Le citoyen se dispose non seulement à  poursuivre ses droits légitimes et ses obligations mais aussi à démarquer ses choix. La différence initie et signifie un changement accessible et sans tutelle. Le projet de la décentralisation au Liban consiste entre autre à faciliter et à favoriser le retour effectif et interactif du citoyen aux sources afin de lui permettre d’interagir, de développer et de préserver sensiblement son patrimoine.

Le libanais qui va vers la nature, son village et ses appartenances initiales peut participer et répondre progressivement à des besoins multiples et parfois urgents. Nombreux sont ceux qui se plaignent et souffrent de la pollution et de la sévère crise économique. Cependant en attendant, les mêmes promesses des partis, les étapes prochaines de forts courageux et crédibles candidats issus de la société civile, les imminentes  élections, les nouveaux sièges parlementaires et la prochaine formation gouvernementale, le citoyen possède encore sa propre alternative pour aller vers de meilleurs options comme celle de ne plus rester cloîtré dans des appartements fort coûteux, des espaces ouverts hautement pollués, des lieux confinés et des standards d’intégrations selon des rythmes de vie accélérés et drainants.

Le passage à l’acte singulier représente un comportement tangible. Ainsi, on peut faire correspondre au changement tant véhiculé verbalement une donne individuelle indispensable quoique insoupçonnée.

Elle se situe bien au delà des plus beaux discours et du show de certains politiciens, des gesticulations tous azimuts et de la fougue discriminative de représentants cloisonnés par leur égo. Une personne peut effectivement agir par ses propres initiatives et moyens afin de réaliser le retour à l’air propre, aux sources, au village, au sens de son appartenance collective avec sa communauté en dehors de la ville. Le projet fascinant de la décentralisation existe pourtant, mais surtout par des textes, des projets ministériels de retours inachevés et des envies. On ne voit que de rares vécus de citoyens qui prennent la décision de revenir à leurs racines, chez eux, dans leur terroir afin d’initier et d’adapter une autre façon d’exercer leur profession selon un mode de vie individuel et familial plus sain et vraiment convivial. Voici un acte qui peut être  accompli par soi sans le soutien des banques, de l’état, de la communauté internationale et des contextes religieux et politiques divers.

Cependant, la léthargie individuelle de beaucoup de libanais est composée d’aspirations verbales et de revendications avec peu de place aux vécus d’expériences novatrices et créatives. Le tournant des élections parlementaires au Liban indique non seulement les dispositions des gens à soutenir des candidats, à tourner le dos à d’autres, à voter blanc ou à s’abstenir d’aller aux urnes mais aussi à préserver un précieux  refuge psychologique. Il est en tous cas le seul répondant intime auquel on s’accroche en temps difficiles. Il représente l’application des décisions propres à chacun. Elles nous permettent de résister malgré tout afin de répondre individuellement et/ou collectivement dans l’ici et le maintenant à l’immobilisme, à nos misères et à nos malheurs !

A noter ici que les maladies de la peur, du cœur, du cancer font partie des symptômes de l’attentisme, du suivisme dépersonnalisant et du stress stérile. Pour mieux les éviter n’oublions  surtout pas de reconnaitre que la magie de l’exploration tonifie le corps, apaise le cerveau et fait rêver le cœur en si peu de temps. Sans cela la réflexion panne, tourne en rond et ne s’arrête qu’au sommeil.

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