Intensification des frappes au nord du Litani et ciblage de zones habitées
Les journaux décrivent une montée nette des frappes israéliennes sur le Sud, avec une extension au nord du Litani. Ad Diyar du 12 janvier 2026 rapporte une vague dense de raids, présentée comme la plus violente depuis un certain temps, et l’inscrit dans une logique de refus de désescalade et de rapports de force imposés par les airs.
Les mêmes zones reviennent d’un titre à l’autre. Al Quds du 12 janvier 2026 évoque plus de 33 frappes sur des zones boisées, dont les environs de Jbaa, avec une dizaine de raids, ainsi que des frappes entre Bsalia et Sniya dans la région de Jezzine, et des impacts autour de Qatrani, Mahmoudiyé et des hauteurs de Rihane. Al Quds du 12 janvier 2026 ajoute qu’un civil a été tué, selon le ministère de la Santé, lors d’une frappe ayant visé une voiture à Bint Jbeil, au Sud.
Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 reprend le chiffre d’environ 33 raids et situe le départ de la séquence dans des frappes concentrées sur des vallées et des zones non habitées, depuis les environs de villages de Jezzine jusqu’à ceux de Nabatiyé, au nord du Litani. Le même article souligne que cette escalade intervient alors que des menaces israéliennes d’une frappe contre l’Iran circulent, et qu’un scénario d’attaque préventive contre le Hezbollah au Liban est évoqué, même si des attaques ciblées se poursuivent déjà.
Kfar Hatta, Bint Jbeil et les alertes d’évacuation: une séquence qui marque les esprits
Plusieurs titres détaillent un épisode précis à Kfar Hatta. Nahar du 12 janvier 2026 relate un avertissement israélien adressé aux habitants, avec une carte, demandant l’évacuation d’un ensemble résidentiel. Le quotidien écrit qu’une force de l’armée libanaise s’est rendue sur place après cet avertissement, à la suite d’appels des habitants, puis que l’aviation israélienne a frappé à dix reprises, provoquant d’importants dégâts. Nahar du 12 janvier 2026 associe cet épisode à un mouvement de départs de familles du Sud vers Beyrouth et d’autres régions, à cause de la tension.
Al Quds du 12 janvier 2026 décrit une chronologie similaire, en mentionnant un ordre d’évacuation visant un complexe d’environ dix bâtiments, puis des frappes revendiquées contre des infrastructures attribuées au Hezbollah. Le même texte indique une activité soutenue de drones sur le littoral, ainsi que des survols au-dessus des chaînes orientale et occidentale et autour de Baalbek et du caza de Hermel.
Ad Diyar du 12 janvier 2026 fournit une liste détaillée des localités touchées et mentionne, en plus, la présence de munitions non explosées après une frappe, et des mesures de sécurité déployées par l’armée libanaise et la Défense civile. Le journal cite aussi des frappes répétées sur la zone d’Al Bureij, près de Jbaa, et des raids sur les hauteurs de Rihane et la zone de Damachqiyé.
Justifications israéliennes, contestations libanaises et place du dossier des tunnels
La journée est aussi marquée par la bataille des récits. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 rapporte des affirmations israéliennes sur des « ouvertures de tunnels » utilisées pour stocker des moyens de combat dans des sites présentés comme liés au Hezbollah, avec un rappel des frappes sur Al Bureij, Jbaa, Qatrani, Mahmoudiyé, Rihane et Damachqiyé.
Al Quds du 12 janvier 2026 attribue au porte-parole militaire israélien des déclarations similaires, évoquant des activités observées dans ces sites et une volonté affichée de « retirer toute menace ». Le même article met ces éléments en parallèle avec la poursuite des frappes et l’impact sécuritaire immédiat au Sud.
De son côté, Al Sharq du 12 janvier 2026 mentionne des survols à basse altitude le long du littoral, ainsi que des faits annexes, dont la chute d’un drone à Aita al-Chaab, et l’emploi de bombes sonores dans plusieurs zones frontalières. Le quotidien relie ces incidents à la pression continue sur les villages et à la difficulté de stabiliser l’espace frontalier.
Pression américaine et articulation avec le dossier iranien
Plusieurs journaux relient la trajectoire libanaise au climat régional autour de l’Iran. Nahar du 12 janvier 2026 écrit que Washington insiste sur la poursuite d’une deuxième phase de désarmement, dans un contexte où Israël met en doute ce que l’armée libanaise a accompli au sud du Litani, et où l’option d’une escalade contre le Hezbollah est discutée. Nahar du 12 janvier 2026 ajoute que la guerre dont Israël menace serait liée aux développements iraniens, même si les attaques se poursuivent déjà.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 évoque, via des sources diplomatiques, une période d’« atmosphère de tolérance » accordée au gouvernement libanais, avec l’idée que les États-Unis laisseraient quelques semaines avant d’exiger l’ouverture de la deuxième phase de la politique de monopole des armes. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 affirme aussi que les capitales occidentales, et surtout Washington, suivent d’abord « l’événement à Téhéran » et évaluent les étapes à venir, ce qui se traduirait par une pression sur Israël pour freiner des opérations expansives tant que la situation iranienne reste incertaine.
Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 place explicitement l’escalade libanaise dans un environnement de menaces israéliennes visant l’Iran, et d’hypothèses d’un coup préventif contre le Hezbollah. Cette mise en perspective sert, dans le quotidien, à expliquer la simultanéité entre frappes sur le terrain libanais et signaux régionaux plus larges.
Feuille de route de Joseph Aoun: élections, « année du salut » et débat sur l’arsenal
Au milieu des frappes, la parole présidentielle structure la une de plusieurs titres. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 consacre une large place à l’entretien de Joseph Aoun, donné à l’occasion de la première année de sa présidence. Le journal insiste sur son message politique central, présenté comme une lecture d’ensemble des dossiers politiques, sécuritaires, économiques et judiciaires, ainsi qu’un bilan de ce qui a été fait et de ce qui reste à accomplir.
Sur l’enjeu électoral, Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 cite Joseph Aoun affirmant que la loi électorale est en vigueur et que les élections ne doivent pas être reportées, tout en demandant au Parlement de faire ce qui lui revient. Le même passage le montre insistant sur la participation des expatriés et sur le caractère constitutionnel du rendez-vous. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 rapporte aussi qu’il nie vouloir constituer un bloc parlementaire et qu’il affirme ne pas ambitionner de prolonger sa carrière politique au-delà de son mandat.
Le débat sur l’armement revient au premier plan. Al Bina’ du 12 janvier 2026 rapporte une déclaration de Joseph Aoun sur le fait que l’arme a été créée pour une mission déterminée, mais que les circonstances ont changé, que l’armée est présente, et que l’État, avec ses forces, doit assurer la protection sur l’ensemble du territoire. Al Bina’ du 12 janvier 2026 le cite ajoutant que le maintien de cet arsenal est devenu, selon lui, un fardeau pour son environnement et pour le Liban, tout en appelant à lire la conjoncture régionale et internationale avec réalisme.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 met, lui, en avant une formule plus large sur 2026, en citant un « optimisme prudent » et l’idée que l’année pourrait être meilleure que 2025, voire « une année du salut », tout en précisant que cela ne reposerait pas sur des conditions idéales, mais sur l’attachement des Libanais à leur État.
Reconstruction, financement et responsabilité de l’État
Les frappes et les déplacements internes ramènent la reconstruction au cœur des débats. Al Liwa’ du 12 janvier 2026 mentionne que le mécanisme de reconstruction doit être abordé au prochain Conseil des ministres, en commençant par un prêt de la Banque mondiale, et souligne que la réforme économique est présentée comme une exigence prioritaire des bailleurs. Le même article insiste sur l’idée que l’État est responsable de la reconstruction et évoque un discours officiel mettant en avant la lutte contre la corruption et le rôle de la justice.
Ad Diyar du 12 janvier 2026 attribue à Joseph Aoun un calendrier politique autour de la reconstruction, avec l’annonce d’une discussion au Conseil des ministres sur le mécanisme, après l’achèvement du volet administratif et juridique. Ad Diyar du 12 janvier 2026 évoque aussi un prêt de 250 millions de dollars de la Banque mondiale, et la perspective d’une conférence internationale de donateurs dédiée à la reconstruction. Le journal rapporte enfin une formule mise en avant par le président sur la propriété des maisons détruites et des terres brûlées, et sur la responsabilité de l’État, afin d’éviter que l’absence d’État ne laisse la place à des acteurs partisans.
Afflux de médiations et relance des formats diplomatiques
Dans ce contexte, les journaux soulignent une semaine chargée en contacts diplomatiques. Nahar du 12 janvier 2026 annonce une réunion entre le Premier ministre Nawaf Salam et les ambassadeurs du groupe dit « quintette », composé des États-Unis, de la France, de l’Arabie saoudite, de l’Égypte et du Qatar. Nahar du 12 janvier 2026 précise que les priorités discutées incluent le soutien au gouvernement, le projet de loi sur la « فجوة مالية » présentée comme un dossier-clé, le monopole des armes et les élections législatives. Nahar du 12 janvier 2026 annonce aussi le retour du Français Jean-Yves Le Drian et du Saoudien Yazid bin Farhan, avec un objectif de préparation d’un المؤتمر الدولي لدعم الجيش اللبناني, présenté comme une conférence internationale de soutien à l’armée.
Al Bina’ du 12 janvier 2026 reprend l’idée de ce rendez-vous, en ajoutant que des sources françaises situent la conférence en France à la fin du mois de février, et que Riyad lie, selon des sources politiques citées par le journal, tout soutien à la réalisation d’engagements sécuritaires et économiques. Al Bina’ du 12 janvier 2026 présente la réunion de Nawaf Salam avec le quintette comme centrée sur le soutien à l’action gouvernementale, la loi sur la « فجوة مالية », le monopole des armes et la tenue des législatives à la date prévue.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 détaille, lui, les mêmes cinq dossiers, et ajoute la reconstruction parmi les thèmes traités avec le quintette. Le journal affirme aussi que l’arrivée de Jean-Yves Le Drian vise deux objectifs: évaluer ce que l’armée a accompli au sud du Litani et examiner le plan de la deuxième phase, puis préparer la conférence de soutien à l’armée, dont la date ne serait pas arrêtée.
Le « mécanisme » au Sud et le débat sur la composition des comités
Al Akhbar du 12 janvier 2026 met en avant une dimension plus technique, en parlant d’un réajustement des formats de coordination au Sud et d’un débat sur le devenir d’un « mécanisme », entre suppression, marginalisation, ou transformation en structure plus lourde, évoquée comme une salle d’opérations alternative à la Finul. Al Akhbar du 12 janvier 2026 évoque aussi la possibilité d’un prochain اجتماع « spécialisé », avec une séquence séparant volets militaires et échanges mixtes.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 parle, de son côté, de tentatives pour réactiver le quintette afin d’y redonner un rôle à la France, après un refus de participation d’un représentant civil français au sein de la commission dite du « mécanisme », sur un modèle impliquant le Liban, les États-Unis et Israël.
Al Sharq du 12 janvier 2026 mentionne, dans la même veine, une séquence de visites, et rapporte des informations sur des rencontres prévues entre Jean-Yves Le Drian, Yazid bin Farhan et l’ambassadeur américain Michel Issa, dans le cadre des discussions sur le soutien à l’armée. Al Sharq du 12 janvier 2026 évoque aussi un éventuel envoyé qatari, sans préciser s’il participera aux mêmes réunions, et décrit des efforts pour remettre en mouvement le format quintette.
Un front régional élargi, de Gaza à Téhéran, qui pèse sur la scène libanaise
Enfin, plusieurs titres relient l’escalade au Liban à une toile régionale plus large. Al 3arabi Al Jadid du 12 janvier 2026 décrit des violations d’un cessez-le-feu à Gaza signé en octobre, avec des frappes et des tirs qui auraient causé des morts, et des informations sur une هدنة qualifiée de fragile. Le même quotidien mentionne aussi un durcissement en Cisjordanie, dont une opération à Naplouse, et relie ce contexte à une tension générale autour des choix israéliens.
Sur l’Iran, Al 3arabi Al Jadid du 12 janvier 2026 met en scène une atmosphère de pression conjointe américano-israélienne, avec des signaux d’options militaires évoquées dans l’entourage de Donald Trump, et des déclarations qui présentent l’aide aux manifestants comme un thème politique. Le journal évoque aussi, en une, un niveau d’alerte militaire israélien et des échanges politiques autour d’une éventuelle intervention, tout en rapportant des positions iraniennes accusant Washington et Tel-Aviv d’attiser la crise.
