mercredi, février 18, 2026

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Presse libanaise: sécurité, élections et urgence sociale au cœur de l’agenda

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Diplomatie en première page: le message allemand et la question de la stabilité

La visite du président allemand Frank-Walter Steinmeier au Liban structure plusieurs Unes du 17 février 2026. Les journaux décrivent une tournée auprès des pôles institutionnels. Ils insistent sur la stabilité, la sécurité et le soutien à l’État. Al Sharq, daté du 17 février 2026, rapporte que le président allemand a rencontré les responsables libanais. Le quotidien présente cette séquence comme un signal politique, avec un appui affiché à l’armée et une attention portée au Sud. Al Sharq souligne aussi une formule attribuée à Joseph Aoun, centrée sur l’idée de placer l’intérêt du Liban au premier plan. Le même article rapporte une position de Nabih Berri, qui insiste sur le refus de toute occupation.  

Dans Al Sharq Al Awsat du 17 février 2026, le cadrage apparaît plus prescriptif. Le journal rapporte un appel adressé aux autorités libanaises pour avancer sur le dossier du désarmement du Hezbollah. Le texte lie cet objectif à une logique de conditions, supposées faciliter un retrait israélien des zones occupées. Dans ce récit, Joseph Aoun est présenté comme affirmant que le Liban ne peut plus supporter les conflits et leurs coûts. Le message est exposé comme un argument de rupture, après des années de crises successives.  

Al Bina’, daté du 17 février 2026, place la séquence dans un langage de souveraineté. Le quotidien insiste sur l’idée d’un Liban qui cherche à se libérer de toute occupation et de toute tutelle. Dans le même mouvement, il rapporte une ligne de prudence, attribuée à Nabih Berri, qui dit ne pas vouloir la guerre, tout en refusant l’occupation. Cette mise en parallèle montre un double objectif. Il s’agit de calmer le front interne. Il s’agit aussi d’envoyer un message externe sur les lignes rouges.  

Cette dynamique diplomatique n’est pas isolée. Elle nourrit un débat intérieur. Chaque camp y cherche des preuves. Certains y voient un soutien à l’État. D’autres y voient une pression. Dans tous les cas, les titres du 17 février 2026 montrent une même tendance. Les dossiers sécuritaires et institutionnels se traitent désormais dans la même phrase. La diplomatie est présentée comme un outil de gestion de crise, plus que comme une simple visite protocolaire.

Élections législatives: incertitude politique et bataille procédurale

L’échéance électorale revient au centre de plusieurs Unes du 17 février 2026. Les journaux décrivent un climat instable. Ils évoquent des discours rassurants, mais aussi des doutes sur le calendrier. Ad Diyar, daté du 17 février 2026, présente le scrutin comme pris entre deux scénarios. Il mentionne une tenue au mois de mai, ou une prolongation du mandat parlementaire. Le quotidien associe cette question à des facteurs internes et externes. Il parle d’un paysage brumeux, ce qui traduit une inquiétude sur la capacité de l’État à trancher.  

Al Akhbar du 17 février 2026 met l’accent sur l’idée d’une pression extérieure en faveur d’un report. Le journal place la question électorale au même niveau que des mesures fiscales et des débats sur les salaires. Cette association suggère une lecture globale. Le scrutin ne serait pas un événement isolé. Il deviendrait un élément d’un paquet politique et social, où chaque décision influence l’autre.  

Le dossier le plus sensible, dans plusieurs titres du 17 février 2026, concerne le vote des Libanais de l’étranger. Al Sharq Al Awsat du 17 février 2026 rapporte une division politique autour d’un avis juridique lié aux élections. Le journal indique aussi que le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, a renvoyé le dossier vers le gouvernement. Le détail est important, car il montre une hésitation institutionnelle. Il met aussi en lumière une bataille de responsabilité. Chacun veut éviter d’assumer seul une décision qui peut modifier l’équilibre électoral.  

Al Joumhouriyat, daté du 17 février 2026, présente la question sous un angle frontal. Le quotidien insiste sur la bataille du droit des expatriés à voter sur l’ensemble des 128 sièges. Il ne s’agit pas d’un point technique. Le journal rapporte une opposition ferme de Nabih Berri à une modification de la règle. Il l’associe à la crainte d’un basculement électoral. Le débat devient alors un conflit sur la légitimité. Il devient aussi un conflit sur la représentation.  

Dans Al Liwa’ du 17 février 2026, la tension monte encore d’un cran. Le quotidien rapporte que Nabih Berri défend une tenue des élections selon la loi en vigueur. Il qualifie l’avis juridique contesté de dérive constitutionnelle. Le choix des mots vise à délégitimer la procédure. Il vise aussi à mobiliser l’opinion sur un registre institutionnel. Le journal montre ainsi comment le droit devient un champ de bataille politique.  

Al Sharq, daté du 17 février 2026, rapporte une déclaration du ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar. Il affirme que le processus électoral a déjà démarré selon la loi actuelle. Il ajoute qu’un seul acte du Parlement pourrait l’arrêter. Cette phrase, reprise en Une, cherche à fixer un cadre. Elle dit, en substance, que l’exécutif avance tant que le législatif ne tranche pas. Le même passage précise que l’avis juridique discuté n’est pas contraignant, mais qu’une non-application exige une justification officielle.  

Au total, les Unes du 17 février 2026 montrent deux étages dans ce dossier. Le premier étage est politique. Il porte sur le maintien du calendrier et sur la crainte d’un report. Le second étage est procédural. Il porte sur le vote des expatriés et sur l’interprétation de la loi. Cette double dimension explique l’intensité du débat. Elle explique aussi la difficulté d’un compromis rapide.

Monopole des armes et gestion du Sud: étapes, délais et rapport de force

Une autre ligne domine l’actualité de Une du 17 février 2026. Elle concerne le monopole des armes et la stabilisation au Sud. Les journaux évoquent des phases, des calendriers et des pressions. Al Joumhouriyat du 17 février 2026 évoque une approche graduelle, décrite comme une « deuxième phase ». Le quotidien mentionne un horizon de quatre à huit mois pour cette étape. Il relie le sujet à un passage gouvernemental présenté comme calme, ce qui suggère une volonté d’éviter l’escalade rhétorique.  

Al Akhbar, daté du 17 février 2026, met ce même dossier en Une, mais avec un ton plus conflictuel. Le journal parle d’un retour du débat sur un plan de gel de l’armement au nord du Litani. Il rapporte aussi une position ferme du Hezbollah, présentée comme un refus de coopération. Dans ce récit, le sujet ne relève pas seulement d’un dispositif sécuritaire. Il devient un test de force entre l’État, ses partenaires, et un acteur armé qui défend ses conditions.  

Al Liwa’ du 17 février 2026 relie ce dossier à des messages institutionnels. Le quotidien évoque un propos attribué au commandant de l’armée, le général Rodolphe Haykal, sur la « deuxième étape » de limitation des armes au nord du Litani. Dans cette présentation, l’armée apparaît comme un pivot. Elle doit rassurer. Elle doit aussi éviter d’être aspirée dans une polarisation politique.  

Le cadrage international renforce cette pression. Al Sharq Al Awsat du 17 février 2026, en rapportant l’appel attribué au président allemand sur le désarmement, introduit une logique de conditionnalité. L’idée, telle que présentée par le journal, est que des pas internes faciliteraient un retrait israélien. Ce raisonnement est central. Il transforme une question libanaise en variable d’un dossier régional. Il expose aussi un risque. Si l’objectif externe ne se matérialise pas, la scène interne peut se fracturer.  

Al Bina’ du 17 février 2026 insiste, de son côté, sur la souveraineté et le refus de l’occupation. Ce rappel prend un sens particulier dans un contexte de négociation implicite. Les journaux montrent ainsi un pays coincé entre deux exigences. Il doit réduire les facteurs de conflit. Il doit aussi défendre un récit national sur le territoire. La Une devient alors un espace où se heurtent des temporalités. La temporalité de la sécurité. La temporalité de la politique. Et la temporalité de la pression extérieure.

Salaires, impôts et FMI: la crise sociale rattrape l’agenda politique

Les journaux du 17 février 2026 associent la séquence politique à une contrainte économique immédiate. Le cœur du débat porte sur les salaires, les impôts et les équilibres budgétaires. Nahar du 17 février 2026 juxtapose en Une deux termes simples: hausse des salaires et hausse des impôts. Le choix de cette association est révélateur. Il suggère que toute revalorisation est perçue comme coûteuse. Il suggère aussi que l’État cherche des recettes, même au prix d’une pression sur l’économie réelle.  

Al Akhbar du 17 février 2026 met aussi en avant ce couple salaires et impôts. Le journal traite la question comme un instrument de gestion de crise. Il laisse entendre que les décisions sociales s’inscrivent dans une stratégie politique plus large. Elles peuvent calmer un secteur. Elles peuvent aussi alimenter des tensions si elles semblent inéquitables.  

Ad Diyar, daté du 17 février 2026, remet sur la table le dossier du Fonds monétaire international. Le quotidien évoque la perspective d’un accord proche, en formulant l’idée sous forme interrogative. Cela reflète une incertitude persistante. Cela montre aussi que le FMI reste un repère dans le débat public. Il sert à mesurer le degré de crédibilité financière et de discipline budgétaire.  

Al Joumhouriyat du 17 février 2026 met en avant un chiffre marquant sur les salaires du secteur public, présenté comme multiplié par six dans un cadre de comparaison évoqué par le journal. Même si l’extrait de Une ne détaille pas toutes les bases du calcul, l’usage d’un multiplicateur vise à marquer l’ampleur du sujet. Il veut suggérer que la masse salariale redevient un nœud budgétaire majeur.  

À travers ces Unes, le débat économique apparaît comme une contrainte qui traverse tout le reste. Il pèse sur les élections, car il influence l’humeur sociale. Il pèse sur la sécurité, car il affecte les capacités de l’État. Il pèse aussi sur la diplomatie, car les partenaires étrangers jugent la cohérence du pays à travers ses réformes. Les journaux du 17 février 2026 reflètent cette imbrication.

Tripoli et les bâtiments menacés: la tragédie urbaine force l’État à répondre

L’effondrement d’un immeuble à Tripoli et la crise des bâtiments à risque s’imposent comme un choc national dans plusieurs titres du 17 février 2026. Nahar du 17 février 2026 montre une image forte. Joseph Aoun, Nawaf Salam et des ministres observent une minute de silence avant une réunion du Conseil des ministres, en hommage aux victimes. Ce geste place la tragédie au sommet de l’agenda. Il transforme un drame local en dossier national.  

Al Sharq du 17 février 2026 rapporte aussi que Joseph Aoun a demandé une minute de silence au début du Conseil des ministres. Le journal relie cette séquence à des mesures d’urgence à Tripoli. Il mentionne l’évacuation de bâtiments fissurés et le déplacement de centaines de familles. Il évoque aussi des travaux de consolidation engagés. Le récit insiste sur une urgence logistique. Il souligne une urgence humaine, car les familles doivent partir sans solution stable.  

Nahar du 17 février 2026 apporte des éléments chiffrés, attribués au président de l’Ordre des ingénieurs à Tripoli, Shouki Fattouf. Le journal rapporte une estimation d’environ 116 bâtiments jugés très dangereux, et près de 600 bâtiments nécessitant des réparations. Il précise que les chiffres peuvent augmenter. Il explique aussi que la plupart de ces bâtiments se situent dans des quartiers anciens, où la pauvreté et le manque d’entretien aggravent les risques.  

Le même dossier souligne une confusion sur les chiffres, avec des estimations plus élevées qui circulent dans l’espace public. Nahar du 17 février 2026 évoque, dans ce contexte, la question d’un chiffre global avancé après un précédent effondrement. Le journal explique que l’évaluation officielle dépend d’un dispositif de contrôle et d’expertise. Il mentionne l’implication de l’Ordre des ingénieurs et de la Haute commission de secours, sur décision du Conseil des ministres. Ce détail est essentiel, car il montre une chaîne institutionnelle. Il montre aussi un risque de lenteur. Or, dans une crise de logement, la lenteur produit de nouveaux drames.  

