Destruction au Sud et rupture des usages de coordination
Les frappes israéliennes menées mercredi ont été décrites comme un tournant par Ad Diyar du 23 janvier 2026. Le journal insiste sur l’ampleur des destructions, avec des immeubles « nivelés » et des centaines de logements touchés, pendant que des habitants tentaient de réparer ce qui pouvait l’être. Ad Diyar du 23 janvier 2026 souligne aussi la dimension sociale immédiate, avec des familles déplacées et des villages secoués par une violence jugée plus large que les séquences précédentes.
Un élément est surtout présenté comme inédit. Ad Diyar du 23 janvier 2026 affirme que les frappes ont été réalisées sans avis préalable au mécanisme de coordination. Le quotidien écrit que ni l’armée libanaise ni la Finul n’auraient été informées, alors que cela se faisait d’ordinaire. Ad Diyar du 23 janvier 2026 y voit le signe d’une mise à l’écart volontaire de ce canal.
Al Sharq du 23 janvier 2026 reprend l’idée d’un mécanisme fragilisé. Le journal décrit une dynamique où la troisième réunion annoncée dans le calendrier ne paraît plus acquise, et où les échanges deviennent incertains. Al Sharq du 23 janvier 2026 évoque des facteurs combinés, dont les violations du cessez-le-feu et le contexte régional.
Dans le même mouvement, Al Sharq du 23 janvier 2026 rapporte une alerte de « Projet Watan al-Insan » sur les risques liés à l’arrêt des travaux du mécanisme, et sur le coût politique d’un cadre qui se grippe au moment où le terrain se durcit. Le communiqué cité évoque un élargissement géographique des frappes, et le lien avec la phase suivante de l’opération de reprise du contrôle des armes.
Davos comme scène de pression et comme test de gouvernance mondiale
La journée a aussi été structurée par Davos. Al Quds Al-Arabi du 23 janvier 2026 rapporte que Donald Trump a lancé ce qu’il appelle un « Conseil de la paix » lors du Forum économique mondial, en présentant l’initiative comme un outil pour soutenir un plan de fin de guerre à Gaza. Le quotidien précise toutefois que des fuites non officielles sur une « charte » ont nourri l’idée d’un organe aux prérogatives plus larges, pouvant couvrir d’autres conflits. Al Quds Al-Arabi du 23 janvier 2026 mentionne alors des craintes internationales, liées à une possible concurrence avec l’Organisation des Nations unies et à un affaiblissement de son rôle.
Al Sharq Al Awsat du 23 janvier 2026 décrit la même séquence comme une tentative de « lancement » politique, avec un discours mettant en avant l’aide à Gaza et des objectifs de désarmement du mouvement Hamas. Le journal rappelle aussi le contexte de violations et de tensions autour du cessez-le-feu, ce qui pèse sur la crédibilité immédiate du dispositif.
Al 3arabi Al Jadid du 23 janvier 2026 insiste sur la dimension de légitimité. Le quotidien évoque une inauguration marquée par l’absence de grandes puissances, et affirme que certains articles de la charte donnent à Trump des pouvoirs qualifiés de « royaux ». Al 3arabi Al Jadid du 23 janvier 2026 ajoute que la référence à Gaza, dans la version décrite, apparaît moins centrale que l’objectif initial affiché.
De son côté, Al Bina’ du 23 janvier 2026 met en avant l’idée d’une résistance internationale à ce format, en parlant d’une préférence pour la voie onusienne et d’un coût politique pour Trump après des boycottages ou des réserves d’acteurs majeurs. Le même titre relie cette controverse au dossier régional, en décrivant un basculement discursif vers un cadre de type « accord sécuritaire ».
« Faire quelque chose » au Liban: le message américain se précise par touches
Plusieurs journaux ont relié Davos au dossier libanais, en soulignant des déclarations directes sur le Hezbollah. Al Joumhouriyat du 23 janvier 2026 rapporte que Trump, lors d’une réunion liée au « Conseil de la paix », a déclaré en substance qu’il « ferait quelque chose pour le Liban ». Le journal cite aussi une formule attribuée au président américain, selon laquelle le Hezbollah serait devenu « un petit reste » comparé à ce qu’il était, et qu’il « faut faire quelque chose » à ce sujet.
Al Akhbar du 23 janvier 2026 reprend le même signal, en notant que Trump a promis une action « à propos du Hezbollah » sans entrer dans les détails. Le quotidien place cette phrase dans un climat qu’il décrit comme une remontée des menaces américaines contre le Liban.
Al Sharq du 23 janvier 2026 rapporte également des propos de Trump sur le Hezbollah, avec un diagnostic de faiblesse relative, suivi d’une injonction à agir. Le même article ajoute un autre élément. Il mentionne des déclarations de Nawaf Salam, depuis Davos, sur la « limitation des armes » sur l’ensemble du territoire et sur une progression par étapes, avec une séquence citée allant de la zone entre le Litani et l’Aouali, puis vers Beyrouth et la Békaa.
Cette articulation, entre parole américaine et annonces libanaises, est présentée par certains titres comme un resserrement du calendrier. Al Joumhouriyat du 23 janvier 2026 rapporte des inquiétudes politiques face aux pressions américaines et israéliennes visant à pousser le Liban vers un processus de désarmement du Hezbollah. Le journal décrit une tension interne accrue, et souligne qu’un communiqué du bloc « Al Wafa lil-Muqawama » a ajouté un niveau d’alerte, en alimentant la crainte d’une montée du conflit politique domestique.
Le mécanisme « gelé » et l’idée d’un cadre alternatif, plus direct et plus politique
Au-delà des déclarations, plusieurs sources évoquent un changement de méthode. Ad Diyar du 23 janvier 2026 affirme que Beyrouth aurait reçu des demandes claires en faveur de négociations politiques directes, à haut niveau, en dehors du mécanisme. Le quotidien précise que ce schéma serait conçu sans partenariat français, avec une supervision américaine, dans un pays tiers, et avec l’objectif d’un accord « sécuritaire et politique » ouvrant la voie à un processus de paix plus durable. Ad Diyar du 23 janvier 2026 résume l’alternative en termes tranchés, en parlant d’un choix entre « contrarier Trump » et accepter une négociation politique directe.
Al Sharq du 23 janvier 2026 décrit, lui aussi, un mécanisme « dans le vent », en évoquant l’absence de signaux américains et israéliens à l’approche d’une réunion programmée. Le journal met en avant la dimension politique, en expliquant que le relèvement du niveau de représentation est un enjeu, et que l’avenir de la formule dépend de décisions qui dépassent la simple coordination militaire.
Al Joumhouriyat du 23 janvier 2026 évoque une lecture similaire, mais avec une insistance sur le cadre international. Le journal écrit que le mécanisme serait perçu comme biaisé et que sa mission pourrait être orientée, tout en mentionnant que le Liban a accepté d’élever le niveau de sa représentation. Il ajoute que la partie israélienne chercherait, selon ce récit, à geler le mécanisme pour imposer un cadre alternatif plus restreint, de type trilatéral américano-israélo-libanais, et qui exclurait la France et l’Organisation des Nations unies.
Dans ce paysage, Al Bina’ du 23 janvier 2026 va plus loin en décrivant une logique de remplacement des références classiques. Le titre parle d’un passage de la résolution 1701 et de l’accord d’armistice vers un « accord sécuritaire » et une négociation bilatérale. La formulation reste polémique, mais elle révèle une perception de rupture des cadres.
Une escalade militaire qui se lit comme un levier dans la séquence politique
Plusieurs journaux relient l’intensification des frappes au débat sur la trajectoire du désarmement et du contrôle au Sud. Al Quds Al-Arabi du 23 janvier 2026 rapporte une lecture selon laquelle Israël élargit la pression militaire, en passant de frappes limitées à une pression plus large, « géographique et psychologique ». Le même texte évoque, dans le même souffle, l’annonce par les autorités libanaises de l’achèvement d’une première phase de la politique de contrôle au sud du Litani.
Al Sharq du 23 janvier 2026 fait aussi le lien entre frappes et « phase deux » de la reprise en main. Dans le communiqué qu’il cite, l’idée centrale est qu’une intensification sur le terrain peut servir à hausser les exigences politiques, au moment où l’État affirme progresser dans la mise en œuvre.
Al Akhbar du 23 janvier 2026 met l’accent sur la dimension coercitive. Le quotidien décrit un climat où l’option proposée au Liban se résumerait, selon sa lecture, à la remise des armes du Hezbollah ou à une guerre large. Le journal place cette tension dans la continuité de la phrase de Trump à Davos, ce qui renforce, dans son récit, le sentiment d’un étau.
Al Joumhouriyat du 23 janvier 2026 décrit, de son côté, un risque d’embrasement politique interne. Il évoque un malaise grandissant entre la présidence et le Hezbollah, tout en appelant, dans ses pages, à une formule de compromis interne qui évite une confrontation dont le pays paierait le prix.
Un arrière-plan régional qui s’invite dans la lecture libanaise
Le dossier « Conseil de la paix » a été traité comme un outil pour Gaza, mais aussi comme un signal d’une méthode plus générale. Al Quds Al-Arabi du 23 janvier 2026 montre que le débat déborde de Gaza et touche à la gouvernance internationale. Cette extension est centrale dans les analyses d’opinion du même numéro, qui parlent d’une tentative de créer un dispositif international nouveau et parallèle.
En parallèle, un autre sujet régional revient dans les mêmes éditions et pèse sur la perception de la sécurité au Levant. Al 3arabi Al Jadid du 23 janvier 2026 évoque l’accélération du transfert de détenus soupçonnés d’appartenance à l’organisation État islamique, depuis des prisons liées aux Forces démocratiques syriennes vers l’Irak, dans un cadre de coordination impliquant Washington, Damas et Bagdad. Le thème apparaît aussi dans Al Quds Al-Arabi du 23 janvier 2026, qui mentionne des demandes irakiennes et une dynamique parlementaire autour de ces détenus.
Ce rappel du dossier de l’organisation État islamique renforce, dans plusieurs récits, l’idée que la pression sur le Liban n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une reconfiguration plus large des dossiers sécuritaires gérés par Washington, avec Davos comme vitrine et avec des instruments qui touchent à la fois la guerre de Gaza, les équilibres régionaux et les arrangements de sécurité.
Politique locale: bras de fer sur les armes, bataille des récits et compte à rebours électoral
Présidence, gouvernement et Hezbollah: une crise politique qui s’élargit
Le climat politique s’est durci autour de la relation entre l’État et le Hezbollah. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, décrit un différend ouvert entre le président Joseph Aoun et le Hezbollah. Le journal relie cette tension à des démarches judiciaires visant des médias ou des personnes présentées comme proches du parti.
Al Nahar, 23 janvier 2026, reprend la même idée de fracture. Le quotidien écrit que « le différend s’élargit » et met en avant une intervention du parquet. Le journal souligne aussi que le Premier ministre Nawaf Salam confirme la poursuite d’un plan au nord du Litani.
Dans cette séquence, l’enjeu dépasse un simple incident. Il touche au rôle de la justice. Il touche aussi au cadre du débat public. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, estime que l’appel de proches du parti à se présenter devant la justice peut nourrir une tension plus large. Le journal insiste sur le risque d’un glissement vers une polarisation de rue.
Al Akhbar, 23 janvier 2026, adopte une lecture beaucoup plus accusatrice. Le quotidien parle d’une dérive vers une « logique policière ». Il critique la poursuite de journalistes et de citoyens pour des prises de parole. Il affirme que l’affrontement politique est alimenté par un relèvement du ton entre la présidence, le gouvernement et la résistance.
