Selon des sources proches du président de la chambre des députés au quotidien arabophone libanais Al Joumhouria ce mardi, Nabih Berry a estimé que le Liban fait face à une grave crise qui nécessite une action immédiate.

« La situation dans le pays ne réclame pas seulement que le gouvernement soit productif mais également qu’il prenne des décisions rapides avant que la crise ne devient difficile à guérir« 

Il faisait ainsi allusion à la grave crise économique que traverse le Liban, alors que le momentum de l’annonce de la constitution du gouvernement Hariri III semble désormais être passé.

En effet, les obligations libanaises retrouvent actuellement, de l’aveu même du Gouverneur de la Banque du Liban, leurs niveaux précédents cette annonce, en raison des fondamentaux de l’économie libanaise toujours largement impactés par la crise économique et en l’absence d’un budget 2019 qui tarde toujours à être soumis au Parlement.

À ce sujet, le président de la chambre appel à l’adoption rapide du budget passe afin de pouvoir le référer au Parlement. Il a indiqué que ce budget devrait réduire les déficits publics de plus de un 1 % enfin d’éviter une dégradation des comptes publics.

Selon les experts, l’achat par l’Arabie Saoudite et le Qatar d’obligations libanaises pourrait permettre le financement de l’Etat tout juste entre 12 mois et 18 mois, alors que faute de réformes économiques, monétaires et fiscales, le Liban pourrait se voir être en difficulté.

Les pays et organisations donatrices de CEDRE, la conférence durant laquelle les autorités libanaises ont présenté leur programme en avril 2018, se montrent actuellement pessimistes quant à leur capacité de mener de telles réformes.

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