Ce cadrage régional rejoint les analyses centrées sur le Liban. Al Quds du 12 janvier 2026 décrit une situation libanaise « suspendue » entre la menace d’une extension de la guerre et l’attente des développements iraniens, tout en rappelant l’effet immédiat des frappes sur le terrain, dont le décès signalé à Bint Jbeil.
Politique locale: élections maintenues, débat sur l’armement et arbitrages financiers sous regard international
Joseph Aoun fixe une ligne sur les législatives et la stabilité institutionnelle
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 présente l’entretien de Joseph Aoun comme un texte politique, plus qu’un bilan technique. Le quotidien écrit que le président a voulu rappeler que son discours d’investiture reste une feuille de route. Il décrit une méthode fondée sur le « possible » et sur le temps long, sans renoncer à des objectifs immédiats.
Le même Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 insiste sur un point jugé central. Joseph Aoun y affirme que les élections législatives ne doivent pas être reportées. Il présente le scrutin comme un rendez-vous constitutionnel. Il dit que la loi électorale existe déjà. Il ajoute que le Parlement doit accomplir sa part de travail.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 souligne aussi un message destiné aux expatriés. Joseph Aoun demande leur participation au choix politique. Le journal le rapporte au moment où plusieurs forces évoquent des modifications de règles. Cette séquence accroît la sensibilité du dossier. Elle place le débat dans un cadre d’obligation, pas de négociation.
Nahar du 12 janvier 2026 reprend ces éléments en les liant au contexte de tension sécuritaire. Le quotidien cite Joseph Aoun sur le choix diplomatique, et sur la fatigue de la population face à la guerre. Il rapporte aussi son démenti d’une « troïka » décisionnelle. Nahar du 12 janvier 2026 décrit cette coordination comme préférable au conflit ouvert entre présidences.
Coordination entre présidences et rejet de la logique de « troïka »
Le thème du fonctionnement du pouvoir revient avec insistance. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun qualifie d’« excellente » sa relation avec Nabih Berri et avec Nawaf Salam. Le journal souligne qu’il rejette l’idée d’un directoire à trois. Il pose la question d’un choix entre coordination et blocage.
Cette clarification intervient alors que la prise de décision est scrutée. La scène politique vit au rythme des frappes au Sud. Elle vit aussi au rythme des visites diplomatiques annoncées. Dans ce climat, le maintien d’un minimum de cohérence institutionnelle devient un enjeu en soi. Nahar du 12 janvier 2026 traite d’ailleurs la question comme un signal envoyé aux partenaires.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 ajoute un détail à fort impact interne. Joseph Aoun y nie vouloir créer une « bloc » parlementaire. Il dit ne pas appartenir à un parti. Il affirme ne pas vouloir prolonger sa carrière politique après son mandat. Le quotidien rapporte qu’il limite son rôle électoral à la garantie d’un scrutin sûr, transparent et tenu à la date prévue.
Ce positionnement vise deux objectifs. Il réduit d’abord les soupçons de parrainage présidentiel de listes. Il désamorce ensuite le procès en intervention directe dans la compétition. Dans un pays où le moindre soupçon de « machine » d’État nourrit les tensions, cet angle est politiquement utile. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 présente ce choix comme une manière de préserver l’arbitrage présidentiel.
Armement hors de l’État: une séquence de déclarations qui durcit le débat
Le dossier de l’armement, et de la capacité de l’État à imposer un monopole, traverse toute l’actualité politique. Al Bina’ du 12 janvier 2026 cite Joseph Aoun sur un changement de circonstances. Le président y explique que l’arme est née dans un contexte où l’État n’était pas présent. Il affirme que l’armée est aujourd’hui déployée. Il conclut que les forces armées de l’État doivent être responsables de la protection sur tout le territoire.
Al Bina’ du 12 janvier 2026 rapporte aussi une formule devenue très commentée. Joseph Aoun y dit que le maintien de cet arsenal est devenu un fardeau pour son environnement et pour le Liban. Le quotidien décrit un appel à la lucidité face au contexte régional. Il cite une invitation à « lire correctement » la situation autour du pays.
Dans le même temps, Al Bina’ du 12 janvier 2026 donne la parole à un député du Hezbollah, Hussein Haj Hassan. Le journal rapporte qu’il fixe des priorités dites souveraines. Il évoque d’abord l’arrêt des attaques, puis le retrait israélien de points occupés. Il mentionne la question des détenus. Il place la reconstruction avant « toute autre discussion ». Il ajoute ensuite l’idée d’un dialogue national sur une stratégie de défense, avec un renforcement de l’armée.
Cette juxtaposition éclaire la fracture locale. D’un côté, un chef d’État avance vers une logique de monopole des armes. De l’autre, un acteur clé conditionne toute discussion à des étapes préalables. La divergence n’est pas seulement idéologique. Elle porte sur le calendrier et sur la hiérarchie des urgences. Al Bina’ du 12 janvier 2026 met ces priorités en scène comme une réponse politique directe.
Nawaf Salam face au « groupe des cinq » et à la pression des partenaires
La politique intérieure est aussi structurée par des rendez-vous diplomatiques, car ils influencent l’agenda local. Nahar du 12 janvier 2026 annonce une réunion entre Nawaf Salam et les ambassadeurs du « groupe des cinq ». Le journal précise la composition: États-Unis, France, Arabie saoudite, Égypte et Qatar. Il indique que la discussion porte sur le soutien au gouvernement, sur une loi clé liée à l’écart financier, sur le monopole des armes et sur les législatives.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 reprend la même réunion. Il ajoute que la reconstruction figure aussi parmi les dossiers à traiter. Le journal décrit un échange sur cinq fichiers, présentés comme prioritaires. Il emploie l’idée d’une phase de « tolérance » accordée au Liban sur une période courte.
Ces annonces ont un effet direct sur la politique locale. Elles transforment des choix internes en engagements observés de l’extérieur. Elles poussent aussi les acteurs à calibrer leurs discours. Le thème de la souveraineté se retrouve ainsi pris entre deux cadres. Il y a le cadre interne du consensus fragile. Il y a le cadre externe des conditions de soutien. Nahar du 12 janvier 2026 présente ce croisement comme un test pour l’exécutif.
Retour annoncé de Jean-Yves Le Drian et de Yazid bin Farhan: calendrier politique resserré
Au-delà de la réunion du jour, plusieurs titres mettent en avant une semaine de visites. Nahar du 12 janvier 2026 annonce le retour à Beyrouth de Jean-Yves Le Drian et de Yazid bin Farhan. Il écrit que leur venue vise à préparer une conférence internationale de soutien à l’armée libanaise. Il ajoute que Paris veut identifier des besoins concrets en matériel et en financement, afin d’obtenir des résultats tangibles.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 décrit la mission de Jean-Yves Le Drian en deux volets. Il mentionne d’abord l’évaluation de ce que l’armée a accompli au Sud du Litani. Il cite ensuite un travail sur la « deuxième phase » liée au monopole des armes. Le journal évoque aussi la préparation de la conférence de soutien à l’armée, sans date entièrement fixée, même si un horizon proche est suggéré.
L’impact interne est immédiat. La visite d’un envoyé français et d’un envoyé saoudien oblige les responsables à afficher des positions. Elle oblige aussi à clarifier les priorités de gouvernement. Le dossier du soutien à l’armée devient un sujet politique local. Il n’est plus seulement militaire. Il touche aux équilibres entre forces, et à la relation avec la Finul, évoquée dans les débats. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 rattache ces visites à des discussions sur l’avenir des dispositifs au Sud.
Réformes et loi sur l’écart financier: un marqueur de crédibilité interne
Les journaux relient ces rencontres à une question précise. Il s’agit de la loi attendue sur l’écart financier, qui renvoie à la gestion des pertes du système bancaire. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 note que 2025 a connu des réformes partielles. Il cite une loi de restructuration bancaire, mais sans la loi sur l’écart financier. Il suggère que cette absence a freiné la reconstruction de la confiance.
Dans son entretien, Joseph Aoun aborde ce point. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 rapporte qu’il appelle au réalisme. Il dit qu’un texte imparfait vaut mieux qu’un vide juridique. Il reconnaît l’existence de nombreuses remarques sur le projet. Il insiste sur la nécessité d’un cadre légal, même transitoire.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 ajoute une information de portée politique. Il écrit que Jean-Yves Le Drian pourrait pousser le Parlement à voter cette loi, présentée comme un texte de réforme soutenu par Paris. Cet élément place le dossier au croisement des rapports internes et des attentes extérieures. Il accroît aussi la pression sur les blocs parlementaires.
Banque du Liban, dette de l’État et chiffres sensibles: la dispute du « montant reconnu »
Nahar du 12 janvier 2026 offre un autre angle, plus technique, mais très politique. Le journal rapporte une réponse de Nawaf Salam à une question sur les demandes de la Banque du Liban. Il mentionne un désaccord sur la position officielle concernant la dette de l’État envers la banque centrale. Il cite l’existence d’un mémorandum d’entente entre la Banque du Liban et le ministère des Finances. Le montant évoqué est de 16,5 milliards de dollars, enregistré comme facilités accordées à l’État.
Nahar du 12 janvier 2026 ajoute que la non-reconnaissance de cette dette ferait revenir la crise à son point de départ. Il relate aussi la communication du gouverneur, qui cherche à éviter ce scénario. Le journal décrit deux annonces: la première sur la reconnaissance de la signature du ministère des Finances, la seconde sur le fait que ce montant ne représenterait qu’une partie d’un total plus élevé, discuté dans le cadre de l’écart financier.
Ce dossier agit comme un révélateur. Il montre la difficulté de produire un récit officiel unique sur les pertes. Il montre aussi la sensibilité des chiffres. Chaque montant renvoie à des responsabilités passées. Il renvoie aussi à des choix futurs, notamment sur le partage des pertes entre État, banques et déposants. Nahar du 12 janvier 2026 présente ce débat comme un enjeu de crédibilité pour l’exécutif.
Reconstruction et responsabilité de l’État: un thème de politique intérieure
La reconstruction est souvent abordée comme un dossier économique. Elle devient aussi un thème de politique locale, car elle implique une doctrine d’État. Ad Diyar du 12 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun annonce une discussion au Conseil des ministres sur le mécanisme de reconstruction. Le journal évoque un prêt de 250 millions de dollars de la Banque mondiale et l’objectif d’une conférence de donateurs.
Ad Diyar du 12 janvier 2026 cite aussi une formule sur la responsabilité. Le président y affirme que les maisons détruites appartiennent aux Libanais, et que les terres brûlées aussi. Il demande ensuite qui est responsable. Sa réponse est l’État. Il relie ce choix à une expérience passée, quand l’absence de l’État a laissé un espace aux partis et aux milices.
Cette séquence a une lecture politique directe. Elle vise à reprendre l’initiative face aux réseaux d’assistance partisans. Elle vise aussi à éviter une reconstruction à plusieurs vitesses. Elle pose enfin un enjeu de légitimité. Un État qui promet le monopole de la force doit aussi prouver sa capacité sociale. Ad Diyar du 12 janvier 2026 place ces phrases dans une logique de restauration de l’État.
Le cadre international et le dossier Finul: un débat qui rejaillit sur la politique locale
Nahar du 12 janvier 2026 évoque une inquiétude sur l’avenir du dispositif au Sud. Il parle de discussions sur un éventuel « remplacement » ou une alternative à la Finul. Le journal décrit des contacts avec des responsables onusiens. Il insiste sur le fait qu’Israël ne montre pas de signe de retrait de points occupés. Il interprète cela comme une volonté de créer une zone tampon.
Ce débat rejaillit sur la politique locale pour une raison simple. Toute évolution de la Finul modifie l’équation intérieure. Elle modifie le rôle attendu de l’armée. Elle modifie aussi la marge de manœuvre des partis. Elle peut enfin peser sur la campagne électorale, car elle touche aux villages frontaliers et à la sécurité des électeurs. Nahar du 12 janvier 2026 présente ces interrogations comme un élément de tension durable.
