Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.
Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés.

La pourriture des défaillances se confirme par les constantes mais vaines tentatives de racollages. Les politiques résistent sans efficacité, les rencontres « entre ministres » deviennent des scènes humiliantes et stériles entre des individus ordinaires. Un débordement dangereux de la provocation ira jusqu’à provoquer l’unité de l’armée au nom d’un « nécessaire débordement expressif »! La remarquable et vaillante réponse de son commandement militaire n’a pas hésité pour indiquer sans controverse qu’il veille indépendamment sur sa solidarité . Désormais noir sur blanc, la logique cohérente de servir politiquement la nation au delà de l’instauration des conflits est clairement refusée. Ridiculiser d’honnêtes raisonnements et des solutions pratiques ou au pire les dénigrer, transparaissent le bain immonde de la corruption généralisée. On atteint ainsi un point de non retour concernant l’état des gens nommés « responsables ». Ils nuisent terriblement aux gens et à La « République ».

Ils ont choisi de creuser un trou béant bourré de négativisme « consensensuel » . Le résultat est le triage de leurs ordures pour chercher des solutions aux urgences. Faute de convenir à la décence minima de démissionner, l’opportunisme de devoir subir la leçon des citoyens positifs et des travailleurs de la société civile demeure la seule alternative pour apprendre à faire autre chose et bien. Pour vous initier Mesdames et messieurs à une politique pourtant élémentaire de bienveillance, il faut réapprendre à écouter les besoins des libanais pour leur proposer des projets express et adaptés. Vous pourrez ainsi créer le business du management pour renforcer un consensus national lumineux et profitable pour tous. Il sera ainsi consacré aux meilleurs crus qui nous attirent et nous lient. Ils résisteront bien mieux aux pires crises et pressions extérieures grâce à une citoyenneté motivante, prévue pour répondre à mieux être, innover, entreprendre, dépenser, promouvoir des atouts multiples et cohabiter! Depuis avant l’indépendance les intérêts des nations se sont déplacés au pluriel en fonction de représentants opportunistes.

Ils sont devenus au mieux des gérants de bonnes circonstances et au pire les faiseurs de l’immobilisme selon des formules d’apparences convaincantes mais sans la pragmatique. Le semblant vivre ensemble a remplacé jusqu’à ce jour l’effort inlassable de convenir sincèrement entre nous libanais afin de construire un pacte de coexistence fonctionnel. Le citoyen a joué aux jeux qui conviennent et a agréé aux politiques qu’il a accepté de suivre avec de faux politiciens. Ils se sont rarement engagés à respecter et à développer les institutions. Ils vont prendre en otage sa constitution au nom du droit à la « différence » qui n’est autre que le flou permanent. L’essentiel d’un apprentissage est de regarder enfin autrement les impuissances. Elles sont ici des fatalités bâties sur des tacites désengagements vis à vis de la fondation d’un état bien complexe à mettre en marche. Cependant, en développant des ententes utiles entre les « partenaires » de la nation elles seront alors consacrées comme les seules indispensables à notre sauvegarde!

On pourrait enfin se prémunir d’abandonner  un bateau où il faisait si bon de vivre. Celui là peut encore convenir à l’image d’une identité nationale qui tolère le changement pour bâtir les convenances au lieu des misères.

Joe Acoury.