Cette opposition de lectures structure la scène interne. D’un côté, certains titres défendent une action de l’État. Ils la présentent comme un retour à l’autorité publique. De l’autre, des journaux y voient une stratégie de confrontation. Ils l’analysent comme une pression politique liée au dossier des armes.
Le « désarmement » comme nœud politique et comme source de surchauffe
Plusieurs quotidiens situent la crise autour d’une pression internationale. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, évoque une opération de « mise sous pression » américaine et israélienne. Selon ses sources politiques, cette pression vise un objectif clair. Elle pousserait le gouvernement à avancer sur le retrait des armes. Le journal conclut que cette dynamique se traduit par un « accroissement de l’énervement » entre la présidence et le Hezbollah.
Le débat interne est aussi raconté à travers des signaux publics. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, rappelle que les autorités libanaises annoncent l’achèvement d’une première phase de la politique de contrôle au sud du Litani. Le quotidien lie cette annonce à une intensification militaire israélienne. Il y voit un contexte qui rend le dossier des armes plus explosif.
La pression n’est pas seulement militaire. Elle est aussi politique. Al Nahar, 23 janvier 2026, met en avant une formule qui résume cette logique. Le journal écrit que le Premier ministre « avance » et qu’il insiste sur la poursuite de l’action « au nord du Litani ». Dans le même temps, le quotidien note que la justice se met en mouvement. Cela donne à la séquence un aspect simultanément sécuritaire et institutionnel.
Al Liwa’, 23 janvier 2026, propose un cadrage plus conciliant. Le quotidien annonce que Nawaf Salam « atténue » la confrontation entre Baabda et le Hezbollah. Il présente cette orientation comme un effort de réduction des tensions internes.
Cette divergence montre deux problèmes. Le premier est le rythme. Une partie du pays veut un calendrier accéléré. Une autre redoute une rupture interne. Le second est la méthode. Faut-il avancer par compromis politique. Ou faut-il imposer un rapport de force institutionnel.
Nabih Berri au centre, entre médiation et recherche d’un équilibre
Dans ce contexte, la figure de Nabih Berri revient comme un pivot. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, annonce une visite du président de la Chambre au palais présidentiel. Le journal indique que Berri doit discuter avec Joseph Aoun des développements internes. Il doit aussi aborder les attaques israéliennes et les moyens de les arrêter.
Ce rendez-vous est chargé d’attentes. Berri est souvent présenté comme un canal de stabilisation. Il peut aussi être un relais entre les lignes rouges. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, laisse entendre que l’objectif est d’éviter l’embrasement politique. Le journal suggère que le dossier des armes, combiné aux pressions extérieures, risque de rendre toute décision explosive.
D’autres titres décrivent une compétition de légitimités. Al Akhbar, 23 janvier 2026, accuse les autorités d’élever le niveau de défi face à la résistance. Il estime que cela pousse le pays vers plus de tension. Dans cette lecture, l’intervention de figures comme Berri devient une tentative de contenir un choix binaire.
Justice et libertés publiques: le dossier des convocations devient politique
Le volet judiciaire n’est pas traité comme un simple fait divers. Il est intégré au rapport de force. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, cite l’idée que la convocation de journalistes proches du Hezbollah peut « aggraver » l’énervement. Le journal élargit l’enjeu à la rue. Il redoute une translation du conflit dans l’espace public.
Al Akhbar, 23 janvier 2026, développe un argument plus frontal. Il estime que poursuivre des journalistes ou des citoyens pour des critiques constitue une atteinte à l’idée même de liberté. Le quotidien refuse toute « sacralisation » des responsables. Il place la protection des droits au centre de la bataille politique.
Al Nahar, 23 janvier 2026, adopte une présentation plus institutionnelle. Le journal indique que le parquet se met en mouvement. Il n’emploie pas le même vocabulaire accusateur. En revanche, il souligne la concomitance. Le judiciaire avance pendant que le dossier des armes progresse au nord du Litani. Cette concomitance nourrit une lecture politique, même sans accusation directe.
Le débat devient alors une question de frontières. Où s’arrête l’action judiciaire. Où commence la gestion politique. Et comment l’État peut agir sans déclencher une crise de légitimité. Les journaux du 23 janvier 2026 montrent que ces questions ne sont plus abstraites. Elles sont devenues quotidiennes.
Élections législatives: la date de mai comme test d’État
L’autre grand sujet de politique locale est le compte à rebours électoral. Ad Diyar, 23 janvier 2026, publie un entretien avec Elias Bou Saab. Le vice-président de la Chambre affirme que les élections auront lieu à la date prévue. Il rappelle un calendrier en mai. Il insiste aussi sur un point. Tout changement du texte électoral entraînerait un report.
Ad Diyar, 23 janvier 2026, donne des détails sur la logique des délais. Bou Saab explique que l’ouverture des candidatures doit intervenir quatre-vingt-dix jours avant le scrutin. Il ajoute que l’appel des collèges électoraux doit se faire deux mois avant. Il conclut que ces obligations relèvent surtout du gouvernement.
Le journal décrit aussi une impasse parlementaire. Des projets et propositions seraient déposés. Ils se trouvent en commission. Pourtant, les travaux seraient bloqués par des divergences. Bou Saab affirme que chaque camp tient sa position. Il en déduit que l’exécutif doit appliquer le texte en vigueur.
La question de la diaspora s’ajoute au débat. Ad Diyar, 23 janvier 2026, rappelle qu’un désaccord oppose deux visions. L’une veut que les expatriés votent pour l’ensemble des cent vingt-huit sièges depuis l’étranger. L’autre défend une représentation spécifique des expatriés, via une circonscription dédiée. Le quotidien présente ce point comme un facteur de tension récurrent.
Le même numéro insiste sur le cadre légal actuel. Ad Diyar, 23 janvier 2026, rappelle le texte en vigueur, le numéro de loi, et les précédents de 2018 et 2022. Il évoque aussi des précédents de prolongations au Parlement, justifiées autrefois par des raisons techniques. L’idée sous-jacente est simple. La tentation d’un « report technique » existe toujours.
Le gouvernement face à ses obligations administratives
Dans ce dossier, Ad Diyar, 23 janvier 2026, place la responsabilité sur l’exécutif. Bou Saab affirme que « la balle est dans le camp du gouvernement ». Il cite le rôle du ministère de l’Intérieur. Il indique que le ministre Ahmad Hajjar a déjà lancé des démarches liées aux expatriés. Il mentionne une campagne d’inscription et une date de clôture en novembre.
Cette séquence électorale se lit aussi comme un test de crédibilité. Après des années de crise, chaque étape administrative est scrutée. Ouvrir les candidatures à l’heure. Préparer les listes. Garantir les bureaux. Et éviter toute justification de dernière minute. Ad Diyar, 23 janvier 2026, insiste sur cet enjeu de confiance, en rappelant que le report reste un souvenir politique lourd.
Bou Saab élargit aussi le cadre. Ad Diyar, 23 janvier 2026, rapporte qu’il qualifie la loi actuelle de « boiteuse ». Il la juge marquée par le confessionnalisme. Il affirme que la réforme exige d’enlever la dimension confessionnelle. Il renvoie alors à l’Accord de Taëf. Il cite l’idée d’un Sénat représentant les communautés, et d’une Chambre libérée du confessionnalisme.
Dans le même argumentaire, Ad Diyar, 23 janvier 2026, rapporte une référence directe à la souveraineté. Bou Saab cite Taëf sur la limitation des armes à l’État et la dissolution des milices. Cette référence fait le pont avec la crise du moment. Le débat électoral rejoint alors le débat sur l’autorité.
Réformes, finances et gouvernance: un arrière-plan qui alimente la politique interne
La politique locale n’est pas séparée des réformes. Les journaux associent la stabilité interne à la capacité d’agir sur l’économie. Ad Diyar, 23 janvier 2026, rapporte une rencontre de Nawaf Salam avec la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva. Le Premier ministre présente un projet de loi sur la « فجوة مالية », décrit comme une base pour la récupération des dépôts et la sortie de l’économie de cash. Le journal indique aussi qu’une mission d’experts du Fonds est attendue début février.
Al Liwa’, 23 janvier 2026, reprend la dimension de soutien international. Il affirme que Georgieva salue les réformes du gouvernement. Il ajoute toutefois un contraste politique. Il met en avant que le dossier du « désastre au Sud » reste un sujet sensible, dans un pays où la pression sécuritaire nourrit l’instabilité interne.
Ad Diyar, 23 janvier 2026, rapporte aussi un discours de Joseph Aoun sur la valeur du capital humain et le rôle de la recherche. Le président insiste sur l’investissement dans les centres de recherche. Il présente la science comme un outil de décision. Ce registre vise à projeter une image d’État qui se reconstruit. Il s’inscrit aussi dans une bataille de crédibilité interne.
Ce point n’est pas neutre. Dans la presse du 23 janvier 2026, la notion d’État revient en boucle. Cela vaut pour l’économie. Cela vaut pour la justice. Cela vaut pour les élections. Et surtout, cela vaut pour la question des armes.
Citation et discours des personnalités politiques: mots calibrés à Davos, langage d’autorité à Beyrouth, et bataille des formules sur les armes
Donald Trump à Davos: « faire quelque chose » pour le Liban et réduire le Hezbollah à une « petite trace »
Une phrase, dite à Davos, a circulé dans plusieurs journaux. Elle a aussi servi de test pour les interprétations locales. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, rapporte que Donald Trump a lancé, lors d’un premier échange lié à la création d’un « Conseil de la paix », une promesse directe: « Je ferai quelque chose pour le Liban ». Le quotidien ajoute que le président américain a aussitôt associé cette promesse au Hezbollah. Il a dit, toujours selon Al Joumhouriyat, que le parti est devenu « une petite trace » comparé à ce qu’il était. Il a aussi insisté sur la nécessité d’« agir » sur ce point.
Dans Al Akhbar, 23 janvier 2026, la même séquence est rapportée avec un accent différent. Le journal écrit que Trump, interrogé sur le Liban lors de la cérémonie de signature de la charte du « Conseil de la paix » à Davos, a répondu que les États-Unis « feront quelque chose » au sujet du Hezbollah. Le texte souligne surtout l’absence de détails. Il présente cette phrase comme un signal, mais aussi comme un outil de pression.
Al Nahar, 23 janvier 2026, met en avant une autre formulation attribuée à Trump, sur le même thème. Le quotidien titre sur l’idée que le Hezbollah n’est plus que des « restes », comparé à sa puissance passée. Cette formule, reprise en une, sert à montrer la volonté de Washington de parler en termes de rapport de force. Al Nahar insiste, dans ce cadrage, sur l’effet politique immédiat à Beyrouth, au moment où le débat sur le contrôle des armes monte d’un cran.
Ces citations ne sont pas neutres. Elles construisent un récit de puissance. Elles donnent aussi une marge d’interprétation. Dire « je ferai quelque chose » ne fixe pas une méthode. Pourtant, la phrase pèse car elle intervient dans un moment de frappes au Sud et de discussions sur des mécanismes de coordination. Les journaux du 23 janvier 2026 montrent ainsi une tension entre la formule brève et ses conséquences possibles.
