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Revue de presse : la souveraineté libanaise entre les garanties d’Ankara et l’épreuve de Rome

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Ankara élargit la recherche de garanties pour le Liban

La visite du président Joseph Aoun à Ankara domine les éditions du 31 juillet 2026. Ad Diyar du 31 juillet 2026 la présente comme une tentative d’élargir la protection régionale du Liban. Un premier dossier concerne la relation avec la Syrie. Le second porte sur les négociations avec Israël et sur l’avenir du Sud. Nida’ Al Watan du 31 juillet 2026 retient une lecture proche. Cette lecture donne à la visite une portée qui dépasse la seule relation bilatérale. Annahar du 31 juillet 2026 insiste sur la volonté turque de participer à une force chargée de préserver la stabilité au Liban. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte que Recep Tayyip Erdogan souhaite rejoindre toute structure appelée à remplacer la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Le président turc promet aussi de poursuivre l’aide aux forces armées libanaises. Il se dit prêt à contribuer à la reconstruction du Sud. Joseph Aoun place, de son côté, la souveraineté au centre de sa démarche. Selon Al Sharq du 31 juillet 2026, il réclame un retrait israélien complet, le retour des habitants et la reconstruction des zones détruites. Il défend aussi une seule armée et une seule décision souveraine. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 souligne la même articulation. Le quotidien note que Beyrouth compte sur l’appartenance de la Turquie à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord. Il mise aussi sur ses relations avec plusieurs acteurs régionaux. Ankara pourrait ainsi soutenir le cadre négocié par le Liban. Elle pourrait également pousser les parties à respecter leurs engagements. Erdogan affirme que la stabilité du Liban sert celle de toute la région. Il propose une aide dans les rapports avec la Syrie. Il confirme enfin sa disponibilité pour la reconstruction. Le sommet associe donc sécurité, diplomatie, armée, retour des déplacés et relance économique.  

Les journaux ne donnent pourtant pas tous le même sens à ce rapprochement. Al Akhbar du 31 juillet 2026 affirme que Recep Tayyip Erdogan a conseillé à Joseph Aoun de ne pas se hâter dans un accord avec Israël. Selon le quotidien, il l’a aussi encouragé à renforcer la relation avec Damas. Il lui aurait recommandé de rencontrer le président syrien Ahmad al-Charaa. Cette lecture place Ankara dans un rôle de conseil prudent. Elle suggère que la Turquie ne considère pas la voie israélienne comme suffisante. Al Bina’ du 31 juillet 2026 adopte un angle plus stratégique. Le journal voit dans l’ouverture turque une possible entrée du Liban dans une concurrence régionale avec Israël. Il cite les domaines sécuritaire, énergétique et maritime. Il relie également le sommet aux difficultés rencontrées dans les zones dites expérimentales du Sud. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 évoque, pour sa part, un passage sécuritaire recherché par Beyrouth. Le journal mentionne aussi une reconstruction par étapes. Les villages situés hors des zones encore occupées pourraient être reconstruits en premier. Le sort des autres localités resterait lié aux négociations et au retrait. Toutefois, cette approche risquerait de séparer la reconstruction du retrait total. Ad Diyar du 31 juillet 2026 ajoute que la Turquie possède un accès direct à plusieurs centres de décision. Le journal met aussi en avant la relation entre Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump. Selon cette analyse, un soutien turc peut accroître la capacité de Beyrouth à défendre ses demandes. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte une condition claire de Joseph Aoun. Toute force nouvelle devra aider l’armée à étendre l’autorité de l’État. Elle devra renforcer les institutions légales et prévenir un vide sécuritaire. Ainsi, Ankara est sollicitée comme partenaire, mais le cadre recherché reste officiellement celui de la souveraineté libanaise.  

Rome met à l’épreuve la réciprocité de l’accord-cadre

La prochaine épreuve se situe à Rome. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 annonce une septième série de discussions directes entre le Liban et Israël. Elle doit se tenir du 4 au 6 août à l’ambassade des États-Unis. Des sources de l’armée libanaise indiquent que Beyrouth demandera l’arrêt de toutes les opérations israéliennes. La délégation cherchera à élargir la zone expérimentale. L’objectif annoncé est d’obtenir un retrait israélien, puis un déploiement de l’armée. Toutefois, les faits relevés dans le Sud contredisent cette séquence. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 rapporte des frappes, des explosions et des survols à basse altitude. Ces actions gênent le retour des habitants. Elles compliquent aussi le travail des soldats libanais. Le commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, affirme que ses troupes sont prêtes à entrer dans toutes les zones évacuées. Il ajoute que les attaques israéliennes empêchent l’exécution normale de cette mission. Al Akhbar du 31 juillet 2026 décrit une délégation militaire méfiante après l’expérience des réunions de Washington. Selon le journal, les officiers veulent présenter des dossiers précis sur le retrait limité déjà observé. Le quotidien cite le cas de Zawtar al-Gharbiyeh. L’armée y aurait étendu son déploiement après un recul israélien partiel. Elle aurait aussi inspecté la zone et découvert un dépôt de munitions. Pour Al Akhbar du 31 juillet 2026, cet exemple doit montrer que l’armée agit lorsque le retrait est réel. Le journal ajoute que le rythme proposé par Israël pourrait prolonger l’occupation pendant plusieurs années. Chaque localité demanderait alors une longue phase de vérification. Cette crainte explique la demande libanaise d’élargir et d’accélérer les retraits. Elle explique aussi la présence renforcée des militaires dans la délégation. Rome doit donc mesurer l’écart entre les engagements écrits et l’évolution du terrain. La crédibilité du processus dépend directement de cette vérification.  

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Le débat intérieur porte moins sur l’objectif que sur la méthode. Ad Diyar du 31 juillet 2026 rapporte que Joseph Aoun et Nabih Berri ont mis en avant l’unité, la paix civile et le soutien à l’armée. Leur désaccord concerne l’accord-cadre et son efficacité. Al Akhbar du 31 juillet 2026 rapporte que Nabih Berri considère ce cadre comme mort. Selon lui, Israël l’a enterré en refusant de se retirer. Le président du Parlement doute donc qu’une série de discussions suffise. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 adopte une position moins définitive. Le journal parle d’une nécessaire révision de l’application de l’accord. Il souligne que Joseph Aoun reste attaché à cette formule. Le président de la République la considère comme le moyen disponible pour obtenir un retrait. Dans les deux lectures, la question centrale demeure la réciprocité. Le Liban peut-il accepter de nouvelles obligations sans calendrier ferme pour le retrait israélien ? Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte que Joseph Aoun lie la réussite du cadre à trois garanties. Il demande un retrait complet, coordonné avec le déploiement de l’armée. Il exige aussi l’arrêt durable des violations. Enfin, il réclame une vérification internationale efficace. Cette position vise à empêcher que les engagements libanais deviennent unilatéraux. Le contact entre Emmanuel Macron et Nabih Berri ajoute un volet français. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 indique que le président français a confirmé son soutien à l’armée et à la reconstruction. Nabih Berri a demandé un effort international exceptionnel. Il veut imposer l’arrêt des attaques et le retrait jusqu’aux frontières reconnues. La France reste engagée dans la recherche de garanties. Toutefois, les sources ne signalent aucun calendrier contraignant accepté par Israël. Rome doit traiter cette absence avant toute extension des obligations imposées à Beyrouth. Ce point reste le nœud de la négociation.  

Le Sud et l’après-force internationale placent l’armée au centre

L’armée devient le point de rencontre entre les démarches diplomatiques et les exigences de terrain. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 rapporte que Rodolphe Haykal se dit prêt à compléter le déploiement dès qu’un retrait a lieu. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 souligne que cette disponibilité reste liée à deux conditions. La première est l’évacuation effective des positions israéliennes. La seconde est l’existence d’un appui international capable de limiter les attaques contre les soldats. Le journal rappelle aussi que Joseph Aoun et Nabih Berri considèrent l’armée comme une ligne rouge. Cette convergence ne supprime pas les divergences politiques. Elle fixe toutefois une base commune. Ad Diyar du 31 juillet 2026 signale que la colline d’Ali al-Taher reste un point de blocage. Le quotidien évoque aussi la poursuite des travaux de terrassement et de destruction dans plusieurs villages occupés. Al Sharq du 31 juillet 2026 mentionne des explosions, des tirs d’artillerie et des opérations autour de plusieurs localités méridionales. Ces faits donnent un contenu concret aux réserves libanaises. Ils expliquent pourquoi le retrait préalable reste au centre des demandes adressées aux médiateurs. En parallèle, l’avenir de la Force intérimaire des Nations unies au Liban devient urgent. Ad Diyar du 31 juillet 2026 rapporte que la France, l’Allemagne et l’Italie envisagent une force européenne après la fin du mandat actuel. Le journal évoque un possible début de mission en 2027. Annahar du 31 juillet 2026 et Al Sharq du 31 juillet 2026 mettent plutôt en avant l’offre turque. Recep Tayyip Erdogan souhaite participer à toute force capable de garantir la stabilité. Il promet que l’appui aux forces armées libanaises continuera. Le choix futur ne portera donc pas seulement sur la nationalité des soldats. Il portera sur leur mandat, leur coordination avec l’armée et leur capacité à empêcher un vide sécuritaire.  

Le sommet d’Ankara et les discussions de Rome se déroulent dans un contexte régional instable. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 décrit des frappes américaines contre l’Iran. Le journal rapporte des ripostes visant la Jordanie et le Koweït. Il présente la création d’un groupement maritime conduit par l’Arabie saoudite comme une réponse aux menaces contre les routes commerciales. La Turquie figure parmi les États soutenant cette initiative. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 évoque un projet américain de campagne aérienne pouvant durer deux semaines. Le journal note que les discussions avec Téhéran continuent malgré les frappes. Al Bina’ du 31 juillet 2026 relie cette confrontation au blocage dans le détroit d’Ormuz, aux tensions en mer Rouge et au dossier libanais. Cette lecture place le Liban dans un ensemble plus vaste. Les routes de l’énergie, les alliances militaires et la sécurité maritime influencent désormais les marges de négociation de Beyrouth. Nida’ Al Watan du 31 juillet 2026 présente ainsi Ankara comme une étape destinée à obtenir une couverture politique avant Rome. Le journal insiste sur la recherche d’un appui capable de réunir sécurité, économie et diplomatie. Ad Diyar du 31 juillet 2026 relève cependant que cette protection reste à construire. Les promesses turques doivent encore être traduites en mécanismes. Les offres européennes restent, elles aussi, au stade des consultations. Sur le terrain, les attaques se poursuivent et le retrait demeure incomplet. L’armée affirme être prête, mais elle ne contrôle pas encore toutes les zones concernées. Le gouvernement libanais cherche donc à éviter deux risques simultanés. Le premier serait un engagement sans contrepartie israélienne. Le second serait un vide après le départ de la force internationale actuelle. Au 31 juillet 2026, Ankara a élargi les options de Beyrouth, tandis que Rome doit encore transformer ces options en garanties précises.  

Politique locale : l’État, l’armée et le dialogue au centre des recompositions internes

Le rapprochement entre Joseph Aoun et Nabih Berri réduit la tension institutionnelle

Le retour de Nabih Berri au palais de Baabda a constitué le principal mouvement de politique intérieure relevé dans les éditions du 31 juillet 2026. Ad Diyar du 31 juillet 2026 indique que cette visite était la première après une interruption d’environ quatre mois. Selon Ad Diyar du 31 juillet 2026, plusieurs facteurs ont préparé la rencontre. Joseph Aoun aurait parlé de Berri en termes positifs devant Donald Trump. Le président de la République l’aurait présenté comme un homme d’État soucieux de mettre fin à la guerre. Le journal attribue également un rôle au rapprochement encouragé par l’Arabie saoudite. Il cite notamment l’action du représentant saoudien Yazid ben Farhan. Cette médiation aurait aidé à normaliser les rapports entre Baabda et Ain el-Tineh. Annahar du 31 juillet 2026 décrit toutefois la relation entre les deux présidents comme un lien fondé sur des calculs politiques froids. La publication écarte ainsi l’idée d’une réconciliation affective ou d’une alliance durable. Berri reste un partenaire institutionnel incontournable. Aoun a besoin de lui pour faire fonctionner les pouvoirs publics et contenir les tensions communautaires. Berri voit, de son côté, l’intérêt de maintenir un accès direct à la présidence. Ad Diyar du 31 juillet 2026 rapporte que la réunion a permis à Aoun de présenter les résultats de sa visite à Washington. Elle a aussi donné à Berri l’occasion d’exposer ses réserves. Les deux hommes se sont accordés sur l’unité intérieure, la paix civile et la protection de l’armée. Ils ont également retenu quatre priorités. Il faut arrêter les attaques, obtenir le retrait israélien, permettre le retour des habitants et engager la reconstruction. La reprise du dialogue ne supprime donc pas les désaccords. Elle empêche surtout leur transformation en rupture institutionnelle au moment où le Liban prépare de nouvelles négociations. Ce canal reste précieux dans la crise actuelle.  