Un climat politique dominé par l’urgence et par la recherche d’un compromis praticable
Pris ensemble, ces dossiers dessinent une politique locale en mode urgence. Il y a une échéance électorale à protéger. Il y a un débat sur l’armement à encadrer. Il y a une réforme financière à faire avancer. Il y a aussi un agenda de reconstruction, lié au Sud. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 décrit Joseph Aoun comme cherchant un équilibre entre logique d’État et cohésion interne, pour éviter une explosion politique.
Dans cet équilibre, la parole de Nawaf Salam compte aussi. Al Liwa’ du 12 janvier 2026 rapporte sa visite à Dar al-Fatwa et un discours centré sur des constantes nationales, sur la protection de la formule libanaise, et sur le recours à la diplomatie. Le journal le relie à l’idée d’un respect de la Constitution comme base de réforme et de sauvetage.
Enfin, la politique locale se nourrit de signaux croisés. Le signal présidentiel porte sur les élections et sur l’État. Le signal diplomatique porte sur la conditionnalité du soutien. Le signal financier porte sur des chiffres sensibles et sur la loi de l’écart financier. Les journaux du 12 janvier 2026 décrivent un même point de fragilité: la capacité à transformer ces signaux en décisions sans créer une crise interne.
Citation et discours des personnalités politiques: Joseph Aoun pousse la logique d’État, les partis cadrent leurs lignes rouges
Joseph Aoun au centre du message: « juge » et non « partie »
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 présente Joseph Aoun comme un président qui rappelle d’abord une méthode. Il insiste sur l’idée qu’un chef de l’État doit arbitrer, pas s’aligner. Il rejette aussi l’idée que ses prérogatives se résument à des textes.
Dans le même entretien, Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 rapporte une formule structurante. Joseph Aoun dit qu’il est « juge » et non « partie ». Il soutient que les pouvoirs se pratiquent. Il conteste l’idée d’une présidence passive.
Al Bina’ du 12 janvier 2026 donne un cadrage proche, mais plus personnel. Le quotidien rapporte que Joseph Aoun renvoie son discours d’investiture à son parcours militaire. Il dit qu’il ne s’agit pas d’un texte décoratif. Il affirme qu’il tentera d’aller au bout. Il ajoute que tout ne se fait pas en un an.
Nahar du 12 janvier 2026 replace cette parole dans un contexte de tension au Sud. Le journal rapporte que Joseph Aoun réaffirme sa préférence pour la voie diplomatique. Il rappelle que la population « ne supporte plus la guerre ». Il présente ce choix comme un fil conducteur.
L’armement hors de l’État: un discours de rupture, mais avec un calendrier
Le cœur des citations du jour porte sur l’armement hors de l’État. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun décrit la décision de concentrer l’usage des armes dans les mains de l’État comme une décision « interne ». Il précise qu’elle a été prise en Conseil des ministres. Il ajoute que l’armée exécute selon ses moyens.
Le même Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 rapporte une formule répétée par plusieurs titres. Joseph Aoun dit que l’arme hors de l’État est devenue un fardeau, pour son environnement et pour le pays. Il ajoute que ce rôle s’est épuisé. Il ne la présente plus comme dissuasive.
Ad Diyar du 12 janvier 2026 cite une séquence plus directe. Joseph Aoun affirme que la mission de cette arme est terminée. Il appelle à « raisonner ». Il demande de lire correctement les conditions régionales et internationales. Il dit que l’État doit protéger ses citoyens et son territoire.
Al Bina’ du 12 janvier 2026 reprend ces idées, en insistant sur la présence de l’armée. Le quotidien rapporte que Joseph Aoun affirme que l’État, par ses forces armées, doit assurer la sécurité sur tout le territoire. Il explique que l’arme est née quand l’État était absent. Il soutient que ce contexte n’existe plus.
La même parole est rapportée avec un registre plus injonctif dans Nahar du 12 janvier 2026. Le quotidien cite Joseph Aoun s’adressant au Hezbollah. Il dit qu’il faut privilégier la « force de la raison » sur la « force des armes ». Il appelle à coopérer avec l’État.
1701, le Sud et les moyens de l’armée: la ligne « capacité » comme argument politique
Nahar du 12 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun lie l’avancement du déploiement à une réalité matérielle. Il dit que le rythme dépend des capacités de l’armée. Il parle d’une demande de soutien pour achever la mission. Il décrit un renforcement progressif au nord du Litani.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 donne des détails opérationnels. Le journal rapporte que Joseph Aoun évoque des missions de contrôle et d’interception. Il mentionne des directives de saisie visant tout transport d’armes. Il précise que cela ne vise pas une seule partie.
Al Liwa’ du 12 janvier 2026 met aussi en avant la logique « moyens ». Le quotidien rapporte que Joseph Aoun insiste sur le caractère interne de la politique de contrôle des armes. Il l’inscrit dans la construction de l’État. Il dit aussi que l’application ne peut être instantanée.
Ce discours sert à plusieurs objectifs. Il justifie les délais. Il évite une promesse intenable. Il protège aussi l’institution militaire d’un procès en inertie. Plusieurs journaux décrivent ainsi un président qui parle d’autorité, mais avec une prudence de calendrier.
Élections: une rhétorique de l’interdit et la peur du glissement « technique »
Les citations sur les élections sont très fermes. Ad Diyar du 12 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun dit que les législatives ne doivent pas être reportées. Il les décrit comme un rendez-vous constitutionnel. Il ajoute que le gouvernement a rempli sa part. Il renvoie le reste au Parlement.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 reprend la même logique. Le quotidien rapporte que Joseph Aoun insiste sur l’application de la loi électorale existante. Il mentionne aussi la participation des expatriés. Il présente ce point comme un droit politique.
Al Bina’ du 12 janvier 2026 introduit une nuance, tout en la cadrant. Le journal rapporte que Joseph Aoun évoque la possibilité d’un report purement technique. Il le relie à des questions de calendrier, notamment pour la participation des expatriés. Cette nuance est présentée comme limitée, et non comme une porte ouverte.
Dans Ad Diyar du 12 janvier 2026, Joseph Aoun lie aussi cette posture à sa propre trajectoire. Il dit ne pas vouloir une carrière politique prolongée. Il refuse l’idée de bâtir un bloc parlementaire. Il limite son rôle à la garantie d’un scrutin sûr et transparent.
Neutralité et « non-alignement »: une parole de politique étrangère devenue message intérieur
Nahar du 12 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun revendique un choix de neutralité positive. Il dit que le pays est fatigué des axes. Il affirme que la décision a été prise de ne plus s’y engager. Il présente cela comme un intérêt national.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 ajoute un élément lié aux acteurs palestiniens au Liban. Le journal rapporte que Joseph Aoun dit avoir demandé à Hamas d’éviter toute action qui menacerait la stabilité. Il évoque aussi des mesures de l’État sur ce dossier.
Ad Diyar du 12 janvier 2026 complète par un passage sur les camps. Le quotidien rapporte que Joseph Aoun décrit des contraintes juridiques liées à ces espaces. Il évoque aussi des opérations ciblées contre des trafics. Il explique que l’armée privilégie un encadrement sécuritaire.
Reconstruction et captation politique: Joseph Aoun insiste sur la responsabilité de l’État
La reconstruction devient un thème de discours, pas seulement un dossier technique. Ad Diyar du 12 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun annonce un débat en Conseil des ministres sur un mécanisme de reconstruction. Il mentionne un prêt de 250 millions de dollars de la Banque mondiale. Il évoque aussi l’objectif d’une conférence de donateurs.
Le même Ad Diyar du 12 janvier 2026 cite une formulation très politique. Joseph Aoun demande à qui appartiennent les maisons détruites. Il répond qu’elles appartiennent aux Libanais. Il pose ensuite la question de la responsabilité. Il répond que l’État est responsable. Il relie ce choix à un passé où l’absence de l’État a laissé un espace aux partis et aux milices.
Al Akhbar du 12 janvier 2026 traite aussi cette question par une autre voie. Le quotidien rapporte que des donateurs demandent des garanties sur la dépense. Il insiste sur le poids des réformes économiques. Il suggère que les bailleurs lient l’argent à la gouvernance.
Ces citations fabriquent une ligne. Le président veut lier souveraineté militaire et souveraineté sociale. L’État doit protéger. Il doit aussi reconstruire. La parole vise à éviter une reconstruction gérée par des réseaux parallèles.
Hezbollah et alliés: conditions préalables et critique du « saut de phase »
En réponse, des responsables du Hezbollah posent un ordre des priorités. Al Bina’ du 12 janvier 2026 cite le député Hussein Haj Hassan. Il énumère d’abord l’arrêt des attaques israéliennes. Il cite ensuite le retrait israélien de points occupés. Il mentionne le retour des prisonniers. Il place la reconstruction avant « toute autre discussion ». Il propose ensuite un dialogue national sur une stratégie de défense et sur le renforcement de l’armée.
Ad Diyar du 12 janvier 2026 rapporte aussi une mise en garde, portée par le député Hassan Jich. Il critique tout discours officiel qui évoquerait une étape suivante avant que l’autre partie n’applique ce qui est exigé d’elle. Il juge cette idée irréaliste. Il ajoute que si l’État revendique le monopole de la décision de guerre et de paix, il doit le prouver sur le terrain par la protection des citoyens et de leurs moyens de vie.
Al 3arabi Al Jadid du 12 janvier 2026 reprend une formulation proche, attribuée au député Hussein Jich. Le journal rapporte qu’il conteste l’idée de passer à une nouvelle phase sans contrainte préalable imposée à Israël. Il met aussi en avant la nécessité de démontrer la capacité effective des institutions sécuritaires officielles.
Ces discours ne nient pas la place de l’État. Ils déplacent la question. Ils mettent le calendrier avant le principe. Ils demandent des garanties. Ils demandent aussi une hiérarchie entre sécurité, retrait et reconstruction.
Ali Khreiss et l’appel à l’unité: une rhétorique de front intérieur
Al Bina’ du 12 janvier 2026 cite le député Ali Khreiss lors d’une cérémonie dans le Sud. Il insiste sur le refus d’abandonner les « constantes ». Il appelle à l’unité face à ce qu’il décrit comme un projet israélien. Il demande une cohésion entre État et partis.
Toujours dans Al Bina’ du 12 janvier 2026, un autre intervenant, désigné par le journal comme Qobaisi, tient un discours qui privilégie un ton plus calme. Le quotidien rapporte un appel à une « langue apaisée ». Il dit qu’il faut revenir à la logique de la raison, pour éviter que l’adversaire n’exploite des fissures internes. Il insiste aussi sur une action rapide du gouvernement pour répondre aux besoins de vie, sans attendre des demandes.
Ces citations entrent en résonance avec celles du président sur la « raison ». Elles s’en distinguent par leur cible. Elles parlent d’abord au camp intérieur. Elles cherchent à réduire les angles de conflit. Elles veulent empêcher une fracture politique pendant les frappes.
Nawaf Salam à Dar al-Fatwa: discours sur les constantes nationales et la voie diplomatique
Al Liwa’ du 12 janvier 2026 rapporte une rencontre de Nawaf Salam à Dar al-Fatwa avec le mufti Abdellatif Derian. Le quotidien cite un discours centré sur les constantes nationales. Il met l’accent sur la protection de la formule libanaise. Il évoque la gestion des secousses causées par les attaques israéliennes. Il insiste aussi sur la réponse diplomatique et sur le respect des engagements internationaux.
Al Quds du 12 janvier 2026 rapporte une séquence proche. Le journal attribue au même cadre religieux une inquiétude sur la poursuite des attaques au Sud et dans la Békaa. Il appelle à une action internationale pour dissuader une escalade. Il relie aussi la stabilité intérieure à une action sécuritaire prudente, face à des risques de troubles.
Ces discours construisent un rôle pour le Premier ministre. Il parle à une institution religieuse sunnite, mais il vise une cohésion nationale. Il pose la diplomatie comme la réponse prioritaire. Il se place aussi sur le terrain de l’ordre public.
Un même vocabulaire, des usages opposés: raison, État, protection, priorités
Au fil des citations, un vocabulaire commun émerge. Joseph Aoun parle de logique d’État et de responsabilité de protection. Il parle aussi de lecture réaliste du contexte.
Le Hezbollah et ses élus reprennent certains termes, mais les conditionnent. Ils parlent de souveraineté. Ils parlent d’État. Ils exigent d’abord le retrait et l’arrêt des attaques. Ils lient ensuite la stratégie de défense à un dialogue national.
