Immobilier libanais : la bulle après la crise
Le ralentissement immobilier de 2015 avait révélé un important stock d’appartements invendus et une forte déconnexion entre les prix et les revenus. Après 2019, les déposants ont transféré une partie de leur épargne bloquée vers la pierre, alimentant une bulle déjà ancienne. Les prix progressent aujourd’hui dans certains secteurs malgré une économie affaiblie. Privé de prêts bancaires, le marché ne peut pourtant pas écouler normalement son stock, tandis que l’épargne réfugiée dans les logements reste difficile à mobiliser.
Rail vers la Syrie : le Liban peut-il redevenir un hub ?
La visite de Fayez Rasamny à Damas replace les passages frontaliers, les douanes et le transit au cœur des relations économiques entre le Liban et la Syrie. Elle offre aussi une introduction directe au débat sur la relance ferroviaire entre Beyrouth, Tripoli et la frontière syrienne. Le projet peut soutenir le port de Tripoli et les exportateurs libanais, mais son avenir dépendra de la gouvernance, du financement, du contrôle des frontières et de la publication d’études économiques crédibles.
Syrie : le Liban face au pari américain
Donald Trump a informé le Congrès de son intention de retirer la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme. Pour le Liban, cette décision peut relancer des routes commerciales, des services portuaires, des opérations de transit et certains projets liés à la reconstruction syrienne. Mais l’effet positif reste incertain. Sans réforme des douanes, contrôle des frontières, restructuration bancaire et stratégie économique claire, Beyrouth risque de subir la concurrence, la contrebande et les coûts d’une normalisation qu’il ne maîtrise pas.
Résidence fiscale : le pari libanais de Ghada Ayoub
La proposition de loi portée par Ghada Ayoub vise à créer un régime spécial de résidence fiscale au Liban. Le dispositif ciblerait des personnes physiques non résidentes au cours des cinq dernières années, prêtes à transférer des capitaux depuis l’étranger, à investir au moins 500 000 dollars dans des secteurs productifs ou à déposer au moins 1 million de dollars. L’objectif est de restaurer l’attractivité économique du pays, tout en évitant l’image d’une résidence vendue ou d’un paradis fiscal.
Beyrouth : l’aéroport retrouve ses passagers
L’aéroport de Beyrouth retrouve une forte activité avec l’ouverture de la saison estivale. En juin, 254 027 voyageurs sont arrivés au Liban, contre 187 372 départs. Le début de juillet confirme l’accélération, avec 99 761 arrivées en sept jours. Ce rebond soutient l’économie et la diaspora, mais il intervient dans un contexte post-conflit fragile. Il replace aussi la capacité réelle de l’aéroport au centre du débat public.
المرصد الاوروبي للنزاهة في لبنان: المحاسبة الشاملة أساس لاستعادة الثقة بالدولة والقطاع المالي
في ضوء التطورات الأخيرة المتعلقة بفتح ملفات قضائية مرتبطة بإدارة القطاع المالي والمصرفي، يؤكد المرصد الأوروبي للنزاهة في لبنان أن المرحلة الراهنة تشكل فرصة...
Banque du Liban : l’indépendance sous surveillance
Karim Souaid défend l’indépendance de la Banque du Liban comme un rempart contre les déficits publics et le financement inflationniste de l’État. Mais cette indépendance reste controversée après l’effondrement financier de 2019. Sous l’ancienne gouvernance, elle a aussi couvert une forte opacité, une proximité avec les banques commerciales et des opérations encore contestées. Le redressement dépendra d’un nouvel équilibre entre autonomie, transparence, contrôle public et justice pour les déposants.
Le gouvernement recule sur la taxe des importations : soulagement ou aveu d’improvisation ?
Le gouvernement libanais a suspendu la taxe de 2 % à 3 % sur les importations. Entre soulagement des consommateurs et critiques sur l’improvisation fiscale, le débat reste ouvert.
Réformes bancaires : Jaber mise sur la France
Le ministre des finances, Yassine Jaber, a reçu une délégation française à Beyrouth pour examiner les réformes économiques, la restructuration bancaire et les projets de connexion régionale. Cette rencontre intervient dans un Liban toujours fragilisé par l’effondrement financier de 2019, la perte de confiance dans les banques, la dégradation des services publics et les tensions régionales. L’enjeu dépasse la coopération bilatérale : il s’agit de restaurer les conditions minimales d’un retour des investissements.
Guerre au Liban : les 1,38 milliard ne disent pas tout
L’estimation de 1,38 milliard de dollars pour les dommages aux bâtiments au Sud-Liban ne contredit pas les évaluations plus larges de 10 ou 20 milliards de dollars. Elle mesure un périmètre limité : les dégâts directs aux bâtiments recensés par imagerie satellitaire, à une date donnée. Le coût réel de la guerre inclut aussi les infrastructures, les pertes économiques, les déplacements, les destructions agricoles et l’impact durable sur une économie libanaise déjà affaiblie.
Lollars : la décote qui ne passe pas face au juge
La décision du Conseil du Choura sur les dépôts bancaires ouvre une nouvelle phase du contentieux libanais. Elle ne garantit pas aux déposants un remboursement intégral et immédiat. Mais elle fournit un argument juridique contre les lollars et les décotes imposées sans loi claire. En rappelant qu’une créance bancaire constitue un droit patrimonial protégé, le juge administratif fragilise la gestion par circulaires et renvoie le Parlement à ses responsabilités.
Dépôts : la loi rattrape la Banque du Liban
La crise des dépôts bancaires libanais entre dans une phase décisive. La décision du Conseil du Choura rappelle que l’exécutif ne peut pas effacer des droits patrimoniaux par simple stratégie administrative. Sous Karim Souaid, la Banque du Liban doit préserver la stabilité monétaire sans devenir le paravent des banques commerciales. Le dossier impose une loi claire, une hiérarchie des pertes, une protection des déposants et une restructuration bancaire crédible.
Alan Greenspan, mort à 100 ans, avait vu dans le trumpisme économique un risque...
Alan Greenspan, mort à 100 ans, laisse l’image d’un architecte controversé de l’économie américaine. Ancien patron de la Fed, il avait critiqué le trumpisme économique, dénonçant les droits de douane, les déficits, les pressions sur la banque centrale et le risque d’affaiblissement durable des règles américaines.
Le marché saoudien peut-il relancer l’industrie libanaise ?
La réouverture du marché saoudien aux produits libanais offre une opportunité majeure à l’industrie et à l’agriculture du Liban. Elle peut générer des devises, relancer certaines usines et restaurer la confiance avec le Golfe. Mais cette reprise ne sera durable que si l’État garantit des contrôles stricts, une traçabilité fiable, des normes de qualité et une lutte réelle contre les trafics. Le marché saoudien peut aider, mais il ne remplacera pas une politique industrielle nationale.




