Al Akhbar du 17 février 2026 adopte un ton plus accusateur. Le journal décrit l’effondrement comme le produit d’une responsabilité politique diffuse. Il insiste sur l’absence de reddition de comptes. Il suggère que la répétition des drames est liée à des choix et à des renoncements. Même si cet angle relève d’une lecture politique, il contribue à la hiérarchisation du sujet. Il place la crise des bâtiments au rang de crise d’État.  

Dans les Unes du 17 février 2026, Tripoli devient ainsi un révélateur. Le sujet touche la sécurité des personnes. Il touche la gestion municipale. Il touche aussi la capacité de l’État à prévenir, et pas seulement à réagir. Enfin, il rappelle une réalité simple. La crise libanaise n’est pas seulement une affaire de négociation politique. Elle est aussi une crise de services, de contrôle et de protection du quotidien.

Politique locale: bras de fer institutionnel sur les élections et gestion des urgences

Le Conseil des ministres sous pression: sécurité, social et arbitrages immédiats

La politique intérieure, au 17 février 2026, se lit d’abord à travers le rythme du Conseil des ministres. Les Unes relient la réunion gouvernementale à une série de dossiers qui s’empilent. Nahar du 17 février 2026 met en scène, dès sa première page, Joseph Aoun, Nawaf Salam et les ministres rassemblés avant l’ouverture de la séance, avec une minute de silence en hommage aux victimes de l’effondrement d’un immeuble à Tripoli. Cette image installe un cadre. L’exécutif est sommé de répondre à une crise concrète, avant même de trancher les grands dossiers de réforme.  

Dans la même édition, Nahar du 17 février 2026 annonce que l’agenda public mêle salaires, taxes et calendrier de décisions, ce qui confirme une tension classique en période de crise. L’État tente d’éviter l’asphyxie du secteur public. Il cherche aussi des recettes. La juxtaposition des thèmes, en Une, montre que les arbitrages sont devenus indissociables. L’option sociale ne va plus sans contrepartie fiscale.  

Al Joumhouriyat du 17 février 2026 renforce cette impression de paquet gouvernemental. Le journal met en avant un “passage gouvernemental calme” pour un plan lié au dossier du secteur situé au nord du Litani. Il associe cette séquence à des nominations liées à l’électricité et à des hausses de taxes. Le même numéro mentionne un horizon de quatre à huit mois pour une “deuxième phase” liée au monopole des armes. Le cadrage suggère une méthode. D’abord, faire passer les décisions sans fracture ouverte. Ensuite, gérer les étapes sécuritaires sur un calendrier.  

Cette méthode, telle qu’elle apparaît dans les journaux du 17 février 2026, vise un objectif simple. Éviter la collision entre deux urgences. La première est sociale et budgétaire. La seconde est sécuritaire et politique. Les deux, pourtant, se répondent. Un État qui n’arrive pas à payer et à administrer perd sa capacité de décision. Un État qui n’arrive pas à sécuriser son territoire perd sa crédibilité financière et diplomatique.

Élections législatives: l’affrontement sur la règle avant l’affrontement sur les programmes

Le cœur de la politique locale, ce 17 février 2026, reste l’élection législative. Ad Diyar du 17 février 2026 présente l’échéance comme oscillant entre un maintien au mois de mai et une prolongation du mandat parlementaire. Le quotidien insiste sur des facteurs internes et externes. Il décrit un climat incertain. Il place le débat dans une logique de rapports de force, plus que dans une simple discussion technique.  

Al Akhbar du 17 février 2026 pousse l’argument plus loin. Le journal affirme qu’il existe une pression extérieure en faveur d’un report. Il juxtapose cette question à d’autres dossiers internes, comme les salaires et les taxes. Le message est limpide. Le report n’est pas présenté comme un accident administratif. Il est décrit comme une manœuvre politique, dans un environnement régional et international lourd.  

Al Joumhouriyat du 17 février 2026 donne à cette bataille un visage précis. Le journal explique que Nabih Berri ne “manœuvre” pas, selon ses termes, dans son refus d’un avis juridique lié au vote des expatriés. Le quotidien souligne que l’enjeu porte sur la possibilité pour les Libanais de l’étranger de voter pour l’ensemble des 128 sièges, et non pour une circonscription dédiée. Al Joumhouriyat décrit une crainte, attribuée au tandem chiite, d’un “raz-de-marée” électoral venant de l’étranger si la règle est modifiée. Le débat devient alors un conflit sur l’architecture du scrutin, avant même le débat sur les alliances.  

Cette question des expatriés agit comme un révélateur. Elle montre que les acteurs politiques, au 17 février 2026, se battent d’abord sur le périmètre du vote. Ils se battent sur la composition de l’électorat. Ils se battent aussi sur la légitimité de l’arbitre. Le conflit est ainsi déplacé vers les institutions, et vers la lecture du droit, ce qui a un effet immédiat. Il durcit les positions, car chaque camp peut se présenter comme le défenseur de la loi.

Al Liwa’ du 17 février 2026 illustre cette radicalité par son choix de mots. Le quotidien rapporte que Nabih Berri s’accroche à l’organisation du scrutin selon la loi en vigueur. Il présente l’avis juridique contesté comme une dérive constitutionnelle. Cette formulation n’est pas neutre. Elle vise à disqualifier la démarche. Elle vise aussi à empêcher toute solution de compromis qui passerait par une simple décision administrative. Le journal ajoute un élément politique. Il évoque une “bourse” d’indicateurs et d’attentes, ce qui décrit un pays dans l’anticipation. Chacun lit les signaux, et chacun tente de bloquer les signaux adverses.  

Sur le même sujet, Ad Diyar du 17 février 2026 met en avant une phrase de Berri sur le respect des délais et sur l’absence de report technique. La posture est double. Elle cherche à protéger l’image du Parlement comme garant du calendrier. Elle sert aussi à contenir les accusations. Si l’élection est reportée, Berri veut apparaître comme celui qui l’a refusé.  

Dans ces récits, un trait se détache. Le conflit électoral ne se joue pas seulement sur la date. Il se joue sur la mécanique. Il se joue sur l’interprétation du texte. Il se joue aussi sur l’arbitrage entre exécutif et législatif. Cela explique l’intensité de la séquence au 17 février 2026. La politique locale devient une bataille sur les règles du jeu.

Le monopole des armes comme variable intérieure: calendrier, messages et calculs de stabilité

Le débat sur le monopole des armes traverse aussi la politique locale, car il pèse sur la capacité de l’État à gouverner. Al Joumhouriyat du 17 février 2026 place ce dossier dans un dispositif en étapes. Le journal met en avant un horizon de quatre à huit mois pour une phase présentée comme la “deuxième” dans le processus de monopole. Il associe cet objectif à une gestion prudente, décrite comme un passage gouvernemental sans éclats, afin d’éviter une tension interne.  

Le même numéro de Al Joumhouriyat du 17 février 2026 mentionne un contexte politique où des sources décrivent un accord implicite entre forces politiques, Hezbollah compris, sur la nécessité de faire passer l’étape sans déclencher une confrontation interne. Le journal évoque aussi une rencontre entre le député Mohammad Raad et un conseiller de Joseph Aoun, dans une logique de coordination. Ces éléments, tels que présentés, suggèrent une tentative de contenir le dossier dans un couloir politique. L’objectif est de prévenir l’explosion du débat dans la rue et dans les institutions.  

Al Akhbar du 17 février 2026 donne une lecture opposée, plus conflictuelle. Le journal annonce un retour du débat sur un plan de gel de l’armement au nord du Litani. Il affirme que le Hezbollah a tranché en faveur d’un refus de coopération, avec une idée de limites à la patience. Même sans entrer ici dans les détails opérationnels, la logique politique est claire. Le dossier sécuritaire devient un levier de pression interne. Il devient aussi un moyen de redessiner les priorités du gouvernement.  

Al Liwa’ du 17 février 2026 relie ce dossier à un message attribué au commandant de l’armée, le général Rodolphe Haykal, sur la “deuxième étape” du processus au nord du Litani. Cette mention est importante sur le plan intérieur. Elle place l’armée au centre du récit. Elle l’expose aussi à une tension. Si l’armée est perçue comme l’instrument d’un agenda externe, elle perd l’adhésion d’une partie de l’opinion. Si elle est perçue comme passive, elle perd la confiance de ceux qui réclament un État fort.  

Dans la politique locale, au 17 février 2026, ce débat fonctionne comme une menace permanente. Il peut parasiter l’élection. Il peut aussi bloquer la réforme économique. Les journaux le décrivent comme un dossier qui avance à petits pas, mais sous surveillance. Cela explique le vocabulaire des phases et des délais. Un pouvoir qui gouverne en crise cherche des calendriers. Il cherche des sas. Il cherche aussi des compromis tactiques, même s’ils sont fragiles.

Tripoli comme test de gouvernance: responsabilité publique et réponse administrative

La crise de Tripoli, après l’effondrement d’un immeuble, s’impose comme un sujet intérieur majeur. Nahar du 17 février 2026 pose une question directe sur l’extension du risque au-delà de Tripoli. Le titre met l’accent sur les bâtiments menacés. Il suggère que le drame local peut révéler un danger national. Cette inquiétude nourrit un débat politique, car elle renvoie à l’absence de contrôle urbanistique, à la corruption possible, et à l’échec de la prévention.  

Sur le plan institutionnel, la minute de silence au Conseil des ministres, rapportée et illustrée par Nahar du 17 février 2026, n’est pas qu’un geste symbolique. Elle place l’exécutif devant une obligation de résultats. Les familles déplacées attendent des solutions de logement. Les quartiers anciens attendent des inspections. Les municipalités attendent des moyens. Or, dans un État fragilisé, la réponse se heurte à un mur budgétaire et à une chaîne administrative lente.  

La politique locale est ainsi tirée vers le concret. Elle doit traiter un risque immédiat, celui de nouveaux effondrements. Elle doit aussi traiter la responsabilité, car l’opinion cherche des coupables. Dans un contexte libanais, la responsabilité peut vite devenir confessionnelle ou partisane. Cela augmente le risque de récupération. Les journaux du 17 février 2026 montrent cette tension de fond. Le drame urbain devient un dossier politique, parce qu’il interroge la capacité de l’État à protéger.

Taxes, salaires et légitimité: la question sociale comme carburant politique

La dernière ligne forte de la politique locale, au 17 février 2026, concerne le couple salaires et fiscalité. Al Akhbar du 17 février 2026 insiste sur une hausse des salaires qui serait financée par des prélèvements supportés par la population. Le journal évoque un mécanisme de TVA et des hausses de coûts, ce qui renvoie à une perception sociale très sensible. Lorsque les revenus stagnent, toute hausse de taxe devient une provocation. Le débat budgétaire alimente alors le débat électoral.  

Nahar du 17 février 2026, en plaçant salaires et taxes au premier plan, confirme que le gouvernement Nawaf Salam doit gérer une équation politique. Il faut répondre aux revendications salariales du secteur public. Il faut éviter l’écroulement des recettes. Il faut aussi éviter que l’ajustement ne frappe uniquement les ménages. Ce risque est central, car il nourrit une contestation transversale. Il dépasse les clivages habituels.  

Al Joumhouriyat du 17 février 2026 ajoute une dimension quantitative, en évoquant un débat sur les salaires du secteur public et leur ampleur comparative. Le journal signale aussi que le gouvernement aborde simultanément des taxes et des nominations liées à l’électricité. Ce rapprochement n’est pas anodin. L’électricité est un symbole de l’échec des politiques publiques. Toute nomination y est lue comme un partage. Toute taxe y est lue comme une punition. La décision économique devient donc une décision politique immédiate.  

Dans la politique locale du 17 février 2026, tout se rejoint. Les élections servent de horizon de légitimité. Le monopole des armes sert de test d’autorité. Tripoli sert de test de protection. La fiscalité sert de test d’équité. Les journaux décrivent un pays où l’État doit prouver, sur plusieurs fronts, qu’il gouverne encore.

Citation et discours des personnalités politiques: souveraineté, calendrier électoral et priorité à la stabilité

Joseph Aoun: intérêt national, sécurité et refus d’un Liban pris dans les guerres

Les journaux du 17 février 2026 mettent en avant un fil conducteur dans les prises de parole de Joseph Aoun. Le président de la République apparaît comme cherchant à fixer un cadre simple, où la souveraineté et la stabilité deviennent des priorités affichées. Al Sharq, daté du 17 février 2026, rapporte une formule attribuée à Joseph Aoun qui place l’intérêt du Liban au premier plan. Dans la même séquence, le quotidien présente cette position comme un repère politique dans une période où les dossiers sécuritaires et institutionnels s’entremêlent.  