Des élus alliés, comme Ali Khreiss, parlent d’unité et de constance. Ils appellent à tenir le front intérieur. Ils relient cela à la poursuite des menaces au Sud.
Nawaf Salam, lui, parle de constantes nationales et de diplomatie. Il vise la cohésion et la protection de la formule politique. Il inscrit la crise dans un cadre de droit et d’engagements internationaux.
Diplomatie: ballet d’émissaires, conditionnalité de l’aide et débat sur l’après-Finul
Une semaine d’émissaires à Beyrouth et un agenda chargé
Les journaux décrivent une séquence diplomatique dense, concentrée sur une série de visites et de réunions à Beyrouth. Nahar du 12 janvier 2026 annonce un « mouvement d’émissaires » dès le milieu de la semaine, avec le retour du Français Jean-Yves Le Drian et du Saoudien Yazid bin Farhan, et la perspective d’un rendez-vous politique élargi autour d’une conférence internationale de soutien à l’armée libanaise.
Selon Nahar du 12 janvier 2026, l’objectif affiché de Paris est d’aboutir à un format utile et opérationnel. Le quotidien insiste sur la volonté française de définir des besoins précis en équipements et en soutien financier. Il évoque aussi une recherche de participation large, arabe, européenne et internationale, pour éviter un événement sans résultats concrets.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 situe, lui, l’arrivée de Jean-Yves Le Drian au mercredi suivant. Le journal associe la visite à deux axes. Le premier est l’évaluation de ce que l’armée a réalisé au Sud du Litani. Le second est la préparation de la conférence de soutien à l’armée, avec des informations suggérant un calendrier proche, mais encore non fixé de façon définitive.
Al Bina’ du 12 janvier 2026 ajoute un élément de calendrier. Le quotidien évoque, en citant des sources françaises, une conférence envisagée en France à la fin février. Il présente aussi l’idée que le timing dépendra des « réalisations » libanaises, notamment sur les dossiers sécuritaires et économiques.
Le « groupe des cinq » comme cadre de pression et de soutien
La même journée est marquée par une réunion annoncée entre Nawaf Salam et les ambassadeurs du groupe des cinq, composé des États-Unis, de la France, de l’Arabie saoudite, de l’Égypte et du Qatar. Nahar du 12 janvier 2026 place cette rencontre au centre de l’agenda, en indiquant que les discussions porteront sur l’appui politique au gouvernement et sur des dossiers considérés comme prioritaires.
Les priorités mentionnées reviennent d’un titre à l’autre. Nahar du 12 janvier 2026 cite la réforme liée à l’écart financier, le contrôle exclusif des armes par l’État et la tenue des élections législatives dans les délais. Le quotidien présente ces thèmes comme un paquet. Il les relie directement à la capacité du Liban à mobiliser un soutien international.
Al Bina’ du 12 janvier 2026 reprend la même liste. Il insiste sur le fait que le groupe des cinq suit l’action du gouvernement, et attend des décisions sur la réforme bancaire et financière, ainsi que sur la trajectoire sécuritaire. Le journal décrit cette réunion comme un moment de clarification, plus que de simple échange protocolaire.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 évoque aussi une tentative de « réactivation » du groupe des cinq, avec une sensibilité particulière autour de la place de la France dans certains mécanismes de suivi au Sud. Le quotidien relie cet enjeu à la dynamique des visites, et à la volonté française d’éviter une marginalisation dans les structures de coordination.
La conférence de soutien à l’armée: un instrument diplomatique, mais aussi un test
Dans Nahar du 12 janvier 2026, la conférence de soutien à l’armée est décrite comme un objectif concret et mesurable. Paris, selon le quotidien, veut que le rendez-vous débouche sur des engagements, et pas seulement sur des déclarations. Cette approche renvoie à une fatigue des partenaires face aux annonces sans suite, et à une exigence de résultats visibles.
Al Sharq du 12 janvier 2026 va plus loin sur la méthode française. Le journal indique que Jean-Yves Le Drian lancerait une « atelier de travail » avec des ambassadeurs de pays impliqués dans le dossier libanais. L’objectif serait de préparer la conférence, annoncée comme fin février ou tout début mars, avec une coordination étroite entre partenaires.
Le même Al Sharq du 12 janvier 2026 affirme que la France se présente comme un soutien historique du Liban, et veut transformer ce capital politique en appui matériel. Le quotidien insiste sur le fait que l’effort ne se limiterait pas à un « soutien moral ». Il serait destiné à se traduire en contributions, en lien avec des partenaires.
Al Bina’ du 12 janvier 2026 décrit toutefois une lecture saoudienne plus conditionnelle. Selon le journal, Riyad lierait tout soutien à la réalisation de ce qui est « demandé » au Liban, notamment sur les volets sécuritaires et économiques. Il ajoute que, pour l’Arabie saoudite, la conférence de soutien à l’armée dépendrait des « accomplissements » attendus sur les deux mois à venir.
Une conditionnalité centrée sur le contrôle exclusif des armes et la réforme économique
Ad Diyar du 12 janvier 2026 associe la visite de Jean-Yves Le Drian à un point précis: l’absence de réponses finales, selon des sources citées par le journal, de la part des États-Unis et de l’Arabie saoudite sur l’architecture de soutien. Le quotidien attribue cette prudence à une condition, présentée comme majeure, liée au contrôle exclusif des armes au nord du Litani.
Toujours selon Ad Diyar du 12 janvier 2026, un élément devient central dans cette équation: la « planification » que le commandement de l’armée soumettrait au Conseil des ministres, et la décision gouvernementale qui en découlerait. Le journal insiste sur le caractère « charnière » de cette étape pour la dynamique de soutien et pour la crédibilité de l’État.
Nahar du 12 janvier 2026 formule la même logique, mais sous un angle politique. Le quotidien écrit que la visite française porte des « messages » de soutien au gouvernement. Il ajoute qu’elle vise aussi à encourager l’exécutif à traduire ses engagements en une feuille de route claire. Il place en tête le contrôle exclusif des armes, puis les réformes et la lutte contre la procrastination.
Cette conditionnalité n’est pas présentée comme un ultimatum unique. Elle ressemble plutôt à une grille d’évaluation. Les partenaires observent des décisions, puis ajustent leur niveau d’implication. Al Bina’ du 12 janvier 2026 décrit précisément ce mécanisme, en parlant d’un soutien « après » et non « avant » les preuves.
Le Qatar en arrière-plan: présence possible, mais rôle encore flou
Plusieurs titres mentionnent une possible implication qatarie dans la séquence. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 indique qu’un émissaire qatari pourrait rejoindre les visites, tout en soulignant qu’il n’est pas encore clair s’il participera aux mêmes rencontres. Le journal présente le Qatar comme un acteur susceptible d’apporter un appui, mais dans un cadre coordonné.
Nahar du 12 janvier 2026, de son côté, inclut le Qatar dans le groupe des cinq et dans les échanges annoncés avec Nawaf Salam. Le quotidien ne détaille pas un agenda qatari autonome. Il souligne plutôt la dimension collective du format, où Doha agit avec d’autres capitales.
L’effet politique interne est immédiat. Une présence qatarie, même limitée, renforce l’idée que la discussion ne se réduit pas à un axe occidental. Elle rappelle aussi le rôle de Doha dans d’autres dossiers régionaux, et son aptitude à combiner médiation politique et soutien matériel. Cette lecture apparaît en filigrane dans la manière dont Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 évoque la possibilité d’une « jonction » de visites.
« Mécanisme » au Sud et rivalités de formats: France, États-Unis et l’ombre de la Finul
La diplomatie libanaise de la semaine ne se limite pas à la conférence de soutien à l’armée. Elle touche au dispositif de suivi au Sud. Al Akhbar du 12 janvier 2026 évoque un débat américain sur le « mécanisme » de coordination: l’abandonner, le réduire à un format symbolique, ou le développer au point d’en faire une structure opérationnelle qui servirait d’alternative à la Finul.
Ce débat s’accompagne, selon Al Akhbar du 12 janvier 2026, d’une question de composition. Le journal mentionne un scénario de réunions en deux temps, avec une première partie réservée aux délégations militaires, puis une seconde partie mixte, militaire et civile. L’objectif implicite est d’ajuster la gouvernance du dispositif et de contrôler qui participe, et à quel niveau.
Al Sharq du 12 janvier 2026 évoque aussi le « mécanisme », en expliquant que la participation française a été entourée d’ambiguïtés. Il mentionne une présence annoncée de Jean-Yves Le Drian dans une réunion, liée à ces tensions. Le journal indique que la représentation américaine pourrait être assurée par une responsable déjà citée dans la presse ou par l’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 relie directement cette question à la place de la France. Le quotidien affirme qu’il existe des efforts pour redonner à Paris un rôle à travers la relance du groupe des cinq, après un refus de participation française, sous une forme civile, dans la commission du « mécanisme ». Il évoque un modèle qui impliquerait le Liban, les États-Unis et Israël.
L’après-Finul: hypothèses, intérêts français et inquiétude onusienne
Le débat sur l’avenir de la Finul traverse plusieurs journaux. Al Sharq du 12 janvier 2026 écrit que Jean-Yves Le Drian abordera une « étape après la Finul ». Le quotidien rapporte une volonté française d’avoir des forces au Sud, dans le cadre d’un dispositif à définir. Il présente ce point comme un objectif stratégique de Paris, lié à son poids régional et à sa lecture du dossier libanais.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 reprend une idée proche. Il évoque une discussion sur ce qui viendrait après la mission de la Finul, et signale une « رغبة » française, telle que le journal la formule, pour une présence française au Sud. Dans la lecture du quotidien, ce dossier n’est pas séparé du soutien à l’armée. Les deux se répondent.
Nahar du 12 janvier 2026 ajoute un volet onusien plus direct. Le quotidien parle d’une approche auprès de Jean-Pierre Lacroix, responsable des opérations de paix à l’Organisation des Nations unies, au sujet de la frontière entre le Liban et Israël. Il décrit une montée d’inquiétude et la recherche d’un « remplacement » ou d’un dispositif alternatif à la Finul, associée à un climat de crainte.
Dans ce même récit, Nahar du 12 janvier 2026 souligne que l’absence de signes de retrait israélien de points occupés renforce l’idée d’une stratégie de zone tampon. Le quotidien suggère que ce comportement pousse des capitales à envisager d’autres arrangements. Il lie cela au risque de conditions plus dures imposées au Liban.
La question iranienne et l’impact régional sur les choix diplomatiques libanais
La diplomatie libanaise est décrite comme étroitement dépendante du contexte régional. Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 explique que l’escalade israélienne au Sud s’inscrit dans un climat de menaces autour de l’Iran. Le quotidien mentionne l’hypothèse d’un coup préventif contre le Hezbollah, tout en rappelant que des attaques ciblées se poursuivent déjà.
Al Quds du 12 janvier 2026 présente le Liban comme « suspendu » entre la menace d’une extension de la guerre et l’attente des développements en Iran. Cette grille de lecture éclaire la prudence des partenaires. Elle explique aussi la densité des contacts, qui cherchent à empêcher un basculement.
Dans ce cadre, la position officielle mise en avant dans plusieurs titres s’appuie sur une préférence pour la voie diplomatique. Nahar du 12 janvier 2026 attribue à Joseph Aoun une insistance sur le choix diplomatique, présentée comme un choix souverain. Cette posture sert de langage commun avec les partenaires, au moment où ceux-ci conditionnent l’aide à une trajectoire sécuritaire contrôlée.
Visite iranienne et protocole: une controverse révélatrice
La diplomatie interne est aussi travaillée par la question du protocole et des invitations. Nahar du 12 janvier 2026 consacre un passage à la visite du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Le journal explique qu’une visite officielle se fait normalement sur invitation, et cite un universitaire décrivant des usages fondés sur la réciprocité et le respect de la souveraineté.
Selon Nahar du 12 janvier 2026, un débat s’est ouvert sur la manière dont cette visite a été « déclenchée ». Le quotidien évoque l’idée qu’Araghchi aurait pu interpréter une déclaration préalable du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, comme une forme d’invitation. Il présente cette lecture comme un point de discussion, révélateur d’une sensibilité politique autour des canaux diplomatiques.
