéger, d’intégrer, de donner un avenir et rendre la vie crédible à tous.
Béchara Raï rejette la guerre imposée
À Bkerké, le patriarche maronite Béchara Raï a donné à son homélie une portée nettement politique. Devant des délégations venues du Sud, il a dénoncé une guerre « imposée », rejetée selon lui par la population comme par l’État, et rappelé qu’aucune paix durable ne peut se bâtir hors du cadre étatique. Son message lie la fin des combats, le retour des déplacés, la reconstruction de la souveraineté et la nécessité d’un règlement négocié qui ne laisse ni le Sud ni l’État à la marge.