Le désaccord principal concerne la formule-cadre négociée avec Israël et les États-Unis. Al Akhbar du 31 juillet 2026 rapporte que Nabih Berri considère cet accord comme mort dès sa naissance. Selon le journal, il estime qu’Israël l’a enterré en refusant de se retirer. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 indique que le président de la République voit cette formule comme le meilleur moyen disponible. Il souhaite en revoir l’application plutôt que l’abandonner. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 rapporte que cette divergence a été au centre de la rencontre de Baabda. Aoun aurait assuré que le Liban exigerait à Rome l’arrêt total des opérations israéliennes. Il demanderait aussi une accélération du retrait afin de permettre le déploiement de l’armée. Cette position crée un espace commun avec Berri, même si leurs méthodes restent distinctes. Annahar du 31 juillet 2026 souligne que Berri ne souhaite pas boycotter Aoun. Il comprendrait ses contraintes et la situation de la communauté chiite. La publication présente donc la relation comme une gestion pragmatique du désaccord. Elle précise aussi que Simon Karam conduira la délégation à Rome, malgré les rumeurs de démission. À l’inverse, Al Sharq du 31 juillet 2026 met en avant la critique du Hezbollah. Le député Hussein Jishi y affirme que l’accord a légitimé la présence israélienne. Il tient Joseph Aoun et Nawaf Salam pour responsables de ses conséquences. Il demande de revenir sur le texte. Le débat traverse ainsi la présidence, les partis chiites et les institutions de sécurité. Le rapprochement entre Aoun et Berri ne produit donc pas une ligne unique. Il cherche plutôt à préserver un cadre de décision commun. Ce cadre doit éviter une fracture intérieure avant Rome. Il doit aussi empêcher que le débat sur le retrait, l’armée et les armes ne bascule vers une confrontation politique ouverte.  

« Protection du Liban » teste un rassemblement autour du monopole de l’État

Le rassemblement intitulé « Protection du Liban » a fourni un second indicateur des recompositions internes. Al Akhbar du 31 juillet 2026 précise que Gebran Bassil préparait cette initiative depuis quatre mois. Gebran Bassil voulait réunir des représentants de plusieurs familles politiques autour d’un document. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 relève la présence de représentants du Mouvement Amal, du Courant Marada, du Tachnag et du Parti démocratique libanais. Des représentants de l’Association des projets de bienfaisance islamique ont aussi participé. Les députés Sajih Attieh, Nabil Badr et Hassan Murad figuraient parmi les présents. Al Akhbar du 31 juillet 2026 ajoute plusieurs noms. Le journal cite les députés Adnan Trabulsi, Michel Murr, William Tawk et Jamil Abboud. Il mentionne également l’ancien directeur général de la Sûreté générale Abbas Ibrahim, Jacques Sarraf et Eli Aswad. Cette diversité n’a pas effacé les absences majeures. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 note que le Hezbollah, les Forces libanaises, les Kataëb et les députés du changement n’étaient pas représentés. Al Akhbar du 31 juillet 2026 explique que le Hezbollah n’a pas été invité après avoir exprimé une réserve sur le calendrier du monopole des armes. Le parti refuse que cette question précède le retrait israélien. Le même journal rapporte que les Forces libanaises ont traité l’initiative avec hostilité. Samir Geagea aurait refusé de recevoir la délégation chargée de lui remettre l’invitation. Le Parti socialiste progressiste n’a pas participé malgré une annonce antérieure. Selon Al Akhbar du 31 juillet 2026, Walid Joumblatt aurait néanmoins approuvé le contenu du document. Ces absences limitent la portée représentative de l’événement. Elles montrent aussi les lignes de fracture actuelles. Le désaccord ne porte pas seulement sur l’objectif d’un État fort. Il concerne l’ordre des étapes, les garanties de sécurité et le rapport entre dialogue intérieur et pressions étrangères.  

Le document adopté lors de « Protection du Liban » cherche à fixer un terrain commun sans créer une alliance. Al Bina’ du 31 juillet 2026 rapporte que Gebran Bassil a refusé de parler de front ou de cadre de coordination. Il a présenté la rencontre comme un processus limité à des principes partagés. Selon Al Bina’ du 31 juillet 2026, le texte demande une République forte qui détient seule les armes et la décision de guerre et de paix. Il appelle à tenir le Liban à l’écart des guerres et des axes. Le document rejette l’occupation israélienne, la discorde intérieure et la sécurité privée. Il refuse l’ingérence étrangère, la partition, le morcellement et l’installation définitive des réfugiés. Le renforcement de l’armée occupe une place centrale. Le texte demande son équipement et l’amélioration de ses capacités. Il réaffirme une paix juste fondée sur le sommet de Beyrouth de 2002. Les prises de parole ont toutefois révélé plusieurs nuances. Al Bina’ du 31 juillet 2026 rapporte que le député Mohammad Khawaja a qualifié le Sud de cause nationale. Il estime que la résistance et le monopole des armes doivent être discutés dans les institutions, loin des injonctions. Nabil Badr place la protection dans un État fort et juste. Sajih Attieh demande des équipements pour l’armée. Hassan Murad défend un État qui concentre la décision stratégique. Il refuse aussi de réduire l’armée au rôle de garde-frontière. Saleh Gharib soutient la diplomatie si elle libère la terre et les prisonniers. Il critique des négociations qui limitent l’action des habitants sans limiter celle d’Israël. Jacques Sarraf élargit la notion de sécurité. Pour lui, la protection exige une économie productive. Les participants convergent donc sur l’État, l’armée et l’unité. Ils divergent encore sur le calendrier du désarmement, le rôle de la résistance et la valeur du processus diplomatique.  

L’armée devient le point d’appui d’une action publique encore sous contrainte

La fête de l’armée a transformé l’institution militaire en point de ralliement politique. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 reproduit les principaux passages de l’ordre du jour du général Rodolphe Haykal. Le commandant affirme que les risques auxquels le pays fait face augmentent. Il promet que l’armée continuera ses missions malgré des moyens limités. Ad Diyar du 31 juillet 2026 détaille ces tâches. Elles comprennent le contrôle des frontières du nord et de l’est. Elles couvrent la surveillance maritime, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Dans le Sud, Haykal confirme la poursuite du déploiement selon les accords en vigueur. L’armée se dit prête à entrer dans toute zone évacuée par les forces israéliennes. Toutefois, Haykal accuse les attaques et les violations israéliennes d’entraver cette mission. Ad Diyar du 31 juillet 2026 ajoute qu’il met en garde contre la discorde recherchée par Israël. Nabih Berri donne à cette déclaration une portée politique. Al Bina’ du 31 juillet 2026 rapporte qu’il décrit l’armée comme un modèle éprouvé d’unité, d’appartenance et de sacrifice. Il oppose le Liban unifié aux zones dites modèles dessinées par l’occupation. Berri voit dans l’institution un moyen de protéger la souveraineté, la stabilité et la paix civile. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte des messages proches de Wadih Al Khazen et d’Antoine Habib. Le premier qualifie l’armée de pilier essentiel de l’État. Le second appelle les Libanais à lui fournir un soutien matériel et politique. Un cérémonial militaire se tient à Yarzeh sous la présidence du chef d’état-major Hassan Aoude, représentant Rodolphe Haykal. Des lectures de l’ordre du jour ont aussi lieu dans les régions et les écoles militaires. Le consensus autour de l’armée reste large. L’institution doit défendre les frontières, imposer l’autorité de l’État et éviter un conflit interne avec des ressources limitées.  

La centralité donnée à l’État s’est aussi traduite par plusieurs dossiers civils. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte que la commission parlementaire des finances a achevé l’examen des vingt-neuf articles de la loi sur la restructuration bancaire. Son président, Ibrahim Kanaan, indique qu’une annexe sur la hiérarchie des fonds reste à finaliser. Kanaan annonce une réunion finale avant le lundi suivant. Le calendrier parlementaire reste serré. Selon Al Sharq du 31 juillet 2026, les derniers débats ont porté sur les pouvoirs du liquidateur, l’administration provisoire et les recours judiciaires. Des modifications ont été ajoutées pour protéger les déposants. Kanaan relie cependant l’application du texte à la loi sur la régularité financière et la restitution des dépôts. Ad Diyar du 31 juillet 2026 rapporte qu’il réclame un financement réel pour cette restitution. Il demande aussi des lois applicables et une responsabilité judiciaire en cas de blocage. Au Grand Sérail, Nawaf Salam poursuit un agenda opérationnel. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 indique qu’il a examiné avec le ministre de l’Économie Amer Al Bsat le contrôle des prix, la protection du consommateur et l’approvisionnement en carburants. Les deux responsables ont aussi évoqué le commerce avec la Syrie et l’accord avec l’Irak. Avec le ministre de l’Énergie Joe Saddi, Salam a abordé le plan électrique et les installations pétrolières de Tripoli. Enfin, Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte une réunion libano-palestinienne présidée par le Premier ministre. Ahmad Majdalani y a présenté des pistes de coopération entre les conseils économiques et sociaux des deux pays. Les participants ont envisagé un travail commun avec la Jordanie. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 précise que cette coordination doit s’inscrire dans les cadres arabes et méditerranéens. Ahmad Majdalani a estimé que la stabilité régionale exige une paix fondée sur l’initiative arabe adoptée en 2002.  

Citation et discours des personnalités politiques : la souveraineté, l’armée et le monopole de l’État

Joseph Aoun et Recep Tayyip Erdogan fixent les termes du partenariat

Le discours de Joseph Aoun à Ankara a donné une forme politique précise à la visite présidentielle. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte que le président de la République a parlé au nom d’un pays meurtri par la guerre. Il a évoqué les victimes, les villages détruits, les familles déplacées et une économie affaiblie. Il a ensuite placé la dignité nationale au-dessus de toute négociation. Sa formule est nette : le Liban ne cédera ni à une force dominante ni à une intervention unilatérale dans ses affaires. Ad Diyar du 31 juillet 2026 retient la même idée. Joseph Aoun y affirme qu’il porte la douleur d’un peuple qui a payé un prix très lourd. Toutefois, il présente cette douleur comme une raison d’agir, non comme un motif de renoncement. Al Bina’ du 31 juillet 2026 reproduit le passage le plus structuré de son intervention. Le chef de l’État réclame un retrait israélien de tout le territoire libanais. Il lie ce retrait au retour des habitants, à la reconstruction, au redressement économique et au rétablissement de la confiance dans l’État. Il ajoute que la souveraineté doit appartenir aux seules forces légales. Il résume cet objectif par trois termes : « un État, une armée et une décision souveraine ». Cette formule donne au discours une portée intérieure. Elle ne vise pas seulement Israël. Elle fixe aussi le cadre dans lequel les débats libanais sur les armes doivent être conduits. Al Sharq du 31 juillet 2026 précise que Joseph Aoun associe la paix intérieure à des institutions fortes, à la justice et à la liberté. Il rattache la paix régionale au respect de la souveraineté des États. Ainsi, son propos combine la défense du territoire, le monopole de la force et la protection des droits. Il cherche à présenter ces trois volets comme les éléments d’une même politique nationale.  

La parole de Joseph Aoun à Ankara contient aussi une méthode diplomatique. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte qu’il qualifie la coordination avec la Turquie de « nécessité stratégique », et non de choix provisoire. Il estime que l’appartenance turque à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord et ses relations régionales peuvent soutenir la position libanaise. Il demande surtout des garanties. Selon Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026, la réussite de l’accord-cadre dépend d’un retrait israélien complet et coordonné avec le déploiement de l’armée. Elle suppose aussi l’arrêt des violations et un mécanisme international de contrôle. Joseph Aoun refuse donc que les engagements libanais restent sans contrepartie. Recep Tayyip Erdogan répond par une offre plus large. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte que le président turc décrit le Liban comme l’un des pays les plus touchés par les conflits régionaux. Il annonce que la Turquie continuera de soutenir les forces armées libanaises. Il se dit prêt à participer à une force appelée à garantir la stabilité après le départ de la force internationale actuelle. Il promet aussi une aide à la reconstruction du Sud. En outre, il propose de faciliter le dialogue entre Beyrouth et Damas. Al Bina’ du 31 juillet 2026 reprend ces engagements et insiste sur leur caractère continu. Erdogan ne limite donc pas son propos à une déclaration de solidarité. Il associe sécurité, armée, Syrie et reconstruction. De son côté, Joseph Aoun définit les limites de cette coopération. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte qu’il refuse toute provocation contre un voisin, un ami ou un pays frère. Il refuse aussi toute atteinte à la décision libanaise. Le dialogue public entre les deux présidents repose ainsi sur une répartition claire. Beyrouth formule les principes de souveraineté. Ankara propose des moyens politiques, militaires et économiques pour les soutenir.  