Ce traitement souligne une tension. Le Liban veut maintenir des relations avec des acteurs régionaux. Mais il veut aussi cadrer ces relations par des règles. La question n’est pas seulement protocolaire. Elle touche à la perception d’alignement, et à la capacité de l’État à maîtriser le rythme des visites. Nahar du 12 janvier 2026 place ce débat dans une logique de souveraineté diplomatique.
Dar al-Fatwa, discours de Nawaf Salam et appel à une action internationale
La diplomatie intérieure passe aussi par des prises de position publiques. Al Liwa’ du 12 janvier 2026 rapporte la visite de Nawaf Salam à Dar al-Fatwa et un discours axé sur les constantes nationales et la réponse diplomatique à l’agression israélienne, par l’attachement aux décisions internationales et au cadre constitutionnel.
Al Quds du 12 janvier 2026 reprend la rencontre dans un autre registre, en mentionnant un appel à une intervention internationale pour dissuader la poursuite des attaques, aider le Liban à recouvrer des territoires occupés et obtenir la libération de prisonniers, conformément à un accord de cessez-le-feu évoqué par le journal. Il mentionne aussi un appel au renforcement des relations avec la Syrie, présenté comme un intérêt commun.
Cet écho est important dans la scène diplomatique. Il montre que l’exécutif cherche un soutien international, tout en consolidant un front intérieur. Il montre aussi que les canaux religieux restent des espaces de message politique, surtout quand la question sécuritaire touche directement la population. Al Liwa’ du 12 janvier 2026 insiste sur cette dimension de cohésion.
France et réformes: la loi sur l’écart financier comme dossier diplomatique
La diplomatie du moment ne s’arrête pas à la sécurité. Elle touche aux réformes économiques. Al Sharq du 12 janvier 2026 écrit que Jean-Yves Le Drian pousserait le Parlement à adopter la loi sur l’écart financier, décrite comme une loi de réforme défendue par Paris. Le journal relie explicitement cette loi à l’agenda du soutien international.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 exprime une idée similaire. Il indique que Le Drian pourrait encourager l’adoption de ce texte, présenté comme structurant pour la crédibilité financière. Le quotidien lie cette dimension à la conférence de soutien à l’armée et, plus largement, à l’image d’un État capable d’avancer sur plusieurs fronts.
Cette articulation est centrale dans les récits du 12 janvier 2026. La sécurité et l’économie ne sont plus traitées séparément. Le soutien militaire devient conditionné par des progrès politiques. Les progrès politiques deviennent conditionnés par des réformes financières. Les partenaires utilisent ainsi plusieurs leviers, mais convergent vers une même exigence: un État plus prévisible.
Politique internationale: Iran au centre des calculs, guerre à Gaza, recompositions en Syrie et secousses dans le monde arabe
Iran et Israël: scénarios de crise, préparation militaire et soutien affiché aux protestations
Plusieurs journaux placent l’Iran au cœur de l’actualité régionale, avec une combinaison de pressions politiques, de menaces de sécurité et de signaux militaires. Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 écrit que Washington et Tel-Aviv discutent de scénarios liés aux protestations en Iran, tandis qu’Israël relève son niveau de préparation face à une possible dégradation régionale. Le quotidien cite aussi une déclaration du ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar, qui dit soutenir ce qu’il présente comme la lutte du peuple iranien pour la liberté.
Cette mise en scène d’un soutien politique se double, dans les mêmes récits, d’une approche plus sécuritaire. Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 relie ces discussions à la réaction des autorités iraniennes, décrite comme plus dure, et à l’idée que l’évolution des protestations pourrait déclencher des décisions plus risquées de part et d’autre. Le journal insiste sur la hausse de la vigilance en Israël, présentée comme un dispositif de précaution dans un contexte incertain.
Al Akhbar du 12 janvier 2026 utilise un autre vocabulaire. Le quotidien parle d’une guerre hybride menée contre l’Iran, en liant l’axe États-Unis-Israël à une stratégie de pression qui dépasserait le seul terrain militaire. Dans sa page « monde », le journal évoque aussi une analyse publiée par Haaretz et rapporte l’idée d’un Moyen-Orient en 2026 proche d’une confrontation plus large, avec des projets de changements politiques attribués aux États-Unis et un rôle actif d’Israël.
Le même Al Akhbar du 12 janvier 2026 ajoute un élément politique important. Il rapporte que cette dynamique s’inscrirait dans une agenda américain dirigé par Donald Trump, présenté comme le président. Cette référence pèse dans la lecture régionale, car elle suggère une centralisation accrue des décisions à Washington, et une volonté de remodeler des équilibres par la pression.
Al Liwa’ du 12 janvier 2026 s’inscrit dans une logique proche, en décrivant une conjoncture régionale marquée par trois courbes simultanées. Le journal mentionne l’élargissement des protestations en Iran, la montée du ton à Washington et la préparation israélienne qui vise explicitement le programme nucléaire iranien. Le quotidien présente le Liban comme exposé aux répliques de ces trajectoires, même si l’enjeu est d’abord international.
Ces récits convergent sur un point. L’Iran n’est pas seulement un sujet interne iranien. Il devient une variable de sécurité régionale. Il devient aussi un objet de discours politique. Ainsi, le soutien israélien affiché aux protestations, rapporté par Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026, prend une valeur de message stratégique autant que de message moral.
Gaza et Cisjordanie: poursuite des morts, tensions sur l’aide et durcissement dans les territoires
La guerre à Gaza et le front de Cisjordanie restent au centre de la scène internationale, avec une actualité faite d’opérations militaires, de violences et de tensions institutionnelles. Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 publie un reportage depuis Gaza et évoque des frappes israéliennes, notamment lors de funérailles dans le sud de l’enclave, ce qui souligne la continuité des pertes humaines et la pression sur la population.
Al Quds du 12 janvier 2026 insiste, de son côté, sur la Cisjordanie. Le journal décrit une opération israélienne large à Naplouse, centrée sur la vieille ville, et évoque des blessés palestiniens. Il situe cette opération dans un cycle de montée de la tension, avec un enchaînement d’événements dans plusieurs zones, et un recours accru à des méthodes de contrôle et de pression sur les habitants.
Le même Al Quds du 12 janvier 2026 ajoute une autre dimension, institutionnelle celle-là, avec le dossier de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Le journal rapporte un conflit social engagé par le syndicat des employés, après des décisions attribuées au commissaire général et présentées comme des fins de contrat pour des centaines de salariés palestiniens. Le quotidien explique que cette contestation pourrait s’intensifier, ce qui met l’accent sur la fragilité des dispositifs d’aide et sur le risque de paralysie partielle des services.
Dans ces récits, la guerre ne se limite pas au champ militaire. Elle touche aussi les structures de survie. Le conflit social évoqué par Al Quds du 12 janvier 2026 illustre un point concret. Quand les emplois et les services sont affectés, l’impact est immédiat sur des familles déjà sous pression, ce qui renforce la dimension humanitaire d’une crise décrite comme prolongée.
Al Quds du 12 janvier 2026 couvre aussi la situation des Palestiniens d’Israël. Le journal évoque une manifestation à Jérusalem contre ce qu’il décrit comme une tolérance des autorités envers des bandes criminelles, avec un mot d’ordre qui relie sécurité intérieure, discrimination et violence. Ce sujet élargit la focale. Il montre que les tensions liées à la guerre se répercutent sur d’autres espaces, y compris à l’intérieur d’Israël.
Syrie: « nouvelle étape » après la chute d’un régime, et débat sur les sanctions
Au-delà du conflit israélo-palestinien, la Syrie occupe une place notable dans la presse du jour. Nahar du 12 janvier 2026 écrit que la Syrie est entrée dans une phase nouvelle, après la chute du régime de Bachar el-Assad et le départ de ses piliers vers la Russie, dans un scénario présenté comme une rupture historique. Le journal cite Ahmad al-Chareh et décrit un pays qui cherche un cadre de reconstruction politique, avec des questions ouvertes sur la forme du nouvel ordre.
Nahar du 12 janvier 2026 ajoute un élément international majeur. Le quotidien écrit que les États-Unis se préparent à annuler des sanctions liées à la loi Caesar, afin d’alléger la pression sur l’économie syrienne, et indique que cela a déjà commencé. Le journal situe cette évolution dans le travail de centres de recherche américains et dans des propositions destinées au nouvel ordre syrien.
Ce passage est lourd de conséquences diplomatiques. D’une part, il suggère une volonté américaine de modifier l’outil des sanctions, au moins partiellement. D’autre part, il souligne le risque de recomposition rapide des alliances et des circuits économiques. Nahar du 12 janvier 2026 présente ce mouvement comme une question de politique étrangère américaine, mais aussi comme un facteur direct sur l’avenir syrien.
La Syrie est ainsi décrite comme un dossier où l’international reprend la main, via les sanctions, la reconnaissance politique et les trajectoires de financement. Le même Nahar du 12 janvier 2026 insiste sur l’ampleur des interrogations, en rappelant que l’enjeu ne se limite pas à la transition, mais concerne l’architecture durable de l’État et de l’économie.
Soudan: retour du gouvernement à Khartoum et défi de la reconstruction
Le Soudan apparaît aussi dans les pages internationales, sur un registre différent. Al Quds du 12 janvier 2026 rapporte un retour du gouvernement au travail à Khartoum, après une période où l’exécutif s’était installé à Port-Soudan, à la suite de la guerre déclenchée en avril 2023 entre l’armée et les Forces de soutien rapide. Le journal rappelle que la reprise d’une partie de la capitale par l’armée, mentionnée comme ayant eu lieu au printemps, a permis à des milliers de personnes de revenir chez elles.
Le quotidien souligne toutefois la difficulté. Il évoque une dégradation de l’environnement, des services et des infrastructures. Il présente le retour institutionnel comme un signe de stabilisation, mais aussi comme le début d’une phase lourde, faite de remise en état et de lutte contre les séquelles d’une guerre longue.
Ce traitement est révélateur d’un angle fréquent dans la presse du jour. La « fin » d’une séquence militaire ne signifie pas la fin d’une crise. Elle ouvre souvent une crise différente. Dans le cas soudanais, Al Quds du 12 janvier 2026 insiste sur la transition entre urgence sécuritaire et urgence de services, ce qui ramène la question de la capacité de l’État au centre du récit.
Irak: bataille politique autour des équilibres et des candidatures
L’Irak occupe également une place dans l’actualité régionale. Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 consacre un article à Bagdad et traite d’une décision attribuée au Premier ministre Mohammed Chia al-Soudani, présentée comme une manœuvre qui coupe la route à des candidats de compromis. Le journal décrit une scène politique où les alliances se redessinent à l’approche des échéances, avec des calculs internes sur les équilibres entre camps.
Ce récit met en avant un point commun avec d’autres dossiers. La stabilité apparente repose sur des arrangements. Or ces arrangements sont remis en cause dès que les échéances approchent. Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 suggère que la scène irakienne est de nouveau travaillée par des rivalités de leadership, ce qui nourrit une incertitude politique durable.
« Doctrine Trump » et projection de puissance: débat intellectuel et inquiétudes sur le droit international
Dans les pages d’analyse et de débat, Al Quds du 12 janvier 2026 met en avant une réflexion sur ce que le journal appelle une « doctrine Trump ». L’angle proposé questionne un retour à une logique de puissance, avec des renversements de régimes et un affaiblissement du droit international. Le quotidien pose la question de la souveraineté et de ses limites, dans un monde où la force tend à l’emporter sur les procédures.
Dans une autre page d’opinion, Al Quds du 12 janvier 2026 développe l’idée que la souveraineté devient une ligne rouge de plus en plus fragile, car l’équilibre international est bousculé par des actes de force et par une capacité d’imposition unilatérale. Le journal relie ce thème à des exemples politiques contemporains, en soutenant que la norme juridique est de plus en plus contestée par la réalité des rapports de force.
Al Akhbar du 12 janvier 2026 rejoint indirectement cette lecture en rapportant une analyse qui décrit une région au bord d’une confrontation élargie, où la décision de guerre ne serait plus entièrement concentrée sur un seul acteur régional, mais s’inscrirait dans une stratégie plus vaste liée à Washington. Le quotidien fait explicitement référence à Donald Trump, présenté comme moteur politique de cette dynamique.
