Premiers écueils entre pays présents au sommet économique et social de la Ligue Arabe qui se déroule actuellement au Liban, la question du retour des réfugiés alors que la guerre civile s’achève en Syrie.

Certaines sources indiquent en effet que certains pays arabes – dont ceux de la péninsule arabe, la Jordanie et l’Egypte – exigent le mot « volontaire » à ce retour dans les déclarations concernant l’agenda même de ce sommet qui débute ce dimanche 20 janvier à Beyrouth.

Le Ministre libanais des AF, Gébran Bassil a, quant à lui, refusé l’inclusion du terme volontaire à ce texte, estimant qu’il y aurait eu une décision préalable concertée de certains pays arabes à ce que ces réfugiés restent au Liban.

Selon certaines sources diplomatiques, l’importance de ce mot réside dans le fait qu’il permettrait alors aux réfugiés syriens qui ne souhaitent pas retourner en Syrie à rester dans leurs pays d’accueils respectifs dont le Liban.

Cette présence sur le sol libanais cause un certain nombre de problèmes d’ordre politique, comme déséquilibrant le système politique basé sur une répartition communautaire des différents pouvoirs ou encore économique, avec une pression accrue sur les infrastructures. Ainsi, la présence de ces réfugiés priverait la population libanaise de – jusqu’à – 5 heures d’électricité par jour, avait indiqué le Ministre aujourd’hui par intérim de l’Energie et des Affaires Hydrauliques, César Abi Khalil.

Les réfugiés, pratiquement équivalent à la moitié de la population libanaise

Pour rappel, le Liban compte officieusement 1.5 millions de réfugiés syriens – auxquels se rajoutent, toujours de source officieuse, 450 000 réfugiés palestiniens – pour 4 millions de ressortissants libanais. Les chiffres officiels publiés par le HCR font état de la présence de moins d’un million de réfugiés syriens quant à une commission libano-palestinienne a recensé environ 100 000 réfugiés. Ces chiffres font cependant l’objet d’un certain débat: le HCR ne prenant pas en compte les ressortissants syriens rentrés illégalement et ne bénéficiant pas de son aide. La commission libano-palestinienne, de son côté, n’a pas pu pénétré dans certains secteurs fortement peuplés des camps palestiniens.

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