Rodolphe Haykal et Nabih Berri placent l’armée au centre

L’ordre du jour adressé par Rodolphe Haykal aux militaires donne un contenu opérationnel aux appels à la souveraineté. Al Sharq du 31 juillet 2026 publie de larges extraits de ce texte. Le commandant de l’armée y rappelle quatre-vingt-un ans de service, de sacrifice et de fidélité. Il rend hommage aux morts, aux blessés et aux anciens militaires. Toutefois, son discours regarde surtout les tâches présentes. Il cite le contrôle des frontières du nord et de l’est, la surveillance maritime, la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, la drogue et la contrebande. Il place ensuite le Sud au centre du message. Rodolphe Haykal affirme que l’armée poursuit son déploiement selon les accords en vigueur. Il se dit prêt à entrer dans toute zone évacuée par les forces israéliennes. Cette disponibilité est cependant liée à un retrait réel. Le commandant accuse les attaques et les violations israéliennes d’entraver l’action de ses soldats. Al Bina’ du 31 juillet 2026 reprend cette mise en cause. Le journal souligne que l’armée ne refuse pas la mission. Elle affirme, au contraire, être prête à l’exécuter. L’obstacle désigné vient du maintien de l’occupation et des frappes. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte aussi une autre phrase importante : « soutenir l’armée, c’est investir dans la stabilité du Liban et la sécurité de la région ». Cette formule transforme l’aide militaire en enjeu politique commun. Rodolphe Haykal demande des capacités adaptées à l’ampleur des missions. Il annonce aussi un effort pour développer les moyens propres de l’institution. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 ajoute qu’il refuse que le pays soit entraîné vers la discorde. Le discours militaire se veut donc à la fois défensif, institutionnel et préventif. Il présente l’armée comme un acteur du territoire, mais aussi comme une barrière contre la rupture intérieure. Cette articulation protège aussi l’institution contre une mission impossible : avancer sous le feu tout en assumant seule les conséquences d’un retrait incomplet.  

Nabih Berri emploie un registre plus symbolique pour défendre la même institution. Al Bina’ du 31 juillet 2026 rapporte qu’il présente l’armée comme un modèle d’unité, d’identité, d’appartenance, de sacrifice et de loyauté. Il oppose ce modèle national aux zones que l’occupation chercherait à dessiner par le feu et la destruction. Le président du Parlement affirme que l’armée appartient à tous les Libanais. Il lui confie trois fonctions : protéger la souveraineté, libérer le territoire et préserver la paix civile. Al Sharq du 31 juillet 2026 reprend ce message et l’inscrit dans le contexte de la visite de Nabih Berri à Baabda. Ad Diyar du 31 juillet 2026 rapporte que cette rencontre a permis de rétablir un dialogue direct avec Joseph Aoun. Les deux responsables s’accordent sur l’unité intérieure, la stabilité et la protection de l’armée. Ils partagent aussi quatre priorités : arrêter la guerre, obtenir le retrait israélien, permettre le retour des habitants et lancer la reconstruction. Leur divergence porte sur la méthode. Nabih Berri doute de la valeur pratique de l’accord-cadre. Joseph Aoun continue de le défendre. Ad Diyar du 31 juillet 2026 rapporte néanmoins une phrase qui réduit la portée de ce désaccord. Selon Nabih Berri, l’occupation reste la cause du blocage. Une fois celle-ci levée, les autres questions doivent être réglées par le dialogue intérieur. Son appel à Emmanuel Macron suit la même logique. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 rapporte qu’il réclame un effort international exceptionnel pour imposer l’arrêt des attaques et le retrait. Il demande ensuite le déploiement de l’armée et le retour des habitants. Dans ce discours, l’armée n’est donc pas séparée de la diplomatie. Elle constitue l’étape nationale qui doit suivre une pression internationale efficace sur Israël. Berri associe ainsi le soutien politique à l’armée à une séquence précise. La contrainte extérieure doit cesser avant que l’institution assume pleinement ses responsabilités sur toute la frontière.  

Gebran Bassil et ses contradicteurs débattent du monopole de la force

Le discours de Gebran Bassil lors de la rencontre « Protection du Liban » cherche à transformer le thème de l’État en base politique commune. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte sa formule centrale : « le Liban comme idée est unique, mais il ne peut durer sans un État juste et fort ». Il précise que cet État doit détenir seul la force légale et imposer la loi. Il invite les Libanais à faire de la République leur dénominateur commun. Selon lui, l’État ne doit pas être perçu comme un adversaire par l’une des composantes du pays. Il doit offrir une garantie à toutes. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte que Gebran Bassil refuse de présenter la rencontre comme un front, une alliance durable ou un organe de coordination. Il dit vouloir ouvrir un parcours fondé sur des principes partagés. Le texte adopté place l’exclusivité de la décision et des armes entre les mains de l’État. Il charge aussi celui-ci d’empêcher la discorde et de garantir l’indépendance. Al Akhbar du 31 juillet 2026 précise que la déclaration refuse l’occupation israélienne, l’ingérence étrangère, la partition, l’implantation définitive des réfugiés et la sécurité privée. Elle appelle au renforcement de l’armée et à l’adoption d’une stratégie nationale de défense. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte enfin que Bassil présente la construction de l’État comme un processus, non comme une simple prise de position. Il parle d’une accumulation de confiance et d’une priorité donnée à l’intérêt général. Son discours tente ainsi de réunir des forces distinctes autour d’un vocabulaire institutionnel. Toutefois, les absences du Hezbollah, des Forces libanaises, des Kataëb et de plusieurs députés du changement montrent que ce langage commun n’efface pas les clivages. La rencontre produit un texte partagé, mais pas encore un consensus national. La présence de représentants du Mouvement Amal, du Courant Marada, du Tachnag et du Parti démocratique libanais élargit pourtant la portée du message. Elle montre la recherche d’un espace intermédiaire entre les blocs rivaux.  

Les prises de parole autour de « Protection du Liban » révèlent précisément les limites de ce consensus. Al Bina’ du 31 juillet 2026 rapporte que Mohammad Khawaja, représentant du Mouvement Amal, qualifie le Sud de cause nationale. Il estime que la résistance et le monopole des armes doivent être discutés dans les institutions, loin des injonctions extérieures. Nabil Badr place la protection du pays dans un État fort et juste. Sajih Attieh demande que l’armée reçoive les équipements nécessaires. Hassan Murad défend la concentration de la décision stratégique entre les mains de l’État. Cependant, il refuse de réduire l’armée à un simple rôle de garde-frontière. Saleh Gharib soutient la voie diplomatique lorsqu’elle libère le territoire et les prisonniers. Il rejette une négociation qui limiterait les habitants sans limiter Israël. Jacques Sarraf ajoute une dimension économique. Il affirme que la sécurité exige une économie productive. Une critique plus frontale apparaît dans Al Sharq du 31 juillet 2026. Le député Hussein Jishi y affirme que l’accord-cadre a légitimé la présence israélienne. Il tient Joseph Aoun et Nawaf Salam pour responsables de ses effets. Il demande de revenir sur le texte et le compare à l’accord du 17 mai. Face à cette attaque, la position présidentielle reste différente. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte que Joseph Aoun considère la présidence et le gouvernement comme les seules autorités constitutionnelles habilitées à décider en matière de souveraineté, de sécurité et de relations extérieures. Il ajoute que le monopole des armes exige un dialogue intérieur continu et progressif, loin de la confrontation. Les discours convergent donc sur le vocabulaire de l’État et de l’armée. Ils restent opposés sur le calendrier, les garanties, la résistance et la valeur de l’accord-cadre. Ce désaccord porte donc moins sur l’objectif proclamé que sur l’ordre des actes. Chaque responsable place une condition différente avant le passage au monopole effectif de la force.  

Diplomatie : Ankara, Rome et Paris au cœur d’une stratégie de garanties

Ankara associe sécurité, Syrie et reconstruction

La visite de Joseph Aoun à Ankara place la Turquie au premier rang des partenaires sollicités par Beyrouth. Ad Diyar du 31 juillet 2026 décrit ce déplacement comme une tentative d’élargir la couverture régionale du Liban. Le journal relie cette démarche à la guerre dans le Sud, aux rapports avec la Syrie et aux négociations attendues à Rome. Joseph Aoun présente pourtant la relation dans un cadre plus large. Al Bina’ du 31 juillet 2026 rapporte qu’il veut ouvrir une nouvelle phase fondée sur la confiance, le droit et les institutions. Il rappelle que peu de présidents libanais ont effectué une visite officielle en Turquie depuis plusieurs décennies. Il souhaite donc donner plus de poids à une relation ancienne, mais encore limitée. Le président libanais lie cette relance à quatre besoins. Il cite le retrait israélien, le retour des habitants, la reconstruction et la reprise économique. Il ajoute que les forces légales doivent assurer seules la souveraineté. Recep Tayyip Erdogan répond par plusieurs engagements. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte que le président turc promet de poursuivre l’aide aux forces armées libanaises. Il annonce aussi une disponibilité pour participer à une force chargée de préserver la stabilité après le départ de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Il se dit enfin prêt à soutenir la reconstruction du Sud. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 ajoute que la Turquie veut continuer son aide humanitaire et technique aux institutions libanaises. Ankara ne limite donc pas son offre au domaine militaire. Elle associe la sécurité, l’administration et le relèvement des régions touchées. Joseph Aoun insiste, de son côté, sur la nature conditionnelle de tout appui extérieur. Une force nouvelle devra aider l’armée à étendre l’autorité de l’État. Elle ne devra pas créer une tutelle parallèle. Le partenariat recherché repose ainsi sur une règle simple. Les soutiens étrangers doivent renforcer les institutions libanaises et non se substituer à elles.  

Cette ouverture turque concerne aussi les relations entre Beyrouth et Damas. Ad Diyar du 31 juillet 2026 rapporte que Recep Tayyip Erdogan a proposé son aide pour développer le dialogue entre le Liban et la Syrie. Le président turc considère qu’un échange plus stable servirait les deux pays. Al Akhbar du 31 juillet 2026 donne une version plus détaillée. Selon le journal, Erdogan aurait conseillé à Joseph Aoun de ne pas se hâter dans un accord avec Israël. Il lui aurait aussi recommandé de renforcer les rapports avec Damas et de rencontrer le président syrien Ahmad al-Charaa. Cette information reste attribuée au quotidien. Elle montre cependant l’importance donnée par Ankara au lien entre les deux dossiers. La Turquie exerce une forte influence en Syrie. Elle peut donc aider à traiter les questions frontalières, sécuritaires et économiques qui concernent directement le Liban. Joseph Aoun cherche également à utiliser les liens turcs avec les États-Unis et les pays de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte qu’il qualifie la coordination avec Ankara de nécessité stratégique. Il estime que la Turquie peut soutenir la formule négociée par le Liban et encourager les parties à respecter leurs engagements. Ce rôle doit toutefois rester compatible avec une politique d’équilibre. Joseph Aoun refuse toute provocation contre un voisin ou un pays ami. Il refuse aussi toute intervention unilatérale dans les affaires libanaises. La diplomatie présidentielle tente donc d’obtenir un appui turc sans inscrire le Liban dans un nouvel axe. Nida’ Al Watan du 31 juillet 2026 présente Ankara comme une étape dans la construction d’un réseau plus large. Ce réseau doit réunir des soutiens politiques, militaires et économiques. La reconstruction occupe une place centrale dans ce calcul. Elle suppose des financements, des entreprises, des garanties de sécurité et un accord sur le retour des habitants.  

Rome et Washington concentrent la bataille des garanties

À Rome, la diplomatie libanaise doit transformer ses demandes en conditions vérifiables. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 annonce une nouvelle série de discussions du 4 au 6 août à l’ambassade des États-Unis. Le Liban doit y demander l’arrêt de toutes les opérations israéliennes. Il souhaite aussi ajouter de nouvelles localités à la zone dite expérimentale. Le principe défendu par Beyrouth est séquentiel. Israël se retire, puis l’armée libanaise se déploie et inspecte les secteurs évacués. Le retour des habitants peut ensuite commencer. Les sources militaires citées par Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 soulignent pourtant un obstacle majeur. Les frappes, les explosions et les survols à basse altitude se poursuivent. Ils gênent le travail de l’armée et entretiennent la peur parmi les habitants. Al Akhbar du 31 juillet 2026 rapporte que des membres de la délégation militaire veulent présenter des dossiers précis. Le quotidien cite le cas de Zawtar al-Gharbiyeh. L’armée y aurait élargi son déploiement après un retrait partiel. Elle aurait aussi inspecté la zone et trouvé un dépôt de munitions. Pour les militaires libanais, cet exemple prouve que l’institution agit lorsque le retrait est réel. Il doit aussi répondre aux accusations qui lui attribuent un manque de volonté. La délégation veut ainsi déplacer le débat. La question ne serait pas la capacité de l’armée à entrer, mais l’absence d’une évacuation complète. Annahar du 31 juillet 2026 rapporte que Simon Karam doit conserver la présidence de la délégation libanaise. Les rumeurs sur son retrait ne se seraient pas confirmées. La présence de responsables militaires doit renforcer la partie technique du dossier. Elle doit aussi empêcher une répétition de la réunion de Washington, jugée décevante par plusieurs sources. Le Liban veut obtenir un calendrier plus rapide. Il refuse un mécanisme qui examinerait chaque village pendant plusieurs semaines.  