Ces traitements ne racontent pas une simple crise. Ils racontent une transformation de la grammaire internationale. Le droit devient un argument parmi d’autres. L’économie devient un levier. Et la sécurité redevient centrale. Dans ce cadre, la façon dont les journaux parlent de l’Iran, de Gaza et de la Syrie dessine un même fil. Les crises locales se fondent dans une compétition régionale plus large, elle-même liée à des choix américains.
Lien entre fronts: une région décrite comme « connectée » par les risques
Même quand les sujets semblent distincts, les journaux les rapprochent. Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 traite l’Iran en termes de protestations et de préparation israélienne, puis il couvre Gaza en rappelant la continuité des frappes et des morts. La juxtaposition donne une image de simultanéité. Elle suggère que la région vit plusieurs crises en même temps, ce qui accroît le risque d’erreur de calcul.
Al Quds du 12 janvier 2026 fait de même, mais par un autre chemin. Le journal passe de Naplouse et des opérations en Cisjordanie à la question des employés d’une agence onusienne à Gaza, puis à des débats plus larges sur la souveraineté et le droit. Cette composition souligne une idée. Les effets d’une guerre se propagent dans les institutions, dans l’économie et dans les sociétés.
Enfin, Nahar du 12 janvier 2026, en décrivant la transition syrienne et l’évolution des sanctions américaines, rappelle que les choix économiques de Washington sont désormais aussi structurants que les décisions militaires. Cela renforce la lecture d’une région où la finance, les sanctions et l’aide deviennent des instruments de politique internationale.
Économie: stabilisation fragile, chantier bancaire et reconstruction comme test de crédibilité
Taux de change plus stable, croissance modeste et confiance toujours absente
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 décrit une année 2025 marquée par une stabilisation relative du taux de change, avec un effet direct sur la vie économique. Le quotidien affirme que cette stabilité a contribué à une forme d’apaisement et à un « développement économique léger ».
Le même Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 nuance immédiatement ce tableau. Il estime qu’aucune reconstruction durable n’est possible sans un secteur bancaire et financier rétabli. Le journal cite des réformes jugées incomplètes, dont une loi de restructuration des banques, mais sans texte réglant l’écart financier.
Dans cette lecture, l’optimisme du début de 2025 n’a pas suffi à produire un changement tangible de confiance. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 parle d’une vision restée « brouillée » sur les plans économique et social. Il évoque aussi un climat de transactions et d’agendas cachés qui pèsent sur la crédibilité de l’action publique.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 donne aussi des repères chiffrés. Le quotidien affirme que la croissance attendue pour 2025 se situerait entre 3,5 % et 4,5 %. Il précise toutefois que ce niveau reste faible, car le produit intérieur brut aurait perdu plus de 40 % de son volume depuis 2019.
Le même article souligne la charge sociale de la stabilisation. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 estime que l’inflation en 2025 aurait tourné autour de 14 % à 15 %, avec un impact lourd sur les ménages et sur les entreprises. Il relie cette dynamique à la hausse de la pauvreté, à la pression sur les coûts de production et au ralentissement de l’activité commerciale.
Les chiffres revendiqués par Joseph Aoun et la bataille des bilans
Le débat économique du jour est aussi politique. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun avance des indicateurs qu’il juge encourageants. Il évoque une croissance proche de 5 % en 2025. Il cite aussi une hausse des recettes du Trésor de 25 % par rapport aux prévisions.
Le même Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 attribue au président deux autres chiffres qui pèsent sur l’évaluation du redressement. Il mentionne un excédent primaire dépassant un milliard de dollars et une augmentation des réserves de la Banque du Liban d’environ deux milliards de dollars.
Ces éléments nourrissent une lecture optimiste, mais prudente. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun parle d’un « optimisme prudent » et présente 2026 comme potentiellement meilleure que 2025. Le journal met toutefois en avant une idée centrale : l’amélioration dépendra de la capacité à transformer ces chiffres en confiance et en investissements, pas seulement en communications.
Loi sur l’écart financier, restructuration bancaire et retour des dépôts au centre du débat
Plusieurs titres décrivent la réforme bancaire comme la clef du cycle économique. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 évoque la loi sur l’écart financier comme l’un des défis majeurs de la deuxième année du mandat présidentiel, en l’associant à l’inquiétude des déposants pour leurs économies.
Al Sharq du 12 janvier 2026 adopte un ton plus institutionnel. Le quotidien affirme que le gouvernement a réussi à faire adopter une série de textes bancaires restés bloqués depuis des années. Il cite notamment des réformes sur le secret bancaire, la restructuration des banques, le traitement de l’écart financier et le cadre de récupération des dépôts.
Cette présentation se heurte à une critique plus dure dans Al Bina’ du 12 janvier 2026. Le journal insiste sur l’écart entre les lois et l’exécution. Il affirme que l’absence d’application stricte du droit maintient l’écart financier et empêche le retour de la confiance. Il met aussi l’accent sur la responsabilité des banques et sur la question de comptes à l’étranger, décrite comme un scandale moral autant qu’un problème économique.
Le résultat est un blocage connu mais toujours explosif. Les réformes sont indispensables pour rouvrir le crédit et attirer l’investissement. Mais elles créent aussi des perdants, ou des acteurs exposés. La presse du 12 janvier 2026 montre ainsi une économie suspendue à une décision politique : choisir une répartition des pertes et la rendre applicable.
Banque du Liban et dette de l’État: le dossier qui peut faire replonger la crise
Nahar du 12 janvier 2026 met en lumière un point de tension très concret entre l’exécutif et la Banque du Liban. Le quotidien rapporte que Nawaf Salam répond à une question liée aux demandes de la banque centrale. Il dit que la position officielle sur la dette de l’État envers la Banque du Liban reste contestée, malgré un mémorandum signé entre la banque et le ministère des Finances portant sur 16,5 milliards de dollars.
Nahar du 12 janvier 2026 ajoute que la non-reconnaissance de cette dette ramènerait la crise à son point de départ. Le journal explique que le gouverneur, Karim Souaid, cherche à éviter ce scénario, notamment par une clarification publique sur l’existence du mémorandum et sur la place de ce montant dans une dette plus large discutée dans le cadre de l’écart financier.
Dans le récit de Nahar du 12 janvier 2026, ce dossier dépasse la technique. Il devient un test de cohérence de l’État. Une divergence sur un chiffre fragilise la négociation avec les partenaires et complique toute trajectoire de réforme. Elle alimente aussi la peur d’une nouvelle zone grise, où personne ne sait ce qui est reconnu, ce qui est contesté et ce qui sera payé.
Électricité, dépenses publiques et exigence de responsabilité
Al Sharq du 12 janvier 2026 relaie une accusation lourde sur le coût de l’électricité. Le quotidien cite l’ancien vice-Premier ministre Ghassan Hasbani, qui décrit la période 2010-2024 comme un « épuisement » et non un simple échec de gestion. Il affirme que le coût du secteur de l’électricité, en incluant les avances de carburant, les subventions et l’usage des réserves, aurait dépassé 24 milliards de dollars à la charge de la Banque du Liban.
Le même Al Sharq du 12 janvier 2026 reprend une logique de contraste. Il met en avant des mesures présentées comme des ruptures : arrêt de l’endettement, contrôle de la dépense, nomination d’une autorité de régulation, et préparation d’investissements plus transparents. Cette narration vise à réhabiliter une discipline budgétaire, après des années où la dépense était perçue comme incontrôlée.
Ces éléments pèsent sur l’économie quotidienne. Le coût de l’électricité agit sur les finances publiques. Il agit aussi sur la compétitivité des entreprises. Il agit enfin sur la confiance, car il résume l’idée d’un État qui a payé sans réparer. Al Sharq du 12 janvier 2026 suggère que la crédibilité économique passera par des comptes clairs et une régulation réelle.
Emploi: des postes peu qualifiés et une dégradation structurelle du travail
Al Akhbar du 12 janvier 2026 consacre une enquête à la structure de l’emploi au Liban. Le quotidien affirme que l’économie crée des emplois qui ne nécessitent pas de compétences élevées. Il parle d’une pente « vers le pire » sur le plan structurel.
Dans le même texte, Al Akhbar du 12 janvier 2026 cite un rapport de la Banque mondiale publié en 2010. Il indique que 47 % des travailleurs se trouvaient dans des emplois à faible productivité, associés à des tâches simples, comme conduire, lire et écrire, ou assurer des tâches physiques longues.
Ce constat éclaire un paradoxe libanais. Même quand la stabilisation du change réduit une partie du choc, le marché du travail reste fragilisé. Les emplois peu qualifiés alimentent des revenus faibles. Ils réduisent la capacité des ménages à absorber l’inflation. Ils poussent aussi des profils qualifiés à partir. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 relie d’ailleurs la crise sociale à la hausse du chômage et à une progression des départs, notamment parmi les compétences.
Sécurité alimentaire: un projet de silos, mais un financement introuvable
L’économie ne se limite pas aux banques. Al Akhbar du 12 janvier 2026 rapporte que le ministère de l’Économie a présenté au Conseil des ministres une stratégie nationale de création de silos à céréales, élaborée avec le Conseil du développement et de la reconstruction. Le quotidien mentionne un coût total de 225 millions de dollars.
Al Akhbar du 12 janvier 2026 explique l’objectif du projet. Il s’agit de reconstruire des capacités nationales de stockage et de garantir une réserve stratégique de céréales équivalente à six mois, dans un pays décrit comme dépendant quasi totalement de l’importation et exposé aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Le problème est immédiat. Al Akhbar du 12 janvier 2026 affirme que le financement n’est pas disponible. Il ajoute que le Conseil des ministres a reporté l’examen de la proposition à une date non précisée. Le journal présente ce report comme un symptôme d’une économie qui sait ce qu’elle doit faire, mais ne parvient pas à sécuriser les fonds.
La question de la gouvernance est aussi posée. Al Akhbar du 12 janvier 2026 décrit un débat sur le modèle d’exploitation et de gestion des silos. Le quotidien évoque une étude pour trancher entre une gestion directe par l’État et un contrat de gestion confié à un opérateur privé, comme cela existait avant l’explosion du port.
Reconstruction au Sud: prêt de la Banque mondiale et logique de relance par l’investissement
La reconstruction apparaît comme un dossier économique majeur. Ad Diyar du 12 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun annonce une discussion au prochain Conseil des ministres sur le mécanisme de reconstruction. Le quotidien écrit que l’État a achevé le volet administratif et juridique du dossier.
Ad Diyar du 12 janvier 2026 précise qu’une loi de prêt de 250 millions de dollars a été adoptée avec la Banque mondiale. Le journal indique que l’État commencera à l’utiliser. Il ajoute que le Liban vise aussi une conférence internationale de donateurs consacrée à la reconstruction.
Al Liwa’ du 12 janvier 2026 reprend le même axe. Le quotidien affirme que la mécanique de reconstruction sera à l’ordre du jour du Conseil des ministres, en commençant par le prêt de la Banque mondiale. Il présente la réforme économique comme la première exigence des pays donateurs, ce qui lie directement reconstruction et conditionnalité.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 insiste sur la reconstruction comme levier de cycle économique. Le journal écrit que la reconstruction peut être un indicateur de retour de la stabilité et de reprise des investissements. Il la présente aussi comme un moteur potentiel de création d’emplois. Il souligne toutefois que ce chemin dépend de paramètres régionaux et internationaux, pas seulement de la volonté libanaise.
La dimension politique est assumée. Ad Diyar du 12 janvier 2026 cite Joseph Aoun affirmant que les maisons détruites appartiennent aux Libanais et que l’État est responsable de la reconstruction. Le journal lie cette position à une crainte historique : quand l’État est absent, d’autres acteurs occupent l’espace.
Investissements, tourisme et « retour sur la carte »: signes de mouvement, mais risque de rechute
Al Sharq du 12 janvier 2026 évoque une dynamique de circulation pendant les fêtes. Le quotidien parle d’un volume élevé d’entrées et de sorties, en dépit des bombardements et des menaces de guerre. Il interprète ce mouvement comme un signe que la stabilité est possible si la gouvernance se redresse.
Cette lecture reste fragile, car le risque sécuritaire pèse sur tout calcul économique. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 lie explicitement le redressement à la sécurité. Il explique que sans clarification sur le monopole des armes et sans horizon de stabilité, aucune reconstruction de confiance bancaire ne peut tenir.
