Celle qui a donné tout pour la musique, qui a ravi les écoliers francophones du monde entier avec son Sacré Charlemagne, qui nous a fait rêver avec sa poupée de cire, poupée de son, a rejoint aujourd’hui le Paradis blanc. France Gall, brillante interprète des tubes Ella, Elle a ; Babacar ; Si maman si ; Il jouait du piano debout, a fermé les yeux ce dimanche, après avoir défié la récidive de son cancer depuis plus de deux ans en toute discrétion et dignité.

Beaucoup d’encre a coulé sur France Gall, fille de Robert Gall, auteur et chanteur connu notamment pour avoir écrit La Mama interprétée par Charles Aznavour et Les Amants merveilleux par Edith Piaf, et petite fille de Pierre Berthier, co-fondateur de la Manécanterie des Petits Chanteurs à la croix de bois. Grandir dans un tel univers musical, et avoir eu comme époux Michel Berger – qu’elle a malheureusement perdu trop tôt – a longtemps baigné France dans un océan de mélodies et de chansons.

Cependant, il est rare qu’un artiste français n’ait pas eu durant son parcours, une rencontre, un déplacement, un concert, une collaboration, voire même des origines ou bien n’importe quel détail en rapport avec le Liban. Pour sa part, France Gall, à ses débuts, s’est souvent reproduit sur scène avec … les Phéniciens.

« Patrick Samson et les Phéniciens » est un groupe de rock fondé par Patrick Samson et son frère Sussu. De son vrai nom Sulaimi Khoury, Patrick s’installe en France en 1961 avec sa famille. Grâce à son père qui gère une boîte de nuit, il plonge naturellement dans le monde de la musique, et décide alors de former un groupe musical auquel il donne un nom rappelant ses origines libanaises et phéniciennes, et ceci en 1963. La même année, les Phéniciens accompagnent France Gall sur scène. Ayant tenté de se frayer un chemin en France mais sans grand succès, Patrick et ses Phéniciens quittent en 1965 la France pour l’Italie où ils obtiennent de meilleurs succès en optant pour des versions italiennes de grands tubes étrangers.

Ainsi, il est toujours bon de savoir que le Liban a toujours sa part, si petite soit-elle, dans l’univers francophone, notamment avec tout ce qui touche au domaine artistique et musicale. Mais aujourd’hui, malheureusement, les Libanais pleurent aussi celle dont la musique a historié une grande partie de leur jeunesse, et reprennent, non sans tristesse, les grands tubes de France Gall, bien Evidemment…

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