Le rôle des États-Unis reste décisif, mais il suscite des attentes contraires. Ad Diyar du 31 juillet 2026 indique que les détails de la réunion de Rome n’étaient pas encore fixés. Le journal évoque une hésitation sur la composition exacte des délégations. Il affirme aussi que le département d’État américain évaluait encore la réunion précédente et le futur ordre du jour. Cette incertitude réduit la marge de préparation libanaise. Al Akhbar du 31 juillet 2026 décrit, pour sa part, une délégation militaire méfiante. Le journal rapporte que les officiers comptent sur le Commandement central américain pour soutenir l’élargissement des zones de retrait. Ils craignent toutefois que la médiation adopte le rythme proposé par Israël. Ad Diyar du 31 juillet 2026 ajoute que les autorités israéliennes refusent encore tout retrait supplémentaire. Le dossier de la colline d’Ali al-Taher reste un point de blocage. Selon le journal, Israël cherche une approbation américaine pour agir dans cette zone, tandis que Washington n’aurait pas donné son accord. Les États-Unis disposent donc d’un pouvoir d’arbitrage réel. Toutefois, les journaux ne signalent pas encore une décision américaine imposant un calendrier à Israël. Cette absence explique la recherche d’autres relais. Annahar du 31 juillet 2026 s’interroge sur l’utilité d’une troisième voie diplomatique. Le quotidien estime que la France pourrait proposer une approche différente, en complément du canal américain. Le contact entre Emmanuel Macron et Nabih Berri donne une base à cette hypothèse. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 rapporte que le président français a confirmé son soutien à l’armée, à la souveraineté et à la reconstruction. Nabih Berri a demandé un effort international exceptionnel. Il souhaite obtenir l’arrêt des attaques, le retrait jusqu’aux frontières reconnues, le déploiement de l’armée et le retour des habitants. La diplomatie libanaise avance donc sur plusieurs lignes. Washington conserve la conduite du cadre négocié. Paris peut mobiliser des partenaires européens et soutenir l’armée.  

Paris et les partenariats arabes élargissent le dispositif

Paris reste aussi au centre du débat sur l’avenir de la présence internationale dans le Sud. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 rapporte que Nabih Berri a insisté auprès d’Emmanuel Macron sur le maintien de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Il a rappelé son rôle dans l’application de la résolution 1701. Il a également lié cette présence au retrait israélien, au déploiement de l’armée et à la reconstruction. Ad Diyar du 31 juillet 2026 évoque, pour sa part, des consultations menées par la France, l’Allemagne et l’Italie. Selon le journal, ces trois pays envisageraient une force européenne après la fin de la mission actuelle. Une entrée en fonction pourrait avoir lieu en 2027. Le quotidien précise cependant qu’aucune position libanaise complète n’avait encore été annoncée. Cette distinction est essentielle. Un projet discuté entre capitales européennes ne devient pas automatiquement une option acceptée par Beyrouth. Le Liban doit d’abord connaître le mandat, les règles d’engagement, les effectifs et le lien avec la résolution 1701. Il doit aussi savoir si cette force agirait avec l’accord du Conseil de sécurité. Enfin, il doit obtenir des garanties sur sa coordination avec l’armée. Annahar du 31 juillet 2026 et Al Sharq du 31 juillet 2026 mettent en parallèle l’offre turque. Recep Tayyip Erdogan veut participer à toute structure capable de préserver la stabilité. Cette disponibilité élargit le choix des contributeurs. Elle peut aussi créer un débat entre partenaires européens, américains et régionaux. Joseph Aoun fixe toutefois un critère unique. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte que toute proposition sera évaluée selon sa capacité à soutenir l’armée et à empêcher un vide sécuritaire. Cette règle réduit la question à sa fonction concrète. Une force internationale ne peut pas seulement observer les violations. Elle doit faciliter l’extension de l’autorité publique et protéger la séquence du retrait.  

La diplomatie libanaise cherche enfin à réactiver ses relations arabes et palestiniennes. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte que Nawaf Salam a reçu au Grand Sérail une délégation palestinienne conduite par Ahmad Majdalani. La réunion a aussi rassemblé un représentant de la présidence palestinienne, l’ambassadeur de Palestine, Ahmad Abu Holi, Ramez Dimashqieh, Charles Arbid et Saad Eddin Hamidi Sakr. Les participants ont examiné les moyens de renforcer les rapports bilatéraux. Ils ont surtout discuté d’une coordination entre les conseils économiques, sociaux et environnementaux des deux pays. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 précise qu’un travail régional avec la Jordanie est envisagé. Une coopération dans le cadre des conseils méditerranéens a également été évoquée. Ahmad Majdalani a replacé cette démarche dans un contexte politique. Il a estimé que la stabilité régionale exige une paix fondée sur l’initiative arabe adoptée à Beyrouth en 2002. Cette référence permet au Liban de relier les dossiers palestinien, israélien et régional à une base arabe commune. Elle évite de limiter la relation libano-palestinienne aux questions sécuritaires ou aux camps. En parallèle, Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte que Joseph Aoun prévoit des visites en Arabie saoudite et au Qatar au début du mois suivant. Cette information, attribuée au journal, montre la volonté d’élargir les soutiens arabes autour de la reconstruction et de la stabilité. Ad Diyar du 31 juillet 2026 souligne déjà le rôle saoudien dans le rétablissement du dialogue entre Baabda et Ain el-Tineh. La diplomatie extérieure rejoint ici le fonctionnement intérieur des institutions. Elle cherche des appuis sans transférer la décision nationale. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte que Joseph Aoun réserve aux autorités constitutionnelles les décisions sur la souveraineté, la sécurité et les relations avec l’étranger. Il défend aussi un dialogue intérieur progressif sur les armes. Cette doctrine encadre les démarches vers Ankara, Paris, Rome, Damas, Riyad, Doha et Ramallah.  

Politique internationale : l’escalade entre Washington et Téhéran recompose les fronts régionaux

Les frappes américaines et la bataille d’Ormuz élargissent le risque de guerre

Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 place l’affrontement entre les États-Unis et l’Iran au centre de l’actualité régionale. Le journal rapporte qu’un plan militaire américain attend encore la décision de Donald Trump. Ce projet prévoit une campagne aérienne pouvant durer entre dix jours et deux semaines. Il a été préparé par le commandant du Commandement central américain, l’amiral Bradley Cooper. Son but serait de frapper les centres de commandement, les installations de missiles et les sites de drones du Corps des gardiens de la révolution. Selon Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026, le chef d’état-major interarmées, le général Dan Caine, se montre plus réservé. Il avertit que les stocks américains de missiles d’interception sont faibles. Il rappelle aussi que Washington doit conserver des moyens face à la Chine, à la Corée du Nord et à la Russie. Donald Trump n’avait donc pas encore tranché entre une campagne longue et une nouvelle opération limitée. Dans le même temps, les frappes ont déjà repris. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 décrit une vague de raids qui a duré près de deux heures. Elle a visé des sites dans les provinces de Hormozgan, du Khouzistan, de Bouchehr et du Fars. Des zones proches du détroit d’Ormuz ont aussi été touchées. Le journal cite les îles de Qeshm et de Kish, ainsi que des positions proches de Bandar Abbas. Le Commandement central américain affirme avoir frappé des centres de direction, des capacités navales et des systèmes côtiers. Les autorités iraniennes ont, de leur côté, signalé des morts et des blessés. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 rapporte notamment la mort d’un couple et de son enfant à Qeshm. Ces bilans proviennent des autorités locales citées par le journal. Ils restaient liés aux premières constatations. En réponse, le Corps des gardiens de la révolution a revendiqué des attaques contre la Jordanie et le Koweït. L’armée jordanienne affirme avoir intercepté cinq missiles. Le Koweït a annoncé la mort d’un travailleur et de lourds dégâts dans un bâtiment d’une société chinoise. Les affirmations iraniennes sur la destruction d’avions américains n’étaient pas confirmées par les pays visés.  

Le détroit d’Ormuz reste le principal verrou diplomatique. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 rapporte que le Corps des gardiens de la révolution refuse de rouvrir totalement le passage. L’organisation lie cette décision à la fin des menaces américaines. Elle affirme que deux pétroliers ont quitté le trajet maritime fixé par l’Iran. Ils auraient tenté de sortir du détroit avec un appui aérien américain. Un incendie aurait ensuite touché l’un des navires, avant leur repli. Ces éléments reposent sur la version iranienne. Le journal précise qu’aucune vérification indépendante complète n’était encore disponible. La question dépasse désormais la simple sécurité des navires. Elle concerne le contrôle d’un passage majeur pour le pétrole et le gaz. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 indique que le sultanat d’Oman a proposé un mécanisme soutenu par plusieurs pays du Golfe. Le projet prévoyait des contributions volontaires versées par les navires en échange de services de passage. Téhéran l’a rejeté. L’Iran réclame un rôle direct dans la fixation des routes et des horaires. Le Pakistan poursuit pourtant sa médiation. Son ministère des Affaires étrangères affirme que les discussions avec Washington et Téhéran restent ouvertes. L’objectif annoncé est de revenir au cadre négocié à Islamabad. Le secrétaire général des Nations unies a aussi demandé l’arrêt des combats. Il a cité les efforts du Pakistan, du Qatar et d’autres médiateurs. Par ailleurs, l’affrontement s’étend aux ports de la région. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte qu’un drone a provoqué un incendie à bord de deux navires dans le port égyptien de Damiette. Le gouvernement égyptien a confirmé l’origine aérienne de l’incident. Il n’a pas désigné de responsable. L’Iran et le mouvement Ansar Allah au Yémen ont nié toute implication. Des voix égyptiennes ont demandé une réponse ferme. D’autres ont appelé à attendre les conclusions des services de l’État. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 précise que le trafic du port et les livraisons de gaz n’ont pas été interrompus. Ainsi, la confrontation touche déjà l’Iran, le Golfe, la Jordanie et l’Égypte. Elle reste toutefois accompagnée de canaux de négociation.  

L’alliance maritime saoudienne déplace la confrontation vers la mer Rouge

La création d’une alliance maritime conduite par l’Arabie saoudite répond à cette extension du conflit. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 rapporte que quarante-trois États et une délégation de l’Union européenne ont participé à la réunion de lancement. Quatorze pays ont soutenu le texte fondateur. Il s’agit de l’Arabie saoudite, du Koweït, de Bahreïn, du Qatar, du Pakistan, de la Turquie, de l’Égypte, de la Jordanie, du Yémen, du Bangladesh, du Nigeria, du Soudan, de Djibouti et de la Somalie. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 décrit l’ensemble comme une initiative défensive ouverte. Son champ couvre le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden. Le projet vise la protection des navires commerciaux, des pétroliers et des infrastructures maritimes. Il cherche aussi à sécuriser les routes de l’énergie. Les États membres prévoient un échange de renseignements, des exercices communs et une planification militaire coordonnée. Une direction commune doit être créée en Arabie saoudite. Le royaume doit aussi accueillir le centre de commandement, le centre des opérations et le secrétariat général. Le texte insiste néanmoins sur la souveraineté de chaque participant. Aucun État ne serait obligé de prendre part à une opération. Chaque gouvernement conserverait son droit de décision. Le document affirme aussi que l’alliance ne vise aucun pays précis. Cette formule cherche à présenter la structure comme un outil de protection des voies maritimes. Elle évite de la définir officiellement comme une coalition contre l’Iran ou Ansar Allah. Cependant, le calendrier lui donne une portée politique claire. Les attaques contre les navires se multiplient. Le détroit d’Ormuz reste sous pression. Les routes du pétrole saoudien deviennent donc plus dépendantes de la mer Rouge. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 souligne que l’alliance doit encore achever son acte fondateur. Les États doivent aussi valider leurs procédures internes. Les effectifs, les navires engagés et les règles précises d’intervention n’étaient pas encore annoncés. L’accord fixe donc une architecture. Il ne prouve pas encore l’existence d’une force navale pleinement opérationnelle.  

Les effets de cette stratégie sont déjà visibles en Irak et au Yémen. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 rapporte que des frappes américaines et saoudiennes ont visé des groupes armés dans sept provinces irakiennes. Le journal fait état de plus de cinquante personnes tuées ou blessées. Washington et Riyad affirment que ces groupes préparaient des attaques contre les forces américaines et les installations énergétiques saoudiennes. Bagdad demande des preuves. Le porte-parole du commandement irakien affirme que l’État n’a reçu aucun élément établissant le départ d’attaques depuis son territoire. Cette crise fragilise le projet du Premier ministre Ali al-Zaydi. Son gouvernement veut placer toutes les armes sous l’autorité publique avant la fin de septembre. Les groupes proches de l’Iran utilisent désormais les frappes pour défendre le maintien de leurs capacités. La coalition parlementaire Houqouq a réuni soixante-cinq signatures pour réclamer une séance urgente. Elle veut interroger le Premier ministre et les chefs de la sécurité. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 ajoute que des menaces ont visé Ali al-Zaydi, le président du Conseil supérieur de la magistrature, Faïq Zaidan, et plusieurs responsables des services. Le journal relie ces menaces à la volonté d’empêcher l’application du plan de désarmement. Au Yémen, la tension suit la même logique. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 rapporte que le président du Conseil de direction, Rachad al-Alimi, décrit le partenariat avec Riyad comme un choix stratégique. Les autorités yéménites ont aussi présenté des drones fabriqués localement. De son côté, Abdelmalek al-Houthi menace de répondre à toute escalade saoudienne par une escalade générale. Il défend une formule de « blocus contre blocus ». Al Bina’ du 31 juillet 2026 adopte une lecture critique de l’alliance maritime. Le journal estime que le nombre de soutiens ne dit rien sur l’engagement réel des États. Il demande combien de pays accepteront d’envoyer des navires et des soldats. Cette question reste ouverte. Les déclarations fondatrices sont nombreuses. Les contributions militaires concrètes ne sont pas encore détaillées.  

