Détroit d’Ormuz : le déminage américain en trompe-l’œil
Washington affiche une reprise en main du détroit d’Ormuz, mais les faits publics racontent une histoire plus fragile. Les États-Unis ont lancé une mission de sécurisation et peuvent sans doute ouvrir un passage temporaire sous protection, avec des drones et des escortes. En revanche, ils ont retiré leurs anciens dragueurs de mines de Bahreïn, misent sur des LCS dont la transition reste incomplète et sortent progressivement de la logique des hélicoptères spécialisés. Le vrai enjeu n’est donc pas l’entrée de deux destroyers dans le détroit, mais l’écart entre une démonstration de présence et la capacité réelle de déminer durablement l’ensemble du goulet.
Liban : négocier sous les frappes israéliennes?
Le Liban entre dans une séquence diplomatique rare, mais profondément déséquilibrée. À Washington, un canal direct s’ouvre entre représentants libanais et israéliens sous médiation américaine. Pourtant, les frappes continuent au Sud et dans la Békaa, tandis qu’Israël place déjà la sécurité de sa frontière nord et le désarmement du Hezbollah au cœur de l’agenda. Beyrouth tente d’obtenir un cessez-le-feu préalable. Le Hezbollah rejette, lui, toute négociation menée pendant que la guerre continue de fixer le rapport de force.
Détroit d’Ormuz : des navires sanctionnés passent
Le passage du Rich Starry, pétrolier sanctionné par les États-Unis, puis l’approche du Murlikishan, autre navire visé par Washington, placent le détroit d’Ormuz au centre d’un nouveau test de crédibilité. Le dispositif américain vise officiellement les navires liés aux ports iraniens, sans fermer totalement le transit vers les ports non iraniens. Cette nuance juridique et militaire pèse déjà sur les assureurs, les armateurs et les marchés de l’énergie, dans un corridor où transite encore une part décisive du pétrole et du GNL mondiaux.
Naïm Qassem rejette les pourparlers de Washington
Dans un discours diffusé lundi soir sur Al Manar, Naïm Qassem a rejeté la réunion prévue mardi à Washington entre les ambassadeurs du Liban et d’Israël. Le secrétaire général du Hezbollah a appelé l’État libanais à annuler ces discussions, qu’il considère inutiles tant que les bombardements israéliens se poursuivent. Il a aussi réaffirmé la poursuite de la confrontation, demandé l’application de l’accord de novembre 2024 et adressé un message direct au président Joseph Aoun comme au gouvernement.
Assaut israélien sur Bint Jbeil : l’armée lance l’offensive terrestre au Liban-Sud ce 13...
L’armée israélienne a lancé le 13 avril une offensive terrestre sur Bint Jbeil, bastion stratégique du Hezbollah au Liban-Sud. L’assaut, mené après l’encerclement complet de la ville, intervient à la veille des discussions de Washington et s’inscrit dans une guerre régionale marquée par une grave crise humanitaire persistante au Liban.
Bombardements israéliens au Liban: 2 089 morts depuis le 2 mars
Le ministère libanais de la Santé publique a publié lundi 13 avril un nouveau bilan cumulé des victimes des bombardements israéliens depuis le 2 mars. Selon le Centre des opérations d’urgence sanitaire, 2 089 personnes ont été tuées et 6 762 blessées. La seule journée du 13 avril a fait 34 morts et 174 blessés. L’infographie diffusée par le ministère détaille aussi l’impact du conflit sur le secteur de la santé, avec des ambulanciers, des centres médicaux et des hôpitaux touchés.
Ormuz : le blocus américain commence
Le blocus américain visant les flux maritimes iraniens est entré en vigueur lundi 13 avril dans la zone d’Ormuz. Washington affirme ne pas fermer le détroit à tout le commerce mondial, mais l’effet est déjà visible : les tankers ralentissent, le Brent repasse au-dessus de 100 dollars, le marché physique s’envole et la Chine, premier client du brut iranien, se retrouve directement exposée. L’article détaille la logique stratégique de Washington, les risques de représailles iraniennes, l’impact immédiat sur les marchés financiers et les raisons pour lesquelles Pékin pourrait être l’une des grandes victimes économiques de cette nouvelle étape.
