Le logo de la Future TV
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Le Premier Ministre Libanais, également propriétaire de la Future TV a annoncé la fermeture de cette chaine de télévision, après plusieurs semaines de grèves de ses employés qui protestaient contre le non-paiement de leurs salaires depuis plusieurs mois.

La chaine, indique-t-on cependant, devrait être relancée dans les prochains mois après le règlement des impayés des employés actuels. La nouvelle chaine devrait se renforcer, notamment dans un format d’information et “soutenir les capacités et la vision libanaise sur les sujets et les développement nationaux, économiques et sociaux”, selon les termes du communiqué de presse qui annonce la nouvelle.

Fondée par l’ancien Premier Ministre Rafic Hariri, le 15 février 1993, proche du Courant du Futur, la fermeture de la Future TV fait également suite à l’arrêt de la parution du journal Al Moustakbal qui conserve cependant une présence en ligne.

Les entreprises de Saad Hariri en difficulté financière

Tout comme l’économie libanaise, le groupe du Premier Ministre Saad Hariri, son successeur, connait de nombreuses difficultés économiques majeures.

Ainsi, la société Oger Saudi, autrefois vaisseau amiral du groupe Oger alors détenu par le Père, Rafic Hariri, a été liquidée le 31 juillet 2017, après que le gouvernement saoudien ait refusé de participer au refinancement de sa dette, accusant cette entreprise d’avoir sur-facturé à hauteur de 132 milliards de dollars, des travaux qui n’en valaient en réalité que 32 milliards de dollars. En difficulté financière depuis 2013, elle avait licencié la quasi-totalité de son personnel, sans indemnité et avec de nombreux arriérés de salaires.

La presse libanaise également en difficulté

La presse écrite et audiovisuelle libanaise est en difficulté depuis de nombreuses années, avec, outre l’arrêt de la publication du quotidien Al Moustakbal, la fermeture des versions francophones du Al Balad, des journaux arabophones As Safir en 2016, des bureaux beyrouthins Al Hayat, ou encore de journal libanais Al Anwar fondé en 1943, l’année dernière. D’autres groupes, comme le An Nahar, indiquent traverser d’importantes difficultés financières.

Plusieurs raisons à cela, en premier lieu, le manque d’intérêt des lecteurs vis-à-vis de journaux considérés comme partisans politiquement envers tels ou tels groupes ou personnalités politiques voir subventionnés parfois même par certains pays, comme l’Arabie Saoudite, l’Iran ou les Etats-Unis pour certains, ainsi ils deviennent des vitrines propagandistes et des monopoles idéologiques, ou encore le tournant raté dans les nouvelles technologies.

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