Gaza, la Syrie et le Soudan restent entre négociation et violence

À Gaza, les négociations avancent sur les points les plus sensibles, mais les attaques continuent. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte que la délégation du Hamas a remis de nouvelles propositions à Nikolaï Mladenov. Le groupe est conduit par Zaher Jabarin. Les discussions portent surtout sur les armes et les employés de l’administration de Gaza. Le Hamas accepte le principe d’un recensement, d’une collecte et d’un stockage des armes lourdes. Il demande que les armes individuelles restent soumises au droit palestinien dans les zones sans présence militaire israélienne. Le mouvement accepte aussi de négocier les infrastructures militaires. Chaque élément serait examiné séparément. Cette méthode concerne les tunnels, les missiles, les ateliers et les autres moyens liés aux groupes armés. Sur les employés, le projet prévoit une commission technique. Elle doit réunir des membres du comité national chargé de Gaza, des juristes et des experts. Elle examinerait les dossiers des fonctionnaires civils et des membres de la police. Un fonds de retraite pourrait indemniser les personnes qui ne reprendraient pas leur poste. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rappelle que le plan comporte quinze points. Les principales difficultés restent concentrées sur les cinquième et huitième volets. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 parle d’un progrès important sur ces deux sujets. Des sources palestiniennes citées par le journal envisagent une annonce proche. Elles conditionnent toutefois l’accord à la capacité des médiateurs à obliger Israël à l’appliquer. Sur le terrain, la situation contredit l’optimisme. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte de nouvelles frappes à Al Bureij, Khan Younès et Gaza-ville. Des enfants figurent parmi les morts. Le journal signale aussi des tirs près des zones contrôlées par l’armée israélienne. Les difficultés humanitaires restent graves. Les Nations unies ont constaté des rongeurs et des parasites dans une grande part des lieux de déplacement examinés. L’accès à l’eau demeure irrégulier. Près de la moitié des enfants d’âge scolaire manquent encore d’une offre éducative suffisante. Les pourparlers cherchent donc un passage vers la seconde phase. Les faits quotidiens restent marqués par les frappes, les déplacements et les restrictions d’aide.  

En Syrie, le processus d’intégration des Forces démocratiques syriennes progresse sans régler la question du pouvoir. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 rapporte plusieurs mesures déjà appliquées. Des détenus ont été libérés. Une partie des personnes déplacées a pu revenir. Des institutions administratives ont été intégrées. Le gouvernement syrien a repris plusieurs installations et postes de contrôle. Des milliers de combattants et d’agents de sécurité ont rejoint les ministères de la Défense et de l’Intérieur. L’État commence aussi à gérer des secteurs autrefois placés sous l’administration autonome. Cependant, le journal souligne que l’intégration n’est pas achevée. Les Forces démocratiques syriennes ne présentent pas le processus comme une dissolution. Abdelwahab Khalil, représentant du Conseil démocratique syrien à Damas, parle d’une restructuration liée à l’intégration. Cette nuance laisse ouvertes plusieurs questions. Le commandement militaire final n’est pas encore défini. Le poids politique des forces kurdes reste aussi à préciser. Leur influence sur la sécurité locale n’a pas disparu. Dans le même temps, le sud syrien subit encore des attaques israéliennes. Al Arabi Al Jadid du 31 juillet 2026 rapporte un tir d’artillerie près de Tal al-Ahmar, dans la province de Quneitra. Le journal évoque aussi des incursions, des fouilles et des arrestations répétées. Sur le plan institutionnel, le Conseil du peuple a adopté son nouveau règlement intérieur. Le texte compte deux cent trente et un articles. Il fixe un mandat de trente mois, renouvelable selon la déclaration constitutionnelle. Il doit permettre la création des commissions permanentes. Au Soudan, un autre processus politique rencontre des obstacles. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 rapporte que plusieurs forces ont boycotté des consultations de paix. Elles affirment ne pas rejeter le dialogue. Elles demandent une révision de la méthode suivie par le mécanisme de médiation à cinq membres. Leur objectif déclaré est de rétablir la confiance entre les parties soudanaises. Ainsi, la Syrie et le Soudan avancent dans des cadres politiques encore incomplets. Les institutions sont réorganisées, mais les rapports de force restent ouverts.  

Économie : la réforme bancaire, les dépôts et la reprise des échanges

La restructuration des banques reste liée au sort des dépôts

La commission parlementaire des finances a franchi une étape dans la réforme du secteur bancaire. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte qu’elle a achevé l’examen des vingt-neuf articles du projet. Les débats ont duré plus d’un mois. Il reste toutefois une annexe sur la hiérarchie des fonds à traiter. Deux autres textes doivent aussi rejoindre la séance finale. Le premier concerne la déclaration des avoirs transférés au-delà des frontières. Le second prolonge le délai prévu par la loi sur la propriété des étrangers. Ibrahim Kanaan annonce une réunion avant le lundi suivant. Il veut ensuite transmettre rapidement le rapport au secrétariat général du Parlement et à la présidence de la Chambre. Les derniers échanges ont porté sur les pouvoirs du liquidateur, l’administration provisoire des banques et les voies de recours. Des ajustements ont été ajoutés afin de renforcer les garanties accordées aux déposants. Le texte établit aussi un lien avec la future loi sur la régularité financière et la restitution des dépôts. Ce lien demeure essentiel. Une banque peut être restructurée, vendue, fusionnée ou liquidée. Pourtant, aucune de ces opérations ne règle seule la dette envers les épargnants. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 rapporte donc qu’Ibrahim Kanaan refuse de séparer les deux chantiers. Selon lui, la restructuration ne peut fonctionner sans un mécanisme de restitution. Une commission travaille au Grand Sérail sur des modifications. Kanaan souhaite que le gouvernement termine ce travail pendant le mois d’août. À défaut, il annonce une initiative parlementaire. Cette pression sur le calendrier montre que le vote du premier texte ne suffira pas. Il faudra encore définir les catégories de dépôts, la hiérarchie des pertes, les sources de financement et les délais de paiement. Il faudra aussi préciser les responsabilités des banques, de l’État et de la Banque du Liban. Le projet avance donc sur son architecture juridique. Son effet économique dépend toujours de la loi qui doit organiser le traitement des pertes accumulées depuis 2019.  

Le financement de la restitution reste le point le plus sensible. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 rapporte qu’Ibrahim Kanaan en attribue la responsabilité au gouvernement ainsi qu’aux autorités financières et monétaires. Il réclame un plan applicable, capable de protéger les déposants et de rétablir la confiance. Le président de la commission met aussi en garde contre un retour au modèle antérieur. Il rappelle que la dette a dépassé cent milliards de dollars. Selon lui, l’endettement engagé depuis les années 1990 a nourri une économie peu productive. Il a aussi financé le gaspillage public et la dépendance envers les capitaux extérieurs. Yassine Jaber développe un raisonnement voisin dans Al Sharq du 31 juillet 2026. Le ministre des Finances présente la réforme comme un choix national. Il ne la réduit pas à une demande des bailleurs. Il estime qu’un accord avec le Fonds monétaire international servirait de certificat de sérieux. Ce signal pourrait rassurer les États donateurs, les institutions financières et les investisseurs. Toutefois, il ne constitue pas un objectif autonome. Jaber lie la reprise à la réforme des banques, à la protection des dépôts et au retour du crédit vers l’investissement. Il rappelle que les banques doivent retrouver leur fonction normale. Elles doivent financer les entreprises, la production et les projets, au lieu de vivre d’opérations avec l’État. Al Sharq du 31 juillet 2026 ajoute que les tensions régionales pèsent sur l’investissement, le tourisme, le commerce et les mouvements de capitaux. Cette pression réduit la marge disponible pour financer les pertes. Elle augmente aussi le coût de toute nouvelle dette. Par ailleurs, Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 rapporte que le gouverneur Karim Souaid veut réserver les sommes récupérées dans les procédures judiciaires au remboursement des déposants. Ces fonds peuvent renforcer l’effort. Ils ne remplacent pourtant pas un plan global. Le dossier bancaire repose donc sur quatre éléments encore liés : la restructuration, la répartition des pertes, le financement des remboursements et la reprise du crédit productif.  

Les exportations et l’énergie révèlent les obstacles de l’économie réelle

La reprise annoncée des exportations vers l’Arabie saoudite entre enfin dans une phase pratique. Al Akhbar du 31 juillet 2026 rapporte qu’un communiqué officiel de la Chambre de commerce de Riyad autorise de nouveau l’accueil des produits libanais. L’Autorité générale du commerce extérieur a informé la Fédération des chambres saoudiennes. Celle-ci a ensuite transmis la décision à la Chambre de Riyad. Le journal souligne que l’annonce politique était restée plusieurs mois sans traduction concrète. Le nouveau texte ouvre donc une voie administrative. Il ne fournit pas encore de bilan sur les volumes, les entreprises concernées ou les premières livraisons. Cette distinction est importante pour les producteurs libanais. L’accès au marché saoudien peut soutenir l’agriculture, l’industrie alimentaire et plusieurs activités manufacturières. Cependant, une autorisation ne suffit pas à rétablir les flux antérieurs. Les exportateurs doivent disposer de certificats, de moyens de transport et de circuits de contrôle stables. Al Akhbar du 31 juillet 2026 décrit justement un chantier lié aux camions affectés au transport extérieur. Une modification législative est en préparation. Elle créerait une catégorie indépendante pour ces véhicules. Leur activité serait limitée au transport entre le Liban et l’étranger. Ils ne pourraient pas assurer le transport intérieur, sauf pour conduire une marchandise destinée à l’exportation vers un port ou un poste frontalier. Le secteur conteste aussi le coût de renouvellement de la flotte. La loi permet l’importation de camions fabriqués depuis six ans au plus. Les transporteurs demandent de porter cette limite à dix ans. Ils estiment qu’un tel changement réduirait le prix d’achat et accélérerait le renouvellement. Le débat montre que la reprise commerciale dépend d’éléments très concrets. Elle exige des véhicules disponibles, des règles douanières claires et des passages terrestres fonctionnels. Le communiqué saoudien représente donc un progrès réel. Son effet sur les recettes d’exportation devra être mesuré à partir des cargaisons effectivement expédiées, et non à partir de la seule annonce.  

L’approvisionnement en énergie montre la même différence entre disponibilité et confiance. Ad Diyar du 31 juillet 2026 rapporte que des rumeurs de pénurie de gazole ont provoqué des achats rapides. La pression a surtout touché la Békaa. Des agriculteurs et des propriétaires de générateurs ont même évoqué des mouvements de protestation. Maroun Chammas, président du groupement des sociétés importatrices de pétrole, affirme pourtant qu’aucune rupture réelle n’a eu lieu. Selon les chiffres qu’il donne au journal, plus de dix millions de litres ont été mis chaque jour sur le marché. Ce volume dépasse la consommation habituelle de 35 à 40 %. Ad Diyar du 31 juillet 2026 attribue donc la tension à la peur, au stockage et aux pratiques de certains commerçants ou distributeurs. L’arrivée de navires a ensuite réduit la pression temporaire. Ce cas révèle une faiblesse persistante. Une offre suffisante peut coexister avec des pénuries locales lorsque l’information circule mal. Elle peut aussi être perturbée par le stockage préventif et la vente hors des circuits normaux. Nawaf Salam a placé ce sujet dans l’agenda gouvernemental. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 rapporte que le Premier ministre a reçu Amer Al Bsat. Le ministre de l’Économie a présenté sa stratégie de contrôle des prix et de protection du consommateur. Les deux responsables ont aussi examiné le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement du secteur pétrolier. Ils ont abordé les échanges avec la Syrie et l’accord commercial avec l’Irak. Salam a ensuite reçu Joe Saddi. La réunion a porté sur le plan de l’électricité et sur les installations pétrolières de Tripoli. Elle a aussi examiné les résultats de la visite du Premier ministre en Irak. Ces dossiers sont liés. Le coût de l’électricité pèse sur les entreprises et les ménages. Le gazole alimente encore une grande partie des générateurs privés. Les infrastructures de Tripoli peuvent soutenir le stockage et les échanges énergétiques. Enfin, les relations avec la Syrie et l’Irak peuvent réduire certains coûts logistiques. L’exécution reste cependant le critère central.  

L’or et le capital humain concentrent les réserves les plus fragiles

Les réserves d’or restent l’un des rares actifs publics dont la valeur inspire encore une confiance large. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 indique que le Liban possède 9,2 millions d’onces. Elles sont détenues par la Banque du Liban dans plusieurs lieux. Le journal rappelle que l’or a longtemps servi de réserve monétaire et de protection face aux crises. Sa valeur varie désormais sous l’effet des tensions politiques, des achats des banques centrales et des changements de stratégie des investisseurs. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 place l’Arabie saoudite en tête des réserves arabes citées, devant le Liban, l’Irak, le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis. Cette position donne au pays un actif majeur. Elle ne résout pourtant ni le manque de liquidités ni les pertes du secteur financier. L’économiste Louis Hobeika met en garde contre une vente mal encadrée. Il distingue les pays dotés d’institutions solides des États où le contrôle public reste faible. Dans le second cas, une liquidation peut exposer le produit de la vente au gaspillage ou au détournement. Le journal évoque une autre piste. La banque centrale pourrait louer une partie de l’or à des acteurs financiers. Ceux-ci le mettraient ensuite à disposition de producteurs qui cherchent à couvrir leurs risques. Une telle opération apporterait un revenu sans céder le stock. Elle exigerait cependant des garanties strictes, une traçabilité et un contrôle public. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 rappelle aussi le coût d’opportunité de l’or. Il produit moins de revenu courant que certains actifs financiers. Il reste en outre moins liquide que les monnaies. Dans le contexte libanais, ces défauts doivent être comparés à sa fonction de protection. Une vente rapide procurerait des fonds immédiats. Elle réduirait en même temps une réserve difficile à reconstituer. Le débat économique ne porte donc pas seulement sur le prix de l’once. Il concerne la gouvernance, l’usage des recettes et la protection d’un actif détenu au nom de la collectivité.  