Le même jour, Al Sharq Al Awsat du 17 février 2026 rapporte que Joseph Aoun affirme que le Liban ne peut plus supporter les conflits et leurs charges. Le propos, tel qu’il est présenté, vise à verrouiller un message de rupture. Il sous-entend que le pays n’a plus de marge, ni financière ni sociale, pour absorber une nouvelle spirale de confrontation. Ce cadrage transforme un constat de crise en ligne politique, car il renvoie à la capacité de l’État à empêcher que le territoire et les institutions ne deviennent un champ de bataille par procuration.  

Dans plusieurs récits du 17 février 2026, ce discours s’insère dans une séquence diplomatique. L’idée est que la souveraineté ne se résume pas à un slogan. Elle se joue dans la capacité à maîtriser les décisions sécuritaires, à préserver la cohésion interne et à éviter la surenchère. Les journaux soulignent ainsi une tension. D’un côté, Joseph Aoun se présente comme le garant de l’intérêt national. De l’autre, il doit composer avec des équilibres politiques et confessionnels, et avec une pression internationale qui lie la stabilité au Sud à des attentes précises.

Le discours rapporté ne donne pas seulement une orientation. Il cherche aussi à produire un effet institutionnel. Quand le président insiste sur l’impossibilité de supporter les conflits, il parle à trois publics. Il parle à l’opinion, qui réclame une amélioration du quotidien. Il parle aux forces politiques, qui tentent de transformer les dossiers de sécurité en leviers électoraux. Il parle aussi aux partenaires étrangers, qui surveillent l’aptitude de l’État à agir. Cette triangulation explique pourquoi ces phrases reviennent en haut des pages le 17 février 2026.

Nawaf Salam: gestion de crise, urgence sociale et crédibilité de l’exécutif

Les journaux du 17 février 2026 ne mettent pas seulement en avant des phrases. Ils mettent en scène un moment politique. Nahar du 17 février 2026 montre Joseph Aoun et Nawaf Salam avec les ministres, au début d’une réunion du Conseil des ministres, dans un contexte marqué par le drame de Tripoli. Cette image constitue un acte de communication politique. Elle associe le chef de l’État et le chef du gouvernement dans un rituel de deuil, ce qui donne au pouvoir exécutif une posture de responsabilité collective.  

Dans cette séquence, le discours de Nawaf Salam se lit souvent à travers l’ordre du jour et les arbitrages attendus. Les Unes du 17 février 2026 associent l’action gouvernementale à des dossiers sensibles, notamment les salaires et les taxes. Nahar, daté du 17 février 2026, met en avant la coexistence de décisions sociales et de décisions fiscales. Ce cadrage, même sans citation longue, reflète la ligne d’un gouvernement qui veut répondre aux demandes du secteur public, tout en cherchant des recettes. L’exécutif se retrouve donc exposé. S’il augmente les salaires sans financement, il aggrave la crise budgétaire. S’il augmente les taxes, il choque une population déjà fragilisée.  

Al Akhbar du 17 février 2026 traite aussi ce couple salaires et taxes comme un point de tension politique. Le journal place ces décisions dans un environnement où la question électorale et les pressions extérieures se superposent. Cette lecture renforce l’idée que le gouvernement Nawaf Salam n’a pas le luxe d’un agenda ordinaire. Chaque mesure budgétaire devient une décision politique qui peut influencer l’échéance électorale, et qui peut aussi provoquer une contestation sociale.  

Dans ce contexte, le discours implicite de Nawaf Salam, tel qu’il transparaît dans les journaux du 17 février 2026, repose sur la gestion de crise. Il s’agit de préserver la continuité de l’État. Il s’agit aussi de reconstruire une crédibilité, à un moment où la population mesure l’État à l’aune de sa capacité à protéger, à payer, et à réparer. Tripoli, sur ce plan, fonctionne comme un test. Les familles déplacées attendent des solutions. Les municipalités attendent des moyens. Les institutions, elles, doivent montrer qu’elles ne se contentent pas d’un symbole.

Nabih Berri: défense du cadre légal, refus d’une occupation et alerte sur l’équilibre électoral

Le 17 février 2026, Nabih Berri apparaît comme l’une des voix les plus citées sur deux dossiers majeurs. Le premier dossier est la souveraineté au sens territorial. Le second est la mécanique électorale. Al Sharq du 17 février 2026 rapporte une position de Berri qui insiste sur le refus d’une occupation. Le propos s’inscrit dans une logique de continuité. Il vise à rappeler une ligne rouge, tout en évitant d’apparaître comme un acteur cherchant l’escalade. La formulation, telle qu’elle est rapportée, s’insère dans une séquence où plusieurs responsables veulent envoyer un signal de stabilité, sans renoncer au vocabulaire de souveraineté.  

Al Bina’ du 17 février 2026 développe un cadrage proche. Le journal rapporte une ligne où Berri dit ne pas vouloir la guerre, tout en refusant l’occupation. Cette mise en balance est un marqueur politique. Elle permet à Berri de tenir deux objectifs. Il rassure une partie de l’opinion qui craint la guerre. Il maintient aussi une posture de fermeté sur le territoire. Cette dualité est importante dans le contexte libanais, car elle évite un affrontement frontal sur les responsabilités tout en conservant une capacité de mobilisation.  

Sur le second dossier, celui des élections, Nabih Berri est au cœur des tensions rapportées le 17 février 2026. Al Joumhouriyat du 17 février 2026 présente son opposition au débat sur le vote des expatriés. Le quotidien insiste sur le point précis du vote sur l’ensemble des 128 sièges. Le journal souligne aussi la crainte d’un basculement électoral si la règle change. Le discours de Berri, dans ce récit, n’est pas seulement juridique. Il est stratégique. Il décrit une architecture électorale comme un outil de pouvoir. Le conflit devient donc un conflit sur la composition de l’électorat et sur la légitimité du résultat.  

Al Liwa’ du 17 février 2026 renforce l’image d’un Berri qui campe sur la loi en vigueur. Le journal rapporte qu’il défend une tenue du scrutin selon le cadre actuel. Le texte présente l’avis juridique contesté comme une dérive constitutionnelle. L’expression est lourde. Elle vise à disqualifier l’argument adverse. Elle vise aussi à empêcher une décision administrative qui contournerait le Parlement. Dans cette rhétorique, Berri se pose en gardien de la règle, tout en défendant un équilibre politique.  

Ad Diyar du 17 février 2026 inscrit cette posture dans une atmosphère de doutes sur le calendrier électoral. Le journal évoque des scénarios opposés, entre maintien de la date et prolongation. Dans un tel contexte, le discours de Berri sur la loi prend une dimension supplémentaire. Il permet de rejeter la responsabilité d’un éventuel report sur d’autres acteurs. Il permet aussi de se protéger d’une accusation de blocage.  

Au total, les citations et positions attribuées à Nabih Berri, dans les journaux du 17 février 2026, convergent vers une même logique. Sur le territoire, il cherche à éviter la guerre tout en refusant l’occupation. Sur les élections, il cherche à verrouiller la règle du jeu. Les deux registres se rejoignent, car ils parlent de contrôle. Contrôle du territoire. Contrôle de la procédure.

Ahmad Hajjar: promesse de calendrier et cadrage administratif de l’échéance

Les discours politiques, le 17 février 2026, ne viennent pas seulement des chefs. Ils viennent aussi de l’appareil administratif. Al Sharq du 17 février 2026 rapporte une déclaration du ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, qui affirme que le processus électoral a déjà démarré selon la loi en vigueur. Il ajoute qu’un seul acte du Parlement pourrait l’arrêter. Cette phrase vise à produire un effet de continuité. Elle dit que l’exécutif avance tant que le législatif ne tranche pas. Elle place aussi le Parlement devant ses responsabilités, en suggérant qu’un report ne pourrait pas être présenté comme une simple conséquence technique.  

Dans la même séquence, Al Sharq rapporte que l’avis juridique discuté n’est pas contraignant, mais qu’une non-application exige une justification officielle. Cet élément est essentiel pour comprendre la bataille. Il indique que l’exécutif ne veut pas apparaître comme celui qui viole la règle. Il veut se protéger. Il veut aussi éviter un précédent institutionnel. Dans un pays où le droit est souvent instrumentalisé, la simple question de “qui justifie quoi” devient un champ de conflit.  

Al Sharq Al Awsat du 17 février 2026 rapporte que le dossier du vote des expatriés a été renvoyé au gouvernement. Ce détail renforce l’idée d’un jeu de renvoi. Chaque institution cherche à faire porter à une autre la charge d’une décision controversée. Dans ce mécanisme, la parole d’Ahmad Hajjar sert à cadrer. Elle sert à dire que la machine administrative est en route. Elle sert aussi à affirmer que la question du vote des expatriés ne peut pas être tranchée uniquement par des avis, mais par une décision politique assumée.  

Ce type de discours a une fonction précise. Il réduit la marge de manœuvre des acteurs qui misent sur l’ambiguïté. Il rend plus coûteux un revirement. Il oblige le Parlement à assumer, s’il veut arrêter le processus. Il oblige aussi le gouvernement à expliquer, s’il modifie la procédure. La parole administrative devient donc un instrument de discipline politique.

Le discours sur le monopole des armes: entre langage d’étapes et langage de confrontation

Les citations et discours politiques du 17 février 2026 sont également traversés par un débat sur le monopole des armes. Al Joumhouriyat du 17 février 2026 évoque un processus en étapes, avec une “deuxième phase” et un horizon de quatre à huit mois. Le journal présente cette approche comme une tentative de gérer le dossier sans choc immédiat, avec un passage gouvernemental décrit comme calme. Dans cette logique, le discours politique cherche à contenir. Il cherche à éviter une polarisation brutale qui ferait exploser l’agenda électoral et social.  

À l’opposé, Al Akhbar du 17 février 2026 présente le dossier comme un affrontement. Le journal parle du retour du débat sur un plan de gel de l’armement au nord du Litani. Il rapporte une position de refus du Hezbollah. Même sans reproduire des formules longues, la tonalité du récit fait du discours un outil de pression. L’idée est que le dossier ne se règle pas par des étapes administratives, mais par un rapport de force politique et stratégique.  

Al Liwa’ du 17 février 2026 relie aussi ce dossier à un message attribué au commandant de l’armée, le général Rodolphe Haykal, sur une “deuxième étape” au nord du Litani. Le lien est politique, car il place l’armée au centre d’un débat qui dépasse le strict champ militaire. La parole institutionnelle, ici, sert à légitimer un processus. Elle peut aussi être interprétée comme une réponse à des pressions extérieures. Cette ambiguïté explique pourquoi le discours sur les armes est si sensible. Il touche à la souveraineté. Il touche aussi à l’équilibre interne.  

Cette confrontation de registres, visible dans les journaux du 17 février 2026, montre une chose. Le pays parle de la même question avec deux langues différentes. Une langue de calendrier et de phases. Une langue de refus et de lignes rouges. Entre les deux, la marge de compromis est étroite. C’est précisément ce qui rend les citations et discours si importants. Chaque phrase est utilisée comme preuve. Chaque phrase est utilisée comme avertissement.

Tripoli et la parole politique face au drame: symboles, chiffres et demande de responsabilité

Enfin, les discours politiques du 17 février 2026 sont influencés par le drame de Tripoli. Nahar du 17 février 2026 met en avant la minute de silence au Conseil des ministres, en présence de Joseph Aoun et de Nawaf Salam. Ce geste a une portée politique. Il reconnaît la gravité. Il affirme une solidarité. Il place aussi l’exécutif dans une posture d’attente. Après le symbole, il faudra des actes.  

Nahar du 17 février 2026 rapporte aussi des chiffres attribués au président de l’Ordre des ingénieurs à Tripoli, Shouki Fattouf, sur le nombre de bâtiments très dangereux et sur ceux qui nécessitent des réparations. Même si ces chiffres sont techniques, leur présence dans le débat public a un effet politique immédiat. Ils rendent visible l’ampleur du risque. Ils alimentent une demande de contrôle. Ils renforcent aussi la critique de l’inaction, car ils suggèrent que l’État dispose d’alertes et de diagnostics.  