Nahar du 12 janvier 2026 ajoute une dimension indirecte, mais révélatrice des inquiétudes économiques régionales. Le quotidien rapporte que des pays européens suivent la situation au Liban, y compris sous l’angle des pressions économiques sur leurs propres sociétés, liées à la guerre en Europe de l’Est, et sous l’angle des risques de trafics maritimes. Cette sensibilité montre que le Liban est regardé aussi comme un facteur de stabilité méditerranéenne, ce qui peut peser sur les conditions d’aide et de coopération.
Un contexte régional qui influence les marges libanaises
Même quand la priorité reste libanaise, la presse du jour rappelle que la région change la donne économique. Al Quds du 12 janvier 2026 publie une dépêche économique sur l’Arabie saoudite, annonçant des projets immobiliers de luxe liés à une marque Trump, pour une valeur totale de 10 milliards de dollars, à Riyad et Djeddah. Le quotidien relie ces projets à la stratégie saoudienne de diversification et d’attraction d’investissement.
Pour le Liban, ce type d’information est un rappel implicite. Les capitaux régionaux existent. Ils se déplacent. Ils privilégient les environnements stables et les règles claires. Dans les journaux du 12 janvier 2026, le message revient sans cesse : pour capter une part de ces flux, le Liban doit d’abord clarifier ses règles bancaires, ses comptes publics et sa trajectoire sécuritaire.
Société: déplacements internes, crise des métiers du soin et bataille pour les espaces publics
Déplacements depuis le Sud: la peur s’installe et Beyrouth redevient un refuge
Nahar du 12 janvier 2026 décrit une journée marquée par une montée brutale des frappes au nord du Litani. Le quotidien rapporte un avertissement israélien visant un ensemble résidentiel à Kfarhatta, puis une série de frappes. Il ajoute que ces événements ont coïncidé avec le déplacement d’un grand nombre d’habitants du Sud vers Beyrouth et d’autres régions, sous l’effet de l’escalade.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 confirme cette dynamique. Le journal relate le même épisode de Kfarhatta, avec un avertissement, l’intervention d’une unité de l’armée libanaise, puis des frappes répétées. Il mentionne, lui aussi, un mouvement de départs d’habitants du Sud vers Beyrouth, présenté comme une réaction directe au niveau de violence.
Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 insiste sur la violence des frappes dans la zone visée. Le quotidien s’appuie sur le récit d’une « ceinture de feu » et décrit des dommages importants. Cette description éclaire le ressort social principal de la journée: la fuite devient un mécanisme de protection immédiat, même quand les familles n’ont pas de solution durable.
Dans Nahar du 12 janvier 2026, le déplacement n’est pas présenté comme un détail logistique. Il est décrit comme un symptôme d’angoisse collective. Le journal y associe une montée des peurs populaires et un risque de scénario d’escalade plus large. La société se retrouve alors à gérer, en même temps, la menace et ses conséquences pratiques, dont l’hébergement, les trajets, et la rupture du travail.
Victimes civiles et vie quotidienne: la guerre traverse les rues et les familles
Al Quds du 12 janvier 2026 rapporte une information venue du ministère libanais de la Santé. Le journal indique qu’un citoyen a été tué dans une frappe israélienne ayant visé une voiture à Bint Jbeil. Il détaille aussi une séquence d’avertissements adressés à des habitants, suivie d’appels des résidents à l’armée libanaise et aux forces de sécurité pour vérifier les lieux.
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 évoque également Bint Jbeil, en parlant d’une frappe de drone sur une voiture. Le journal mentionne la mort d’un élu municipal, ce qui souligne une réalité sociale. Les victimes ne sont pas seulement des combattants. Elles sont aussi des acteurs civils, insérés dans la vie locale, et leur disparition touche directement des communautés déjà fragilisées.
Ces récits montrent aussi un autre aspect. Les avertissements, les évacuations, puis les frappes, imposent un rythme brutal. Ils obligent les familles à quitter des bâtiments en minutes. Ils transforment le logement en risque. Nahar du 12 janvier 2026 parle ainsi d’un complexe résidentiel d’au moins dix immeubles, évacué puis lourdement frappé.
Dans ce contexte, la solidarité familiale devient un filet de sécurité. Le déplacement vers Beyrouth suppose des réseaux. Il suppose aussi des coûts. Il suppose enfin une incertitude totale sur la durée. Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026, en signalant ce mouvement vers la capitale, renvoie à un schéma connu. Beyrouth absorbe les chocs, mais au prix d’une pression sur le logement, les transports et les services.
Santé et professions du soin: pénurie, émigration et réforme contestée du métier infirmier
Al Akhbar du 12 janvier 2026 consacre un dossier au secteur infirmier et à la régulation de la profession. Le quotidien explique que la mise en application de la loi 221 a relancé une controverse, avec une tentative de modification d’un article portant sur les conditions de travail des infirmiers palestiniens dans les hôpitaux libanais.
Al Akhbar du 12 janvier 2026 décrit les effets concrets des règles actuelles. Le journal rapporte que des infirmiers palestiniens ont été confrontés à des procédures jugées très lourdes pour obtenir l’autorisation d’exercer, car il faut prouver l’absence de candidat libanais pour le même poste et suivre un parcours administratif précis. Cette logique, pensée pour protéger l’emploi local, se heurte aux urgences du système de santé.
Le même Al Akhbar du 12 janvier 2026 met en avant l’argument de la pénurie de main-d’œuvre. Il cite la pression créée par l’émigration des infirmiers et infirmières. Le journal rapporte la position de la présidente de l’ordre ou du syndicat, qui explique que cette émigration impose de préserver les compétences présentes au Liban et d’utiliser toutes les capacités disponibles.
L’enjeu est social avant d’être juridique. Une pénurie infirmière allonge les délais de soins. Elle fragilise les services. Elle pèse sur les familles, qui doivent souvent compléter par des soins à domicile. Al Akhbar du 12 janvier 2026 relie cette tension à un besoin de main-d’œuvre immédiat, ce qui pousse certains responsables à envisager une « exception » encadrée pour l’emploi de professionnels palestiniens.
Ce dossier révèle aussi une fracture de perception. Pour une partie de l’opinion, toute exception est un risque sur l’emploi. Pour les hôpitaux, c’est une réponse à une crise de ressources humaines. Al Akhbar du 12 janvier 2026 souligne que, jusqu’ici, l’idée de modification ne rencontre pas d’opposition majeure au niveau des ministères ou du syndicat, mais qu’elle exige un passage parlementaire.
Travaux multiples et nouveaux métiers de survie: la précarité change la structure du travail
Al Akhbar du 12 janvier 2026 décrit une transformation du travail, visible dans le secteur de la sécurité privée. Le journal explique que le salaire d’un emploi unique ne suffit plus. Il cite des travailleurs qui cherchent un second revenu, souvent dans la surveillance, afin de combler un écart entre revenus et dépenses.
Selon Al Akhbar du 12 janvier 2026, cette tendance touche des profils variés. Le quotidien mentionne une présence importante de retraités dans ces emplois, après l’érosion des pensions. Il décrit des sociétés de gardiennage qui emploient plusieurs centaines de personnes, avec une répartition entre Beyrouth, sa banlieue, Saïda et d’autres zones.
Cette évolution produit un effet social en chaîne. Les journées s’allongent. La fatigue augmente. Les accidents de travail deviennent un risque. La vie familiale se réduit. Al Akhbar du 12 janvier 2026 présente cette réalité comme une conséquence directe de l’effondrement monétaire et bancaire, qui a redéfini ce que signifie « vivre de son salaire ».
Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026, dans une lecture plus globale, évoque une crise sociale persistante malgré une stabilité relative du taux de change. Le quotidien parle d’une vision encore brouillée sur le plan social, au même titre que sur les plans sécuritaire et économique, ce qui décrit une société sans horizon stable.
Beyrouth et le Horsh: bataille pour un « poumon » urbain et soupçons de privatisation
Al Akhbar du 12 janvier 2026 ouvre un autre front social, cette fois urbain. Le quotidien décrit une controverse autour du Horsh de Beyrouth, présenté comme un des rares espaces de respiration de la capitale. Il évoque la crainte d’une délégation de gestion à une entreprise privée, et parle d’un spectre de privatisation planant sur le site.
Le journal insiste sur les mécanismes municipaux. Al Akhbar du 12 janvier 2026 explique que le Horsh dépend de la municipalité, sous l’autorité du gouverneur de Beyrouth, et que la direction des jardins est censée en assurer la supervision. Il ajoute que des membres du conseil municipal contestent la capacité de cette direction à remplir sa mission, et évoquent des intérêts personnels et des pratiques contestées.
Al Akhbar du 12 janvier 2026 donne aussi des détails sur les critiques internes. Le quotidien cite des reproches liés à des avances financières, à des dépenses répétées et à une concentration des contrats. Il mentionne aussi une question très concrète: l’irrigation continuerait à être payée alors que le site et ses environs disposent d’eau souterraine, ce qui nourrit un soupçon de mauvaise gestion.
Dans le même dossier, Al Akhbar du 12 janvier 2026 relie ce débat à une question d’équité sociale. Le journal rapporte que des membres du conseil estiment que les habitants de Beyrouth méritent un espace propre et sûr, géré par une administration municipale transparente, avec une présence de gardes municipaux réellement opérationnels.
Le sujet dépasse un parc. Il touche à la définition du bien public dans une ville sous pression. Quand le logement est cher et que l’air est pollué, l’accès à un espace vert devient un enjeu de santé. Il devient aussi un enjeu de dignité. Al Akhbar du 12 janvier 2026 traite ainsi le Horsh comme un symbole de la capacité des institutions locales à protéger ce qui reste collectif.
Cohésion sociale et discours religieux: Dar al-Fatwa entre inquiétude sécuritaire et appel au calme
Al Liwa’ du 12 janvier 2026 rapporte la visite de Nawaf Salam à Dar al-Fatwa et sa rencontre avec le mufti Abdellatif Derian. Le quotidien met en avant un discours centré sur les constantes nationales, la protection de la formule libanaise et le choix de la voie diplomatique, dans un contexte d’attaques israéliennes continues sur le territoire.
Al Quds du 12 janvier 2026 décrit, dans le même esprit, une prise de position du conseil religieux concerné, exprimant une forte inquiétude face à la poursuite et à l’élargissement des attaques. Le journal rapporte aussi un appel à une intervention internationale, ainsi qu’un avertissement sur des risques de troubles internes si la situation se dégrade.
Dans Al Quds du 12 janvier 2026, un autre point est mis en avant. Le journal évoque une alerte concernant des éléments liés à l’ancien régime syrien, décrits comme pouvant mener des actions troublant la sécurité et la stabilité. Cette mention renvoie à une crainte sociale classique en période de crise: la peur de l’infiltration, de la rumeur, et des règlements de comptes, qui peut accélérer la fragmentation.
Ces discours agissent comme des outils de stabilisation. Ils visent à réduire la panique. Ils tentent aussi de limiter les surenchères. Dans une société où la peur favorise les replis communautaires, l’appel à la cohésion devient un élément de gestion sociale, autant qu’un message politique. Al Liwa’ du 12 janvier 2026 présente ce registre comme une composante de la stratégie de l’exécutif.
Entre guerre et gouvernance: une société prise entre urgence sécuritaire et usure des services
Les articles du 12 janvier 2026 montrent une société qui vit sur deux rythmes. Le premier est celui des frappes, des avertissements, des évacuations et des déplacements. Nahar du 12 janvier 2026 et Al Joumhouriyat du 12 janvier 2026 décrivent ce rythme comme immédiat, sans préavis fiable, et avec des conséquences directes sur les familles.
Le second rythme est celui de l’usure des services, plus lent mais tout aussi destructeur. Al Akhbar du 12 janvier 2026 illustre cette usure avec le secteur infirmier, fragilisé par l’émigration, et avec le marché du travail, où des retraités se replient vers des emplois de gardiennage.
Le même Al Akhbar du 12 janvier 2026 illustre enfin l’usure institutionnelle au niveau municipal, avec le dossier du Horsh. La bataille sur un parc devient la bataille sur la transparence, sur la capacité de gestion et sur la protection d’un espace commun.
