Le siège de l'Association des Banques du Liban (ABL). Crédit Photo: NNA.
Le siège de l'Association des Banques du Liban (ABL). Crédit Photo: NNA.

Le président de l’Association des Banques du Liban et 14 autres dirigeants de banques libanaises se sont présentés devant le procureur financier, le juge Ali Ibrahim, ce lundi.

Ils ont été interrogé au sujet des transferts financiers vers l’étranger pour un montant de 2.3 milliards de dollars, durant les mois d’octobre et de novembre, alors qu’un contrôle des capitaux avait pourtant été instauré par l’ABL. L’enquête a été depuis étendue aux mois précédents.

Pour rappel

La lettre de la Banque du Liban adressée aux banques libanaises demandant l'examen des comptes des personnes exposées politiquement.

La commission spéciale des investigations demande à toutes les banques opérationnelles au Liban, et à leur propre responsabilité (surligné) et durant une période qui s’étend jusqu’à maximum 31-01-2020, d’examiner de nouveau les comptes des PEP chez eux, selon l’article I paragraphe b de l’article 9 du circulaire numéro 83 (système des surveillances des opérations financières et bancaires pour la lutte contre le blanchiment d’argent et l’argent du terrorisme), sur lesquels ont eu lieu des virements vers l’étranger, et ceci durant la période qui s’étend entre 17-1019 et 31-12-19, en plus de préciser la source de ces sommes qui y ont été déposées, et informer la commission s’il existe une quelconque suspicion sur ces comptes.

D’autres sujets, donner plus de précision, auraient été abordés lors de cette entrevue. Il pourrait s’agir de la vente des Eurobonds arrivant à maturité en 2020 par les banques libanaises à des fonds considérés comme fonds étrangers vautours.

Pour rappel, le Ministère de la Justice avait décidé d’ouvrir en février une enquête sur la vente par les banques libanaises d’importantes portions d’Eurobonds arrivant à échéance cette année, à des fonds vautours comme Ashmore Group. Ces fonds tenteraient de faire pression sur les autorités libanaises pour obtenir le paiement de ces Eurobonds obtenus à prix réduit alors que celles-ci envisagent d’annoncer un défaut de paiement. Les banques libanaises tenteraient ainsi également de faire ainsi pression sur les autorités afin de voir les obligations libanaises être honorées, et ainsi probablement de financer une partie de l’augmentation de leurs capitaux, conformément à une demande déjà véhiculée par l’Association des Banques du Liban (ABL). 

Cette information intervient alors que Salim Sfeir avait estimé que ces ventes d’obligations – à perte selon lui – par les banques libanaises avaient été rendues nécessaires suite à la pénurie de devises étrangères sur les marchés locaux. Il s’agissait, selon lui de régler des dettes et de permettre l’achat de produits essentiels à la population.

Il reste que la décision finale d’accuser ou de relaxer ces responsables financiers reviendra au procureur de la république, le juge Ghassan Owaidat.

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