Nawaf Salam à Davos: l’argument des « étapes » et la mise en scène du contrôle au Sud
Dans les récits de Davos, Nawaf Salam apparaît comme une voix qui cherche à encadrer l’action de l’État par un langage de progression. Al Bina’, 23 janvier 2026, rapporte une rencontre du Premier ministre avec le ministre des Affaires étrangères saoudien, Faisal bin Farhan. Le journal cite Salam sur « la limitation des armes » sur l’ensemble du territoire libanais. Il insiste sur une idée politique forte: il s’agirait, selon Salam, de la première fois depuis plus d’un demi-siècle que l’autorité libanaise exerce un contrôle opérationnel complet au sud du Litani, à l’exception de points encore occupés par Israël.
Le même passage, dans Al Bina’, 23 janvier 2026, associe l’enjeu des armes à celui de la crédibilité sécuritaire. Salam y exprime sa confiance dans les progrès sur le plan de la sécurité interne. Le journal mentionne aussi, dans le même ensemble de propos, la question du contrôle des infrastructures, en particulier l’aéroport et les ports. La finalité, telle qu’elle est rapportée, est d’obtenir une amélioration des échanges, comme la levée de restrictions sur des exportations, et un retour plus net des relations avec des pays du Golfe.
Cette rhétorique est construite pour tenir sur deux jambes. D’abord, montrer une action de l’État, donc une capacité. Ensuite, présenter l’action comme graduelle, donc moins explosive. Dans la presse du 23 janvier 2026, cette combinaison revient souvent. Elle vise à éviter une lecture de rupture immédiate, tout en affichant un cap ferme. Elle sert aussi à répondre, de façon indirecte, aux signaux américains, qui sont plus abrupts.
Al Liwa’, 23 janvier 2026, renforce cette lecture d’apaisement. Le quotidien présente Salam comme celui qui « atténue » la confrontation entre Baabda et le Hezbollah. Le titre suggère une ligne de gestion de crise, où la parole publique est utilisée pour réduire la chaleur politique. Dans ce cadre, la parole n’est pas seulement une description. Elle devient une manœuvre.
Des formules qui se répondent: « seule l’arme de l’État » contre « guerre politique » dans la presse
Le débat des citations ne se limite pas aux présidents et aux premiers ministres. Il se joue aussi dans des formules, reprises comme des slogans. Al Bina’, 23 janvier 2026, publie un passage affirmant qu’aucune balle ne part du Sud, et qu’il n’existe « aucun arme » sauf celle de l’État. Le texte oppose cette affirmation à une description de l’occupation et des frappes israéliennes, en soulignant le décalage entre le discours de retenue et la violence sur le terrain. L’enjeu, ici, n’est pas de prouver. Il est de poser une légitimité.
À l’inverse, Al Akhbar, 23 janvier 2026, mobilise une autre grammaire. Le quotidien parle d’une « guerre » menée contre la résistance. Il accuse le pouvoir d’élever le niveau de défi. Il présente l’État comme instrument d’une politique de confrontation. Dans ce récit, les paroles officielles sont vues comme une couverture, et non comme une construction d’autorité neutre.
Ce contraste est important car il montre la fonction des citations. Elles servent à créer de la preuve. Elles servent aussi à choisir le camp du lecteur. Une même idée, comme « l’arme de l’État », peut être présentée comme l’ordre public, ou comme la capitulation. Les titres du 23 janvier 2026 mettent ainsi en scène une bataille sur le sens, plus que sur les mots exacts.
Joseph Aoun: discours d’État, langage de légitimité, et reprise de la figure du « contrôle »
Même lorsque le discours n’est pas directement militaire, il renvoie à la notion d’État. C’est visible dans la façon dont la présidence est décrite par la presse qui suit la crise. Al Akhbar, 23 janvier 2026, cite explicitement Joseph Aoun et Nawaf Salam dans un texte accusateur, en leur attribuant une responsabilité dans la montée de tension politique. Le journal les présente comme ceux qui relèvent le niveau de défi face à une large partie du pays. Dans cette lecture, la parole présidentielle est perçue comme un facteur de polarisation, au lieu d’être un facteur d’unité.
En parallèle, d’autres journaux cherchent des signes d’une parole plus institutionnelle. La scène publique insiste alors sur la capacité d’agir. Même lorsqu’il s’agit d’événements civils ou administratifs, la mise en avant du pouvoir se lit comme une recherche de normalité. Cette normalité, dans la presse du 23 janvier 2026, est souvent résumée en un mot: contrôle. C’est le mot qui revient sur le Sud. C’est aussi l’idée qui revient sur les institutions.
Cette tension d’interprétation est devenue un élément du paysage. Une parole présidentielle peut être lue comme une restauration d’autorité. Elle peut aussi être lue comme une provocation. Le fait que ces deux lectures coexistent, le même jour, montre à quel point les mots sont devenus des actes politiques.
Davos et Riyad: une diplomatie faite de phrases courtes et d’objectifs concrets
La rencontre entre Nawaf Salam et Faisal bin Farhan, telle que rapportée par Al Bina’, 23 janvier 2026, repose sur des mots simples et des objectifs précis. Le ministre saoudien, selon le journal, « salue » les efforts de réforme. Il exprime une volonté de renforcer les relations et la coopération. Le vocabulaire est classique. Il reste prudent. Pourtant, il s’inscrit dans un contexte où le contrôle des armes et la sécurité des infrastructures sont devenus des conditions politiques implicites.
Ce type de discours a une particularité. Il évite la confrontation directe. Il ne nomme pas toujours les acteurs internes. Il se concentre sur les conditions. Cette approche contraste avec le style de Trump, rapporté par Al Joumhouriyat et Al Akhbar le même jour. Là, le nom du Hezbollah apparaît. La comparaison de puissance est posée. Et la phrase « faire quelque chose » agit comme une menace floue.
Ces différences de style comptent. Elles influencent la façon dont la classe politique libanaise réagit. Une pression explicite pousse à des réponses publiques. Une pression implicite pousse à des ajustements techniques. Or, dans les éditions du 23 janvier 2026, les deux se superposent. Cela augmente l’incertitude. Cela rend chaque déclaration plus lourde.
La parole autour du « mécanisme »: un débat indirect, mais chargé de sous-entendus
La crise ne se lit pas seulement dans les grandes citations. Elle se lit aussi dans des mots techniques, devenus politiques. Al Akhbar, 23 janvier 2026, parle d’un « mécanisme » mis « en congé ». Le journal lie cette situation au débat sur l’État, et à la gestion de la frontière sud. Il place la discussion dans une logique de contrainte, où les procédures deviennent un terrain de conflit.
Ad Diyar, 23 janvier 2026, décrit de son côté une rupture de pratiques, au moment des frappes israéliennes. Le journal insiste sur l’absence d’avertissement préalable adressé à l’armée libanaise et à la Finul. Il présente cette absence comme un signal politique, et comme une manière de « tuer » le mécanisme. Même si le texte relève du récit, il pèse car il nourrit l’idée d’un canal qui se ferme.
Dans un tel contexte, la parole publique est contrainte. Les responsables doivent parler sans révéler leurs cartes. Ils doivent aussi rassurer, sans promettre l’impossible. Cela explique la multiplication des formulations prudentes. Cela explique aussi la force des formules tranchantes venues de Washington, qui sont utilisées par les acteurs locaux comme levier ou comme épouvantail.
La première dame Ni’ mat Aoun: discours social et symbolique de l’État, au cœur d’une journée politique
La parole politique ne passe pas seulement par des dossiers militaires. Elle passe aussi par des gestes sociaux, surtout quand ils sont mis en scène comme un signe d’État. Al Sharq, 23 janvier 2026, raconte l’inauguration par la première dame, Ni’ mat Aoun, d’une pièce dédiée aux enfants nés dans la prison des femmes de Baabda. Le journal cite une explication associée au projet. La pièce doit offrir un espace plus sûr, plus privé, et mieux adapté aux enfants de moins de deux ans et à leurs mères.
Cet événement, dans la presse du 23 janvier 2026, prend une place particulière. Il intervient alors que l’État est accusé de dureté par certains, et d’impuissance par d’autres. Montrer un projet social dans une prison, en présence de ministres et de responsables sécuritaires, sert à dire autre chose. Cela dit que l’État existe aussi dans les détails. Cela dit qu’il cherche une image de responsabilité.
Cette dimension est utile pour comprendre la bataille des discours. Une journée où l’on parle de désarmement et de frappes peut aussi être une journée où l’on cherche à déplacer la caméra. On parle de soins. On parle d’enfance. On parle de dignité. Ce n’est pas un hasard si ces scènes sont présentées comme des preuves d’action publique.
Presse, justice et parole: quand une citation devient une ligne rouge
La question des citations rejoint enfin celle de la justice. Elle rejoint aussi la liberté de parole. Al Bina’, 23 janvier 2026, cite le journaliste Hassan Aliaq, qui affirme qu’il ne se présentera que devant le tribunal compétent pour la presse. Cette phrase, rapportée comme une position de principe, met en avant la frontière entre poursuite judiciaire et expression publique.
Al Akhbar, 23 janvier 2026, pousse la critique plus loin. Le journal parle d’un climat de « police » au service d’un pouvoir. Il accuse l’exécutif et la présidence de transformer le conflit politique en procédures. Dans ce cadre, la parole n’est pas seulement un droit. Elle devient un champ de bataille. Chaque convocation, chaque déclaration, est lue comme un acte de domination.
Cette tension est renforcée par le fait que, le même jour, la presse rapporte des paroles très dures venues de l’extérieur, notamment celles de Trump. Cela crée une chaîne de perceptions. Une menace venue de Washington peut servir de justification à des gestes internes. Elle peut aussi servir de preuve d’un alignement. Dans les deux cas, la parole perd sa neutralité. Elle devient une pièce dans une stratégie.
Diplomatie: Davos comme carrefour, Paris et Riyad comme leviers, et débat sur un canal direct avec Israël
Davos, vitrine mondiale et espace de messages ciblés
La séquence de Davos a servi de scène diplomatique. Elle a aussi servi de test de rapport de force. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, rapporte que Donald Trump a choisi ce cadre pour lancer des signaux sur le Liban, au moment d’une escalade au Sud. Le quotidien cite la promesse « Je ferai quelque chose pour le Liban » et la relie à une pression annoncée sur le Hezbollah.
Dans le même mouvement, la presse a décrit Davos comme un lieu où des formats nouveaux sont mis en avant. Ad Diyar, 23 janvier 2026, consacre sa une au « Conseil de la paix » présenté par Trump. Le journal souligne que l’initiative est annoncée comme une coopération avec l’Organisation des Nations unies. Il mentionne aussi une mise en récit de la reconstruction, à travers une référence à Jared Kushner et à un projet d’« imar ».
Ces éléments pèsent sur le dossier libanais. Ils déplacent la discussion. Ils l’installent dans un langage de « solutions » et de « chantiers ». En parallèle, ils donnent à Washington une position de chef d’orchestre. Les journaux du 23 janvier 2026 décrivent ainsi une diplomatie faite de phrases courtes et d’initiatives à fort impact symbolique.
Paris à Davos, canal politique et attente de clarifications
La présence française apparaît en filigrane dans les récits du jour. Nahar, 23 janvier 2026, publie une photo et une légende montrant Nawaf Salam lors d’un échange avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot à Davos. Cette scène est mise en regard d’un contexte de frappes et de tensions internes.
Ad Diyar, 23 janvier 2026, évoque aussi la dimension française, mais sur un ton plus critique. Le quotidien écrit que des « signes d’interrogation » existent côté français sur le sérieux du travail gouvernemental. Il indique que Nawaf Salam a promis de traiter le point rapidement. Cette mention suggère une attente de résultats, et pas seulement une communication.