Le capital humain constitue une réserve moins visible, mais plus difficile encore à remplacer. Ad Diyar du 31 juillet 2026 consacre un dossier à l’exode des compétences. Le journal attribue au Liban une note de 6,8 sur l’indice de fuite des cerveaux. Il rappelle aussi une étude publiée en juin par le Centre arabe de recherche et d’études politiques. Selon cette enquête, 37 % des Libanais souhaitent émigrer. Ali Faour, spécialiste des questions démographiques, fournit d’autres données au journal. Environ 220 279 Libanais auraient quitté le pays entre septembre 2024 et décembre 2025 sans revenir pendant cette période. Le solde migratoire cumulé depuis 2012 dépasserait 826 000 personnes. Ces chiffres ne mesurent pas seulement une baisse de population. Ils signalent une perte de médecins, d’ingénieurs, d’enseignants, de chercheurs, de cadres et d’entrepreneurs. Cette sortie réduit la base fiscale. Elle affaiblit aussi les services publics et les entreprises. Elle peut enfin ralentir la transformation numérique défendue par Yassine Jaber dans Al Sharq du 31 juillet 2026. La mobilité reste pourtant soutenue. Al Liwa’ du 31 juillet 2026 rapporte que l’aéroport international Rafic Hariri a enregistré 190 mouvements d’avions le 29 juillet. Le nombre de passagers a atteint 24 381. Les arrivées se sont élevées à 13 085 personnes, contre 11 296 départs. Ces données décrivent une journée d’activité aérienne, sans distinguer les touristes, les résidents et les voyageurs en transit. Elles ne peuvent donc pas être lues comme un bilan du tourisme. Elles montrent cependant que le pays conserve une circulation humaine importante malgré la crise. Yassine Jaber rappelle, dans Al Sharq du 31 juillet 2026, que les tensions régionales menacent directement le tourisme, le commerce et les capitaux. Le contraste reste net. L’aéroport peut enregistrer une forte activité quotidienne. Dans le même temps, les départs durables privent l’économie des compétences nécessaires à la réforme des banques, de l’administration, de l’énergie et de la production.  

Société : l’exode des compétences et l’érosion des protections collectives

Le départ des jeunes transforme la crise sociale en crise démographique

Ad Diyar du 31 juillet 2026 décrit une émigration qui ne répond plus seulement à la recherche d’un emploi. Elle traduit aussi une quête de stabilité, de sécurité et de perspectives durables. Le journal s’appuie sur une étude publiée en juin par le Centre arabe de recherche et d’études politiques. Selon cette étude, 37 % des Libanais souhaitent quitter le pays. Cela représente près de quatre personnes sur dix. Le spécialiste des questions démographiques Ali Faour apporte des données plus précises au quotidien. Il affirme que 220 279 Libanais ont quitté le pays entre septembre 2024 et décembre 2025 sans revenir pendant cette période. Il estime aussi que le solde migratoire cumulé depuis 2012 a dépassé 826 000 personnes. Depuis le début de l’effondrement financier en 2019, les départs seraient compris entre 500 000 et 600 000 personnes. Ces chiffres ne décrivent pas tous la même réalité statistique. Certains mesurent des départs sans retour sur une période donnée. D’autres évaluent un solde ou une tendance cumulée. Toutefois, ils convergent vers un même constat. Le départ devient une réponse durable à la baisse des revenus, à la précarité professionnelle et à l’incertitude politique. Ad Diyar du 31 juillet 2026 souligne aussi que la guerre a aggravé cette dynamique. Elle a dégradé l’environnement de travail et les conditions de vie. Ainsi, l’émigration n’est plus seulement un choix individuel. Elle modifie l’équilibre de la population active et réduit le nombre de personnes capables de financer les systèmes collectifs. Elle affaiblit également les réseaux professionnels construits dans les entreprises, les hôpitaux et les universités. Cette évolution réduit la capacité du pays à renouveler ses institutions et à maintenir une activité économique stable. Elle alimente enfin un cercle difficile à rompre. Plus les services se dégradent, plus les départs augmentent. Plus les départs augmentent, plus le redressement devient coûteux. 

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Le profil des personnes qui partent renforce la portée sociale du phénomène. Ad Diyar du 31 juillet 2026 indique que les vagues récentes concernent surtout les personnes âgées de 25 à 44 ans. Cette tranche d’âge constitue le cœur de la population active. Elle contribue aussi fortement à l’innovation et au financement des systèmes collectifs. Le journal cite des médecins, des ingénieurs, des universitaires, des chercheurs et des spécialistes des technologies. Il mentionne également les experts du secteur financier. Selon les données reprises par le quotidien, 69 % des Libanais de cette tranche d’âge émigreraient s’ils en avaient la possibilité. Ce résultat montre une perte de confiance dans la capacité du pays à offrir une carrière stable. Ad Diyar du 31 juillet 2026 rappelle aussi que le Liban a obtenu 6,8 points sur dix dans l’indice international de fuite des populations et des compétences pour 2025. La moyenne mondiale citée par le journal s’établit à 4,98 points. L’indice ne compte pas seulement les départs. Il mesure aussi la capacité d’un État à conserver ses travailleurs qualifiés. Dès lors, le problème dépasse le marché du travail. Le départ d’un médecin affaiblit un service de santé déjà sous pression. Celui d’un enseignant réduit les moyens des écoles et des universités. Celui d’un ingénieur ou d’un chercheur ralentit les projets techniques. Al Sharq du 31 juillet 2026 apporte un contrepoint institutionnel. Le ministre des Finances Yassine Jaber y affirme que le Liban conserve des compétences humaines importantes. Il les présente comme l’un des principaux atouts du redressement. Toutefois, il lie leur maintien à la construction d’un État solide, transparent et efficace. Cette condition rejoint le diagnostic d’Ad Diyar. Les compétences existent encore, mais elles ne restent pas sans institutions fiables. Le coût social de l’émigration se mesure donc à la fois par les personnes parties et par les fonctions qu’elles ne peuvent plus assurer au Liban.  

La participation des femmes entre dans une phase d’exécution institutionnelle

Al Sharq du 31 juillet 2026 rend compte de la première réunion du comité national chargé de suivre le deuxième plan d’action libanais sur les femmes, la paix et la sécurité. La réunion s’est tenue sous la présidence de la Première dame Nehmat Aoun, présidente de la Commission nationale pour les femmes libanaises. Le comité rassemble des directrices et directeurs généraux issus des ministères et des administrations. Des représentants des institutions militaires et de sécurité y participent aussi. La vice-présidente de la commission, Sahar Baassiri Salam, était présente. La représentante de l’organisme des Nations unies chargé des femmes au Liban, Jilan Al Masri, a également pris part aux travaux. Le dispositif applique la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies. Selon Al Sharq du 31 juillet 2026, le gouvernement a adopté le deuxième plan national au début de l’année. Sa préparation a réuni les ministères, les administrations, les organisations civiles et plusieurs organisations internationales. Le travail repose donc sur une coordination entre les institutions publiques et les acteurs de la société civile. Il bénéficie d’un partenariat avec l’organisme des Nations unies chargé des femmes. Le ministère finlandais des Affaires étrangères apporte aussi un soutien. Cette composition donne au projet une assise large. Elle crée cependant une exigence de coordination continue. Chaque administration doit traduire les objectifs communs dans son propre champ d’action. Les institutions de sécurité doivent intégrer la participation des femmes dans leurs pratiques. Les ministères sociaux doivent relier la prévention des crises à leurs programmes. Les organes chargés de la reconstruction doivent prendre en compte les besoins des femmes et des filles. La réunion marque donc un passage important. Le texte adopté n’est plus seulement une déclaration. Il devient un programme soumis à des responsabilités administratives. Le nombre d’acteurs peut faciliter la mise en œuvre. Il peut aussi ralentir les décisions si les rôles restent mal définis. Al Sharq du 31 juillet 2026 ne décrit pas encore les moyens financiers accordés à chaque intervention. Le journal établit toutefois que le cadre annuel de travail a été adopté. 

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Nehmat Aoun a présenté cette étape comme le passage de la préparation aux résultats concrets. Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte qu’elle veut transformer les principes en politiques. Ces politiques doivent ensuite produire des mesures, puis un effet visible sur la vie des femmes et des filles. Elle ne limite pas la résolution 1325 à un engagement international. Elle la décrit comme un cadre national pour la sécurité, la stabilité et la bonne administration. Son discours relie plusieurs domaines. Il cite la participation des femmes à la décision, la prévention des conflits et la réponse aux crises. Il ajoute la construction de la paix et la reconstruction. Cette articulation concerne directement le Liban. Les femmes supportent les effets des déplacements, de la perte de revenus et de la destruction des logements. Elles participent aussi aux services locaux, aux associations et aux réseaux de soutien familial. Leur présence dans les lieux de décision peut donc modifier l’ordre des priorités. Toutefois, Al Sharq du 31 juillet 2026 ne fournit pas encore de chiffres sur leur représentation actuelle. Le journal ne détaille pas non plus les objectifs chiffrés du plan. La secrétaire de la commission, Nathalie Zaghrour, a présenté le chemin suivi jusqu’à son adoption. Lara Saade, responsable du comité consacré à la participation des femmes, a exposé ses grands axes. Les participants ont ensuite discuté les priorités, les interventions et les difficultés. Ils ont adopté le programme annuel. La prochaine mesure de l’avancement dépendra donc de documents publics plus précis. Il faudra connaître les actions lancées, les administrations responsables et les délais. Il faudra aussi vérifier la place réelle des femmes dans les organes de crise et de reconstruction. La réunion rapportée par Al Sharq constitue un engagement institutionnel. Elle ne prouve pas encore un changement dans la représentation. Elle fixe néanmoins un mécanisme de suivi. Elle oblige les institutions concernées à passer d’un accord général à une exécution qui pourra être observée et évaluée. 

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La protection sociale et le travail révèlent les failles du contrôle public

La protection des assurés dépend d’abord de l’intégrité des organismes qui gèrent leurs droits. Al Sharq du 31 juillet 2026 consacre un développement aux irrégularités découvertes dans le bureau de Chekka de la Caisse nationale de sécurité sociale. Le directeur général Mohammad Karaki affirme que l’argent des assurés relève de la sécurité nationale. Il rappelle que la caisse gère des droits sociaux et non de simples crédits administratifs. Une enquête interne a été ouverte après des informations révélées par la Sûreté de l’État plus de trois mois auparavant. Selon le journal, l’inspection administrative a identifié des opérations fictives. Des paiements auraient été effectués sans respecter les procédures et les règles en vigueur. L’enquête devait déterminer la part de négligence et la part d’action volontaire. Elle a aussi mis en cause certains salariés d’une entreprise de ciment. Ils auraient utilisé de faux formulaires et de fausses factures médicales. Le médecin traitant Rene Haikal et une pharmacie de Chekka appartenant à Nizar Kfoury sont cités dans le dossier. Al Sharq du 31 juillet 2026 qualifie les faits relevés de fraude, d’escroquerie, de faux et d’usurpation de qualité. Le journal évoque aussi un possible détournement et un gaspillage d’argent public. La direction de la caisse a annoncé plusieurs sanctions. Des employés ont été renvoyés devant le conseil disciplinaire. D’autres ont subi une retenue d’une journée de salaire. Des suspensions de fonctions ont été décidées. Les contrats avec le médecin et la pharmacie ont été résiliés. Enfin, le dossier complet a été transmis au service juridique pour une action devant la juridiction compétente. Cette affaire montre la vulnérabilité d’un système fondé sur des remboursements et des pièces médicales. Une fraude ne réduit pas seulement les réserves disponibles. Elle affaiblit la confiance de tous les assurés. Elle peut aussi retarder les remboursements légitimes. La réponse annoncée associe donc contrôle administratif, sanction disciplinaire et poursuite judiciaire. Son effet dépendra du suivi des procédures et de la récupération éventuelle des sommes indûment versées.  

