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J’ai publié récemment la remarque suivante ;
“Les dirigeants américains sont devenus des copies israéliennes. Quand ils parlent de paix, c’est pour faire la guerre ; quand ils parlent de se retirer d’un pays, c’est pour renforcer leur leur occupation !
Excellents disciples, quand même !”
Mais le serviteur n’a pas dépassé le maître, loin s’en faut. Il ne lui arrive même pas à la cheville. Ce dernier est bien plus vicieux et fourbe encore !

De fausses pistes ?

On remarquera qu’après avoir menacé de détruire y compris le Liban dans l’éventualité d’une guerre contre le Hezbollah ces dernières années et encore ces dernières semaines, Netanyahou se veut rassurant et et apaisant vis-à-vis de la population israélienne. Il déclare publiquement que la guerre n’est pas à l’ordre du jour et qu’il n’est nullement question de faire la faire contre le Hezbollah ni le Liban.
Il y a juste quelques mois, de longues manœuvres militaires israélo-américaines de grande ampleur ont été organisées. D’autres manœuvres militaires centrées sur différents cas de figures sont organisées très régulièrement, dont la dernière en date a duré dix jours et simulée sous différents aspects.
Parallèlement, des “fuites” ont lieu régulièrement faissant état de faiblesses significatives de l’armée israélienne, voire carrément inapte à affronter le Hezbollah.
On se souviendra que durant la période précédent la guerre des six jours, à l’opposé des régimes arabes qui se glorifiaient de leur force et multipliaient les menaces de destruction d’Israël, ce dernier adoptait une attitude tendant à donner un crédit à ces affirmations et faisait profil bas. Parallèlement, l’État d’Israël connaissant parfaitement l’état et la position géographique précise des forces arabes, a pu se préparer tranquillement et dans le plus grand secret à les affronter et les détruire. Ainsi donc laisser croire à sa faiblesse d’une part, se préparer à une guerre massive et multiforme d’autre part.

Paver un boulevard pour le deal du siècle ?

On connaît la suite.
Alors que Nasser menaçait d’une guerre imminente de destruction d’Israël, c’est ce dernier, contre toute attente, qui en prend l’initiative et mène une guerre massive clouant au sol en quelques heures les armées égyptienne et syrienne. Les cinq jours qui suivirent servirent uniquement à en cueillir les fruits et conquérir sans coup férir de nouveaux territoires.
Se servir de la force de l’ennemi pour le vaincre, c’est exactement la stratégie que mène actuellement l’État d’Israël : organiser des fuites qui laissent apparaître des faiblesses réelles et/ou supposées de leurs capacités de défense, laisser se développer l’idée d’une guerre éclair n’était plus envisageable, que l’ennemi dispose de forces démesurées et, enfin, après avoir menacé de les détruire, et le Liban avec, calmer le jeu et rassurer et apaiser la population israélienne en lui annonçant qu’aucune guerre n’était envisagée. Endormir par là-même la résistance à l’État d’Israël
et l’occuper à d’autres chats à fouetter.
Ce jeu de dupe ne cacherait-il pas une volonté même de prendre l’initiative d’une guerre massive sur tous les fronts ou concentrée soit :

  • sur une zone, la Syrie (ou des forces saoudiennes et émiraties viennent d’être révélées), sans parler de leurs alliés terroristes Daech, al Quaïda et autres marques sous-traitées d’une part, des multiples bases américaines d’autre part.
  • sur deux zones, la Syrie et Gaza
  • et, pourquoi pas, sur les trois zones, Syrie, Gaza, Liban pris à revers respectivement par les forces :
    * américaines, saoudiennes, émiraties et djihadistes pour la Syrie
    * égyptiennes pour Gaza
    * les groupes djihadistes pour le Liban, ce qui reste très peu probable, sauf pour des attentats et services de renseignements.

Ce serait une guerre d’un effet destructeur très significatif avec un Conseil de sécurité qui arriverait à la rescousse pour exiger un cessez-le-feu immédiat, avec menace d’intervention occidentale immédiate en cas non respect de cette résolution (principalement États-Unis. France et Angleterre). Toutes ces forces sont déjà sur place et opérationnelles.
Une fenêtre de tir, comme on dit en langage militaire, existe actuellement avec système S300 qui ne serait pas encore opérationnel. Cela n’exclut pas d’autres opportunités bien sûr.
De plus, si ce scénario devait se réaliser alors que la résistance contre l’État d’Israël ne s’y est pas préparée, il ouvrirait un véritable boulevard pour le “deal du siècle” concocté par les israéliens et leurs hommes de main à la Maison Blanche. En effet la résistance et le peuple palestinien sortiraient complètement groggy de cette épreuve.
Ce scénario, pour improbable qu’il puisse être, mérite d’être pris en considération.
D’autant plus et justement parce que cette possibilité est communément rejetée aujourd’hui ! C’est un peu comme l’histoire du cygne noir.

Scandre Hachem

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