Dans les lectures diplomatiques, cette nuance est importante. D’un côté, Paris reste un interlocuteur visible. Il reste associé au suivi du Sud et aux cadres internationaux. De l’autre, l’idée circule que la France pourrait être marginalisée si un format plus direct, piloté par Washington, s’impose. Les journaux du 23 janvier 2026 présentent donc une diplomatie française en position d’influence, mais sous contrainte.
Riyad, réouverture graduelle et diplomatie des conditions
Le volet saoudien est traité comme un levier de normalisation. Il est aussi décrit comme un levier conditionnel. Al Liwa’, 23 janvier 2026, évoque le fait que Nawaf Salam cherche à réduire la tension entre Baabda et le Hezbollah, dans un moment où la directrice générale du Fonds monétaire international parle positivement des réformes. Le journal associe ce climat à un sujet diplomatique concret, celui du « dmar janoubi », présenté comme une plaie ouverte et un dossier qui pèse sur la stabilité.
Dans cette grille, la diplomatie du Golfe n’est pas seulement une question de protocole. Elle est liée à la sécurité, au contrôle des frontières, et à la crédibilité de l’État. Même quand les journaux ne détaillent pas tous les termes, ils montrent que les interlocuteurs extérieurs attendent des preuves. Ils attendent une capacité de mise en œuvre. Cela renforce l’idée d’un échange implicite entre soutien politique et progrès internes.
Le « mécanisme » de coordination, symbole d’un canal qui se ferme
La question la plus lourde du jour concerne le canal de gestion du Sud. Ad Diyar, 23 janvier 2026, affirme que les frappes israéliennes se sont produites sans avis préalable à l’armée libanaise et à la Finul. Le journal insiste sur le caractère inédit de l’absence de notification. Il y voit une traduction d’une volonté israélienne de « enterrer » le mécanisme de coordination.
Ce récit compte sur le plan diplomatique. Il décrit un changement de méthode. Il évoque un déplacement de la décision. Il suggère que la coordination technique n’est plus respectée. Dans ce cas, la gestion du terrain devient une affaire politique directe. Elle devient aussi une affaire de tutelle internationale.
Al Akhbar, 23 janvier 2026, reprend l’idée d’un mécanisme mis « en congé ». Le quotidien l’inscrit dans une lecture plus globale. Il parle de pressions américaines et d’un contexte où le Liban est sommé d’accepter un dialogue officiel. Même si le journal adopte un ton polémique, il met en avant un fait politique central, celui d’un outil de médiation fragilisé.
Le spectre d’un format trilatéral et l’ombre d’un canal direct avec Israël
Dans les pages libanaises, un débat revient. Il porte sur la nature du dialogue à venir. Al Akhbar, 23 janvier 2026, annonce que les États-Unis demandent un dialogue officiel et un accord pour mettre fin à l’état d’hostilité avec Israël. Le journal présente cette option comme une demande structurante. Il la place au cœur d’une stratégie américaine de réorganisation.
Ce type de formule réoriente la diplomatie. Il ne s’agit plus seulement de gérer des incidents. Il s’agit de redéfinir le cadre de relation. Cela place Beyrouth devant un dilemme. Cela rend aussi la question de la médiation française et onusienne plus sensible. Si le canal devient strictement américano-israélo-libanais, les équilibres changent.
Dans le même esprit, Ad Diyar, 23 janvier 2026, pose une alternative politique brutale. Le quotidien parle d’un choix entre « fâcher Trump » et accepter une négociation politique. Il insiste sur le fait que la discussion se ferait à haut niveau. Il suggère que ce format se ferait sous supervision américaine, et sans partenariat français. Même si le journal parle de scénarios, il décrit un climat de pression et d’urgence.
La Finul, pilier contesté et enjeu de fin d’année 2026
La diplomatie au Sud passe aussi par le mandat international. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, affirme que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou serait insatisfait du rôle de la Finul. Le quotidien écrit qu’il pousserait vers une fin de mission d’ici la fin de l’année 2026. Le journal rappelle que la Finul, dans cette lecture, est centrée sur la protection de la frontière israélienne, tout en soulignant que ce cadre ne satisfait pas Tel-Aviv.
Ce passage replace le Liban dans une bataille diplomatique classique. Elle se joue au Conseil de sécurité. Elle se joue aussi dans les capitales influentes. Une contestation du mandat de la Finul change les règles du jeu. Elle augmente le risque de vide. Elle augmente aussi le besoin d’un mécanisme crédible. Or, le même jour, Ad Diyar décrit un mécanisme affaibli.
Dans ce contexte, la diplomatie libanaise est prise entre deux impératifs. Elle doit préserver un filet international. Elle doit aussi répondre aux pressions qui veulent réduire ce filet. Les journaux du 23 janvier 2026 montrent que cette contradiction devient un enjeu quotidien, et pas seulement un débat annuel lors du renouvellement du mandat.
Frontière avec la Syrie, passages, et dossiers humains qui reviennent au premier plan
La diplomatie libanaise n’est pas limitée au front Sud. Elle touche aussi la frontière orientale et les dossiers humanitaires. Nahar, 23 janvier 2026, consacre un article au ciblage des passages entre le Liban et la Syrie. Le quotidien pose une question directe. S’agit-il de frappes contre des centres précis, ou d’une escalade liée à l’impasse du mécanisme. Il relie cette interrogation à la sécurité de la frontière et aux équilibres régionaux.
Le même article évoque aussi un dossier sensible. Il s’agit des Libanaises retenues dans le camp d’Al-Hol. Nahar, 23 janvier 2026, explique que le dossier revient sur le devant de la scène après le passage du camp sous l’autorité de l’État syrien, à la suite d’affrontements et d’un recul des Forces démocratiques syriennes. Le journal décrit un enjeu à la fois humain et sécuritaire.
Ces éléments ont une dimension diplomatique claire. Ils impliquent Damas. Ils impliquent aussi des médiateurs. Ils impliquent des échanges sécuritaires. Ils montrent enfin que le Liban est exposé à des décisions prises ailleurs, puis répercutées sur son territoire. La frontière devient ainsi un théâtre secondaire, mais constant, de la crise régionale.
Une diplomatie sous pression, entre recherche de garanties et peur d’une bascule
Les journaux du 23 janvier 2026 décrivent un Liban qui cherche des garanties. Ils décrivent aussi un Liban qui craint une bascule. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, souligne que les Libanais se divisent sur la méthode à adopter face au double dossier du désarmement et de la négociation, alors que les frappes se poursuivent. Le quotidien critique le fait que la bataille interne épuise la capacité de front commun.
Cette division complique la diplomatie. Elle réduit la lisibilité de la position officielle. Elle multiplie les interprétations. En parallèle, l’extérieur envoie des messages plus tranchants. Al Akhbar, 23 janvier 2026, insiste sur une pression américaine visant un accord. Ad Diyar, 23 janvier 2026, insiste sur une alternative qui met Trump au centre.
Au total, la section diplomatique du jour se résume à une réalité simple. Les scènes se multiplient, de Davos à la frontière syrienne. Les canaux se fragilisent, du mécanisme de coordination à la perspective d’une Finul contestée. Les formats possibles se durcissent, avec l’idée d’un canal direct avec Israël. Et les partenaires traditionnels, comme la France, doivent défendre leur place dans un jeu où Washington cherche à fixer seul la méthode.
Politique internationale: recomposition sous pression américaine, guerres persistantes et fragilités d’États
Davos et le « Conseil de la paix »: un format qui inquiète l’Organisation des Nations unies
Le lancement d’un « Conseil de la paix » à Davos a ouvert une controverse immédiate. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, rapporte que Donald Trump a annoncé l’initiative au Forum économique mondial. Washington la présente comme un outil pour soutenir un plan de fin de guerre à Gaza.
Le même texte souligne un second point. Des fuites non officielles sur une « charte » décrite comme un « mithaqu » ont élargi la portée du projet. Selon Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, ces éléments font craindre un conseil aux prérogatives dépassant Gaza. Ils alimentent aussi une crainte de concurrence avec l’Organisation des Nations unies.
La dimension institutionnelle apparaît encore plus clairement dans les pages d’opinion. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, publie une lecture qui présente la charte comme un geste de fond. Le texte affirme que Trump cherche à construire une organisation internationale nouvelle. Elle dépasserait l’idée que le projet se limite à Gaza. Elle s’inscrirait dans un moment où l’Organisation des Nations unies est décrite comme « sans sens ».
Un autre détail a pesé sur la réception. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, indique que la cérémonie de signature à Davos n’a pas montré la présence visible de représentants de grandes puissances. Le texte ajoute que l’absence de certains acteurs a renforcé le doute sur la portée réelle du format.
Ce débat révèle une fracture. D’un côté, une diplomatie de forums veut produire des cadres rapides. De l’autre, des acteurs redoutent une dilution du multilatéralisme. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, place cette crainte au cœur du dossier.
Gaza, Israël et le quotidien de la guerre: santé publique, arrestations et tensions internes
Dans le même numéro, Gaza reste un axe central. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, évoque la dégradation des conditions humanitaires. Le journal cite des témoignages sur une propagation accrue de la grippe. Il décrit des enfants exposés aux maladies, sans protection suffisante.
En Cisjordanie, le journal rapporte la poursuite d’opérations israéliennes. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, mentionne des arrestations à Hébron et une dynamique sécuritaire continue.
La même page montre aussi une tension interne en Israël. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, cite un rapport du « contrôleur de l’État » israélien. Il affirme que 90% des armes non autorisées proviennent de bases de l’armée israélienne. Le journal mentionne aussi une information attribuée à la chaîne 12 sur le rôle du service de sécurité intérieure dans le traitement de gangs criminels dans des localités arabes.
Un autre fait marque la journée. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, rapporte un appel à une grève générale des Palestiniens de 1948. Le mouvement vise la montée de la criminalité et ce qui est décrit comme une collusion policière. Le journal présente cette grève comme une mobilisation majeure.
Le même ensemble d’articles évoque des gestes diplomatiques parallèles. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, signale une rencontre entre Mahmoud Abbas et Vladimir Poutine à Moscou. La mention sert à rappeler que le dossier palestinien circule aussi par des canaux russes.
Syrie: pressions sur les Forces démocratiques syriennes et repositionnement du canal américain
La Syrie apparaît dans un registre plus technique. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, décrit des pressions américaines et internationales sur les Forces démocratiques syriennes. Le journal évoque un accord avec le gouvernement syrien et des contacts avec la direction kurde.
Le texte mentionne une réunion en Kurdistan. Il cite le commandant des Forces démocratiques syriennes, Mazloum Abdi, et l’envoyé américain en Syrie, Tom Barak. L’envoyé insiste sur le respect du cessez-le-feu en place.
Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, évoque aussi une idée de retrait à distance. Le journal parle d’une proposition de recul des forces, à environ dix kilomètres des abords de Hassaké. Cette information est présentée comme un élément de déconfliction.
Cette séquence s’inscrit dans une reconfiguration plus large. Elle rapproche le dossier syrien de celui de l’organisation État islamique. Elle rappelle aussi que Washington ajuste ses alliances, au gré des phases. Cette perception sera reprise dans le débat irakien, le même jour.