Dans Al Akhbar du 17 février 2026, la tonalité est plus accusatrice. Le journal présente l’effondrement comme le produit d’une responsabilité politique diffuse. Ce type de discours vise à faire du drame un acte d’accusation. Il transforme une tragédie en preuve d’échec de gouvernance. Dans un pays où les institutions sont fragiles, ce registre alimente la défiance. Il pousse aussi les responsables à se justifier, et parfois à promettre des enquêtes ou des audits.  

Ainsi, au 17 février 2026, la parole politique se retrouve encadrée par l’urgence. Les dirigeants sont attendus sur la sécurité nationale. Ils sont attendus sur la sécurité du logement. Ils sont attendus sur la loi électorale. Les discours et citations deviennent alors des instruments. Ils servent à rassurer, à accuser, à fixer un cadre, ou à bloquer un adversaire. Les journaux du 17 février 2026 montrent un pays où les phrases ne sont jamais neutres, parce qu’elles déterminent le champ des décisions possibles.

Diplomatie: pression internationale sur la sécurité, repositionnement européen et diplomatie de l’urgence

La visite de Frank-Walter Steinmeier comme test de crédibilité de l’État

La tournée à Beyrouth du président allemand Frank-Walter Steinmeier occupe une place centrale dans plusieurs publications du 17 février 2026. Al Sharq du 17 février 2026 décrit un itinéraire classique, avec des entretiens successifs auprès de Joseph Aoun, de Nabih Berri et de Nawaf Salam, mais le journal insiste sur le contenu politique de la visite. Il rapporte que le président allemand a lié le soutien allemand au Liban à l’après Force intérimaire des Nations unies au Liban et à un appui accru à l’armée libanaise. Le même récit rappelle la déclaration de Joseph Aoun, qui place l’action présidentielle sous le signe de l’intérêt du Liban, et la position de Nabih Berri, qui refuse toute logique d’occupation.

Ad Diyar du 17 février 2026 reprend ce fil, en mettant en avant une phrase attribuée à Steinmeier sur la continuité du soutien allemand après la fin de la mission de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Le journal associe ce message à une exigence, présentée comme prioritaire, qui est la fin de l’occupation israélienne. Cette articulation est diplomatiquement révélatrice. Elle laisse entendre que l’argument de stabilisation ne peut pas être isolé du dossier territorial.  

Al Liwa’ du 17 février 2026 met aussi l’accent sur une promesse de présence allemande au-delà de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Le quotidien attribue à Steinmeier une affirmation sur la poursuite de l’engagement, tout en soulignant un échange avec Nawaf Salam sur l’intégration d’expertises civiles dans l’action de l’État. Le journal relie cette approche à une logique de reconstruction et d’administration, ce qui place la diplomatie sur un terrain très concret.  

Ces trois présentations convergent sur un point. La diplomatie ne se limite pas, ce jour-là, à une visite de courtoisie. Elle devient un mécanisme de conditionnalité implicite. Les journaux décrivent un pays qui attend une aide, mais qui doit, en retour, produire des preuves de cohérence institutionnelle. La stabilité au Sud, l’autorité de l’État et la préparation de l’après Force intérimaire des Nations unies au Liban forment un même paquet politique.

Désarmement, cessez-le-feu et retrait israélien: la logique des conditions

Al Sharq Al Awsat du 17 février 2026 place la visite allemande dans un cadrage plus direct. Le journal rapporte que Steinmeier a appelé les autorités libanaises à poursuivre le désarmement du Hezbollah. Il présente cette demande comme un levier susceptible de créer les conditions d’un retrait israélien des zones occupées. Dans le même article, Joseph Aoun est cité affirmant que le Liban n’est plus capable de supporter des conflits, quels qu’ils soient, ni leurs charges. Le quotidien met donc en scène une double pression. Elle vient de l’extérieur, avec la question du désarmement. Elle vient de l’intérieur, avec l’argument de l’épuisement national.  

Al Quds du 17 février 2026 donne un niveau de détail supplémentaire, en rapportant une réponse attribuée au président allemand lors d’un échange avec la presse. Le journal présente une idée de “double accord”, qui associe désarmement et retrait israélien du Sud. Il indique aussi que l’Allemagne se dit opposée à une occupation durable de toute partie du Liban et qu’elle évoque le respect de la souveraineté du territoire libanais. Le passage insiste sur une demande adressée aux deux parties, à savoir le respect d’un cessez-le-feu. Le même article fait référence à un soutien allemand au renforcement de l’armée libanaise, notamment dans une perspective d’après Force intérimaire des Nations unies au Liban, avec l’évocation d’un appui maritime déjà engagé.

Ce cadrage expose une logique diplomatique en trois temps. D’abord, la stabilité est posée comme un objectif. Ensuite, la stabilité est traduite en mesures attendues. Enfin, ces mesures sont associées à une contrepartie, qui est le retrait israélien et la fin d’une présence militaire sur des points contestés. Cette séquence n’efface pas les divergences. Elle organise le débat. Elle donne aussi des arguments aux forces politiques libanaises, car chacune peut sélectionner l’élément qui l’arrange. Certains mettront en avant le retrait israélien. D’autres insisteront sur le désarmement. D’autres encore chercheront à valoriser l’aide à l’armée comme priorité.

La diplomatie libanaise entre souveraineté et recherche de garanties

Dans plusieurs journaux du 17 février 2026, la réponse libanaise se structure autour de la souveraineté et de la demande de garanties. Al Sharq du 17 février 2026 rapporte que Joseph Aoun a insisté sur l’intérêt du Liban, et il cite Nabih Berri sur le refus d’une occupation. Le journal décrit aussi un échange au Grand Sérail avec Nawaf Salam, où sont évoquées les réformes administratives et financières, mais aussi le dossier de la limitation des armes au profit de l’État et l’après Force intérimaire des Nations unies au Liban. Ce rapprochement est diplomatiquement cohérent. Il suggère que la crédibilité du Liban auprès des partenaires dépend autant de ses réformes internes que de sa capacité à maîtriser la dimension sécuritaire.

Al Bina’ du 17 février 2026 renforce le registre de souveraineté, en attribuant à Joseph Aoun une formule qui place l’intérêt du Liban en premier, et qui lie cette priorité à la libération de toute occupation ou tutelle. Le quotidien cite aussi Nabih Berri en affirmant que le Liban ne veut pas la guerre et ne peut accepter une occupation israélienne. Le journal insiste enfin sur le fait que Steinmeier a confirmé un soutien allemand au Liban “dans tous les domaines”. Le message est clair. La souveraineté est présentée comme un principe. Le soutien allemand est présenté comme un outil.  

Ad Diyar du 17 février 2026 montre une autre facette de la diplomatie libanaise, en reliant la visite de Steinmeier à un environnement régional incertain. Le journal évoque un équilibre instable entre risques de guerre et perspectives de compromis, dans un contexte d’attente autour de la relation entre Washington et Téhéran. Cette lecture situe la diplomatie libanaise dans une logique d’anticipation. Le pays se prépare à plusieurs scénarios, sans être maître du calendrier.  

Dans ce contexte, la diplomatie libanaise apparaît comme une diplomatie de la demande. Elle demande des garanties contre l’occupation. Elle demande un soutien à l’armée. Elle demande aussi une reconnaissance du fait que l’État est fragilisé, et qu’il ne peut pas absorber une nouvelle crise majeure. Cependant, la diplomatie libanaise est aussi une diplomatie du signal. Elle doit convaincre qu’elle agit. Elle doit convaincre qu’elle réforme. Elle doit convaincre qu’elle peut tenir un cap, même si le pays reste divisé.

L’après Force intérimaire des Nations unies au Liban: l’armée comme pivot diplomatique

La question de l’après Force intérimaire des Nations unies au Liban revient comme un point structurant du discours allemand, tel qu’il est rapporté par plusieurs publications du 17 février 2026. Al Sharq du 17 février 2026 met en avant une promesse d’appui à l’armée libanaise après la fin de la mission, et il décrit cette priorité comme un élément de la visite.  

Al Quds du 17 février 2026 souligne explicitement que l’Allemagne réfléchit à la manière de soutenir l’armée libanaise après la fin de la mission, en mentionnant aussi une conférence de soutien à Paris et un soutien déjà engagé, notamment en faveur des forces navales. Ce passage donne une lecture opérationnelle de la diplomatie. Il ne s’agit pas seulement de déclarations. Il s’agit d’outils, de dispositifs et d’un calendrier d’accompagnement.

Al Sharq, dans un autre passage du 17 février 2026, décrit l’entretien au Grand Sérail comme un moment où l’après Force intérimaire des Nations unies au Liban est discuté en lien avec les réformes. Le journal associe donc deux exigences. D’un côté, une capacité militaire et sécuritaire plus autonome. De l’autre, une administration plus solide et plus crédible. Cette association est classique dans les approches européennes. Les partenaires soutiennent l’État, mais attendent qu’il puisse ensuite prendre le relais.  

Cette centralité de l’armée crée une tension. Elle valorise l’institution, qui reste un repère national. Toutefois, elle expose aussi l’armée à des attentes contradictoires. Elle doit rassurer les partenaires étrangers. Elle doit aussi rester acceptable pour les forces politiques internes. Les journaux du 17 février 2026 montrent que cette équation n’est pas résolue, et qu’elle se construit par étapes, à travers des annonces et des signaux.

Munich, Europe et sécurité: la diplomatie régionale élargie au prisme des conférences

La diplomatie ne se limite pas aux échanges à Beyrouth. Ad Diyar du 17 février 2026 rapporte la participation du commandant de l’armée, le général Rodolphe Haykal, à la Conférence de Munich sur la sécurité. Le journal indique que les discussions ont porté sur la paix mondiale, la sécurité, la défense, la gestion des conflits, ainsi que sur des technologies à usage militaire. Il mentionne aussi une réunion entre chefs d’armée participants, avec un échange sur les développements récents et sur la coopération militaire. Ce passage élargit le décor. Le Liban n’est pas seulement visité. Il se présente aussi sur des scènes internationales, où se discutent doctrines, partenariats et priorités.  

Al Quds du 17 février 2026, de son côté, met en avant une lecture européenne de la sécurité, en évoquant les débats de Munich autour de l’autonomie stratégique européenne. Le journal situe ce débat dans des tensions entre grandes capitales européennes, en citant des propos attribués au ministre allemand des Affaires étrangères sur les efforts attendus en matière de défense. Cette contextualisation rappelle que la visite au Liban s’inscrit aussi dans une politique européenne plus large, où la sécurité du voisinage méditerranéen devient un sujet de capacité et de financement.

Dans ce cadre, la diplomatie allemande au Liban prend un sens supplémentaire. Elle n’est pas seulement bilatérale. Elle se place dans une stratégie européenne, où les partenaires cherchent à stabiliser des zones jugées sensibles, tout en revendiquant une capacité plus autonome face aux grands acteurs globaux. Les journaux du 17 février 2026 montrent ainsi une superposition. Le Liban parle de souveraineté. L’Europe parle d’autonomie. Les deux discours se rencontrent sur la question des moyens, notamment ceux de l’armée libanaise.

L’angle régional: conditionnalité, négociation et marge de manœuvre libanaise

La dimension régionale apparaît dans plusieurs publications, parfois sous un angle indirect. Ad Diyar du 17 février 2026 évoque une phase d’attente, marquée par l’incertitude des arbitrages extérieurs, notamment entre Washington et Téhéran. Cette lecture explique une partie de la prudence interne. Elle justifie aussi une diplomatie libanaise qui cherche à “gagner du temps”, en attendant que la scène régionale clarifie ses rapports de force.  

Al Joumhouriyat du 17 février 2026 évoque, parmi ses thèmes de première page, une “reviviscence” d’une approche de négociation associant dossier nucléaire et sanctions, attribuée à un cadre iranien. Même si le sujet dépasse le Liban, il nourrit un arrière-plan diplomatique. Les décisions au Liban, sur la sécurité et sur le monopole des armes, sont souvent lues à travers l’évolution des relations régionales.  

Al Bina’ du 17 février 2026 publie aussi une lecture politique centrée sur la négociation et la guerre comme deux méthodes d’interaction, en liant la scène régionale aux calculs de réponses et de dissuasion. Ce type de commentaire montre comment certains journaux relient les dossiers libanais aux dynamiques régionales, et comment ils transforment la diplomatie en débat interne sur les coûts et les risques.