Youssef Raji : le Liban sort du cadre iranien
L’entretien entre Youssef Rajji et Johann Wadephul marque plus qu’une annonce d’aide de 45 millions d’euros. Il consacre un repositionnement diplomatique que Beyrouth assume de plus en plus clairement : traiter le dossier libanais dans un cadre autonome, distinct de la trajectoire iranienne, alors que des discussions directes avec Israël doivent s’ouvrir à Washington. Cette ligne reste fragile, car le Liban cherche un cessez-le-feu pendant qu’Israël maintient un agenda plus large et que les divisions internes libanaises persistent.
Tyr : un site de l’UNESCO sous les obus
Le bombardement signalé ce 13 avril contre la citadelle archéologique de Tyr ne relève pas d’un dommage collatéral ordinaire. Selon l’agence publique libanaise, la frappe a touché un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, déjà documenté comme vulnérable et couvert par un régime de protection renforcée. L’enjeu est double : patrimonial, parce que Tyr concentre une part essentielle de l’histoire méditerranéenne et libanaise ; juridique, parce que les monuments historiques et les biens culturels protégés relèvent d’un cadre précis du droit international humanitaire et peuvent, selon les circonstances, placer la question du crime de guerre au premier plan.
Frappes israéliennes : Beyrouth sous menace
À la veille des discussions prévues à Washington entre représentants libanais et israélien, le décalage est total. Beyrouth voulait faire du cessez-le-feu le cœur de la réunion, voire son préalable politique. Washington a au contraire validé une lecture qui laisse le Liban hors de la pause régionale, pendant qu’Israël poursuit son offensive au Sud et maintient la capitale sous menace. L’article revient sur cette dissociation américaine, sur la contradiction entre le mandat libanais et l’agenda israélien, et sur ce que cette séquence dit de la souveraineté libanaise sous pression militaire.
Conflit: 37 836 logements touchés au Liban
La dernière mise à jour du CNRS-L replace brutalement le logement au centre de la guerre au Liban. Entre le 2 mars et le 7 avril 2026, 37 836 unités d’habitation ont été recensées comme détruites ou endommagées. Le chiffre est massif, mais sa force tient surtout à sa vitesse d’accumulation et à sa géographie : Baabda, Nabatiyeh, Bint Jbeil, Sour et Marjaayoun concentrent l’essentiel des dégâts. Le rapport 2023-2024 reste indispensable pour mesurer l’ampleur du basculement, mais le focus se situe désormais sur cette nouvelle séquence et sur ce qu’elle annonce pour le relèvement.
Israël vise la Croix-Rouge au Liban
En moins d’une journée, la Croix-Rouge libanaise a été touchée à deux reprises dans le sud du Liban. D’abord sur la route de Beit Yahoun, où un drone israélien a tué le secouriste Hassan Badawi pendant une mission humanitaire. Ensuite à Tyr, où une frappe a visé un centre de la Croix-Rouge durant le transfert d’un blessé. L’enjeu dépasse l’émotion immédiate : quand des équipes médicales, des ambulances et des centres de secours identifiés sont attaqués, la qualification de crime de guerre devient une hypothèse juridique centrale.
Trump face au pape, la tentation du sacré
Trump pape : après avoir attaqué Léon XIV, Donald Trump diffuse une image quasi christique et relance le débat sur le culte du chef.
Team Hongrie UE 1 – Team Orban/USA/Russie 0
La défaite de Viktor Orban face à Péter Magyar marque un tournant politique majeur en Hongrie. Avec plus de 52 % des voix pour Tisza, Bruxelles respire, Moscou encaisse et le camp trumpiste perd l’une de ses références idéologiques. Le scrutin ouvre une phase de normalisation politique et européenne possible.



