Irak et détenus de l’organisation État islamique: demande officielle, crainte des « étrangers » et débat parlementaire
Le transfert de détenus soupçonnés d’appartenir à l’organisation État islamique a relancé une polémique. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, explique que des réactions sont apparues en Irak après des transferts depuis des prisons syriennes auparavant sous contrôle des Forces démocratiques syriennes.
Le journal précise que des responsables politiques mettent en garde contre l’accueil de détenus « étrangers ». Ils évoquent un risque sécuritaire. Ils parlent aussi d’un possible vote parlementaire contraignant pour le gouvernement.
Toujours selon Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, le gouvernement irakien présente la décision comme « préventive ». Elle vise la défense de la sécurité nationale. Le journal ajoute qu’un responsable indique que le transfert a eu lieu à la demande de Bagdad.
La question devient alors institutionnelle. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, cite le député Yasser Iskandar Watout. Il annonce que le Parlement discutera ce dossier lors de la prochaine séance. Il évoque aussi une démarche de contrôle, avec une interrogation sur la nature de l’accord avec les États-Unis.
Les pages d’opinion amplifient les dilemmes. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, publie une analyse sur la « mu’dila » des détenus et de leurs familles. Le texte insiste sur les problèmes issus de la guerre contre l’organisation État islamique. Il évoque le poids des arrangements de guerre et la nécessité d’une révision critique des pratiques.
En parallèle, Al Sharq Al Awsat, 23 janvier 2026, situe l’Irak dans une autre tension. Le journal évoque un « m’khraj tawari » possible pour des factions armées. Il ajoute que cette sortie ne conviendrait pas à tous. Le texte décrit une pression accrue sur des forces chiites et un débat sur le « hassr al-silah », donc la limitation des armes.
Le même article cite une lecture d’un diplomate occidental. Il explique que ces groupes doivent désormais réfléchir à deux fois. Il ajoute que la sortie du jeu des Forces démocratiques syriennes sert de leçon. Il pose une question implicite sur le sort de ceux qui misent sur un affrontement ouvert.
Iran et États-Unis: menaces, dissuasion et guerre des mots autour du nucléaire
L’Iran occupe aussi une place majeure dans les pages internationales. Al Sharq Al Awsat, 23 janvier 2026, décrit un échange récent d’avertissements entre Téhéran et Washington. Le journal évoque le risque d’une confrontation large, si des dirigeants étaient visés.
Le même article rapporte un rappel venu de Davos. Trump évoque la possibilité de frapper des installations iraniennes pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire. Le journal ajoute qu’il n’exclut pas des étapes supplémentaires. Il dit aussi laisser une porte ouverte à la négociation.
Du côté iranien, Al Sharq Al Awsat, 23 janvier 2026, cite le chef des opérations iraniennes, Gholam Ali Abdollahi. Il avertit d’une réponse « rapide, précise et destructrice » à toute attaque. Le journal cite aussi le commandant des Gardiens de la révolution, Mohammad Pakpour, qui affirme que les forces ont « le doigt sur la gâchette ».
La pression se prolonge par la parole religieuse. Al Sharq Al Awsat, 23 janvier 2026, rapporte une position du dignitaire Nasser Makarem Shirazi. Il juge les menaces contre Ali Khamenei « insupportables ». Il dit qu’elles équivalent à une déclaration de guerre.
Le même passage attribue au dignitaire une critique directe de Trump. Le texte évoque une dénonciation des sanctions et un rejet de la logique de négociation, présentée comme non rationnelle. Cette tonalité montre une cristallisation interne en Iran.
Dans ce climat, l’Iran apparaît comme un dossier double. Il y a la menace militaire, autour du nucléaire. Il y a aussi la bataille symbolique, autour de la légitimité. Al Sharq Al Awsat, 23 janvier 2026, décrit cette tension à travers des formules de dissuasion.
Ukraine: intensification de la pression pour « finir la guerre » et recherche de garanties
La guerre en Ukraine revient au premier plan via la diplomatie américaine. Al Sharq Al Awsat, 23 janvier 2026, titre sur un durcissement américain. Il parle d’une « nécessité » de mettre fin à la guerre.
Al 3arabi Al Jadid, 23 janvier 2026, présente une lecture plus politique. Il parle d’un « optimisme prudent » américain sur un arrêt de la guerre. Le journal mentionne la demande du président ukrainien Volodymyr Zelensky pour des garanties de sécurité américaines. Ces garanties accompagneraient un accord de paix potentiel.
Le même article évoque aussi une dimension de contacts. Il mentionne des figures comme Witkoff et Jared Kushner, décrites comme se rendant de nouveau à Moscou. Le journal insiste sur la difficulté du dialogue, tout en décrivant des documents « presque prêts ».
À côté de ces récits, une colonne d’Al Sharq, 23 janvier 2026, adopte un ton très interprétatif. Elle présente Trump comme un « empereur » et associe l’arrêt de la guerre d’Ukraine à une vision personnelle du pouvoir. Ce registre est une opinion. Il révèle toutefois un climat médiatique où la figure américaine est perçue comme centrale.
Yémen: rivalités régionales, discours sécuritaire et soutien saoudien revendiqué
Le Yémen apparaît dans un cadrage de stabilité et de rivalités. Al Sharq Al Awsat, 23 janvier 2026, rapporte des propos de Rashad al-Alimi. Il affirme que les institutions de l’État progressent dans l’unification de la décision sécuritaire et militaire. Il cite aussi une amélioration des services de base dans des zones « libérées », avec un appui saoudien.
Le même article souligne une polémique avec Abou Dhabi. Alimi se dit étonné d’une réaction émiratie et d’une promotion de l’idée d’un retour du terrorisme. Le journal présente ces tensions comme liées au retrait d’une présence militaire émiratie.
Al Sharq Al Awsat, 23 janvier 2026, ajoute des détails financiers et politiques. Il évoque le paiement par l’Arabie saoudite de salaires de formations militaires auparavant financées par Abou Dhabi. Il mentionne aussi des projets de services et le lancement d’un dialogue sud-sud, sous parrainage saoudien, avec une promesse d’inclusion.
Dans un autre registre, Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, rapporte une condamnation d’un « attaque non justifiée » contre un convoi militaire, via des messages publics d’acteurs internationaux. Le journal cite des condoléances américaines et une condamnation européenne.
Ces éléments montrent un dossier yéménite pris entre deux logiques. Il y a la stabilisation institutionnelle revendiquée. Il y a aussi les risques sécuritaires et les rivalités entre partenaires régionaux. Al Sharq Al Awsat, 23 janvier 2026, met ce mélange au centre de son récit.
Venezuela: arrestation, « dialogue » annoncé et diplomatie de contrainte
L’Amérique latine s’est invitée dans l’actualité internationale. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, rapporte que la Maison Blanche a annoncé une possible visite de la présidente intérimaire du Venezuela, Delcy Rodriguez, à Washington. Le texte précise qu’elle est l’ancienne députée de Nicolas Maduro, arrêté par les États-Unis le 3 janvier.
Le journal cite Rodriguez parlant d’un processus de dialogue et de travail avec les États-Unis, sans crainte. Il évoque une volonté de traiter des divergences par la diplomatie. Le texte ajoute qu’une visite de ce type serait la première, hors réunions onusiennes, depuis plus d’un quart de siècle.
Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, décrit ensuite une série de concessions attribuées à la nouvelle direction. Il évoque des accords pétroliers, des promesses de libération de détenus politiques et des réformes législatives pour attirer l’investissement. Il mentionne aussi une reprise des expulsions de migrants depuis les États-Unis vers le Venezuela.
Le même article note une menace. Trump est présenté comme prêt à frapper à nouveau le Venezuela en cas de non-coopération. Le journal cite aussi la demande américaine d’impliquer une figure de l’opposition dans la gestion du pays.
Al 3arabi Al Jadid, 23 janvier 2026, élargit la scène. Il décrit une tension États-Unis–Union européenne, liée à l’idée américaine d’annexer le Groenland au nom de la sécurité nationale. Le journal place cette tension dans une compétition avec la Russie et la Chine dans l’Arctique.
Algérie, Tunisie, Soudan, Europe: des crises politiques et des faits lourds qui persistent
Le Maghreb apparaît à travers des dossiers de mémoire et de droits. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, indique que le Conseil de la nation algérien a voté une révision de la demande d’excuses et de compensation dans une loi criminalisant le colonialisme français. Le texte précise que la demande de reconnaissance est maintenue.
Toujours dans Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, un passage évoque la Tunisie. Il mentionne un appel à libérer des prisonniers d’opinion et à cesser l’usage de la justice contre des politiques et des activistes. Il cite aussi une lettre de Rached Ghannouchi aux Tunisiens, à l’occasion de mille jours de détention, avec un appel à l’unité.
Le Soudan est évoqué par un chiffre choc. Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, rapporte que l’État d’Al Jazira accuse les forces de soutien rapide d’avoir tué plus de sept mille civils pendant leur contrôle de la zone. Le journal décrit aussi des violations graves, dont des arrestations et des disparitions.
En Europe, Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, rapporte une série d’accidents ferroviaires en Espagne. Le journal cite un quatrième incident en moins d’une semaine, près de Carthagène, avec des blessés. Il rappelle aussi des accidents précédents, dont un accident mortel récent.
Ces brèves, mises bout à bout, dessinent un tableau cohérent. Les crises politiques durent. Les violences continuent. Les institutions sont contestées. Dans le même temps, de nouveaux formats diplomatiques sont proposés. Davos devient alors un miroir. Il montre l’ambition de remodeler les cadres. Il montre aussi la peur d’un monde moins réglé.
Économie: réforme bancaire sous surveillance, budget 2026 retouché, et signaux contrastés sur la reprise
Fonds monétaire international et loi sur l’écart financier: le dossier des dépôts revient au centre
La rencontre de Nawaf Salam avec la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a été présentée comme un moment charnière. Ad Diyar, 23 janvier 2026, rapporte que le Premier ministre a défendu un projet de loi consacré à l’écart financier. Le journal indique qu’il le présente comme un texte aligné sur des standards discutés avec les experts du Fonds. Il affirme que ce projet doit aider à remettre le secteur bancaire sur une trajectoire plus stable.
Ad Diyar, 23 janvier 2026, relie cette loi à une promesse centrale pour l’opinion. Le texte est présenté comme une base pour une restitution graduelle des dépôts. Le journal insiste sur l’idée que la réforme ne peut pas rester un slogan. Elle doit produire un cadre clair, puis un calendrier. Il souligne aussi que le gouvernement veut rompre avec une gestion improvisée de la crise bancaire.
Dans le même passage, Ad Diyar, 23 janvier 2026, met en avant un objectif opérationnel. Il s’agit de réduire l’économie des paiements en espèces. Le journal écrit que Nawaf Salam présente cette réduction comme un moyen d’améliorer la conformité financière. Il la relie aussi à l’effort visant à sortir le Liban d’une liste de surveillance. Cette approche cherche à répondre à une contrainte externe, mais aussi à un besoin interne de traçabilité.
Le calendrier annoncé donne une densité au discours. Ad Diyar, 23 janvier 2026, évoque l’envoi d’une mission du Fonds au Liban du 9 au 13 février. Le journal présente cette mission comme une étape technique et politique. Elle doit, selon ce récit, transformer des intentions en paramètres vérifiables. Cela inclut la réforme bancaire, mais aussi les équilibres budgétaires et la gouvernance.
Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, décrit le même dossier sous un angle plus prudent. Le journal rapporte que Nawaf Salam a parlé d’un projet de loi d’assainissement financier et de récupération des dépôts. Il affirme, selon le quotidien, que parler de refus serait excessif. Le Fonds, tel que cité, ne pourrait pas soutenir le texte dans sa forme actuelle. Il proposerait plutôt des modifications. Cette nuance est importante. Elle place la discussion dans une logique de négociation et de conditions.
Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, ajoute un point très sensible. Le journal rapporte que Salam évoque la possibilité de rendre l’équivalent de cent mille dollars à chaque déposant sur quatre ans. Il relie cette idée à l’existence de réserves à la Banque du Liban et de liquidités dans les banques. Dans ce récit, l’argument central repose sur l’horizon. Il ne s’agit pas de promettre un remboursement immédiat. Il s’agit de présenter une trajectoire sur plusieurs années.
Ce type de déclaration a un double effet. D’un côté, il peut rassurer. Il introduit un chiffre compréhensible. Il offre une perspective concrète. De l’autre, il accroît l’attente. Il expose le gouvernement à une critique immédiate si le cadre légal tarde. Il expose aussi les banques à une pression accrue de leurs clients. Cette tension traverse les récits du 23 janvier 2026.
Budget 2026: ajustements ciblés, priorité sociale, et mise en scène de la discipline
Le budget 2026 a été couvert comme un exercice de compromis. Nahar, 23 janvier 2026, explique que les modifications discutées en commission n’ont pas changé la taille globale du budget. Le journal précise que l’équilibre général n’a pas été modifié. L’ajustement s’est fait surtout par des transferts de crédits. La majorité des transferts a été orientée vers des postes sociaux et sanitaires. Le texte mentionne aussi un effort pour améliorer le fonctionnement des institutions de sécurité et de l’armée.
Nahar, 23 janvier 2026, insiste sur le contexte. Le budget se construit dans une situation décrite comme exceptionnelle. Le journal cite le président de la commission des finances, Ibrahim Kanaan, qui parle d’une mission difficile. Dans cette lecture, le budget n’est pas un plan de croissance classique. Il ressemble davantage à une tentative de stabilisation. Il vise à préserver des services essentiels, puis à rétablir des routines administratives.
Le même quotidien met en avant une dimension de contrôle. Nahar, 23 janvier 2026, indique que les crédits des organes de contrôle ont été augmentés. Il évoque aussi la suspension de crédits liés à des contrats de location jugés élevés, en attendant une renégociation. Le signal recherché est clair. Il s’agit de réduire des dépenses perçues comme inutiles. Il s’agit aussi de montrer une volonté de surveiller l’exécution.
Ces choix peuvent sembler limités. Pourtant, ils ont une portée politique. Ils touchent à la dépense courante. Ils touchent aussi à des pratiques installées. Dans un pays où la confiance a été détruite, la dépense publique devient un symbole. Chaque coupe et chaque renégociation servent à prouver une rupture, même partielle, avec le passé. Nahar, 23 janvier 2026, présente cette ligne comme une correction nécessaire, mais encore fragile.
Le budget se retrouve aussi lié à la sécurité. Les mêmes journaux parlent, le même jour, de destructions au Sud et de tensions politiques. Cette simultanéité compte. Elle rappelle que l’équilibre budgétaire dépend d’une stabilité minimale. Une dépense sociale peut être vite absorbée par une urgence. Une réforme administrative peut être bloquée par une crise. Le budget 2026 est donc décrit comme un test d’État, pas seulement comme un tableau de chiffres.
Marchés et indicateurs: obligations internationales, finances publiques et confiance conditionnelle
Un indicateur de confiance revient souvent dans la presse économique. Il s’agit du prix des obligations internationales libanaises. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, publie des extraits d’un rapport annuel de Bank Audi. Le journal affirme que 2025 n’a pas été une année normale. Il indique toutefois que certains indicateurs ont changé après une évolution politique. Cette présentation insiste sur une reprise possible, mais conditionnelle.
Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, donne un chiffre marquant. Le journal indique que les prix des obligations internationales auraient plus que doublé en 2025. Il situe le mouvement entre environ 12,75 cents par dollar au début de l’année et environ 28 cents à la fin. Il rappelle aussi une chute précédente, autour de 6 cents, lors de la guerre de septembre 2024. La hausse est attribuée à une demande accrue d’investisseurs institutionnels étrangers. Elle est présentée comme un pari sur une restructuration future et sur un chemin de réforme.
Le même ensemble de données aborde les finances publiques. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, écrit que les finances publiques auraient dégagé en 2025 un excédent net proche d’un milliard de dollars. Le journal affirme que cela dépasse l’objectif de déficit nul annoncé dans le budget. Il ajoute que les recettes publiques auraient dépassé les prévisions de 21%, en franchissant le seuil des six milliards de dollars. Ces chiffres sont utilisés comme signe d’amélioration ponctuelle. Ils ne sont pas présentés comme un retour à la normalité.
Sur le volet bancaire, Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, évoque une progression des dépôts en devises nouvelles. Le journal estime le flux à 1,3 milliard de dollars sur les onze premiers mois de l’année. Il situe le total autour de 4,5 milliards fin novembre, soit une hausse de 40%. Le texte relie cette progression à une stabilité politique relative. Il la relie aussi à une attente, celle d’un cadre légal sur l’écart financier qui clarifierait les pertes et les responsabilités.
Ces indicateurs de marché produisent une lecture simple. La confiance peut remonter vite. Elle peut aussi retomber vite. Elle dépend de la loi bancaire. Elle dépend de la discipline budgétaire. Elle dépend aussi d’un facteur qui échappe aux économistes, la sécurité. C’est pourquoi la presse du 23 janvier 2026 associe presque toujours les chiffres à des conditions politiques.
Scénarios 2026: croissance possible, mais attachée à la sécurité et aux réformes
Al Sharq, 23 janvier 2026, propose une lecture par scénarios. Le journal décrit un scénario positif fondé sur la stabilité sécuritaire, une reconstruction large, un afflux de capitaux et l’adoption d’une loi sur l’écart financier. Il y ajoute un accord final avec le Fonds monétaire international. Dans ce cas, l’article évoque une croissance réelle du produit intérieur brut pouvant atteindre 8%.
Le même article décrit un scénario moyen. Il l’associe à une reconstruction limitée, des querelles politiques et des réformes faibles. Il évoque aussi un scénario négatif. Celui-ci repose sur une détérioration sécuritaire, l’absence de flux et une baisse de l’activité. Cette structure en trois cas a une fonction. Elle montre que l’économie libanaise n’est pas seulement une question de techniques. Elle est une question de trajectoire collective.
Ce type de présentation renforce une idée déjà présente dans les autres titres. Les réformes ne suffisent pas si la sécurité se dégrade. À l’inverse, la sécurité ne suffit pas si l’État reste incapable d’encadrer les banques et les finances publiques. L’économie apparaît donc comme un système de conditions liées. Les journaux du 23 janvier 2026 insistent sur cette dépendance mutuelle.
Conformité financière et décisions de gel: un choc de procédure qui rappelle la fragilité du système
Un autre dossier a frappé le secteur bancaire, mais par la voie de la conformité. Al Sharq, 23 janvier 2026, rapporte la circulation d’une décision attribuée à la Commission spéciale d’enquête à la Banque du Liban. Le journal écrit qu’elle ordonne le gel de comptes et l’interdiction de disposer de contenus de coffres, liés directement ou indirectement à plusieurs personnes et sociétés. Le texte présente cette décision comme un acte conservatoire.
Al Sharq, 23 janvier 2026, précise la durée évoquée. Il parle d’un gel de six mois, avec possibilité de prolongation de trois mois, sauf décision contraire. Le journal ajoute que les banques et institutions financières doivent exécuter la mesure. Il indique aussi qu’un régime de contrôle s’applique aux comptes liés au paiement des salaires, avec une obligation de revenir à la Commission pour tout acte de disposition.
Le même article mentionne des noms et des sociétés visées, dont des entités enregistrées à Beyrouth et d’autres présentées comme enregistrées à l’étranger. Le journal inscrit cette mesure dans le cadre de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Il souligne que la diffusion de la décision a secoué le secteur, notamment par son caractère présenté comme sensible.
Cet épisode nourrit un paradoxe. D’un côté, il peut être interprété comme un renforcement des outils de conformité. Cela répond à une demande internationale. De l’autre, il peut créer de la peur. Il rappelle que le système reste sous tension. Il rappelle que des procédures lourdes peuvent s’appliquer sans préavis clair pour le public. Al Sharq, 23 janvier 2026, montre cette ambivalence en décrivant l’effet de choc sur les banques.
Dans ce climat, la Banque du Liban, dirigée par Karim Souaid, reste observée sur deux fronts. Elle doit soutenir la stabilisation monétaire. Elle doit aussi renforcer les mécanismes de contrôle. La presse du 23 janvier 2026 suggère que ces deux missions se rencontrent dans le dossier de l’économie des paiements en espèces et dans celui de la conformité.
Économie réelle: la saison de ski comme micro-indicateur de circulation et de confiance
Au-delà des banques, l’économie réelle apparaît à travers des signaux de terrain. Nahar, 23 janvier 2026, publie un papier sur la saison de ski. Le journal écrit que la saison a commencé tôt et de manière forte. Il décrit des stations animées et une dynamique qui touche l’hôtellerie, la restauration et les services. Le texte présente cette saison comme un indicateur de mouvement, donc de circulation d’argent.
Le même article donne une clé utile. Le tourisme d’hiver agit souvent comme un déclencheur local. Il remet des travailleurs en activité. Il active des transports et des commerces. Il attire aussi des visiteurs qui consomment en devises. Dans un pays où l’épargne reste bloquée et où le crédit est faible, ces flux réels comptent. Ils ne réparent pas le système bancaire. Pourtant, ils produisent un effet immédiat sur des régions entières.
Cette lecture rejoint le discours de scénarios. Une reprise peut se voir dans les montagnes, puis disparaître si la sécurité se dégrade. Elle peut se renforcer si la stabilité s’installe. Elle peut aussi se transformer si la réforme bancaire permet un retour partiel des paiements formels et de l’investissement. Nahar, 23 janvier 2026, traite ainsi la saison comme une respiration économique fragile, mais visible.
Une reprise suspendue à un triangle: sécurité, loi bancaire, et crédibilité de l’État
Les journaux du 23 janvier 2026 convergent sur une conclusion implicite, sans la formuler comme telle. L’économie peut repartir. Pourtant, elle dépend d’un triangle de conditions. La première est la sécurité. Les destructions au Sud et l’incertitude régionale pèsent sur la confiance, donc sur les flux. La deuxième est la loi bancaire sur l’écart financier, car elle conditionne la relation entre banques, déposants et État. La troisième est la crédibilité administrative, illustrée par le budget et par les organes de contrôle.
Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, résume cette fragilité à travers le rapport de Bank Audi. Le journal souligne que 2026 sera un examen difficile, malgré des signaux positifs observés en 2025. Il insiste sur le fait qu’un chiffre favorable ne suffit pas. Il faut une trajectoire. Il faut aussi une capacité d’exécution.
Ad Diyar, 23 janvier 2026, insiste de son côté sur la logique de transformation. Le gouvernement lie la réforme bancaire à la réduction des paiements en espèces et à la conformité. Il la lie aussi à la discussion avec le Fonds. Cette architecture vise à créer un cercle vertueux. Mais elle repose sur une condition immédiate, que la loi soit adoptée et appliquée.
