FMI, dette, guerre : le verdict sévère de Moody’s
Moody’s maintient le Liban sous forte pression financière. L’agence estime qu’une aide rapide du FMI, pouvant atteindre 1 milliard de dollars, ne modifierait pas la note souveraine C sans restructuration de la dette ni programme global de stabilisation. La guerre, la baisse du tourisme, les déplacements massifs et la pression sur la balance des paiements aggravent une crise dont les causes restent d’abord institutionnelles et politiques.
Le S&P 500 et le BRJ Cycle Index
Le BRJ Cycle Index analyse le S&P 500 comme un cycle financier avancé, entre hasard, tendance et maturité. En combinant liquidité, taux réels, valorisations et comportements d’investisseurs, il éclaire les signaux d’excès, les risques de sommet et la place du marché actuel dans l’histoire financière américaine contemporaine à long terme.
Aéroport René-Mouawad : l’épreuve de vérité dès le 6 juin
Les autorités libanaises relancent l’aéroport René-Mouawad au nord, mais les contrats, les entreprises retenues et la viabilité du projet suscitent des questions du public.
Banque du Liban : le rappel sévère du FMI
Un document du Fonds monétaire international sur l’indépendance des banques centrales replace la Banque du Liban au cœur de la crise économique. Le FMI relie les opérations d’ingénierie financière, le maintien d’un taux de change surévalué, les pertes de réserves et l’effondrement bancaire de 2019 à un cadre monétaire insuffisamment protégé. Pour le Liban, la réforme ne se limite pas à une question technique : elle engage le budget, les banques, la gouvernance et la transparence publique.
Le FMI pointe la corruption systémique au Liban
Un rapport technique du FMI consacré au Liban décrit une corruption systémique qui traverse les finances publiques, la justice, la Banque du Liban, les marchés publics, l’électricité et la supervision bancaire. Le document ne vise pas des affaires individuelles, mais des failles structurelles qui entretiennent l’opacité et l’impunité. Il appelle à appliquer la réforme judiciaire, revoir la gestion budgétaire, encadrer les entreprises publiques et renforcer la transparence des contrats.
Ferry Jounieh : cap sur Chypre, Syrie et Turquie dès le 9 juin
Le ferry Jounieh-Larnaca démarre le 9 juin avec trois départs hebdomadaires, des billets dès 95 $ et des liaisons vers Syrie et Turquie.
Syrie : le rail vise un corridor vers le Golfe
La Syrie cherche des dons de la Banque mondiale pour relancer son rail et redevenir un corridor entre Turquie, Jordanie et Golfe.
Les déposants libanais piégés par les circulaires de la BdL
Les déposants libanais restent dépendants des circulaires 158 et 166, qui maintiennent des retraits sans solder la crise bancaire.
Hormuz pèse sur les prix libanais
La crise du détroit d’Hormuz expose les failles de l’économie libanaise. Le pays importe son carburant, une part de son alimentation, ses médicaments et de nombreux intrants essentiels, tandis que son système bancaire reste paralysé. La hausse du fret, des assurances et de l’énergie peut donc atteindre vite les ménages. Les circulaires bancaires amortissent une partie du choc, mais prolongent aussi une crise non réglée.
Économie libanaise: le risque d’une chute de 10 % (ministre des finances)
L’économie libanaise fait face à un nouveau choc majeur. Le ministre des Finances Yassine Jaber estime que la guerre pourrait entraîner une contraction de 7 % à 10 % en 2026 et une facture directe et indirecte de 20 milliards de dollars. Cette crise menace une reprise fragile, pèse sur le budget, fragilise les déplacés, réduit les recettes publiques et complique les discussions avec les bailleurs internationaux.
Livre libanaise : gros billets, petite confiance
La Banque du Liban prépare de nouvelles coupures de 500 000, un million, deux millions et cinq millions de livres. L’opération peut alléger les paiements en espèces et réduire les coûts de manipulation du cash. Mais elle pose une question plus profonde : comment restaurer la confiance dans la livre libanaise alors que les responsables politiques, bancaires et administratifs associés à l’effondrement restent largement présents, sans reddition de comptes claire ni réforme bancaire complète ?
Tourisme libanais : le conflit vide la saison
Le tourisme libanais aborde l’Aïd Al Adha dans un climat dominé par le conflit, les frappes au sud, les négociations sécuritaires attendues à Washington et la prudence des voyageurs. Les faibles réservations ne traduisent pas seulement une conjoncture économique molle. Elles reflètent une crise de confiance immédiate, qui touche les hôtels, restaurants, agences, compagnies aériennes, loueurs de voitures et commerces dépendants des retours de la diaspora.
Marchés arabes : confiance introuvable envers le Liban
La réouverture des marchés arabes aux produits libanais ne peut pas être réduite à une promesse diplomatique. Les chiffres montrent un pays encore très dépendant des importations, exposé à un déficit commercial massif et pénalisé par une crise de confiance profonde. Le problème dépasse les débouchés du Golfe. Il touche à la responsabilité des acteurs encore en place, à la réforme bancaire, aux contrôles publics, à l’énergie et à la capacité de l’État à prouver que les règles ont vraiment changé.
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, CYCLES FINANCIERS ET LE BRJ GLOBAL CYCLE INDEX
L’intelligence artificielle entre dans une phase critique où transformation économique réelle et euphorie financière se confondent. Le BRJ Global Cycle Index situe le secteur IA entre 78 et 88, signalant une euphorie institutionnelle avancée, avec profits solides mais valorisations risquées et scénarios de croissance quasi parfaits déjà intégrés aux marchés.




















