Un nombre croissant de “migrants” cherche refuge de par le monde. Les pays tolèrent ou pas des individus alors que peu de gouvernements s’inquiètent des sales accords et du financement des guerres.

La démocratisation de la région ne trompe plus personne. « Vouloir » résoudre des complexités « insolvables » justifie la tolérance extrême aux crises et aux fausses impuissances pour l’interventionnisme tous azimuts.
Du leitmotiv « diplomatique » des droits légitimes à la fonction « nécessaire » des armes, les actes efficaces se font douloureusement attendre pour subvenir à des populations sacrifiées.

Les paradoxes et les antagonismes sont certes des facteurs de diversités mais ne doivent conduire, dans un monde éveillé et « libre », au pourrissement, au désordre et aux conflits armés.
Néanmoins, c’est ainsi que « la bonne volonté » internationale s’immisce sans hésitation pour « soutenir et défendre » des constitutions en pannes chroniques et des « démocraties » reconnues déjà malgré de flagrantes et graves incohérences.

Au Moyen Orient, presque rien ne se fait pour sauver le patrimoine humain de la coexistence. La préservation concerne surtout une part du patrimoine historique mondial alors que le compte goutte humanitaire s’accorde en grande pompe à certains réfugiés.

Cependant, afin d’initier et de maintenir des contextes de vie acceptables, les « citoyens » de pays très fragilisés ou presque détruits à tant de niveaux au Moyen Orient demeurent les plus directement concernés et les plus démunis. Eux connaissent leur terrain de vie quotidienne et peuvent maintenir des contextes de coexistences par des comportements adéquats afin de bâtir des liens paisibles. La communauté ne fait jamais le nécessaire pour soutenir le bouclier humain des gens contre l’extrémisme. L’éducation avisée pour construire des liens utiles peut pourtant à elle seule renforcer la culture de la solidarité quelque soit la nature des appartenances et des religions. Elle serait basée non plus sur l’évitement et l’appréhension des catastrophes sanguinaires mais sur l’aménagement d’une connaissance basée sur l’entreprise des vécus. Ceux qui valorisent la diversité positive par les richesses conciliatrices.

Intervenir en Syrie ou ailleurs, maintenant et autrement, serait-ce la prochaine dynamique des dirigeants européens pour préserver la stabilité intérieure de l’Europe? La migration est certes un déplacement nécessaire d’un endroit à un autre. Il bouleverse tant de préconçus au quotidien des citoyens Européens pris dans l’histoire et le présent d’une laïcité laxiste, passive, confondue ou contradictoire. Cependant, nous avons tous, urgemment besoin de prévenir la migration intrapersonnelle vers la dimension unique, la perspective de la régression totale et la perception d’une existance déterminée ou conditionnée par les stratégies du terrorisme suicidaire.

L’échiquier des grandes puissances continue de mettre en scène “la défense des droits de l’homme”, là où des candidats aux pouvoirs éphémères performent encore et toujours plus au détriment de la modération et en faveur d’une migration multiforme!

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