De nos jours, pas mal de couples vivent en union libre. Comment peut-on définir cette forme de liaison? L’union libre, C’est le fait pour deux personnes de vivre en couple sans être mariées ni liées par un pacte civil de solidarité. Ces deux personnes peuvent être de même sexe ou de sexes différents. En France, il est permis à deux personnes du même sexe de vivre en union libre. Il existe des pays où cela n’est pas permis.

Pourquoi certains couples préfèrent-ils l’union libre au mariage ? L’une des raisons pourrait être cette liberté qu’ils expérimentent dans leurs relations tant physiques que morales. Cela ne veut pas dire qu’ils échappent au droit commun. Les partenaires qui vivent en union libre sont responsables de leurs actes s’ils commettent des délits ou des fautes civiles. Si par exemple, l’un des partenaires veut rompre son union avec l’autre pour aller vivre avec une tierce personne dont il est tombé amoureux, et qu’il mette à la porte sa partenaire à 4 heures du matin, son ex peut demander des dommages-intérêts pour préjudice moral.

Une autre raison du choix de l’union libre serait ce qui suit. Les partenaires ne sont pas obligés de vivre sous le même toit, dans un même lit et autour de la même table. Ils peuvent envisager de former une famille avec enfants et tous les attributs qui la caractérisent. Ils peuvent s’en passer aussi. Ils n’ont pas les mêmes responsabilités que ceux qui ont choisi de se marier légalement en ce sens qu’ils peuvent vivre sous des toits différents. Ils peuvent avoir des relations physiques par intermittence. Ils ne sont pas non plus obligés de se rencontrer régulièrement autour d’une même table. Leur union libre peut être vécue au grand jour. Elle peut, dans certains cas, rester secrète.

Un grand problème se pose au cas où de cette union nait un enfant. Cette situation est malheureuse pour tout le monde surtout pour la maman et pour son enfant. En effet le père de l’enfant peut être dispensé de ses responsabilités à l’égard de son enfant. Celui-ci est le plus souvent abandonné aux bons soins de sa maman. Cette situation de famille monoparentale porte préjudice tant à la maman qu’à l’enfant. Celle-ci doit en effet jouer les rôles du père et de la mère. Ce qui n’est pas toujours facile à tenir. Quant à l’enfant abandonné, il lui manquera toujours ce sentiment de sécurité nécessaire à son équilibre psychique.

Je me permettrai de me poser au moins deux questions. Pourquoi deux personnes de sexes différents choisissent-elles de vivre en union libre alors qu’elles peuvent opter pour le mariage tant civil que religieux ? Je me pose cette question pour la lier à ma seconde question. Pourquoi deux personnes de même sexe luttent-elles pour avoir droit au mariage alors qu’elles peuvent vivre en union libre sans aucun problème ? Pour les uns, le mariage est sans importance tandis que pour les autres il est primordial. N’est-ce pas vraiment étrange ?

Les parents voient souvent d’un mauvais œil le fait que leurs enfants choisissent l’union libre au lieu d’un contrat de mariage en bonne et due forme. A l’opposition des parents s’ajoute celle des religions. Aucune religion ne permet pareille union. Elles gobent déjà difficilement les mariages civils qui enlèvent au mariage son caractère sacré. Quelle serait leur position envers l’union libre qui ne repose sur aucun critère bien défini ? Elle est sûrement négative dans sa totalité.

Aujourd’hui, les débats portent sur la moralité des couples de même sexe ou de sexes différents vivant en union libre. Certains trouvent cette situation immorale. D’autres n’y voient aucun inconvénient. Et si un jour, il arrivait qu’il y ait trois ou quatre personnes ou plus qui choisiraient de vivre en union libre, quelle serait la position de la société à leur égard ? Accepterait-elle cette situation à condition qu’ils ne soient pas frères, sœurs ou proches parents ? A chaque époque, ses habitudes et ses coutumes. Ce qui n’était pas permis il y a cent ans, est permis de nos jours. Ce qui est interdit de nos jours sera peut-être permis dans quelque temps.

Samy Chaiban.