Liban-Israël: Trump annonce, Beyrouth dément
Contact Liban Israël : Beyrouth dit n’être au courant de rien après l’annonce de Donald Trump sur un échange prévu jeudi.
Antoun Sehnaoui, le don qui choque Beyrouth
La présence d’Antoun Sehnaoui au musée de l’Holocauste à Washington a ravivé une vive controverse au Liban. Son geste philanthropique, affiché aux côtés de Morgan Ortagus, est relu à travers la crise bancaire, les dépôts gelés, les bombardements israéliens et le rejet croissant des élites financières dans l’opinion libanaise.
Bombardements israéliens: le bilan grimpe
Les bombardements israéliens au Liban continuent de faire grimper le bilan humain. Selon le ministère de la Santé publique, 2 167 personnes ont été tuées et 7 061 blessées entre le 2 mars et le 15 avril. Les dernières dépêches de la NNA font état de nouvelles frappes israéliennes à Harouf, Qadmous, Qlaila et dans le caza de Bint Jbeil. L’article revient sur l’accumulation quotidienne des pertes, la pression sur les hôpitaux, les critiques des Nations unies et la nécessité de nommer clairement Israël lorsque les frappes lui sont attribuées.
8 avril et plus de 300 morts plus tard, le Liban dépose plainte à...
Le Liban a déposé une plainte urgente auprès du Conseil de sécurité et du secrétaire général de l’ONU après les frappes israéliennes du 8 avril 2026, qui ont visé plusieurs régions du pays, notamment Beyrouth. Plus qu’un geste de protestation, Beyrouth cherche à faire reconnaître juridiquement la gravité des bombardements, à documenter le bilan humain et à empêcher que cette journée ne soit absorbée par le récit plus large de la guerre. La plainte s’inscrit dans une stratégie de pression diplomatique autant que de mémoire officielle.
Iran : négocier sans renoncer à enrichir
En répétant que son droit à enrichir l’uranium est « incontestable » tout en assurant que le niveau de cet enrichissement reste négociable, l’Iran a clarifié sa ligne pour la suite des échanges avec Washington. Téhéran ne cherche pas à fermer la porte, mais à empêcher que la reprise du dialogue soit lue comme un renoncement imposé par la guerre et la pression américaine. Le Pakistan sert désormais de canal de survie diplomatique, tandis que les États-Unis continuent d’exiger un encadrement beaucoup plus dur et durable du programme iranien.
Loi Yadan: la pétition stoppée à l’Assemblée
La pétition contre la loi Yadan a dépassé les 700 000 signatures, un niveau rarement atteint sur la plateforme de l’Assemblée nationale. Pourtant, la commission des Lois a décidé de la classer, écartant l’hypothèse d’un débat spécifique dans l’Hémicycle. La décision repose sur un argument procédural : la proposition de loi sera examinée dès le lendemain en séance publique. Mais l’épisode dépasse la technique parlementaire. Il pose de nouveau la question de la place réelle accordée aux pétitions citoyennes et ravive la controverse sur un texte accusé par ses opposants de menacer la liberté d’expression.
Liban : négocier sans pouvoir céder
Le Liban entre dans des discussions directes avec Israël sans véritable liberté de négociation. Beyrouth réclame d’abord un cessez-le-feu, le retour des déplacés et un allégement de la crise humanitaire, tandis qu’Israël exige des avancées sur le Hezbollah avant toute trêve. Cette asymétrie est aggravée par la période électorale israélienne, qui pousse Benyamin Netanyahou à afficher une ligne dure pour convaincre sa base. Entre divisions internes, mandat institutionnel fragilisé et dépendance financière accrue, l’État libanais cherche moins un accord global qu’un espace pour gagner du temps.
Netanyahou piégé par la guerre iranienne
La guerre contre l’Iran devait replacer Benyamin Netanyahou au centre du jeu politique israélien. Elle a surtout révélé les limites de sa stratégie. Les derniers sondages montrent un premier ministre affaibli, incapable de convertir la dureté de l’opinion en majorité stable. Entre cessez-le-feu contesté, front libanais toujours actif, coût économique élevé et reprise du procès pour corruption, la campagne législative d’octobre s’annonce moins comme un plébiscite sécuritaire que comme un test de crédibilité sur sa capacité à gouverner un pays sous tension permanente.
CMA CGM mise sur Fattal pour l’aval
L’acquisition du groupe Fattal par CMA CGM marque une nouvelle étape dans la transformation du groupe de Rodolphe Saadé en acteur intégré de la chaîne d’approvisionnement. Au-delà du transport maritime et de la logistique classique, l’opération lui ouvre l’accès à une plateforme régionale de distribution implantée dans huit pays. Elle renforce son ancrage dans la région MENA, rapproche le groupe des marchés finaux et donne au Liban une place explicite dans une stratégie industrielle de long terme.
Liban : le retrait israélien d’abord
Joseph Aoun a placé le retrait israélien au cœur de la position libanaise avant l’ouverture des discussions à Washington. Pour Beyrouth, aucune stabilité durable n’est possible tant qu’Israël occupe des territoires au Sud-Liban. Le président veut que l’armée libanaise se redéploie jusqu’aux frontières reconnues et devienne seule responsable de la sécurité de la zone. Cette ligne entre directement en collision avec l’agenda israélien, centré sur le Hezbollah, la pression militaire et une future architecture de sécurité favorable à Israël.
Liban : les exigences israéliennes
À Washington, Israël ne vient pas négocier un simple cessez-le-feu avec le Liban. Son agenda public vise le désarmement du Hezbollah, refuse toute trêve préalable et ouvre déjà un débat sur la place du mouvement dans l’État libanais. La discussion s’étend désormais bien au-delà de la seule frontière sud aujourd’hui.
Italie-Israël : Rome gèle l’accord de défense
L’annonce de Giorgia Meloni de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense entre l’Italie et Israël marque un tournant diplomatique plus important qu’il n’y paraît. Israël assure que cette décision n’aura aucun effet sur sa sécurité, en minimisant la portée opérationnelle du texte. Pourtant, le geste de Rome traduit une dégradation politique réelle, nourrie par la guerre au Liban, l’incident touchant un convoi italien de la FINUL et la montée des pressions en Europe sur les relations militaires avec Israël.
Bint Jbeil : prise ou bataille ouverte ?
Bint Jbeil est au cœur d’une bataille à la fois militaire et symbolique. Israël montre des signes d’avancée nette, avec encerclement, présence visible dans la ville et prise d’un site hautement chargé en mémoire. Pourtant, les combats ne paraissent pas clos : des pertes israéliennes sont encore signalées, des sources libanaises évoquent une résistance toujours active et l’accès à certaines zones reste impossible. Au-delà de cette ville, c’est tout le Sud-Liban qui demeure sous frappes et sous pression.
Carburants au Liban : le mazout mène la hausse
La nouvelle grille des carburants au Liban dessine un mouvement très inégal. L’essence 95 et 98 octane augmente de 10 000 livres, tandis que le mazout bondit de 53 000 livres. Le gaz recule, lui, de 20 000 livres. Derrière cette mise à jour tarifaire, le signal le plus important concerne le diesel, produit central pour les générateurs, une partie du transport et de nombreuses activités économiques. Pour les ménages, la lecture devient donc plus complexe : légère hausse pour la mobilité, soulagement limité sur le gaz, pression renforcée sur les usages liés au mazout.



















