“Notre dignité humaine et notre bien-être sont profondément liés au soin que nous portons à toute la création. Cependant, « entre-temps », l’histoire du monde présente un contexte très différent. Elle révèle la situation d’un délabrement moral où notre attitude et notre comportement envers la création obscurcissent notre vocation de coopérateurs de Dieu.” 1

La considération du facteur humain au XXI siècle indique autant la déliquescence de son sens et le va de soi de sa distanciation que les provocations primitives et guerrières de quelques chefs. Les formes agréés ou factices composent certes un consensus de bienséance dominant.

Cependant, la donne communicative cherche la réponse immédiate, souriante ou factice. La tolérance à l’insatisfaction annonce sa marge réduite d’attente et de maturation. La réflexion solitaire prend le pli de privilégier le moment et de taire la révolte intérieure et profonde. Celle qui nécessairement, angoisse des milliards de gens quant à la peur de manifester une humanité au présent. Et pourtant, on est censé incarner la substance vivante de toutes les indispensables et nobles valeurs qui ont été enseignées par Dieu et puis par les hommes.

Depuis Adam et Eve l’existence effective par l’engagement et la responsabilité des actes distingue le genre humain. Cependant, les données cognitives basent surtout le rapprochement, la convenance, l’évitement selon l’appel timide et la controverse du sage faire face. Des dispositions  inhumaines façonnent l’interprétation des systèmes démocratiques et nos vies. Le citoyen du monde se résigne presque par habitude aux manoeuvres géostratégiques criminelles, aux ambitions politico-économiques sans scrupules et au leurre diplomatique d’un monde meilleur.

L’intelligence proprement consciente traduit certes l’acuité des dispositions  cognitives complexes et spécialisées mais aussi, la misère de la maturité affective au sein de pouvoirs arrogants ou guerriers.

La terre tremble chaque jour. Les seismes multiples sont provoqués par des mains qui détruisent l’environnement ainsi que l’innocence créative et positive de l’homme.
Il s’immobilise certes pour soutenir les critiques, les analyses et les avancées de tant de domaines avant-gardistes mais se résigne à reconnaître la complicité d’un monde “démocratique” qui traite avec des états moyenâgeux, tolère des régimes néfastes et  risque l’avenir de ses citoyens sur des donnes choisies quoique bien méconnues.

Des hommes oui jadis, à l’écoute du créateur et à la participation du travail entre eux.
Nous reste t-il mieux que d’avancer pour le profit des autres, pour la sécurité par le cloisonnement et pour la prévention médicale afin de demeurer les cobayes de la science et des technologies de pointe? Le comble de la consolation consisterait-il à développer le progrès ultime pour un confort assisté en attendant le robot qui cogite, décide et agit librement à la place de l’homme ?

1- Pape François et le Patriarche Œcuménique Bartholomée le 1er Sept 2017.

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