L'attaque au cocktail molotov de la permanence du Parti Kataëb à Sin el Fil. Source photo: Kataeb.org
L'attaque au cocktail molotov de la permanence du Parti Kataëb à Sin el Fil. Source photo: Kataeb.org

4 individus ont été arrêtés et un cinquième serait activement recherché par les Forces de Sécurité Intérieure dans l’enquête concernant l’attaque qui a eu lieu le mercredi 13 février d’une permanence du parti Kataëb à Sin el Fil, ont annoncé les FSI.

Selon le communiqué des Forces de Sécurité, les personnes arrêtées seraient 3 ressortissants libanais âgées de 17, 18, et 21 ans ainsi qu’un ressortissant syrien âgé de 18 ans. Ils auraient été interceptés à Nabaa dans le quartier de Bourj Hammoud.

Un cinquième individu qui serait le commanditaire de l’attaque serait de nationalité libanaise et âge de 24 ans.

Selon les FSI, il aurait donné de l’argent pour acheter l’essence nécessaire à cette attaque.

Les 5 individus – qui ont avoué leur crime – sont également suspectés d’avoir mis le feu à un portrait du dirigeant des Forces Libanaises, Samir Geagea.

Pour rappel, cette attaque, qui n’a provoqué que des dégâts matériels mineurs, a eu lieu alors qu’un débat houleux avait opposé les députés Kataëb Sami Gemayel, Nadim Gemayel et Hezbollah, Nawaf Moussaoui concernant les armes du Hezbollah alors que se déroulait les questions et les remarques concernant la déclaration gouvernementale du nouveau cabinet Hariri III

Mardi 12 février, Sami Gemayel avait alors accusé le Hezbollah d’être à l’origine de l’élection du Président de la République, le Général Aoun, ce à quoi le député du mouvement chiite Nawaf Moussaoui avait répondu que Bachir Gemayel était arrivé au pouvoir sur les chars israéliens, allusion à l’offensive israélienne de 1982. Cette remarque avait outragé le fils du défunt président et député Nadim Gemayel.

Une médiation entreprise par le CPL et les Forces Libanaises a permis de détendre quelque peu l’atmosphère du débat parlementaire, afin de contenir la crise.

Le Président du bloc parlementaire du Hezbollah, le député Mohammed Raad s’était ainsi excusé pour les propos tenus par son collègue le député Nawaf Moussaoui. Selon lui, ce « débat indésirable » a été marqué par une réaction personnelle qui « dépasse les limites ». Il s’en est également excusé au nom du groupe parlementaire du mouvement chiite.