Les autres mesures sociales relevées par Al Sharq du 31 juillet 2026 montrent une action publique plus fragmentée. Le ministère des Finances a transféré à la Banque du Liban les allocations scolaires dues aux officiers et militaires retraités pour l’année 2025-2026. Les bénéficiaires peuvent les retirer auprès de leurs banques à partir du 3 août 2026. Le journal présente ce versement comme une réponse à leurs demandes. Il doit réduire une partie du coût de la rentrée scolaire. Cette aide reste ciblée sur une catégorie précise. Elle ne constitue pas une réforme générale du financement de l’éducation. Dans le domaine du travail, le ministre Mohammad Haidar a reçu le nouvel ambassadeur des Philippines, Marlo Miranda. Al Sharq du 31 juillet 2026 précise que l’entretien a porté sur la main-d’œuvre philippine au Liban. Les deux parties ont étudié les moyens d’organiser son emploi selon les lois en vigueur. Le compte rendu ne précise ni le nombre de travailleurs concernés ni les nouvelles garanties envisagées. Il montre toutefois que la réglementation de cette main-d’œuvre reste un sujet bilatéral. Mohammad Haidar a aussi rencontré un responsable du bureau du travail du mouvement Amal. Il a ensuite reçu le syndicat des employés de la Caisse nationale de sécurité sociale. Ces échanges placent les conditions de travail, les relations syndicales et la gestion de la caisse dans un même agenda. Par ailleurs, Al Sharq du 31 juillet 2026 rapporte une réunion entre Nawaf Salam et une délégation palestinienne. Les participants ont examiné la coopération entre les conseils économiques, sociaux et environnementaux libanais et palestinien. Ils ont aussi envisagé un travail commun avec la Jordanie. Cette démarche ouvre un cadre social et économique plus large. Elle ne fournit pas encore de mesures sur l’emploi, la santé ou l’éducation des Palestiniens au Liban. Enfin, Joseph Aoun a reçu le coordonnateur humanitaire des Nations unies au Liban, Imran Riza. L’entretien a porté sur la situation générale et sur l’action humanitaire. Ces initiatives concernent les retraités, les travailleurs étrangers, les syndicats, les assurés et la coopération palestinienne. Elles restent réparties entre plusieurs administrations et mécanismes distincts.  

Culture : la mémoire libanaise entre arts visuels, musique et scènes d’été

Le pin et la guerre deviennent deux archives visuelles du Liban

Al Akhbar du 31 juillet 2026 consacre une large place à l’exposition « Échos de l’existence », présentée au pavillon Nihad al-Said pour la culture, dans l’enceinte du Musée national de Beyrouth. Le projet repose sur un symbole simple : le pin. Muriel Asmar, chargée de la direction artistique, en fait un lien entre le Liban et l’Italie. L’exposition réunit l’Italien Enzo Cucchi et le Libanais Gilbert Halabi, installé à Rome depuis vingt-trois ans. Elle ajoute des œuvres de grands noms de la peinture libanaise. Parmi eux figurent Habib Srour, Omar Onsi, Moustapha Farroukh, Rachid Wehbi, César Gemayel, Khalil Zgaib, Aref El Rayess, Saliba Douaihy et Abdel Hamid Baalbacki. Des sculptures en bois, réalisées à partir de plusieurs essences italiennes, complètent cet ensemble. Elles ont été fournies avec le concours d’unités italiennes chargées des forêts, de l’environnement et de la protection agricole. Le volet écologique n’est donc pas décoratif. Il rappelle le rôle des gardes forestiers et la fragilité du patrimoine naturel commun. Pour Gilbert Halabi, le pin renvoie directement à Dhour El Choueir, son village du Metn. L’arbre devient un signe de mémoire, de manque et de retour. Enzo Cucchi l’entraîne vers un autre registre. Ses œuvres associent paysages, corps, chevaux, os, montagnes et fragments d’écriture. Elles ne livrent pas un message unique. Elles installent plutôt un monde où la nature, le rêve et le mythe se répondent. Al Akhbar du 31 juillet 2026 souligne aussi la diversité des anciens peintres libanais. Omar Onsi cherche la lumière et le calme. César Gemayel donne aux arbres une présence plus vive. Moustapha Farroukh construit une image idéale du paysage national. Saliba Douaihy réduit peu à peu l’arbre à des masses de couleur. Aref El Rayess en fait une force mouvante. Abdel Hamid Baalbacki relie, lui, l’arbre brûlé au déplacement et à la blessure de la terre. L’exposition reste ouverte jusqu’au 21 octobre 2026. 

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Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 présente une autre forme de retour au pays. Les tableaux de Nabil Kanso ont quitté les États-Unis pour être exposés à Beyrouth. Le peintre libanais, installé outre-Atlantique depuis 1966, revenait souvent au Liban. Pourtant, il n’avait jamais pu y organiser l’exposition qu’il souhaitait. L’instabilité et la guerre avaient repoussé ce projet jusqu’à sa mort. Le Forum artistique Dalloul en réalise aujourd’hui une partie avec l’exposition « L’Obscurité et la Lumière ». Le parcours rassemble des œuvres de la série « Éclatement de la vie ». Il comprend notamment « Roucoulement des ombres », « Liban 1983 » et « Douleurs accumulées ». D’autres tableaux viennent du cycle consacré à la guerre du Koweït. Les titres « La Mère et l’Enfant », « Douleurs de l’affrontement » et « De l’intérieur et de l’extérieur » traduisent une même attention aux victimes. Le format monumental donne à ces scènes une force physique. La couleur rouge domine souvent. Elle évoque, chez Kanso, le sang des guerres et la colère humaine. Toutefois, l’artiste ne se limite pas à la destruction. Sa série « Résurrection » contient des images d’aube, de printemps et d’éclipse. Elle s’inspire du Livre de Daniel et de l’Apocalypse. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 rappelle également que Kanso a peint les divisions libanaises, Sabra et Chatila, ainsi que la guerre dans le Sud. Il a aussi traité Hiroshima et Nagasaki. Bassel Dalloul estime que ces œuvres parlent encore du présent. Selon lui, elles semblent parfois avoir été peintes pour les crises actuelles. Le second volet de l’exposition porte le titre « Ils quittent le théâtre de la guerre ». Il se tient à la Fondation Dalloul pour les arts du 30 juillet au 25 septembre 2026. Il présente des œuvres réalisées entre 1980 et 1992. Quatre viennent de la collection de la fondation. Les autres ont été acheminées des États-Unis avec l’aide de la famille. Daniel Kanso se souvient d’un père absorbé par son atelier, mais attentif à ses enfants. Il dit aussi combien le retour de ces tableaux accomplit un souhait longtemps différé. 

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Zaid Derani et Rachid Derbas replacent la création dans le présent

Annahar du 31 juillet 2026 publie un entretien avec le pianiste et compositeur Zaid Derani. L’artiste y décrit le Liban comme un lieu qui lui donne un sentiment introuvable ailleurs. Il insiste sur le lien humain et spirituel qui l’unit à son public. Chaque retour devient donc plus qu’une étape professionnelle. Il y voit une rencontre avec une mémoire, des paysages et une manière d’écouter. Derani dit recevoir du public libanais une énergie particulière. Cette réponse nourrit déjà son désir de revenir avec un projet plus vaste. Cependant, il ne sépare pas la musique de la crise. Il parle des guerres, des divisions et de la fatigue collective. Sa phrase la plus directe résume cette position : « Nous sommes fatigués des guerres. Nous méritons de vivre. » Annahar du 31 juillet 2026 indique qu’il a parcouru plusieurs régions pendant sa visite. Il a puisé dans la diversité des paysages et dans la chaleur des habitants. Cette proximité se retrouve dans une pièce consacrée à saint Charbel. Le compositeur précise que ce choix ne relève pas d’un repli religieux. Pour lui, la figure du saint porte des valeurs communes. Il cite l’amour, la compassion, la paix et la capacité de transmettre l’espoir. Derani décrit aussi sa méthode. La musique commence par une sensation. Elle devient ensuite une mélodie, puis passe au piano. Le travail d’écriture organise alors les idées et construit une expérience complète. Il ne veut pas produire une pièce qui s’oublie après son exécution. Il cherche une trace durable chez l’auditeur. L’entretien aborde enfin l’intelligence artificielle. Derani reconnaît l’utilité de certains outils. En revanche, il ne pense pas qu’ils puissent remplacer l’expérience humaine. Les souvenirs, les relations et les émotions façonnent, selon lui, la voix d’un artiste. Il évoque également l’influence de grandes voix arabes, notamment Magida El Roumi. Pour lui, la musique reste un espace de paix. Elle peut relier les personnes et réparer, au moins un instant, ce que les conflits ont brisé. 

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Annahar du 31 juillet 2026 rend aussi compte de la signature du nouveau recueil de Rachid Derbas, « Exercices sur la mer de l’inquiétude ». La rencontre s’est tenue la veille au café d’Annahar, devant un groupe d’amis et de lecteurs. Le juge Ghaleb Ghanem, l’avocat Alexandre Najjar, le docteur Émile Yacoub et l’éditeur Ziad Chebib ont pris la parole. Le poète Henri Zoghaib a animé la rencontre. Ce recueil est le dixième livre de Rachid Derbas. Le titre place l’inquiétude au cœur du travail. Il ne transforme pourtant pas le malaise en simple plainte. Le mot « exercices » suggère une pratique régulière, presque une discipline. La mer, elle, donne au trouble une profondeur et un mouvement. Derbas explique que les textes sont longtemps restés dans l’incertitude. Deux amis poètes, Abdel Karim Chneina et Chawki Sassine, l’ont poussé à les confier au papier. Il écrit que la vision prend corps dans l’encre, et que l’encre est l’amante du papier. Cette formule résume un rapport concret à l’écriture. Le texte ne devient réel qu’au moment où il quitte l’esprit. L’éditeur voit dans ce volume une nouvelle étape d’un parcours littéraire stable. Il salue une voix restée fidèle à la beauté des mots. Il affirme aussi que la poésie garde un rôle pendant les périodes de rupture. Elle peut toucher le fond de l’être humain et en révéler les zones cachées. Le compte rendu d’Annahar du 31 juillet 2026 ne présente donc pas la signature comme une simple cérémonie mondaine. Il met en avant un débat sur la fonction du poème. Dans un pays marqué par la guerre, l’effondrement économique et l’exil, l’inquiétude n’est pas une idée abstraite. Elle fait partie de la vie quotidienne. Le recueil répond à cette situation par la forme, le rythme et l’image. Il ne propose ni programme politique ni solution sociale. Il garde pourtant une valeur publique. Il transforme une expérience diffuse en langage partagé. La présence de juristes, d’écrivains et d’un éditeur autour de Derbas souligne cette place du livre dans la vie civique libanaise. 

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L’agenda culturel mêle théâtre intime, musique réinventée et humour social

Al Akhbar du 31 juillet 2026 annonce plusieurs rendez-vous qui prolongent ces thèmes sur scène. La pièce « Ferme les yeux, ouvre les yeux » sera présentée les 7 et 8 août 2026, à 20 h 30, à la Maison de l’artiste de Hammana. L’action se déroule dans un appartement modeste de Beyrouth. Deux retraités, Barhoum et Oyoud, attendent le retour de leur fils émigré. Cette attente ouvre une série de souvenirs. Leur histoire intime croise les changements politiques et sociaux vécus par le Liban depuis les années 1970. Le spectacle parle de l’amour, de la perte, de la solitude et de l’éloignement. Il relie aussi ces sujets à la guerre et à l’émigration. Karim Chebli et Sarah Abdou signent le texte et la mise en scène. Fouad Yammine et Cynthia Karam interprètent les deux rôles. Sarah Abdou compose la musique originale. Hagop Derghougassian conçoit les lumières. Le dispositif reste resserré. Il repose sur deux personnages et un lieu domestique. Pourtant, le récit vise une mémoire collective. L’appartement devient l’image d’un pays qui attend ses absents. Le dimanche 2 août 2026, à 19 heures, le théâtre Monnot, à Gemmayzé, accueille par ailleurs un spectacle de Coco Makmak. Al Akhbar du 31 juillet 2026 le présente comme une comédie directe et provocatrice. L’artiste aborde les interdits familiaux, les mariages mixtes et les conflits entre cultures. Elle transforme des scènes ordinaires en critique sociale. Son humour ne cherche pas seulement le rire. Il met en cause des habitudes et des idées rarement discutées en public. Ces deux spectacles travaillent donc des registres différents. Le premier choisit l’émotion et la mémoire. Le second préfère la satire et la confrontation. Ils partagent toutefois un même point de départ. Tous deux observent la famille libanaise, ses silences, ses départs et ses contradictions. Ils donnent à la scène un rôle de débat, sans la réduire au commentaire politique immédiat. 

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La musique complète cet agenda avec l’édition 2026 de « Boléro Oum Kalthoum », prévue le jeudi 13 août à 21 heures au Métro al-Madina, à Clemenceau. Al Akhbar du 31 juillet 2026 explique que la chanteuse Hanine y reprend l’héritage d’Oum Kalthoum à travers les rythmes d’Amérique latine. Le projet associe le chant arabe, le boléro et la musique cubaine. Les arrangements conservent l’esprit des chansons, tout en changeant leur couleur. Wissam Tabet tient le piano. Mario Hajj joue de la trompette. Chadi Saad et Hadi Issa sont à l’accordéon. Charif Salloum assure les timbales. Maher Saadi prend en charge les percussions cubaines et orientales. Cette distribution annonce un travail fondé sur le dialogue entre les instruments. Elle évite de traiter le répertoire comme une pièce figée du patrimoine. L’agenda des arts visuels reste également dense. « Échos de l’existence » poursuit son parcours au Musée national de Beyrouth jusqu’au 21 octobre 2026. L’exposition permet de voir, dans un même lieu, Enzo Cucchi, Gilbert Halabi et plusieurs générations de peintres libanais. De son côté, le second volet consacré à Nabil Kanso reste visible à la Fondation Dalloul pour les arts jusqu’au 25 septembre 2026. Les visiteurs peuvent ainsi passer d’un dialogue autour de l’arbre à une œuvre dominée par la guerre, la blessure et la recherche de lumière. Le premier parcours étudie la nature comme mémoire. Le second présente la peinture comme témoignage contre la violence. Entre ces deux expositions, le théâtre de Hammana, le théâtre Monnot et le Métro al-Madina offrent trois formes de spectacle vivant. Le calendrier relevé dans Al Akhbar et Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 couvre ainsi Beyrouth, Gemmayzé, Clemenceau et Hammana. Il associe peinture, théâtre, humour et musique. Les dates s’échelonnent du 2 août au 21 octobre 2026, avec plusieurs rendez-vous concentrés pendant la première moitié d’août.  