Technologie: intelligence artificielle dans les médias, économie des créateurs et nouvelles menaces liées aux drones et à l’internet
L’intelligence artificielle devient une infrastructure du contenu, plus un simple outil
Nahar du 12 janvier 2026 décrit un basculement clair dans l’économie des créateurs, à partir d’un grand rendez-vous organisé à Dubaï. Le quotidien explique que les débats ont été dominés par l’intelligence artificielle et par les technologies associées, présentées comme un pilier de la production, de la diffusion et de la monétisation.
Dans le récit de Nahar du 12 janvier 2026, ce changement n’est pas uniquement technique. Il touche la manière dont les contenus sont conçus. Il touche aussi la vitesse de production. Il change enfin les modèles d’affaires. Les plateformes et les entrepreneurs présents y présentent l’intelligence artificielle comme une base structurelle, et non comme une option.
Nahar du 12 janvier 2026 insiste sur une idée simple. La valeur se déplace de la création artisanale vers l’optimisation. Les créateurs cherchent des gains de temps. Ils veulent aussi une meilleure capacité d’analyse. Ils visent une personnalisation plus fine. Ils parlent enfin d’automatisation, pour tenir un rythme de publication devenu très lourd.
Le journal évoque aussi une évolution de vocabulaire. Il ne s’agit plus seulement d’un assistant. Il est question d’une intelligence artificielle dite « agent », capable de gérer des tâches quotidiennes pour un créateur ou une équipe. Cette notion renvoie à une automatisation plus complète, avec des actions en chaîne, et pas seulement des suggestions.
Des créations générées, puis récompensées, qui déplacent les frontières de l’auteur
Nahar du 12 janvier 2026 rapporte que l’événement de Dubaï a aussi mis en avant des usages créatifs de l’intelligence artificielle, avec une reconnaissance publique. Le journal mentionne un prix attribué à un film généré par intelligence artificielle, ce qui montre que la création automatisée est en train d’entrer dans des circuits de légitimation.
Cette reconnaissance a deux effets immédiats, tels que les journaux les décrivent. D’abord, elle pousse les créateurs à adopter ces outils pour rester compétitifs. Ensuite, elle ouvre une dispute sur la valeur artistique, car la production peut devenir massive. Le débat se déplace alors vers la sélection, la direction et l’intention. Nahar du 12 janvier 2026 décrit cet écosystème comme un marché où la différence se fait de plus en plus sur la stratégie, et pas uniquement sur le talent brut.
La question des droits apparaît rapidement. Quand un contenu est produit avec des outils génératifs, l’auteur n’est plus seul. Il y a le modèle. Il y a les données. Il y a aussi la plateforme. Dans Nahar du 12 janvier 2026, cette réalité est abordée à travers le besoin de nouveaux cadres de gestion des droits, adaptés à des contenus produits, remixés et rediffusés en continu.
Intelligence artificielle et chaîne économique: du marketing à la monétisation
Nahar du 12 janvier 2026 décrit un autre mouvement, plus économique. L’intelligence artificielle n’est pas cantonnée à la production. Elle descend dans la gestion. Elle touche le ciblage publicitaire. Elle touche aussi l’optimisation des campagnes. Le quotidien explique que la technologie modifie la manière de gérer des opérations marketing, et donc la rentabilité des créateurs.
Ce point est central pour comprendre la trajectoire actuelle. Quand un outil réduit le coût de production, la concurrence augmente. Les marges se resserrent. Les acteurs cherchent alors des revenus plus diversifiés. Nahar du 12 janvier 2026 mentionne précisément une discussion sur des modèles d’affaires qui s’appuient sur l’économie numérique, et sur des mécanismes censés transformer des contenus en actifs.
Dans la logique décrite par le journal, le créateur devient aussi un gestionnaire de portefeuille. Il ne vend plus seulement une audience. Il vend une marque. Il vend des droits. Il peut aussi vendre des objets numériques. Cette approche suppose des outils capables de suivre les usages, les copies, et les réutilisations. Elle suppose donc une technologie de traçabilité.
Blockchain, actifs numériques et contrats automatisés: une promesse de traçabilité, mais pas une solution magique
Toujours selon Nahar du 12 janvier 2026, une partie des débats a porté sur l’articulation entre intelligence artificielle et technologies de registre, avec une vision centrée sur la traçabilité des droits. Le quotidien présente ces outils comme une tentative d’organiser un marché devenu trop fluide, où les copies et les réutilisations sont permanentes.
Le journal cite aussi des usages liés à des objets numériques uniques et à des dispositifs de partage des revenus. L’objectif est clair. Il s’agit de donner une valeur économique à des contenus générés, ou co-générés, en établissant une forme de propriété et une forme de règle de redistribution.
Nahar du 12 janvier 2026 relie enfin cette approche à l’idée de contrats automatisés. Le principe est de déclencher des paiements dès qu’un contenu est utilisé, ou dès qu’un seuil est atteint, sans négociation manuelle. Sur le papier, cela réduit le conflit. Cela réduit aussi les délais. Dans les faits, cela suppose une définition claire du droit, et donc une gouvernance juridique solide.
La promesse reste donc fragile. La technologie peut enregistrer. Elle peut aussi automatiser. Mais elle ne remplace pas une règle acceptée par tous. Ce point est important, car l’intelligence artificielle accélère les litiges, en produisant vite et en diffusant vite. Le besoin de règles devient donc plus pressant, pas moins.
Internet sous contrôle: censure, coupures et guerre de l’information
La technologie est aussi traitée à travers la question de l’internet comme espace politique. Al 3arabi Al Jadid du 12 janvier 2026 évoque des craintes en Iran liées au blocage de l’accès à l’internet. Le quotidien situe cette question dans un climat de tension politique et de mobilisation, et souligne l’effet immédiat sur l’information et sur la coordination sociale.
Cette thématique est structurante, car elle rappelle que l’internet n’est pas seulement un service. C’est une infrastructure de société. Quand il est ralenti ou coupé, ce sont des familles qui perdent leurs liens. Ce sont aussi des entreprises qui perdent leurs outils. C’est enfin une économie numérique qui se paralyse. Al 3arabi Al Jadid du 12 janvier 2026 fait apparaître cette dimension, en décrivant une inquiétude qui n’est pas seulement politique, mais aussi pratique.
Le contrôle de l’internet est aussi un instrument de récit. Il permet de réduire la circulation d’images. Il permet aussi de réduire la circulation de témoignages. Il renforce enfin la dépendance à des sources officielles. Dans une région traversée par des crises, ce contrôle devient un élément de sécurité intérieure, mais aussi un élément de guerre de l’information.
La même logique se retrouve dans la manière dont plusieurs journaux décrivent la crise régionale. Les conflits ne se jouent plus uniquement sur le terrain. Ils se jouent aussi sur la perception, sur la vitesse de diffusion, et sur la capacité à imposer une version. La technologie devient donc un champ de confrontation en soi.
Drones et menaces aériennes: l’abaissement du seuil de risque pour les espaces publics
Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 rapporte des avertissements de sécurité en Syrie, avec la crainte de drones chargés d’explosifs. Le quotidien décrit des consignes appelant à éviter les rassemblements dans les lieux publics, et à rester vigilants lors des déplacements.
Ce type d’alerte révèle une évolution technologique majeure. Le drone n’est plus seulement un outil militaire lourd. Il devient un outil accessible. Il peut être utilisé pour surveiller. Il peut aussi être utilisé pour frapper. Cette accessibilité change la sécurité urbaine. Elle abaisse le seuil de passage à l’acte, car le coût et les compétences nécessaires diminuent.
L’effet social est direct. La peur se déplace. Elle ne concerne plus uniquement les frontières ou les lignes de front. Elle entre dans les marchés. Elle entre dans les places. Elle entre dans les événements. Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026 illustre ce point, en citant des mesures de précaution qui visent précisément les espaces de vie quotidienne.
Cette évolution rejoint d’autres dynamiques décrites dans les journaux du 12 janvier 2026. Au Liban, les survols et les frappes rappellent déjà la domination du ciel. Ailleurs, la diffusion de drones plus légers ajoute une couche de risque. La technologie renforce donc l’incertitude, même loin des lignes directes de confrontation.
Technologies de sécurité et économie de la peur: quand la protection devient un marché
Quand les risques se multiplient, les sociétés achètent de la protection. Les journaux traitent ce sujet surtout par le social, mais l’arrière-plan technologique est évident. Plus la menace est diffuse, plus les dispositifs de surveillance, de détection et d’alerte se généralisent. Le contrôle d’accès, les caméras, les logiciels de suivi et les outils de filtrage prennent une place plus grande. Cette logique est cohérente avec l’alerte sur les drones rapportée par Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026.
Ce marché de la sécurité est alimenté par la baisse des coûts. Un capteur coûte moins cher qu’avant. Un logiciel d’analyse vidéo est plus accessible. Une alerte peut être automatisée. Or l’intelligence artificielle accélère ce mouvement, car elle promet d’analyser en temps réel. Elle promet aussi de repérer des anomalies. Elle promet enfin d’assister des opérateurs qui manquent de moyens.
Le risque est connu. Plus la surveillance augmente, plus la question des libertés se pose. Plus les outils sont puissants, plus l’usage peut déraper. C’est aussi pour cela que la question du contrôle de l’internet, évoquée par Al 3arabi Al Jadid du 12 janvier 2026, résonne comme un avertissement. La technologie peut protéger. Elle peut aussi enfermer.
Intelligence artificielle et politique: la tentation de gouverner par l’algorithme
L’intelligence artificielle s’invite aussi dans le débat public, même quand elle n’est pas nommée. Les dispositifs de filtrage, de recommandation et de modération façonnent les opinions. Ils façonnent aussi l’agenda. Quand les plateformes mettent en avant un sujet, il devient central. Quand elles le freinent, il disparaît. Cette logique est implicite dans le traitement de l’information en période de crise, et dans les inquiétudes sur l’accès au réseau évoquées par Al 3arabi Al Jadid du 12 janvier 2026.
Nahar du 12 janvier 2026 montre l’autre face du phénomène. Les créateurs adoptent l’intelligence artificielle pour mieux produire. Mais cela signifie aussi que la production peut être industrialisée. La frontière entre information et promotion se brouille. Le risque de manipulation augmente. La nécessité de vérification devient donc plus forte.
Dans une région traversée par des tensions, cette industrialisation du contenu est un enjeu politique. Elle peut amplifier un discours. Elle peut aussi fabriquer des faux récits. Elle peut enfin saturer l’espace public. Les journaux du 12 janvier 2026, en parlant de crise régionale et de pressions, dessinent un contexte où la technologie devient un multiplicateur de puissance.
Technologies et créativité: le métier change, pas seulement l’outil
Le traitement de Nahar du 12 janvier 2026 insiste sur une mutation de métier. Le créateur devient un chef de projet. Il devient aussi un opérateur d’outils. Il doit savoir déléguer à des systèmes. Il doit aussi savoir vérifier. Le journal présente cette compétence de contrôle comme un avantage, car l’intelligence artificielle peut produire vite, mais peut aussi produire faux.
Cela recompose aussi les inégalités. Ceux qui ont accès aux bons outils gagnent du temps. Ils gagnent aussi de la portée. Ils gagnent enfin des revenus. Ceux qui restent sans outils perdent du terrain. La technologie crée donc une nouvelle fracture, entre créateurs équipés et créateurs dépassés. Cette fracture est économique. Elle est aussi culturelle, car elle influence ce qui est vu.
Cette mutation touche enfin l’éducation. Quand les outils produisent du texte, de l’image et de la vidéo, les compétences demandées changent. La valeur se déplace vers la pensée critique, la vérification, et la capacité à formuler une intention. Le journal décrit cet horizon comme un futur proche, pas comme une perspective lointaine.
Une région où la technologie est désormais un enjeu de souveraineté
Al Sharq Al Awsat du 12 janvier 2026, en évoquant des menaces de drones, montre que l’espace aérien devient un enjeu de souveraineté locale, même à l’échelle d’une ville.
Al 3arabi Al Jadid du 12 janvier 2026, en évoquant le blocage de l’internet, montre que la connectivité devient aussi un enjeu de souveraineté, car elle conditionne l’information et l’économie.
Nahar du 12 janvier 2026, en décrivant l’intelligence artificielle comme une infrastructure de contenu, montre enfin que la souveraineté culturelle et économique passe aussi par des outils, des plateformes et des règles. Dans cette logique, la technologie n’est plus un secteur isolé. Elle est un fil rouge qui traverse médias, sécurité, économie et politique.