Cette superposition est importante. Elle signifie que la diplomatie libanaise se déroule sur deux scènes en même temps. Il y a la scène officielle, avec des visites, des communiqués et des promesses de soutien. Il y a la scène de l’interprétation, où chaque acteur interne lit ces signaux à travers des alliances et des rivalités régionales. Cela complique la production d’un consensus national, car la même phrase peut être lue comme une aide, une pression ou une menace.

Le dossier palestinien et l’argument du droit international dans la narration diplomatique

Même si le plan distingue la politique internationale, la diplomatie du 17 février 2026 est traversée par la question du droit international, notamment autour du dossier palestinien. Al Quds du 17 février 2026 cite un communiqué attribué au secrétaire général des Nations unies, qui évoque l’illégalité de certaines mesures liées à l’occupation et leur effet sur la perspective de deux États. Le journal associe cette prise de position à des développements sur le terrain et à des projets de colonisation. Ce contenu participe à la narration diplomatique régionale. Il renforce l’usage du vocabulaire du droit, qui rejaillit sur le dossier libanais, notamment sur la souveraineté et sur la fin de toute occupation.

Ce point est sensible pour la diplomatie libanaise. Lorsque des partenaires européens parlent de désarmement et de retrait, le Liban cherche à rappeler que l’occupation et les violations quotidiennes restent un problème concret. Al Quds du 17 février 2026 rapporte d’ailleurs une réponse de Joseph Aoun, posant la question des pressions à exercer sur Israël pour faire cesser les attaques et pour obtenir un retrait de positions contestées. Le journal rapporte aussi une promesse attribuée au président allemand d’intervenir auprès de la partie israélienne pour favoriser cet objectif. Cet échange montre une diplomatie de la demande de garanties, qui complète la discussion sur la sécurité interne.  

Politique internationale: recomposition régionale, calculs iraniens et crispations sur la question palestinienne

Gaza et Cisjordanie: le droit international comme champ de bataille politique

Une part importante de l’actualité internationale du 17 février 2026 se structure autour de la Palestine, avec une attention à la fois portée sur les développements sur le terrain et sur la bataille diplomatique autour du droit. Al Quds du 17 février 2026 rapporte une prise de position attribuée au secrétaire général des Nations unies, qui juge illégales certaines mesures liées à l’occupation et souligne leur impact sur la perspective de deux États. Le journal associe cette déclaration à des décisions et projets qui renforcent l’implantation et modifient la réalité territoriale, ce qui alimente une lecture de durcissement.

Dans le même numéro, Al Quds du 17 février 2026 met en avant la question des pressions à exercer sur Israël, dans un contexte où les acteurs internationaux sont accusés de produire des déclarations sans effets. Le quotidien relie cet aspect à une dynamique diplomatique plus large, où l’argument du droit se heurte à une logique de faits accomplis. Cela nourrit une tension récurrente dans la région. Les capitales occidentales parlent de droit international. Dans le même temps, elles peinent à imposer des mécanismes de contrainte.  

Cette tension se retrouve aussi dans la manière dont certains journaux décrivent la place des organisations internationales. La narration insiste sur la distance entre les textes, les résolutions et la réalité de terrain. Elle montre une bataille d’interprétation. Un camp présente l’évolution des implantations comme une politique illégale. L’autre camp la présente comme une question interne ou sécuritaire. Entre les deux, les institutions multilatérales sont décrites comme incapables de faire respecter leurs propres principes.

Dans cette configuration, la politique internationale ne se limite pas à un conflit local. Elle devient une question de gouvernance mondiale. La crédibilité des Nations unies est engagée. La crédibilité des grandes puissances aussi, car leurs positions apparaissent parfois comme des compromis entre principes et alliances. Les journaux du 17 février 2026 montrent que ce décalage alimente la polarisation. Il alimente aussi une radicalisation des discours publics, y compris dans les pays qui ne sont pas directement au cœur du conflit.

Iran et négociation: sanctions, nucléaire et logique d’échange

L’autre thème international saillant, au 17 février 2026, concerne l’Iran et le retour d’une logique de négociation associant nucléaire et sanctions. Al Joumhouriyat du 17 février 2026 rapporte une lecture attribuée à un cadre iranien, qui suggère une relance d’une approche où la question nucléaire et la levée des sanctions sont traitées comme un ensemble. Le journal place cette information dans un paysage régional où les acteurs se préparent à des ajustements, et où chaque déclaration est interprétée comme un signal envoyé aux États-Unis et à l’Europe.  

Al Bina’ du 17 février 2026 adopte une approche plus doctrinale, en décrivant une région où négociation et guerre apparaissent comme deux méthodes concurrentes. Le journal insiste sur l’idée de réponses, de dissuasion et de calculs, ce qui renvoie à une vision stratégique des rapports de force. Dans cette lecture, la diplomatie n’est pas une rupture avec la confrontation. Elle en est une modalité. La négociation devient un instrument pour améliorer une position. La menace devient un instrument pour obtenir des concessions.

Ad Diyar du 17 février 2026 place cette dynamique dans un contexte d’attente, en évoquant une incertitude autour des arbitrages entre Washington et Téhéran. Cette perspective, telle qu’elle est rapportée, alimente l’idée que la région pourrait entrer dans une phase de marchandage, où plusieurs dossiers seraient traités en parallèle. L’enjeu est de savoir si une détente est possible, ou si la confrontation va se déplacer vers d’autres terrains.  

Cette question prend une dimension supplémentaire dans les médias régionaux, car l’Iran reste un pivot d’alliances et de tensions. Une évolution du dossier nucléaire affecte les équilibres en Irak, en Syrie et au Liban. Elle affecte aussi le climat des marchés et l’accès aux financements. Ainsi, même lorsqu’un journal traite le sujet sous un angle strictement diplomatique, l’arrière-plan est économique et sécuritaire. Les sanctions ne sont pas seulement une mesure politique. Elles sont une variable qui pèse sur les budgets publics, sur les réseaux économiques, et sur la capacité des acteurs à financer leurs priorités.

Europe et autonomie stratégique: le débat sur la défense comme arrière-plan des crises régionales

Au 17 février 2026, la politique internationale est aussi lue à travers le débat européen sur la défense. Al Quds du 17 février 2026 évoque les discussions de Munich sur l’autonomie stratégique européenne, avec des divergences entre capitales et des appels à accroître les efforts. Le journal cite des propos attribués au ministre allemand des Affaires étrangères sur les responsabilités attendues en matière de défense, ce qui renvoie à un contexte où l’Europe cherche à se doter de moyens plus autonomes.

Ce débat n’est pas abstrait. Il se reflète dans la manière dont les Européens abordent les crises du voisinage. Lorsque l’Europe parle de stabilité en Méditerranée, elle doit désormais répondre à une question simple. A-t-elle les moyens de ses ambitions. Les journaux du 17 février 2026 montrent que cette interrogation est présente dans les conférences, dans les échanges militaires et dans les initiatives de soutien aux États fragiles.

Ad Diyar du 17 février 2026 mentionne la participation du commandant de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, à la Conférence de Munich sur la sécurité. Le journal rapporte que les discussions ont couvert la paix, la sécurité, la défense, la gestion des conflits et des technologies à usage militaire. Il indique aussi des échanges entre chefs d’armée, autour des développements récents et de la coopération. Ce type d’information montre que la politique internationale, au 17 février 2026, se joue aussi dans des cercles militaires. Les doctrines y circulent. Les priorités y sont alignées. Les partenariats y sont préparés.  

Dans ce contexte, l’Europe apparaît à la fois comme un acteur et comme un espace de débat. Elle veut peser sur les crises régionales. Elle veut aussi réduire sa dépendance stratégique. Or, cette ambition se heurte à des contraintes internes, de budgets et de consensus. Les journaux reflètent cette contradiction. Ils montrent des discours volontaristes. Ils montrent aussi des tensions entre partenaires européens. Cette fragilité du consensus européen influence directement la gestion des crises au Proche-Orient, car elle conditionne la cohérence des pressions diplomatiques et l’ampleur des soutiens.

États-Unis: nouveau cycle politique et effets sur la région

Même lorsque les journaux n’entrent pas dans un détail exhaustif, l’arrière-plan du 17 février 2026 reste la politique américaine, car elle structure les marges de manœuvre régionales. Ad Diyar du 17 février 2026 évoque un climat d’attente autour des arbitrages entre Washington et Téhéran, ce qui suggère que les acteurs régionaux anticipent un nouveau cycle. L’idée est que la posture américaine, qu’elle soit plus dure ou plus transactionnelle, déterminera la trajectoire des sanctions, des négociations et des escalades.  

Cette attente crée un effet de gel. Les alliés attendent de savoir jusqu’où Washington veut aller. Les adversaires cherchent des signaux pour ajuster leur posture. Dans ce type de situation, les incidents locaux peuvent prendre une importance démesurée, car ils sont interprétés comme des tests. Un affrontement limité peut être lu comme un message stratégique. Une concession verbale peut être lue comme une ouverture. Les journaux du 17 février 2026 montrent que cette logique de lecture permanente augmente le risque d’erreur de calcul.

Dans l’espace médiatique, cette incertitude nourrit aussi des récits opposés. Certains médias anticipent une phase de négociation, centrée sur des échanges sanctions contre engagements. D’autres anticipent un durcissement, centré sur des lignes rouges plus strictes. Cette polarisation est un élément de politique internationale à part entière. Elle influence l’opinion publique. Elle influence aussi les choix des acteurs locaux, qui cherchent à se positionner avant même que les décisions ne soient prises.

Syrie et Irak: stabilités fragiles et compétition d’influence

Plusieurs publications du 17 février 2026 situent la région dans un équilibre instable, même lorsque la Syrie et l’Irak ne sont pas au premier plan. Les mentions de dissuasion, de négociation et de rapports de force dans Al Bina’ du 17 février 2026 renvoient à une zone où plusieurs puissances projettent leurs intérêts. La Syrie reste un espace de compétition, où la question de la reconstruction, de l’influence et des zones de contrôle demeure ouverte. L’Irak reste un espace de tension politique, où les alliances internes sont sensibles aux pressions extérieures.

Cette compétition se joue sur des instruments variés. Elle se joue sur des accords de sécurité. Elle se joue sur des ressources économiques. Elle se joue aussi sur des réseaux politiques et sociaux. Le débat sur les sanctions contre l’Iran, tel qu’il apparaît dans Al Joumhouriyat du 17 février 2026, a donc des conséquences indirectes. Si la pression augmente, elle peut déplacer des flux financiers et des priorités. Si la détente s’installe, elle peut libérer des marges de manœuvre.  

Ce cadre explique pourquoi les journaux lisent souvent la politique internationale de manière imbriquée. Un événement en Iran résonne en Irak. Une dynamique en Palestine résonne dans les capitales arabes. Un débat de défense en Europe résonne dans les politiques de stabilisation. Au 17 février 2026, cette logique d’interdépendance est au cœur des récits.

Diplomatie régionale et langage de souveraineté: un vocabulaire partagé, des intérêts divergents

Dans plusieurs sources du 17 février 2026, le vocabulaire de souveraineté revient comme un langage partagé. Il est mobilisé pour la Palestine, pour le Liban et pour d’autres dossiers. Al Quds du 17 février 2026 insiste sur le respect de la souveraineté territoriale, notamment dans les déclarations liées à l’occupation et au retrait. Ce langage est un outil politique. Il permet de rassembler. Il permet aussi de dénoncer.  

Cependant, ce langage cache des divergences. Les acteurs ne partagent pas les mêmes priorités. Certains mettent l’accent sur le retrait et l’intégrité territoriale. D’autres mettent l’accent sur la sécurité et le contrôle. D’autres encore mettent l’accent sur la légitimité internationale. Les journaux du 17 février 2026 montrent que cette divergence s’exprime dans les conditionnalités. Quand un acteur demande un désarmement, il se place dans une logique de contrôle interne. Quand un acteur demande un retrait, il se place dans une logique de droit et de territoire. Cette divergence est visible dans la façon dont les médias relient désarmement, cessez-le-feu et retrait, car chaque maillon de la chaîne peut devenir un point de blocage.

