Cet article sert de la seconde partie du précédent article traitant sut l’enquête sur les effets de la récente dépression économique sur le licenciement en masse des employés des industries touchées par la crise financière du Liban de 2019: Un aperçu sur leur impact sur les décisions administratives affectant la motivation de la masse salariale.

Lisez sa première partie ici.

Une étude académique visant à limiter les licenciements en masse a été présentée pendant la révolution anti-corruption du 17 Octobre 2019. Elle décrit les décisions administratives qui empêchent les diminutions des masses salariales. Ces dernières contribueraient positivement à la valorisation de la motivation de la force ouvrière, pour éventuellement permettre une augmentation du chiffre d’affaires des sociétés qui choisissent de respecter les efforts de leurs travailleurs au lieu de les faire faire vivre un enfer juste parce que le secteur dans lequel ils sont traverse une mauvaise passe (voir: www.libnanews.com).

La recherche actuelle démontrant la causalité entre la crise financière du Liban et la motivation de la masse salariale veut démontrer de manière quantitative ce point. Donc, la question de «la crise économique libanaise influence-t-elle la motivation des employés?» dépendra fortement des décisions de gestion prises par les entreprises qui affecteront la motivation des employés. La question mesurera les conséquences de la crise économique libanaise sur la motivation des salariés, qui conduira à terme à des licenciements ou à un turn-over massif de la masse salariale des industries les plus touchées (voir: www.executive-magazine.com.lb).

Bien que le sujet et la question se basent sur un point de vue économique, il faut se référer aux causes des décisions managériales qui conduisent à la démotivation des salariés, ou à l’insatisfaction. L’étude actuelle tentera d’élucider la relation exacte entre la situation économique (influençant directement les décisions managériales) et les licenciements massifs de salariés au Liban. Même si ce projet soulève une préoccupation économique, nous ne regarderons que les rôles que les décisions managériales jouent exactement dans la motivation des employés. À ce sujet, nous considérerons les décisions de gestion du mangement comme une variable indépendante (VI-1) et de la motivation des employés également comme variable indépendante (VI-2). Seule la variable dépendante (VD), à considérer sera le taux de licenciements qu’on mesurera. Mais comme nous considérons les opinions humaines, nous ne nous appuierons pas à 100% sur des méthodologies quantitatives).

Cela implique la nature descriptive (ou exploratoire) de l’étude. Donc, une deuxième question «Est que cela déclenche les licenciements d’employés, ou finalement du roulement de la force salariale ?» des employés, principalement provoquée par des conditions économiques désastreuses. Il sera ensuite divisé en sous-questions basées sur les variables sélectionnées, c’est-à-dire dérivées des variables dépendantes (VD) et indépendantes (VI). Cela pourrait être testé par une étude pilote pour voir efficacement si la motivation est un facteur clé dans la détermination des licenciements ou non (voir: https://www.lorientlejour.com/article/1197712/licenciements-le-ministere-du-travail-cree-une-commission-durgence.html).

Donc, fondamentalement, les deux hypothèses que celle étude traiteront sont: “La Crise économique (VI-1), Motivation (VM), et soit l’attrition, soit les licenciements de la masse salariale (VD)”. Puisque nous travaillerons sur les opinions humaines concernant le rôle direct que jouent les RH dans la compréhension de la motivation des employés, nous essaierons d’aider à découvrir quel est le rôle exact que la motivation des employés y contribue (voir: https://www.lorientlejour.com/article/1197565/licenciements-baisse-des-salaires-les-employes-du-prive-victimes-de-la-crise.html).

Après le dernier trimestre de 2019, il a été constaté que l’État libanais était proche de la faillite financière. Les trois prochains mois ont été cruciaux pour l’économie libanaise, à la fois en terme de motivation des employés, de nombre de licenciements, et de baisse/hausse des chiffres d’affaire, en particulier dans cette période. Nous surveillerons de près comment la situation socio-économique affectera à la fois la motivation des employés et, finalement, le chiffre d’affaires. Notant que depuis le début du mois de mars 2020, le pays est confiné en raison du coronavirus (voir: l’article du Dr. Ken Rogoff parlant de la crise du Covid 19: https://www.project-syndicate.org/commentary/mapping-covid19-global-recession-worst-in-150-years-by-kenneth-rogoff-2020-04).