Technologie : l’intelligence artificielle, les systèmes autonomes et les capteurs redessinent les usages

L’intelligence artificielle entre assistance et dépossession créative

Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 consacre une analyse aux effets de l’intelligence artificielle sur l’écriture créative. Le texte choisit l’image des sirènes de l’Odyssée. Elles promettaient une connaissance totale, mais conduisaient les marins à leur perte. L’auteur applique cette image aux logiciels capables de proposer des idées, des plans et des formulations. Leur pouvoir d’attraction vient d’abord de leur simplicité. Ils fournissent vite une réponse organisée. Ils réduisent aussi le temps consacré à la recherche. Enfin, ils donnent l’impression qu’aucune piste n’a été oubliée. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 ne nie pas cette utilité. Le journal reconnaît que ces outils peuvent rassembler des données liées à un projet littéraire. Ils peuvent aussi classer des informations et raccourcir une recherche longue. La difficulté apparaît lorsque l’assistance change de nature. Le logiciel ne se limite alors plus à retrouver des faits. Il commence à proposer la structure générale du récit. Il suggère des personnages, des conflits et des enchaînements. À ce stade, l’auteur de l’analyse estime que l’écrivain risque de céder une partie de sa décision. Il peut perdre confiance dans ses propres idées. Il peut aussi confondre rapidité et création. Le texte pose donc plusieurs questions précises. Jusqu’où une machine peut-elle intervenir dans une œuvre littéraire ? À quel moment l’aide devient-elle une substitution ? Qui doit fixer les limites professionnelles et morales ? Ces interrogations ne concernent pas seulement le résultat final. Elles portent aussi sur le processus. Une œuvre peut paraître correcte tout en ayant perdu la trace des hésitations qui l’ont formée. Or, pour l’auteur, ces hésitations comptent. Elles relient le texte à une expérience humaine. Elles donnent aussi une voix singulière à l’écrivain. L’enjeu n’est donc pas de refuser toute technique. Il consiste à distinguer un outil de recherche d’un dispositif qui prend progressivement la place de l’auteur.  

Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 propose une première frontière pratique. L’intelligence artificielle peut servir à rechercher, réunir et ordonner des informations. En revanche, son rôle devient problématique lorsqu’elle détermine l’architecture d’une œuvre. Le journal étend cette réserve à la correction et à la réécriture. Un logiciel peut repérer une faute ou une répétition. Cependant, une intervention plus profonde peut modifier le rythme, le ton et la sensibilité du texte. L’auteur insiste alors sur la différence entre un écrit scientifique et un écrit littéraire. Le premier vise surtout la précision, la démonstration et la clarté. Le second porte une voix, une mémoire et une manière de sentir. Une correction entièrement automatisée peut donc rendre une phrase plus régulière, mais aussi moins personnelle. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 demande en conséquence un cadre professionnel et moral. Le texte ne présente pas encore un règlement prêt à l’emploi. Il appelle plutôt les institutions culturelles à assumer leur part de responsabilité. Les maisons d’édition, les associations d’auteurs et les lieux de formation devraient définir les usages acceptables. Selon cette analyse, la charge ne doit pas reposer uniquement sur l’écrivain. Beaucoup d’utilisateurs adoptent ces outils sans mesurer toutes leurs conséquences. Le problème vient aussi de l’absence de règles communes. L’auteur défend ainsi une forme de maîtrise consciente. L’écrivain doit savoir ce que le logiciel a produit. Il doit aussi rester capable de refuser une suggestion. Enfin, il doit préserver la cohérence de sa propre voix. Cette approche ne promet pas une séparation parfaite entre l’humain et la machine. Elle cherche plutôt à maintenir une responsabilité identifiable. Le texte final doit rester rattaché à une décision humaine. De plus, l’usage technique ne devrait pas masquer l’origine des idées. L’analyse publiée par Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 décrit donc un conflit moins simple qu’une opposition entre progrès et refus du progrès. Elle oppose deux usages d’un même outil. Le premier soulage certaines tâches. Le second risque d’imposer des choix créatifs sous une forme discrète. La question centrale devient alors celle du contrôle, et non celle de la seule performance.  

La conduite autonome et le câblage domestique déplacent l’innovation vers l’usage

Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 annonce que Volkswagen prévoit de lancer en Chine ses premières voitures dotées d’une conduite autonome de niveau trois. Les livraisons sont attendues pendant la seconde moitié de 2027. Ce niveau ne correspond pas à une autonomie totale. Le conducteur peut confier la conduite au véhicule dans des situations définies avec précision. Il peut alors quitter temporairement la surveillance directe de la circulation. L’exemple donné concerne certains trajets sur autoroute. La voiture prend en charge la direction, la vitesse et l’évolution dans la voie autorisée. Toutefois, le système ne supprime pas toute responsabilité humaine. Il fonctionne dans un domaine limité. Le conducteur doit donc rester disponible lorsque les conditions ne sont plus réunies. Cette distinction est essentielle. Elle sépare une fonction avancée d’un véhicule capable de se déplacer partout sans intervention. Al Quds Al Arabi du 31 juillet 2026 relie ce lancement au partenariat entre Volkswagen et la société chinoise Horizon Robotics. Leur structure commune, Carizon, doit accéder au modèle d’intelligence artificielle conçu par Horizon Robotics. Volkswagen estime que cet accès accélérera le développement de ses systèmes. Le choix de la Chine répond aussi à la vitesse de ce marché. Le journal présente le pays comme un terrain avancé pour l’application commerciale de la conduite autonome. La compétition ne porte donc plus seulement sur la mécanique, la batterie ou le dessin du véhicule. Elle concerne aussi les données, les logiciels et la capacité à prendre une décision en temps réel. Une voiture de niveau trois doit reconnaître un cadre autorisé. Elle doit suivre la route et détecter les changements utiles. Elle doit aussi rendre la main lorsque le système atteint sa limite. Ainsi, la qualité du passage entre machine et conducteur devient aussi importante que l’automatisation elle-même. Le projet annoncé par Volkswagen montre également un déplacement des alliances industrielles. Un constructeur européen cherche un appui technologique chinois pour suivre un marché qui avance rapidement. Le véhicule devient alors un produit mêlant industrie lourde, calcul, capteurs et apprentissage automatique. Son lancement restera toutefois lié aux conditions précises d’usage et aux règles qui encadreront cette délégation de conduite.  

Al Bina’ du 31 juillet 2026 ramène la question technologique à une difficulté beaucoup plus quotidienne. Le journal décrit les erreurs qui réduisent la vitesse de l’internet dans les logements. La première vient du passage des câbles de données près des fils électriques principaux. Cette proximité peut créer des interférences électromagnétiques. Le signal devient alors moins stable. Des coupures peuvent apparaître, même lorsque l’abonnement annoncé est rapide. Le deuxième problème concerne les courbures trop fortes. Un câble plié avec brutalité peut perdre une partie de ses qualités. Il peut aussi devenir plus fragile. Le troisième risque vient de matériels inadaptés ou de qualité médiocre. Tous les câbles ne supportent pas les mêmes débits. Enfin, Al Bina’ du 31 juillet 2026 met en garde contre les parcours trop longs sans dispositif de renforcement. Une installation domestique peut donc limiter la connexion avant même que le réseau extérieur soit en cause. Le journal recommande de séparer le trajet des données de celui de l’électricité. Il conseille aussi un câble bien protégé de catégorie six ou supérieure. Cette recommandation paraît simple. Pourtant, elle change la manière d’identifier une panne. Une baisse de débit ne prouve pas toujours une faiblesse de l’opérateur. Elle peut venir du dernier segment, situé entre l’entrée du service et l’appareil de l’utilisateur. L’article rappelle ainsi qu’une chaîne numérique reste aussi forte que son maillon le plus faible. Un abonnement élevé ne corrige pas un câblage défectueux. Un nouveau routeur ne compense pas toujours une mauvaise pose. De même, un appareil récent ne peut pas récupérer une information déjà dégradée sur le trajet. Le sujet montre aussi que la transition numérique dépend de travaux matériels souvent invisibles. Les murs, les gaines, les prises et les distances influencent directement l’usage. L’entretien compte donc autant que l’achat. Avant d’augmenter la capacité souscrite, il faut vérifier l’installation. Il faut aussi éviter les angles serrés et les composants douteux. Al Bina’ du 31 juillet 2026 présente ainsi la performance numérique comme un résultat d’ensemble. Elle dépend du fournisseur, mais aussi de la qualité du réseau intérieur et de la manière dont il a été posé.  

Les ultrasons et les sondes d’exploration étendent les capacités de mesure

Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 présente une technique qui cherche à réduire le recours à la chirurgie cardiaque. Des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts travaillent sur un dispositif externe de régulation du rythme du cœur. Le système utilise des ultrasons. Il prend la forme d’une petite plaque portée sur la poitrine. Sa taille est proche de celle d’un timbre. Les stimulateurs cardiaques classiques doivent être implantés. Ils comprennent un générateur, une batterie et des éléments électriques. Certains modèles utilisent aussi des fils introduits dans une ou plusieurs cavités du cœur. Des versions sans fil existent déjà. Elles doivent néanmoins être placées à l’intérieur du corps au moyen d’un tube souple. Le projet décrit par Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 cherche une autre voie. Il combine une électronique portée sur le corps et une modification ciblée de cellules cardiaques. Les chercheurs utilisent une méthode appelée sonogénétique. Elle rend certaines cellules sensibles aux vibrations produites par les ultrasons. L’équipe a introduit dans des cellules musculaires cardiaques humaines un canal ionique sensible aux contraintes mécaniques. Ces cellules provenaient de cellules souches. Lorsqu’elles ont reçu des impulsions ultrasonores, elles ont produit des signaux de calcium coordonnés. Elles ont aussi montré des contractions synchronisées. Les cellules non modifiées ont réagi beaucoup moins. Le dispositif associe ensuite cette réponse biologique à une plaque en hydrogel. De petits convertisseurs y produisent les ultrasons. La plaque se fixe sur la poitrine. Selon Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026, l’étude a montré une synchronisation électrique des contractions de cellules cardiaques humaines conçues en laboratoire. Elle a aussi suivi la sécurité du dispositif pendant huit mois. Cette avancée reste cependant expérimentale. Le journal précise qu’elle se trouve au stade préclinique. Elle ne constitue donc pas un traitement disponible. Plusieurs années de travaux seront encore nécessaires avant un emploi direct chez des patients. Il faudra notamment vérifier l’efficacité, la stabilité et la sécurité dans des conditions humaines réelles. L’intérêt du projet tient donc à sa direction. Il cherche à faire travailler ensemble le son, l’électronique portée et la biologie cellulaire.  

Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 décrit aussi le rôle des technologies d’observation dans l’exploration de Mars. La sonde Curiosity poursuit sa mission depuis environ douze ans. Le mois précédent, elle a repéré des formes géologiques inhabituelles dans une vallée nommée Valle Grande. Ces formes sont composées de polygones proches d’un dessin en nid d’abeilles. Elles couvrent une zone assez vaste pour former ce que les chercheurs décrivent comme une mer de motifs. Leur diamètre varie entre environ 3,3 et 7,6 centimètres. Elles s’étendent sur les flancs d’une colline appelée Miraflores. Les scientifiques ne savent pas encore comment l’ensemble s’est formé. Ils ont toutefois mesuré la géométrie des structures. Ils ont aussi étudié leur composition chimique. Ashwin Vasavada, responsable scientifique du projet au Laboratoire de propulsion à réaction, souligne l’importance de ces données. Elles pourraient permettre de distinguer plusieurs mécanismes possibles. Al Sharq Al Awsat du 31 juillet 2026 rappelle que des figures comparables ont déjà été associées à des couches anciennes d’argile fissurée. Dans ce cas, elles pourraient garder la trace d’une alternance entre périodes humides et périodes sèches. Le chercheur William Rapin avait indiqué en 2023 que certains motifs constituaient une preuve concrète de cycles climatiques réguliers sur l’ancienne Mars. Cette interprétation ne prouve pas l’existence passée d’une vie. Elle aide plutôt à reconstruire un environnement. Elle peut aussi préciser si certaines conditions favorables ont duré assez longtemps. Le travail de Curiosity illustre alors une fonction centrale de la technologie scientifique. La machine ne remplace pas l’interprétation. Elle rend possible une observation que l’être humain ne peut pas effectuer sur place. Elle mesure, photographie et compare. Ensuite, les chercheurs confrontent les formes, la chimie et les modèles climatiques. Annahar du 31 juillet 2026 montre un mouvement voisin dans un tout autre domaine. Le journal souligne que l’intelligence artificielle, les drones, la guerre informatique, les batailles de l’information et la concurrence dans l’espace numérique transforment la puissance militaire. Dans les deux cas, la donnée devient décisive. Elle sert à comprendre un terrain, à anticiper un changement et à orienter une décision. La différence tient à la finalité. Sur Mars, elle nourrit une enquête scientifique. Dans la défense, elle devient un outil de surveillance, de protection et de rapport de force.  

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