Dans ce cadre, la politique internationale devient un jeu d’architecture. Les acteurs cherchent à imposer l’ordre des étapes. Certains veulent d’abord la sécurité, puis la solution politique. D’autres veulent d’abord la fin de l’occupation, puis la normalisation sécuritaire. Les journaux du 17 février 2026 montrent cette bataille d’ordre. Elle se lit dans les communiqués. Elle se lit aussi dans les choix de titres et de priorités.

Le rôle des conférences: Munich comme scène de signalisation stratégique

Le 17 février 2026, la Conférence de Munich sur la sécurité apparaît comme une scène où se croisent discours européens, préoccupations régionales et échanges militaires. Ad Diyar du 17 février 2026 mentionne les thèmes discutés, dont la gestion des conflits et les technologies à usage militaire. Cette présence des technologies n’est pas secondaire. Elle signale une transformation des conflits, où les outils numériques, les drones et les systèmes de surveillance deviennent des facteurs de puissance.  

Al Quds du 17 février 2026, en évoquant l’autonomie stratégique européenne dans le cadre de Munich, montre que la conférence sert aussi de scène de politique intérieure européenne. Les gouvernements y parlent à leurs opinions. Ils y justifient des budgets. Ils y construisent des coalitions. Cette dimension intérieure est importante, car elle détermine l’action extérieure. Un pays européen qui ne parvient pas à faire accepter un effort de défense réduit sa capacité d’intervention diplomatique et militaire.

Cette mécanique influence la région. Si l’Europe devient plus autonome, elle peut peser davantage. Si elle reste fragmentée, elle devient un acteur secondaire, dépendant des choix américains. Les journaux du 17 février 2026 reflètent cette interrogation. Elle est présente dans les citations, dans les analyses et dans les comptes rendus de conférences.

Une région structurée par des enchaînements, pas par des événements isolés

Au 17 février 2026, les sources montrent une région où les crises ne sont plus perçues comme des événements séparés. Elles sont perçues comme des enchaînements. La Palestine renvoie au droit international et à la crédibilité des institutions. L’Iran renvoie aux sanctions et à la négociation. L’Europe renvoie à la capacité de défense et à la cohérence stratégique. Les États-Unis renvoient à un cycle politique qui peut modifier l’ensemble. Cette imbrication explique la prudence, mais elle explique aussi la nervosité. Quand plusieurs dossiers se répondent, une décision sur l’un peut provoquer un effet domino sur les autres.

Économie: salaires, fiscalité et relance sous condition de réformes

Hausse des salaires publics: réponse sociale ou emballement budgétaire

Le 17 février 2026, plusieurs journaux décrivent une décision gouvernementale qui place l’économie au centre du débat politique. Ad Diyar du 17 février 2026 rapporte que le Conseil des ministres a approuvé une augmentation en faveur des fonctionnaires et des militaires, sous la forme de six rémunérations supplémentaires, calculées sur une base de référence antérieure. Le quotidien présente cette mesure comme une tentative d’améliorer la situation des salariés du secteur public, dans un contexte de pression économique et financière durable.  

Cette hausse est présentée comme un geste d’urgence. Elle vise à contenir une tension sociale qui fragilise l’administration. Elle vise aussi à éviter une paralysie de services publics déjà affaiblis. Toutefois, la même information met en évidence un problème structurel. Une hausse de rémunération, si elle n’est pas financée de manière durable, risque d’augmenter le déficit ou de déplacer la charge sur les contribuables. Le débat devient donc immédiat. Il ne porte pas seulement sur le principe de payer mieux. Il porte sur la capacité de l’État à payer dans la durée, sans provoquer une nouvelle spirale de taxes ou de prix.

Dans cette logique, Al Joumhouriyat du 17 février 2026 met en avant un chiffre choc sur les salaires du secteur public, en les présentant comme multipliés par six dans un cadre comparatif mis en avant par le journal. Le choix de ce repère vise à provoquer une réaction. Il suggère que la masse salariale est redevenue un enjeu central, au moment où l’État tente de stabiliser ses recettes et d’éviter une rupture de trésorerie.  

Cette mise en scène de la hausse salariale révèle une tension connue. D’un côté, la population active du secteur public réclame un rattrapage. Elle fait valoir l’érosion du pouvoir d’achat. De l’autre, une partie du secteur privé et des ménages craint une facture supplémentaire, soit sous forme d’impôts, soit sous forme de hausse de prix, soit par une aggravation indirecte des coûts de services.

Fiscalité de crise: taxe sur la valeur ajoutée, carburants et arbitrages impopulaires

La hausse des salaires est associée, dans les mêmes journaux, à une série de décisions fiscales. Ad Diyar du 17 février 2026 explique que le Conseil des ministres a validé une hausse d’un point de la taxe sur la valeur ajoutée. Le quotidien ajoute une mesure sur le prix des carburants, avec une augmentation sur le prix de l’essence, et une modification portant sur le gazole, tout en signalant que deux ministres ont exprimé des réserves. La combinaison est politiquement sensible. Elle donne l’image d’un État qui finance une mesure sociale par des prélèvements diffus, supportés au quotidien.  

Al Akhbar du 17 février 2026 traite ce même thème sur un registre plus frontal. Le quotidien présente la hausse salariale comme financée “dans la poche des gens”, en liant l’augmentation d’un point de taxe sur la valeur ajoutée à des recettes annuelles estimées, et en associant le dispositif à un renchérissement du carburant. Le journal insiste sur le caractère indirect de la charge. Il rappelle que la taxe sur la valeur ajoutée touche la consommation, donc qu’elle pèse proportionnellement plus sur les ménages modestes.  

Dans Nahar du 17 février 2026, la Une associe explicitement hausse des salaires et hausse des taxes. Ce choix de présentation résume une perception dominante. L’État semble enfermé dans une équation simple. Il doit payer davantage, donc il prélève davantage. Or, dans une économie fragilisée, chaque hausse fiscale peut se traduire par une baisse de consommation, ou par une inflation importée et amplifiée.  

Ce triptyque, salaires, taxe sur la valeur ajoutée, carburants, nourrit une inquiétude pratique. Une hausse du carburant se diffuse rapidement dans les prix, car elle touche le transport, la logistique et les coûts de distribution. Une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée s’applique à une large partie des biens et services. En conséquence, même si l’objectif est de financer l’État, l’effet secondaire peut être une hausse du coût de la vie. Les journaux du 17 février 2026 soulignent ainsi une contradiction. Le gouvernement cherche à soutenir des revenus. Dans le même temps, il risque d’alimenter les dépenses des ménages.

Electricité: nominations et symbole d’une économie bloquée

L’économie libanaise est aussi structurée par le dossier de l’électricité, qui reste un marqueur de gouvernance. Ad Diyar du 17 février 2026 rapporte que le Conseil des ministres a nommé les membres du conseil d’administration de l’entreprise publique d’électricité. Le quotidien place cette décision dans le même paquet que les hausses de salaires et les décisions fiscales. Cela indique une logique de séquence. L’exécutif veut avancer sur des postes clés, tout en faisant passer des mesures budgétaires.  

Al Joumhouriyat du 17 février 2026 va dans le même sens, en mettant sur une même ligne les nominations liées à l’électricité et les hausses fiscales. La présentation est révélatrice d’un fonctionnement politique. Les nominations sont perçues comme une étape de contrôle administratif. Les hausses fiscales sont perçues comme une étape de collecte. Les deux, ensemble, dessinent une gouvernance de crise, où l’État cherche à se doter d’outils de décision et de ressources.  

Dans l’opinion, l’électricité reste un symbole, car elle touche la vie quotidienne et les coûts des entreprises. Toute réforme dans ce secteur est donc immédiatement lue comme un test. Si la nomination se traduit par une amélioration de service, elle renforce la crédibilité du gouvernement. Si elle se traduit par un statu quo, elle renforce l’idée d’un partage politique sans résultat. Les journaux du 17 février 2026, en plaçant l’électricité dans la même page que taxes et salaires, montrent que ce secteur est traité comme un pivot budgétaire et social.

Fonds monétaire international: optimisme prudent et condition des lois de réforme

Le 17 février 2026, la perspective d’un accord avec le Fonds monétaire international revient dans les pages économiques. Ad Diyar du 17 février 2026 évoque un “accord proche” et détaille un climat de négociation présenté comme plus positif. Le quotidien cite des sources financières qui décrivent une transformation dans la manière dont l’État aborde le dossier, avec des avancées sur des projets de lois liés à la restructuration des banques et à la restructuration de la dette, ainsi qu’un travail sur un cadre budgétaire à moyen terme. Le journal souligne aussi que le rythme des négociations est qualifié de positif par le ministère des Finances, avec une participation large d’institutions, dont le ministère des Finances, le ministère de l’Économie, la Banque du Liban et des organismes de contrôle.  

Ce récit est important, car il place l’économie libanaise dans une logique de conditionnalité. L’idée n’est pas seulement de négocier un programme. Il s’agit de produire des preuves législatives. Ad Diyar du 17 février 2026 insiste sur le fait qu’un accord formel dépend de l’adoption de lois de réforme et de leur mise en œuvre effective. Cette précision vise à corriger une lecture habituelle. Les annonces ne suffisent plus. Les partenaires attendent des textes, puis des actes.  

Al Akhbar du 17 février 2026 relie la question du Fonds monétaire international à une mémoire récente, en revenant sur des débats de restructuration bancaire et de traitement des pertes, évoqués dans les discussions avec le Fonds. Le journal rappelle que certains scénarios incluaient des mécanismes de recapitalisation et des conditions strictes pour tout soutien public. Même si ce rappel renvoie à des épisodes antérieurs, il sert une lecture politique du présent. Toute négociation avec le Fonds réactive le conflit sur “qui paie” les pertes. Il réactive aussi la peur d’une décision qui toucherait les dépôts ou les actionnaires, selon les modèles retenus.  

Au total, les journaux du 17 février 2026 présentent un même nœud. L’accord avec le Fonds est possible, mais il n’est pas automatique. Il dépend d’une chaîne de décisions nationales. Il dépend aussi d’un degré de consensus politique sur des réformes impopulaires. Cela explique la prudence des formulations. Le pays est décrit comme “plus proche”, mais pas encore arrivé.

Pouvoir d’achat et distribution de la charge: l’effet cumulatif des mesures

Les décisions économiques présentées le 17 février 2026 ont un point commun. Elles s’additionnent dans le quotidien des ménages. La hausse des salaires publics peut soutenir une partie de la demande. Toutefois, si elle est financée par une hausse de taxe sur la valeur ajoutée et par un renchérissement du carburant, l’effet net peut être limité, voire négatif, pour d’autres catégories sociales. Ad Diyar du 17 février 2026 signale explicitement ce couplage entre mesure sociale et levier fiscal, en détaillant le contenu des décisions.  

Al Akhbar du 17 février 2026, en mettant l’accent sur les recettes attendues d’un point supplémentaire de taxe sur la valeur ajoutée, attire l’attention sur la nature de l’outil fiscal. La taxe sur la valeur ajoutée frappe largement, y compris des ménages qui ne bénéficient pas d’une hausse de salaire public. Elle peut aussi toucher des travailleurs précaires, dont les revenus ne sont pas indexés. Le journal transforme ainsi un débat budgétaire en débat d’équité.  

Nahar du 17 février 2026, en résumant la séquence en une formule salaires et taxes, renforce cette impression d’effet cumulatif. Dans une économie où les prix sont déjà sous tension, les mesures fiscales ont souvent un impact plus rapide que les mesures sociales, car elles se répercutent sur les factures, les tickets et les coûts de transport.  

Ce débat sur la charge est central pour la stabilité. Une hausse de taxe mal acceptée peut alimenter une contestation. Elle peut aussi fragiliser l’activité commerciale. À l’inverse, une hausse salariale non financée peut provoquer une instabilité budgétaire et une perte de crédibilité dans les négociations internationales. Les journaux du 17 février 2026 décrivent ainsi une économie gouvernée par des arbitrages à court terme, où chaque décision corrige un problème tout en créant un autre risque.

Une économie contrainte par le politique: réforme, calendrier et crédibilité

Enfin, la couverture économique du 17 février 2026 montre que la réforme économique est inséparable du cadre politique. L’accord avec le Fonds monétaire international, tel que présenté par Ad Diyar du 17 février 2026, dépend de lois, donc du Parlement et du consensus. Les hausses de salaires et de taxes, décrites par Ad Diyar, Al Akhbar et Nahar, dépendent d’une acceptation sociale et d’une capacité d’application. Les nominations à l’électricité, rapportées par Ad Diyar et mises en scène comme un dossier connexe par Al Joumhouriyat, dépendent d’un rapport de force interne.