Ainsi, après la révolution du peuple libanais d’octobre 2019, il est devenu clair que la corruption de l’élite politique libanaise était l’une des principales, sinon la principale cause de la dépression économique libanaise, évidente depuis certaines politiques budgétaires et monétaires mises en place vers 1992 (www.libnannews.com). Or, dans les années 1990 on a atteint jusqu’à 7% de croissance (www.bdl.gov.lb).  À ce titre, les principaux indicateurs de défaut économique étaient observés. Chaque indicateur sera brièvement exploré avant de passer à ceux spécifiques que les services RH doivent connaître pour aider à prendre les bonnes décisions pour motiver les employés (voir: le rapport de McKinsey, 2018).

Comme cette recherche cherche à mesurer la relation directe entre ces indicateurs et le roulement du personnel, nous remarquons que de nombreux experts en comportement organisationnel, en gestion des ressources humaines et en économie sont d’accord avec l’énoncé ci-dessus (voir: les récents rapports de la Banque mondiale et les données fournies par le rapport de 2018 de McKinsey). Des recherches récentes ont été menées à la fois par le Dr Louis Hobeika, professeur à la retraite de l’Université Notre Dame (NDU), et le Dr. Jad Chaaban, actuel membre du corps professoral de l’Université américaine de Beyrouth (AUB). 

Les deux experts ont présenté plusieurs mesures économiques essentielles, comme le contrôle des capitaux et les politiques de décote «ou haircut» (tous deux illégaux), mais ils n’ont pas dit explicitement que l’État libanais était en effet proche de la faillite. Le Dr. Hobeika a présenté plusieurs indicateurs, en comparant les données passées avec les spéculations actuelles qui ont été comparées avec les informations réelles présentées par le rapport McKinsey de 2018. Les conclusions de ce rapport sont conformes aux conclusions de la Banque mondiale et présentent un tableau assez sombre que notre étude vise à présenter afin que la communauté comprenne où se dirigera si les autorités ne prennent pas immédiatement des mesures pour lutter contre la corruption de l’élite politique (voir: www.worldbank.org).

Bien que les deux experts ne tirent pas explicitement la sonnette d’alarme, ils préconisent tous deux la prudence. Malgré le fait que les deux membres du corps professoral (respectivement le Dr Hobeika du NDU et le Dr Chaaban de l’AUB), stipulent que la situation jusqu’à présent est quasi stable, ils n’ignorent pas l’effondrement imminent de la Livre Libanaise (LL), comme le taux illégal (c.-à-d. pas celui imposé par la BDL) culminait à 2,750 LL pour 1 dollar US au début de la révolution populaire anti-corruption d’octobre 2019. (www.bdl.gov.lb). Actuellement, il y’aurait 6 taux de parité différentes d’échange entre le dollar et la Livre libanaise. Or, depuis deux jours, la parité de la Livre Libanaise face au dollar est monté à 7,000 LL!

Le Dr. Hala Nassif, professeur d’économie, de l’Université libanaise internationale mentionne que le taux de la Livre Libanaise en USD pourrait atteindre jusqu’à 15 000. Cela seul peut sérieusement affecter la motivation des employés, ainsi que la situation actuelle. Nous sommes actuellement à un peu moins de 5000 LL par rapport au dollar sur le marché noir! Sans parler du contrôle des capitaux imposés par la BDL et l’ABL (l’association des banques du Liban) ou du « haircut » (voir: https://libnanews.com/les-banques-centrales-peuvent-elles-controler-encore-les-mouvements-des-gros-capitaux/). Une chose qui est totalement illégale (d’après ceci : https://www.bdl.gov.lb/circulars/download/9/fr).

Il est certain que dans de tels cas, la motivation des employés sera gravement affectée, en particulier dans les industries où les pratiques de comportement organisationnel étaient connues pour être quasi inexistantes, comme c’est apparemment le cas dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme. Par conséquent, l’effet de la crise économique de 2019 au Liban a créé des attritions définitives (et non licenciements involontaires). Ainsi, lorsque nous discuterons d’attrition (auquel nous nous référons par des licenciements permanents), nous le préciserons en faisant référence aux congédiements ou au licenciements, car nous devons voir quel type est le plus affecté par cela (voir: https://www.lorientlejour.com/article/1009262/la-hausse-des-licenciements-signe-dun-marche-dysfonctionnel.html).

Enfin, et comme la crise est liée à une séparation involontaire de son entreprise qui a été déclenchée en raison de l’ensemble de la situation socio-économique et politique, cela sera principalement causé en fin de compte par l’effet de la situation financière de cette entreprise. Cela conduira à terme à «évaluer la motivation des salariés des entreprises sélectionnées APRÈS la modification des salaires et des heures de travail, ou après les licenciements de leurs collègues» (voir: https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/11/le-covid-19-fragilise-le-liban-deja-en-faillite_6036321_3234.html).

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