Enfin, Al Quds Al-Arabi, 23 janvier 2026, montre le degré de sensibilité politique du dossier des dépôts. L’évocation d’un montant par déposant sur quatre ans illustre une stratégie de communication. Elle cherche à fixer un horizon. Elle cherche aussi à éviter le désespoir. Pourtant, elle crée une obligation. Elle exige un calendrier, des règles et une transparence.
Justice: convocation de journalistes, bras de fer sur la compétence des tribunaux, et reprise des enquêtes financières
Parquet et médias: l’affaire des convocations devient un test institutionnel
Une dynamique judiciaire a pris une dimension politique. Nahar, 23 janvier 2026, indique que le parquet s’est mis en mouvement. Le quotidien présente cette évolution comme un fait majeur du jour. Il la place au même niveau que les débats sur la sécurité au sud du Litani.
Dans le même esprit, Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, relie l’activation judiciaire à la montée des tensions entre l’État et le Hezbollah. Le journal décrit un climat d’énervement. Il insiste sur le risque d’escalade interne si les procédures sont perçues comme une provocation.
Al Akhbar, 23 janvier 2026, propose une lecture frontale. Le quotidien parle d’un État qui bascule vers une logique de contrainte. Il affirme que l’appareil judiciaire et sécuritaire est mobilisé dans une confrontation politique. Il évoque une « guerre » contre la résistance.
Cette divergence de récits montre un point central. Dans le Liban de janvier 2026, une convocation ne reste plus une simple procédure. Elle devient un signal. Elle devient aussi un instrument de rapport de force. Cela vaut surtout quand la cible est un journaliste.
Tribunal de la presse ou droit commun: une bataille sur la compétence
Le dossier prend une tournure technique, mais hautement symbolique. Al Bina’, 23 janvier 2026, rapporte une position publique du journaliste Hassan Aliaq. Il affirme qu’il ne se présentera que devant la juridiction compétente pour les affaires de presse. La formule vise à tracer une limite claire. Elle oppose le droit de la presse aux procédures de droit commun.
Al Akhbar, 23 janvier 2026, reprend ce type d’argument. Le quotidien insiste sur la protection de la liberté d’expression. Il critique l’idée de poursuivre des opinions comme s’il s’agissait d’infractions classiques. Dans son récit, l’enjeu n’est pas la personne. Il est le précédent.
Du côté des titres plus institutionnels, la question est traitée autrement. Nahar, 23 janvier 2026, évoque l’intervention du parquet sans adopter le même vocabulaire. Le quotidien décrit un mouvement de la justice. Il ne le réduit pas à une bataille idéologique.
Cette opposition révèle une fragilité. La justice doit montrer qu’elle agit. Pourtant, elle doit aussi éviter de paraître instrumentalisée. La frontière est étroite. Elle est encore plus fine quand la procédure touche au champ médiatique.
Enquêtes parallèles et conflits de prérogatives: l’exemple d’un dossier à Nabatiyeh
Au-delà des médias, la justice se lit aussi dans des enquêtes administratives et financières. Nahar, 23 janvier 2026, évoque un dossier à Nabatiyeh lié à des documents et à des soupçons autour d’un agent. Le journal indique que le ministère des Finances a renvoyé l’agent mis en cause vers l’inspection. Il ajoute que l’appareil de sécurité d’État à Nabatiyeh a ouvert des investigations parallèles sur les mêmes pièces.
Le passage insiste sur une tension institutionnelle. Nahar, 23 janvier 2026, évoque un décalage entre ces investigations et l’action déjà engagée par le parquet financier. Le quotidien parle d’un chevauchement qui semble ignorer la priorité de la justice financière.
Ce type de chevauchement n’est pas rare. Il complique la lisibilité. Il multiplie les acteurs. Il peut aussi diluer les responsabilités. Or, dans une période de réforme, la coordination judiciaire devient un enjeu en soi.
Gel de comptes et lutte contre le blanchiment: la procédure conservatoire comme message au secteur bancaire
La justice financière a aussi été alimentée par un dossier de conformité. Al Sharq, 23 janvier 2026, rapporte la diffusion d’une décision attribuée à la Commission spéciale d’enquête de la Banque du Liban. Le journal écrit qu’elle ordonne le gel de comptes et l’interdiction de disposer de contenus de coffres liés à des personnes et à des sociétés.
Al Sharq, 23 janvier 2026, précise que la mesure est conservatoire. Il évoque une durée de six mois, avec une possibilité d’extension. Le journal ajoute que les banques et institutions financières doivent exécuter la décision. Il mentionne aussi des règles particulières pour des comptes liés au paiement des salaires, avec une exigence de revenir vers l’autorité compétente pour toute opération.
Dans ce dossier, l’effet ne tient pas seulement au contenu. Il tient à la circulation du document. Al Sharq, 23 janvier 2026, explique que la diffusion sur les réseaux a relancé le débat sur les procédures de contrôle. Elle a aussi ravivé l’inquiétude des acteurs économiques.
Une telle mesure peut être lue de deux façons. Elle peut renforcer l’idée d’un État qui reprend ses outils. Elle peut aussi alimenter la peur d’une justice opaque. Cette ambiguïté est au cœur des crises de confiance libanaises.
Publicité judiciaire et procédures: les avis de tribunaux comme trace du fonctionnement quotidien
Les pages judiciaires des quotidiens rappellent aussi un aspect moins politique. Il s’agit de la routine des tribunaux. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, publie un avis de procédure lié à une affaire de filiation. Le document mentionne une convocation d’une partie dont le lieu de résidence est inconnu, avec une date d’audience fixée à la fin février 2026.
Ce type de publication montre un point simple. Malgré la crise, les juridictions continuent de produire des actes. Elles notifient. Elles fixent des audiences. Elles organisent des délais. Elles appliquent la publicité légale quand la notification classique est impossible.
Al Akhbar, 23 janvier 2026, publie aussi des annonces judiciaires. Le quotidien mentionne une procédure devant une chambre d’un tribunal à Nabatiyeh, avec une référence à une présidence de juridiction et à des juges assesseurs.
Ces avis peuvent sembler secondaires. Pourtant, ils ont une valeur. Ils rappellent que l’appareil judiciaire ne se limite pas aux crises politiques. Il reste une machine administrative. Il traite des conflits civils. Il traite aussi des formalités de droit.
Justice et récit politique: quand la critique se formule comme accusation de « légalisation »
Dans les pages d’opinion, la justice devient un objet de bataille. Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, publie un texte très polémique sur la crise financière. L’auteur y décrit une transformation de la justice en outil de justification. Il associe cette critique aux suites des politiques financières passées et aux débats sur les dépôts.
Même si ce texte est une opinion, il révèle un état d’esprit. Une partie du public pense que la justice a été impuissante. Une autre pense qu’elle a été sélective. Et beaucoup exigent des actes visibles, surtout sur les dossiers bancaires et sur les responsabilités publiques.
Cette pression sociale explique le poids d’une décision de gel. Elle explique aussi la sensibilité des affaires liées aux procédures financières. Dans un pays où l’épargne a été touchée, la justice financière n’est pas seulement un domaine. Elle est une question existentielle.
Dossiers fonciers et administrations: quand la justice croise le cadastre et les registres
Les affaires de registres et de foncier reviennent souvent dans la presse judiciaire. Al Akhbar, 23 janvier 2026, publie un avis mentionnant un responsable du registre foncier à Beyrouth, avec une indication de délai de recours de quinze jours.
Ces éléments soulignent une réalité. Le foncier reste un espace de conflit. Il implique des droits de propriété. Il implique aussi des procédures longues. Dans un pays en crise, ces procédures pèsent sur les familles et sur les entreprises.
Nahar, 23 janvier 2026, avec l’exemple de Nabatiyeh, rappelle aussi que les dossiers administratifs peuvent basculer vers le pénal ou vers le disciplinaire. L’intervention de l’inspection et l’ouverture d’investigations parallèles montrent un mélange d’autorités.
Ce mélange crée une zone grise. Qui enquête en premier. Qui transmet à qui. Qui décide de la suite. Chaque chevauchement peut ralentir l’action. Il peut aussi nourrir des soupçons de contrôle politique.
Le contexte sécuritaire comme accélérateur de dossiers judiciaires sensibles
Les tensions sécuritaires aggravent la sensibilité de la justice. Nahar, 23 janvier 2026, lie la mise en mouvement du parquet à un climat de confrontation politique. Le journal insiste sur la simultanéité des dossiers. Le débat sur les armes avance. La justice bouge en parallèle.
Al Joumhouriyat, 23 janvier 2026, suggère la même simultanéité. Il évoque le risque d’un affrontement interne, au moment où la pression externe augmente et où l’escalade au Sud pèse sur la cohésion. Dans ce cadre, chaque décision judiciaire devient un acte qui peut calmer ou enflammer.
Al Akhbar, 23 janvier 2026, inverse la lecture. Le quotidien dit que la confrontation est voulue par le pouvoir. Il présente l’État comme un instrument au service d’une option politique d’alignement.
Ces trois récits ne s’accordent pas. Pourtant, ils convergent sur un fait. La justice n’agit pas dans un vide. Elle agit dans un pays sous pression. Elle agit dans un pays où la légitimité de chaque institution est contestée.
Poursuivre, protéger, réformer: une justice prise entre exigences contradictoires
La question centrale reste la même. Comment poursuivre des infractions réelles sans écraser la liberté d’expression. Comment protéger l’ordre public sans créer un sentiment de règlement de comptes. Comment renforcer la conformité bancaire sans fragiliser encore la confiance des déposants.
Les journaux du 23 janvier 2026 montrent aussi un besoin de clarté. Les acteurs demandent des règles de compétence lisibles, surtout quand la presse est en jeu. Ils demandent aussi des procédures transparentes sur les décisions financières, surtout quand elles touchent des comptes gelés.
Dans ce cadre, la justice est observée sur deux terrains. Le premier est celui des droits, dont la liberté de parole. Le second est celui des affaires, dont la corruption et le blanchiment. L’équilibre entre les deux décidera en partie de la confiance dans l’État.
Société: prisons et enfance, santé sous tension, et quotidien d’un pays qui compte ses pertes
Baabda, prison des femmes: l’enfance derrière les murs comme enjeu public
L’actualité sociale du jour a mis en avant un geste symbolique, mais aussi très concret, dans la prison des femmes de Baabda. Al Sharq, 23 janvier 2026, rapporte l’inauguration par la première dame, Ni’ mat Aoun, d’une غرفة dédiée aux enfants nés dans la prison. Le journal précise que l’initiative s’inscrit dans une démarche de réhabilitation des prisons et de création d’espaces qui tiennent compte des besoins des mères détenues et de leurs enfants.
Le récit insiste sur la dimension institutionnelle. Al Sharq, 23 janvier 2026, souligne la présence de plusieurs ministres et responsables lors de l’inauguration, dont le ministre de la Justice Adel Nassar, la ministre des Affaires sociales Hanine El Sayed, le ministre de la Santé Rakan Nassereddine et le ministre de l’Information Paul Morcos. Le texte mentionne aussi des représentants du ministère de l’Intérieur, ainsi que des responsables des Forces de sécurité intérieure et de la gendarmerie. Cette présence donne au geste un poids politique. Elle dit que l’enjeu dépasse une simple action caritative.
Al Sharq, 23 janvier 2026, cite l’explication technique autour de l’aménagement. L’objectif affiché est de fournir un environnement plus sûr, plus privé et plus adapté pour des enfants de moins de deux ans et leurs mères. Le journal décrit une approche centrée sur la protection des plus vulnérables, dans un lieu où la vulnérabilité est structurelle.