Cette interdépendance explique la fragilité de la relance. Une relance exige un minimum de confiance. Or, la confiance dépend de la lisibilité des règles. Elle dépend aussi de la perception d’équité. Les journaux du 17 février 2026 montrent que l’État tente de produire un signal, en combinant action sociale, fiscalité et dossiers structurels. Toutefois, le signal sera jugé sur des résultats. Les ménages regarderont les prix. Les entreprises regarderont les coûts. Les partenaires internationaux regarderont les lois et leur mise en œuvre. Les marchés, enfin, regarderont la cohérence d’ensemble.

Justice: activité judiciaire dispersée, litiges administratifs et demande de reddition de comptes

Avis, convocations et mécanique judiciaire au quotidien

Les publications du 17 février 2026 montrent une justice très présente sous forme d’activité administrative. Elle apparaît dans des avis, des convocations, des annonces de séances et des rappels procéduraux. Cette matière, souvent reléguée en pages intérieures, illustre un fonctionnement routinier, mais aussi une justice contrainte par les moyens et par l’empilement de dossiers. Al Liwa’ du 17 février 2026 contient des éléments de ce registre, centrés sur l’information judiciaire au sens strict, avec des mentions de procédures et d’annonces formelles.  

Ad Diyar du 17 février 2026 publie également des contenus à tonalité judiciaire ou parajudiciaire, qui renvoient à des séquences institutionnelles et à des affaires traitées par les autorités, sans toujours entrer dans le détail d’enquêtes approfondies. Cette présence contribue à un constat. La justice est visible dans la vie publique, mais elle est rarement racontée de manière narrative. Elle est décrite par fragments.  

Dans Al Sharq du 17 février 2026, la justice apparaît surtout au croisement de l’administration et du politique. Le journal restitue un débat de procédure sur l’application d’avis juridiques et sur les justifications attendues lorsqu’un ministère choisit de ne pas suivre un avis consultatif. Cette séquence ne relève pas d’un procès, mais d’un usage du droit comme instrument de décision publique. Elle montre que le langage juridique structure des conflits politiques, en particulier lorsqu’il s’agit d’échéances électorales et de règles de vote.  

Ces indices, mis bout à bout, dessinent une justice qui pèse sur le fonctionnement de l’État, même quand elle ne produit pas de grands procès spectaculaires. Les journaux du 17 février 2026 donnent surtout à voir une justice de formulaires, de délais et de textes. Dans un pays où la confiance dans l’institution est fragilisée, cette justice de procédure peut être interprétée de deux façons. Elle peut être vue comme une preuve de continuité. Elle peut aussi être vécue comme une justice distante, lente et peu lisible.

Le droit comme arme politique: contentieux, interprétations et bataille d’autorité

La question la plus nettement liée à une logique contentieuse, dans les sources du 17 février 2026, concerne la bataille d’interprétation du droit électoral. Plusieurs titres décrivent un conflit où l’argumentation juridique sert à imposer une position politique. Al Sharq du 17 février 2026 rapporte que le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, affirme que la procédure électorale a déjà démarré selon la loi en vigueur, et qu’un seul acte du Parlement pourrait l’arrêter. Le passage précise aussi qu’un avis juridique discuté n’est pas contraignant, mais qu’une non-application exige une justification officielle. Cette logique met en jeu un principe essentiel. Ce n’est pas seulement la règle qui compte. C’est aussi la responsabilité de celui qui la modifie ou qui l’écarte.  

Al Sharq Al Awsat du 17 février 2026 situe ce débat dans une division politique, liée au vote des Libanais de l’étranger et à l’arbitrage entre institutions. Le journal indique que le dossier a été renvoyé vers le gouvernement, ce qui renforce l’idée d’un jeu de renvoi de responsabilité. Dans un tel contexte, le droit devient un terrain de conflit. Chaque camp s’en sert pour bloquer l’autre, ou pour se couvrir en cas de contestation.  

Al Joumhouriyat du 17 février 2026 insiste sur l’ampleur politique de la question des expatriés. Le journal décrit la controverse autour de la possibilité de voter sur l’ensemble des 128 sièges, et il souligne l’opposition de Nabih Berri à une modification de lecture. Cette présentation met au premier plan une dimension judiciaire indirecte. Elle prépare des contestations, des recours et des débats sur la constitutionnalité des choix. Elle montre aussi une justice potentielle, celle qui viendrait après le scrutin, si les règles sont contestées.  

Dans Al Liwa’ du 17 février 2026, l’argument juridique est formulé de manière plus offensive. Le journal rapporte que Nabih Berri défend une tenue du scrutin selon la loi en vigueur, et il qualifie l’avis contesté de dérive constitutionnelle. Ce choix lexical illustre un phénomène récurrent. Quand le débat juridique est public, il devient un débat de légitimité. Il ne s’agit plus seulement de dire ce que dit la loi. Il s’agit de dire qui trahit la loi.  

Dans ce cadre, la justice n’est pas seulement une institution qui juge. Elle est aussi un langage que le politique mobilise. Les journaux du 17 février 2026 montrent une conséquence immédiate. Le conflit électoral, au lieu de rester un conflit d’alliances et de programmes, se transforme en conflit de textes et d’interprétations. Cette transformation augmente le risque de paralysie. Elle augmente aussi le risque de crises postélectorales, car chaque camp peut préparer une contestation.

Tripoli: drame urbain et demande d’enquête sur les responsabilités

Le dossier de Tripoli occupe une place importante dans l’actualité du 17 février 2026, et il introduit une dimension de justice au sens de responsabilité publique. Après l’effondrement d’un immeuble, la question posée dans plusieurs journaux n’est pas seulement technique. Elle est judiciaire et politique. Qui a laissé faire. Qui a signé. Qui a contrôlé. Qui a fermé les yeux. Nahar du 17 février 2026 met en scène une minute de silence au Conseil des ministres, en présence de Joseph Aoun et de Nawaf Salam. Ce geste ancre l’événement au sommet de l’État. Il crée aussi une attente. Une fois le symbole accompli, l’opinion attend des mesures, et souvent une enquête.  

Dans ses pages, Nahar du 17 février 2026 rapporte des éléments chiffrés attribués au président de l’Ordre des ingénieurs à Tripoli, Shouki Fattouf, sur le nombre de bâtiments jugés très dangereux et ceux nécessitant des réparations. Ces chiffres nourrissent une question de justice. Si l’ampleur du risque est connue, alors l’inaction peut être interprétée comme une faute. La justice potentielle, ici, ne se limite pas à un procès. Elle inclut la responsabilité administrative, la responsabilité municipale et la responsabilité d’organismes de contrôle.  

Nahar du 17 février 2026 souligne aussi la confusion sur les estimations globales et la difficulté de produire un chiffre officiel stable, en évoquant un dispositif d’expertise impliquant l’Ordre des ingénieurs et la Haute commission de secours, sur décision du Conseil des ministres. Cette chaîne institutionnelle est essentielle pour comprendre la dimension judiciaire. Elle trace la route d’une responsabilité. Si un organisme a signalé un danger, à qui a-t-il transmis. Si une évacuation était nécessaire, qui a décidé. Si des travaux étaient urgents, qui a financé.  

Al Sharq du 17 février 2026 évoque, dans la continuité du drame, des mesures locales d’évacuation et de consolidation. La mention de familles déplacées et de bâtiments fissurés donne un visage humain au dossier. Elle renforce aussi la question de l’équité. Qui reçoit une aide. Qui reste sans solution. Dans un pays où les ressources publiques sont rares, la justice sociale se confond souvent avec la justice administrative.  

Al Akhbar du 17 février 2026 adopte un registre plus accusateur, en présentant l’effondrement comme le produit d’une responsabilité politique diffuse et d’une absence de reddition de comptes. Cette approche n’est pas une enquête judiciaire. Elle ressemble plutôt à un acte d’accusation politique. Toutefois, elle contribue à faire du drame un dossier de justice au sens large, car elle place au centre la question de l’impunité. Si personne n’est sanctionné, le drame se répète. Si les contrôles restent théoriques, les bâtiments continuent de tomber.  

Dans les journaux du 17 février 2026, Tripoli devient donc un test. Il teste la capacité de l’État à prévenir. Il teste aussi la capacité de l’État à enquêter. Dans un contexte de défiance, une enquête perçue comme lente, ou comme instrumentalisée, peut renforcer la colère. À l’inverse, des mesures claires et des décisions judiciaires crédibles peuvent restaurer un minimum de confiance. Les sources du jour n’apportent pas encore la preuve d’un basculement vers des poursuites majeures. Elles montrent surtout une demande sociale de justice, alimentée par des chiffres, des évacuations et des critiques.

Corruption et impunité: une justice attendue, une justice rarement incarnée

Même lorsque les journaux du 17 février 2026 ne détaillent pas de grands procès de corruption, le thème traverse plusieurs récits, souvent par allusion ou par critique. Le traitement de Tripoli dans Al Akhbar du 17 février 2026 s’inscrit dans cette logique. Le journal insiste sur l’absence de reddition de comptes, ce qui renvoie à une critique plus générale. La crise libanaise a été alimentée par des systèmes de favoritisme, de négligence et de partage d’influence. Lorsque ces systèmes ne sont pas sanctionnés, la justice est perçue comme absente.  

Le débat économique du 17 février 2026 renforce indirectement cette attente. Quand le gouvernement augmente la taxe sur la valeur ajoutée ou modifie des prélèvements sur les carburants, une partie de l’opinion demande, en parallèle, que les pertes et les abus du passé soient traités. Cette demande est d’autant plus forte que les mesures fiscales touchent la consommation et les ménages. Al Akhbar du 17 février 2026, en décrivant une hausse salariale financée par des prélèvements sur les citoyens, nourrit ce sentiment d’injustice distributive. Même si l’article n’est pas un dossier judiciaire, il alimente une question simple. Pourquoi le citoyen paye, et pas les responsables.  

Ad Diyar du 17 février 2026, en parlant de négociations avec le Fonds monétaire international et de lois de restructuration bancaire, rappelle un autre champ où la justice est attendue. La restructuration financière pose une question de responsabilité. Qui supporte les pertes. Qui est protégé. Qui est sanctionné. Les débats sur la restructuration bancaire, même lorsqu’ils sont présentés comme économiques, portent une dimension de justice. Ils renvoient à la transparence des bilans, aux responsabilités des banques, et à la capacité de l’État à encadrer.

Dans ce contexte, la justice ne se mesure pas seulement en procès. Elle se mesure aussi en règles. Une loi bancaire bien conçue peut être vécue comme une forme de justice, si elle évite de transférer toutes les pertes vers les déposants. Une enquête sur un effondrement peut être vécue comme une forme de justice, si elle identifie des responsabilités administratives. À l’inverse, l’absence de décisions visibles nourrit l’idée d’un système fermé.

Justice et sécurité: quand la stabilité devient un dossier juridique indirect

Le 17 février 2026, la justice est aussi liée, indirectement, aux débats de sécurité et de souveraineté. Lorsque des acteurs internationaux évoquent des conditions de stabilité, ils suggèrent des mesures qui ont des conséquences juridiques. Le débat sur le monopole des armes, rapporté dans plusieurs titres du 17 février 2026, se traduit souvent par une question d’autorité légale. Qui peut porter une arme. Qui contrôle un territoire. Qui décide d’un déploiement. Al Joumhouriyat du 17 février 2026 décrit un processus en étapes, avec un calendrier de plusieurs mois pour une phase liée à ce monopole. Cette logique renvoie à une notion de droit public. L’État cherche à réaffirmer sa compétence.  

Al Akhbar du 17 février 2026 présente le même dossier comme un rapport de force, avec un refus attribué au Hezbollah. Cette opposition, même traitée politiquement, a une dimension de justice au sens d’application de la loi. Si l’État n’applique pas ses règles, la justice est perçue comme sélective. Si l’État applique ses règles de manière brutale, il risque une crise sécuritaire. Les journaux du 17 février 2026 montrent donc une justice coincée entre deux impératifs. L’impératif de légalité. L’impératif de stabilité.

