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Dans un rapport, l’agence de notation Fitch indique que l’arrêt du maintien de la politique monétaire actuelle et notamment celle consistant à maintenir la parité entre Livres Libanaises et dollars pourrait s’avérer coûteuse pour la population mais bénéfique à long terme.

Cette déclaration intervient alors que le débat concernant le maintien de la parité s’est fait entendre suite aux manifestations qui ont duré pendant 2 semaines. Ainsi, notent des experts, le fait que la monnaie locale soit surévaluée a eu pour conséquence, la forte augmentation du taux de chômage qui atteindrait entre 35% à 40% de la population civile.

Par ailleurs, alors que les banques libanaises ont rouvert leurs portes aujourd’hui, des interrogations sur la capacité de la Banque du Liban à maintenir cette politique de contrôle de la parité se font également entendre. Le dernier rapport de Fitch notait ainsi que, même si les réserves monétaires sont estimées à 38 milliards de dollars, les réserves brutes ne seraient qu’à hauteur de 19 milliards de dollars.

On note également que le remboursement des dernières obligations ayant arrivé à maturité en mai dernier ont été effectuées par la Banque du Liban et non par le Ministère des Finances. De même, il serait question qu’envisager la même solution pour l’émission de 1.5 milliards de dollars d’obligations arrivant à échéance en ce mois de novembre et de 500 millions de dollars d’intérêts de la dette. À l’origine, le Ministère des Finances avait envisagé le recours à une nouvelle émission obligataire. Pour l’heure, cette dernière serait actuellement suspendue en raison des manifestations qui se sont déroulées ces 3 dernières semaines, les investisseurs ayant exprimé leurs réticences à souscrire dans une telle situation.

Enfin, un rapport a estimé à 29% le risque de défaut du Liban sur un an et à 59% sur 5 an, ce qui pourrait également décourager de nombreux investisseurs.

De même, la fameuse circulaire 530 amenant la Banque du Liban à fournir, à la place des banques commerciales qui souffrent d’un déficit de dollars, la fameuse devise verte pour les sociétés importatrices d’essence, de blé et de médicaments, pourrait couter jusqu’à 4 milliards de dollars à l’institution.

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