Cette séquence renvoie à un débat plus large. Il porte sur les conditions de détention. Il porte aussi sur la place de l’enfance dans les politiques publiques. Le fait que l’initiative soit présentée comme un projet encadré par plusieurs ministères suggère une volonté de traiter la prison comme un espace social, pas seulement sécuritaire. Al Sharq, 23 janvier 2026, met ainsi en scène une forme de réponse institutionnelle, dans un pays où l’État est souvent accusé d’être absent sur les sujets du quotidien.
Santé et précarité urbaine: la fin d’une clinique et la question des relais
Un autre dossier social du jour concerne l’accès aux soins dans un espace de grande densité. Ad Diyar, 23 janvier 2026, annonce la fin des services d’une clinique gérée par Médecins Sans Frontières dans le camp de Burj al-Barajneh, après dix ans de fonctionnement. Le journal précise que l’organisation a arrêté les services dans cette clinique à la fin du mois de décembre.
Ad Diyar, 23 janvier 2026, décrit l’évolution des activités menées au fil des années. Le texte évoque des soins de santé sexuelle et reproductive, des vaccinations pour enfants, la prise en charge de maladies non transmissibles et la santé mentale. Cette liste montre une réalité. Les besoins ne se limitaient pas aux urgences. Ils couvraient aussi des suivis longs. Ils touchaient des familles qui vivent avec des maladies chroniques et des troubles psychiques, dans un environnement d’instabilité.
Le journal rappelle aussi la composition sociale du camp. Ad Diyar, 23 janvier 2026, situe Burj al-Barajneh dans le sud de Beyrouth. Il rappelle qu’il a été établi pour des réfugiés palestiniens, puis qu’il a accueilli des réfugiés syriens à partir de 2011, ainsi que des travailleurs migrants avec des ressources limitées. Le texte insiste sur l’entassement et sur la diversité des parcours, ce qui renforce l’idée d’un besoin constant de soins accessibles.
L’article met en avant des témoignages qui donnent une texture humaine au dossier. Ad Diyar, 23 janvier 2026, cite des responsables de liaison et de coordination qui décrivent la clinique comme un lieu de confiance. Le texte affirme que les activités ne se limitaient pas aux consultations. Il évoque aussi un soutien à des organisations locales, dont la défense civile et la Croix-Rouge palestinienne, dans une logique d’appui aux services existants.
Ad Diyar, 23 janvier 2026, explique ensuite la logique de fermeture. L’organisation dit vouloir, pour la période à venir, soutenir des structures de santé déjà existantes qui fournissent des services similaires. Le journal indique que l’objectif est de continuer à soutenir la population du camp, mais via des relais. Cette promesse soulève une question implicite. Les structures existantes auront-elles les moyens d’absorber la demande.
La fermeture d’une clinique n’est pas une simple décision logistique. Dans un Liban en crise, elle devient un indicateur. Elle montre la fragilité de la couverture sanitaire dans les zones denses. Elle pose aussi la question de la coordination entre organisations humanitaires, municipalités et ministères. Ad Diyar, 23 janvier 2026, présente ce dossier comme un passage d’un modèle de service direct à un modèle de soutien, avec un risque de trous dans la raquette si les relais ne suivent pas.
Pouvoir d’achat et salaires: le secteur public entre rattrapage et perte durable
Le quotidien social est aussi dominé par la question du revenu. Al Akhbar, 23 janvier 2026, publie une analyse centrée sur la correction des salaires du secteur public. Le journal affirme que le secteur public ne récupère que les deux tiers de son pouvoir d’achat, malgré les annonces de revalorisation.
Le texte insiste sur un point méthodologique. Al Akhbar, 23 janvier 2026, explique qu’on ne peut pas mesurer l’ajustement des salaires en comparant seulement le salaire en dollars avant la crise et après la correction. Le journal souligne que, depuis l’été 2023, l’inflation ne résulte plus seulement de l’effondrement du taux de change. Selon cette lecture, l’inflation est devenue une inflation en dollars, car une grande partie des biens et services essentiels sont désormais tarifés en dollars ou à l’équivalent.
Al Akhbar, 23 janvier 2026, en tire une conséquence directe. Même si un revenu est payé en dollars, ou indexé, sa valeur réelle peut s’éroder si les prix augmentent au même rythme. Le journal décrit ainsi un monde où le « rattrapage » nominal peut masquer une perte réelle. Il affirme que la correction devrait intégrer l’inflation sur plusieurs années, depuis 2019 jusqu’à aujourd’hui, pour refléter la chute véritable du pouvoir d’achat.
Ce débat touche la société à plusieurs niveaux. Il touche l’accès aux services. Il touche la motivation dans l’administration. Il touche aussi la stabilité sociale. Quand les fonctionnaires estiment que la correction ne suit pas la réalité, la tentation de la grève et de la désorganisation augmente. Al Akhbar, 23 janvier 2026, place cette question au centre, en liant salaires, inflation et confiance dans les décisions publiques.
Campagnes et revenus agricoles: la Regie et la saison du tabac dans la Bekaa
La société libanaise ne se résume pas aux villes. Elle est aussi agricole. Ad Diyar, 23 janvier 2026, rapporte que la Regie a lancé l’achat des récoltes de tabac de la Bekaa. Le journal précise que les comités d’achat ont commencé leur travail le mercredi 21 janvier 2026, à Baalbek.
Ad Diyar, 23 janvier 2026, indique aussi que deux centres ont été dédiés à l’achat des récoltes. Le texte ajoute que la Regie s’attend à terminer la réception des récoltes en environ un mois. Cette précision de calendrier est importante. Elle donne un horizon aux producteurs. Elle montre aussi que l’activité agricole reste structurée par des institutions publiques et para-publiques, malgré la crise.
Cette information a un sens social direct. Dans la Bekaa, une campagne d’achat signifie des revenus pour des familles. Elle signifie aussi une circulation d’argent. Elle peut réduire une partie de la pression sur l’endettement saisonnier. Ad Diyar, 23 janvier 2026, en parlant de centres dédiés et de durée de réception, présente une organisation qui cherche à maintenir un minimum de stabilité dans un secteur exposé aux chocs de prix et aux difficultés de transport.
Le même ensemble de pages met en parallèle un autre enjeu social, celui du logement. Ad Diyar, 23 janvier 2026, évoque la volonté de la Banque de l’Habitat d’élargir ses services et d’augmenter le nombre de bénéficiaires, surtout parmi les ménages à revenu faible ou moyen. Le texte parle de nouveaux programmes de financement adaptés à la situation économique, avec l’idée de prêts plus accessibles et de conditions étudiées.
Ad Diyar, 23 janvier 2026, présente cette orientation comme un outil de stabilité sociale. Le journal cite l’idée d’un rôle national, capable de soutenir la stabilité et de relancer le secteur du logement. Dans une société où le logement est devenu plus cher, et où le crédit est rare, cette promesse devient un marqueur. Elle attire l’attention sur le lien entre politique du logement et cohésion sociale.
Accidents, météo et risques ordinaires: un pays confronté à la fragilité du quotidien
Le dossier social s’écrit aussi dans la rubrique des faits divers. Al Sharq, 23 janvier 2026, rapporte plusieurs événements liés aux conditions météo et à la circulation. Le journal parle d’un épisode de dépression atmosphérique, avec une météo instable, du poussiéreux, des pluies éparses et des vents actifs, avec des perturbations qui doivent durer jusqu’au samedi soir.
Dans le même passage, Al Sharq, 23 janvier 2026, mentionne la chute d’un arbre sur une route à Abou El Aswad, dans la localité d’El Khraib, en raison de la tempête. Le texte indique qu’une équipe de secours est intervenue pour dégager la route. Ce type de scène est banal, mais il est révélateur. Il montre la vulnérabilité des infrastructures routières et l’importance des équipes locales de réponse rapide.
Toujours dans la rubrique, Al Sharq, 23 janvier 2026, cite les statistiques de la chambre de contrôle des accidents. Le journal indique un mort et cinq blessés dans cinq accidents de la route au cours des dernières vingt-quatre heures, avec des enquêtes ouvertes. Ces chiffres donnent une densité au quotidien. Ils rappellent que, même au milieu des crises politiques et sécuritaires, la société continue de perdre des vies sur les routes.
Le journal mentionne aussi la découverte d’un corps dans Aazour. La simple présence de cette information, au milieu d’un ensemble de brèves, souligne un climat d’inquiétude. Elle renvoie à la question de la sécurité locale et de la capacité d’enquête. Al Sharq, 23 janvier 2026, présente ainsi une société prise entre aléas naturels, accidents ordinaires et faits plus inquiétants.
Compétences, formation et reconversion: la montée d’un discours sur le travail qualifié
Même si la technologie comme section autonome a été écartée, certains éléments touchent directement à la société, car ils parlent d’emploi et de formation. Ad Diyar, 23 janvier 2026, rapporte le lancement de formations par l’Ordre des experts en informatique assermentés, en coopération avec une académie belge, autour de la cybersécurité et de la transformation numérique. Le journal situe ces formations dans un hôtel du centre de Beyrouth et évoque la participation d’un professeur international.
Dans un autre passage, Ad Diyar, 23 janvier 2026, indique que le président de l’Ordre, Hassan El Hebri, a parlé d’un défi d’organisation. Les formations prévues à des dates différentes ont été regroupées sur deux jours consécutifs en janvier. Le texte annonce aussi un nouveau camp de formation, prévu fin mars 2026, consacré à la sécurité financière.
Ces informations, même techniques, relèvent du social. Elles montrent une stratégie de survie collective. Quand l’économie se transforme, les professions cherchent des niches. Elles cherchent aussi une reconnaissance. La cybersécurité et la sécurité financière deviennent des marchés. Elles deviennent aussi des outils pour protéger des institutions fragiles. Ad Diyar, 23 janvier 2026, en mettant en avant la formation et le calendrier, illustre une société qui essaie de produire des compétences au lieu de seulement subir la crise.
Peurs collectives et perception de l’avenir: l’opinion mesurée et les fractures de confiance
Le social se lit enfin dans les perceptions. Al Akhbar, 23 janvier 2026, cite des résultats d’enquête d’opinion autour de la Syrie « nouvelle » et des risques à la frontière. Le journal indique une division, avec une part importante de personnes inquiètes et une part comparable qui ne l’est pas. Il insiste sur des différences selon les appartenances communautaires, et il relie ces inquiétudes à des visions opposées de l’avenir régional.
Ce type de donnée éclaire une société nerveuse. Elle vit sous le poids d’un voisinage instable. Elle vit aussi avec la mémoire des déplacements, des crises et des violences. Quand l’opinion se fracture, cela pèse sur l’accueil, sur la solidarité et sur la politique. Al Akhbar, 23 janvier 2026, en décrivant cet écart, montre que la société ne se divise pas seulement sur les partis. Elle se divise aussi sur la lecture du danger.
Dans le même temps, les dossiers de santé, de salaires, de logement et d’infrastructures rappellent une réalité plus simple. Le danger n’est pas toujours spectaculaire. Il peut être une fermeture de clinique. Il peut être une inflation qui mange un revenu. Il peut être un accident sur une route. Les journaux du 23 janvier 2026, de Ad Diyar à Al Akhbar en passant par Al Sharq, décrivent ainsi une société qui tente de tenir, avec des gestes symboliques, des procédures, et une accumulation de pressions quotidiennes.