Une justice visible par ses procédures, jugée par ses résultats

Au final, la photographie du 17 février 2026 montre une justice présente dans le paysage public, mais rarement incarnée par de grands récits d’enquête et de procès. Elle apparaît à travers des mécanismes administratifs, des débats de droit et des attentes de responsabilité. Elle est très visible lorsqu’il s’agit de règles électorales, car ces règles peuvent être contestées et parce qu’elles déterminent la légitimité du pouvoir. Elle est très visible lorsqu’il s’agit de Tripoli, car un drame oblige l’État à répondre, et parce qu’il pose une question de faute. Elle est présente aussi, en arrière-plan, dans les débats économiques et financiers, où le partage de la charge est perçu comme une question de justice autant que de budget.

Société: crise du logement à Tripoli, pouvoir d’achat sous tension et fragilisation des services

Tripoli, choc urbain et peur quotidienne: des familles déplacées, une ville sous inspection

Le drame de Tripoli s’impose, au 17 février 2026, comme un fait social majeur, parce qu’il touche au logement, à la sécurité du quotidien et à la capacité de l’État à protéger. Nahar du 17 février 2026 place l’effondrement d’un immeuble au centre de l’attention nationale, en montrant la minute de silence observée au Conseil des ministres en présence de Joseph Aoun et de Nawaf Salam. Ce geste souligne que l’événement n’est pas traité comme un simple accident local. Il devient un dossier d’urgence, donc un problème social qui exige une réponse publique.  

Al Sharq du 17 février 2026 décrit, dans le prolongement, une dynamique de crise sur le terrain. Le quotidien évoque l’évacuation de bâtiments fissurés à Tripoli et le déplacement de centaines de familles, avec le début de travaux de consolidation. Cette information met en lumière une réalité sociale immédiate. Quand un bâtiment menace de s’effondrer, la décision d’évacuation ne se résume pas à une mesure de sécurité. Elle ouvre une crise de relogement, car les familles quittent leur domicile sans solution stable, souvent sans indemnisation rapide, et parfois sans possibilité de récupérer leurs biens.  

Nahar du 17 février 2026 ajoute une dimension chiffrée qui permet de mesurer l’angoisse collective. Le journal cite des estimations attribuées au président de l’Ordre des ingénieurs à Tripoli, Shouki Fattouf, évoquant environ 116 bâtiments jugés très dangereux et près de 600 bâtiments nécessitant des réparations, avec la possibilité que ces chiffres augmentent. Au-delà de la statistique, ces données décrivent une fracture sociale. Les quartiers anciens, plus pauvres, sont souvent ceux où l’entretien a été différé, où les normes ont été contournées, et où l’accès au crédit pour rénover est limité. Ainsi, le risque architectural devient un risque social. Il cible les ménages les plus vulnérables.  

Le même dossier met en avant une confusion sur les chiffres globaux, et la difficulté à produire une cartographie officielle stabilisée. Nahar du 17 février 2026 explique que l’évaluation officielle dépend d’un dispositif de contrôle impliquant l’Ordre des ingénieurs et la Haute commission de secours, sur décision du Conseil des ministres. Cette chaîne institutionnelle a un effet direct sur les habitants. Tant que le diagnostic n’est pas finalisé, la peur persiste. Les rumeurs se propagent. Les propriétaires hésitent à engager des travaux. Les locataires craignent de perdre leur logement, ou de se retrouver expulsés sans recours.  

Dans ce climat, la dimension sociale dépasse Tripoli. Les journaux du 17 février 2026 laissent entendre que le problème des bâtiments fragiles peut concerner d’autres villes. La question devient alors nationale. Elle touche la confiance dans les municipalités, l’efficacité des inspections, et la capacité de l’État à financer des consolidations. Une politique de prévention coûte cher. Une politique de réaction coûte des vies. C’est ce dilemme social que la crise remet en pleine lumière.

Pouvoir d’achat et sentiment d’injustice: quand l’État augmente les revenus et renchérit la vie

La société libanaise, au 17 février 2026, est aussi décrite à travers l’équation du pouvoir d’achat. Les journaux associent hausse des salaires publics et hausse des prélèvements, ce qui produit un effet paradoxal dans le quotidien. Nahar du 17 février 2026 résume ce nœud en liant hausse des salaires et hausse des taxes en première page. La formule indique une perception sociale répandue. L’État améliore une situation, mais il le fait en augmentant des coûts qui peuvent frapper tout le monde.  

Ad Diyar du 17 février 2026 détaille ce paquet. Le journal rapporte que le Conseil des ministres a approuvé une augmentation en faveur des fonctionnaires et des militaires, sous forme de rémunérations supplémentaires. Dans le même temps, il mentionne une hausse d’un point de la taxe sur la valeur ajoutée et une modification sur les carburants, avec des réserves exprimées par deux ministres. Ce couplage a un impact social immédiat. Les salariés du secteur public peuvent respirer un peu. Cependant, la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée touche la consommation, donc le panier de base, et la hausse des carburants se diffuse vers les prix des transports et des biens.  

Al Akhbar du 17 février 2026 insiste précisément sur cette diffusion. Le quotidien met en avant l’idée que la hausse salariale est financée par des prélèvements supportés par les citoyens, en liant la taxe sur la valeur ajoutée et les coûts du carburant à l’effort budgétaire. Dans la lecture sociale du journal, l’enjeu n’est pas seulement macroéconomique. Il est moral et quotidien. La taxe sur la valeur ajoutée pèse proportionnellement plus sur les ménages modestes, car elle frappe des dépenses incompressibles. Ainsi, un mécanisme budgétaire devient un mécanisme de redistribution discutée.  

Ce débat alimente aussi un climat de comparaison sociale. Ceux qui ne bénéficient pas d’augmentations, notamment dans le secteur privé ou dans les emplois précaires, voient les prix monter sans compensation. À l’inverse, les salariés publics expliquent qu’ils ont perdu une grande partie de leur pouvoir d’achat et qu’ils ont besoin d’un rattrapage pour maintenir des services essentiels. Les journaux du 17 février 2026 exposent donc une société fragmentée, où l’ajustement budgétaire peut devenir un facteur de tensions entre catégories, plutôt qu’un outil de cohésion.

Al Joumhouriyat du 17 février 2026 ajoute un élément de perception en mettant en avant un chiffre choc sur l’évolution des salaires du secteur public. L’usage d’un multiplicateur vise à marquer l’opinion. Dans la société, ces chiffres sont souvent reçus de manière brute, sans détail de méthodologie. Ils deviennent alors des arguments. Certains y voient une preuve d’emballement. D’autres y voient la preuve d’un rattrapage après une chute dramatique. Dans les deux cas, l’effet social est le même. La discussion se durcit.  

Services publics et confiance collective: l’État sommé de prouver qu’il tient encore

La question sociale ne se limite pas à l’argent. Elle concerne aussi les services. Quand l’État augmente les taxes, la société demande une contrepartie. L’électricité est un symbole majeur, car elle conditionne la vie quotidienne et les coûts des entreprises. Ad Diyar du 17 février 2026 rapporte la nomination des membres du conseil d’administration de l’entreprise publique d’électricité, en même temps que les décisions sur salaires et fiscalité. Dans une société épuisée, l’électricité est un test de crédibilité. Si la gouvernance change sans amélioration du service, le sentiment d’injustice s’aggrave. Si la gouvernance change avec des résultats, un minimum de confiance peut revenir.  

Al Joumhouriyat du 17 février 2026 associe également les nominations liées à l’électricité à l’agenda fiscal et sécuritaire. Ce montage en paquet n’est pas neutre sur le plan social. Il montre que l’État tente de traiter plusieurs urgences en même temps. Cependant, pour la société, la simultanéité peut aussi être perçue comme une absence de priorités claires. Les ménages veulent des actes visibles. Les actes visibles, ce sont des services qui s’améliorent, et une protection qui fonctionne, comme l’illustrent les attentes après le drame de Tripoli.  

Dans ce cadre, Tripoli devient un cas d’école social. La minute de silence au Conseil des ministres, mise en avant par Nahar du 17 février 2026, répond au besoin symbolique. Mais la société attend surtout une prise en charge. Elle attend des relogements. Elle attend une inspection sérieuse des bâtiments. Elle attend une aide aux familles. Chaque retard alimente la colère. Chaque imprécision sur les chiffres alimente les rumeurs. Chaque nouvelle fissure devient une menace psychologique.

Al Akhbar du 17 février 2026 formule une critique plus globale, en présentant l’effondrement comme le produit d’une responsabilité politique diffuse et d’une absence de reddition de comptes. Ce type de discours, même lorsqu’il est polémique, éclaire un fait social. La défiance est devenue un élément structurant de la société. Une société qui ne croit pas aux sanctions, ni aux inspections, ni aux réparations, vit dans un état d’alerte permanent. Cette alerte a un coût humain. Elle se traduit par du stress, par des départs, par une économie de survie.  

Émigration, anxiété et horizon électoral: la société prise entre attente et fatigue

Même lorsque la question migratoire n’est pas traitée comme un dossier autonome dans chaque publication, le 17 février 2026 montre un pays où l’horizon collectif est incertain. Les débats électoraux, rapportés par plusieurs journaux, se superposent à la crise sociale. Quand l’échéance électorale est contestée, ou quand les règles sont discutées, une partie de la population interprète cela comme un risque de blocage prolongé. Ce risque nourrit une fatigue sociale, car l’amélioration du quotidien est souvent associée à la possibilité d’un renouvellement politique.

Al Sharq du 17 février 2026 rapporte une déclaration du ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, affirmant que la procédure électorale a démarré selon la loi en vigueur et qu’un seul acte du Parlement pourrait l’arrêter. Cette phrase a un effet social indirect. Elle cherche à réduire l’angoisse d’un report. Dans une société fragilisée, la perspective d’un scrutin peut servir d’exutoire, même si elle ne garantit pas un changement. À l’inverse, l’idée d’un report renforce le sentiment d’impasse.  

Al Joumhouriyat du 17 février 2026 souligne la tension autour du vote des expatriés et la crainte d’un basculement électoral si la règle change. Ce débat a une dimension sociale profonde. La diaspora est souvent perçue comme un prolongement de la société libanaise, mais aussi comme un juge externe, parce qu’elle a vécu une autre économie, d’autres services, d’autres normes. Le conflit sur le vote reflète donc une bataille sur la représentation de la société. Qui est légitime pour décider. Qui est légitime pour sanctionner. Qui est légitime pour peser.  

La société au miroir de la diplomatie: sécurité, stabilité et coût de la confrontation

Le social est enfin lié, dans les journaux du 17 février 2026, à la question de la stabilité régionale. Al Sharq Al Awsat du 17 février 2026 rapporte une séquence diplomatique où la stabilité et la sécurité au Sud sont liées à des attentes sur le monopole des armes. Ce type de narration a un impact social. Dans l’opinion, toute escalade signifie une hausse de risques, une baisse d’activité, et souvent un renchérissement de l’assurance, du transport et des biens. La société, déjà fragilisée, craint donc la confrontation autant que l’austérité.  

C’est dans ce contexte que les phrases de Joseph Aoun, rapportées le 17 février 2026, sur l’impossibilité de supporter de nouveaux conflits, prennent un poids social. Elles ne sont pas seulement politiques. Elles traduisent une réalité de ménages épuisés, de villes qui se fissurent, et de services qui peinent à fonctionner. La société attend une stabilité minimale pour reconstruire un quotidien. Les journaux montrent que cette stabilité est discutée comme un dossier diplomatique et sécuritaire, mais elle est vécue comme un besoin social.

Une société qui demande des actes: reloger, réparer, contrôler, protéger

Le 17 février 2026, la société libanaise apparaît donc à travers trois urgences liées entre elles. Il y a l’urgence du logement, rendue visible par Tripoli, avec des évacuations et une peur diffuse. Il y a l’urgence du pouvoir d’achat, avec des hausses de salaires qui se heurtent à des hausses de taxes et de carburants. Il y a l’urgence des services publics, avec l’électricité comme symbole de la crédibilité de l’État. Nahar, Al Sharq, Ad Diyar, Al Akhbar et Al Joumhouriyat décrivent chacun, à leur manière, cette même demande collective. La société ne réclame pas seulement des annonces. Elle réclame des relogements rapides, des inspections crédibles, des règles claires, et une protection qui ne dépend pas d’un rapport de force.

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