En cette fête de l’Armée, le Liban honore les militaires tombés ou blessés depuis 2023, alors que l’institution doit désormais assumer les périlleuses « zones pilotes » du Sud
Le 1er août, le Liban célèbre la fête de son armée. Cette année encore, les cérémonies, les discours et les hommages portent le poids d’une réalité plus douloureuse. Depuis octobre 2023, des dizaines de militaires libanais ont été tués ou blessés par des frappes et des tirs israéliens. Certains sont morts dans leurs centres, d’autres à bord de véhicules militaires, sur des barrages, pendant des opérations de secours ou alors qu’ils regagnaient leur unité. D’autres encore ont succombé plusieurs mois après avoir été grièvement blessés.
Derrière chaque bilan se trouvent un nom, un visage, une famille et une histoire interrompue.
En ce 1er août, Libnanews rend hommage à ces militaires, connus ou restés anonymes, et à une institution qui continue d’assumer ses missions malgré le manque de moyens, l’étendue du territoire à contrôler et une situation régionale dans laquelle elle demeure directement exposée.
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Cet hommage concerne les morts, mais également les blessés. Ceux dont les noms n’ont pas toujours été rendus publics. Ceux qui ont survécu à l’explosion de leur centre, à la destruction de leur véhicule ou à une frappe ayant tué leurs camarades. Leurs blessures, leurs séquelles et les sacrifices imposés à leurs familles appartiennent pleinement à l’histoire de cette guerre.
La liste nominative présentée dans cet article reste non exhaustive. Certaines fiches demeurent difficiles à retrouver, plusieurs militaires ont été tués alors qu’ils étaient hors service et les identités de nombreux blessés n’ont pas été publiées. Le bilan réel est donc supérieur à celui que permettent d’établir les seules archives publiques actuellement disponibles.
Une armée chargée de protéger un pays qu’elle ne contrôle pas entièrement
L’Armée libanaise occupe une place singulière dans le pays. Elle représente l’une des dernières institutions nationales à conserver une légitimité auprès d’une large partie de la population, au-delà des divisions politiques, régionales et confessionnelles.
Elle est pourtant chargée d’une mission presque impossible.
On lui demande de contrôler les frontières, de lutter contre les trafics, d’assurer la sécurité intérieure, de faire face aux cellules terroristes, de contenir les troubles sociaux, de secourir la population lors des catastrophes et de maintenir sa présence au Sud.
On lui demande également d’y rétablir l’autorité de l’État, alors que l’espace aérien libanais demeure violé, que des territoires restent occupés et que la décision de guerre et de paix n’a pas toujours appartenu aux institutions constitutionnelles.
La crise économique ouverte en 2019 a, dans le même temps, considérablement affaibli les capacités matérielles de l’institution. L’effondrement de la livre libanaise a réduit la valeur réelle des soldes. Les militaires ont dû continuer à servir dans des conditions dégradées, parfois grâce à des aides alimentaires, médicales ou financières fournies par des pays partenaires.
Malgré cela, l’armée est restée présente.
Ses soldats ont gardé les frontières, maintenu les barrages, sécurisé les routes et poursuivi leurs patrouilles. Au Sud, ils ont continué à occuper des centres militaires situés à proximité immédiate des zones de combat, souvent sans disposer des moyens nécessaires pour protéger leurs propres positions contre les frappes aériennes.
Le 5 décembre 2023, le premier soldat tombe
Le sergent Abdel Karim al-Moqdad est le premier militaire libanais tué par une attaque israélienne après le déclenchement des hostilités d’octobre 2023.
Le 5 décembre, un bombardement frappe un centre de l’armée dans le secteur de Nabi Oweida, près d’Adaïssé. Le sergent est tué. Cinq autres militaires sont blessés, parmi lesquels un officier.
Cette attaque constitue alors une grave escalade. Elle ne restera pas isolée.
À partir de septembre 2024, alors que les bombardements israéliens s’intensifient au Liban, les pertes se multiplient dans les rangs de l’armée.
Le 3 octobre, le sergent-chef Maher Ahmad Oueik est tué pendant une mission d’évacuation et de secours. Un autre militaire est blessé. Le même jour, le caporal Ali Hassan Qassem est également tué.
Le 11 octobre, une frappe atteint un centre de l’armée à Kafra. Le caporal Jaafar Chit et le soldat de première classe Marwan Yacoub perdent la vie. Trois autres militaires sont blessés.
Le 20 octobre, un véhicule militaire est frappé dans la région d’Aïn Ebel. L’adjudant-chef Tarek Akl Sobha, le sergent Ahmad Haidar Haidar et le soldat de première classe Jaafar Mohammad Jaafar sont tués.
Ces militaires n’étaient pas engagés dans une offensive contre Israël. Ils se trouvaient à bord d’un véhicule appartenant à l’armée régulière d’un État officiellement distinct du conflit opposant Israël au Hezbollah.
À Yater, une mission d’évacuation frappée
Le 24 octobre 2024, une unité de l’armée intervient à Yater, dans le caza de Bint Jbeil, afin d’évacuer des blessés.
La mission est frappée.
Le commandant Mohammad Sami Farhat, le caporal Mohammad Hussein Nazzal et le caporal Moussa Youssef Mhanna sont tués.
La mort de ces trois militaires illustre la vulnérabilité extrême dans laquelle se trouvent alors les équipes de secours. Sur le terrain, la distinction entre combattants, militaires réguliers, secouristes et personnels humanitaires ne suffit plus à garantir leur sécurité.
L’armée libanaise continue pourtant à intervenir. Elle évacue les corps, porte assistance aux civils et tente de maintenir des axes ouverts au milieu des bombardements.
Ses unités ne disposent pas de couverture aérienne. Elles ne peuvent ni intercepter les drones, ni empêcher les avions israéliens de frapper, ni véritablement sécuriser l’espace dans lequel elles opèrent.
Elles poursuivent néanmoins leur mission.
Novembre 2024, les centres militaires frappés
Le mois de novembre 2024 marque une nouvelle aggravation.
Le 17 novembre, une frappe contre un centre de l’armée dans la région de Mari, dans le caza de Hasbaya, tue l’adjudant-chef Bassam Ahmad al-Zakhouri et le caporal-chef Mohammad Abdel Hadi Mohammad Hussein.
Deux jours plus tard, le 19 novembre, le centre militaire de Sarafand est frappé à son tour. L’adjudant-chef Ayman Abdel Latif Rahhal, le sergent Adam Jerji Aoun et le sergent Ali Mohammad Harb sont tués.
Le 20 novembre, le soldat Abbas Ali Nahle perd la vie dans une frappe contre un véhicule de l’armée.
Le 24 novembre, un centre militaire situé à Ameriyé est touché. L’adjudant-chef Diab Mohammad Jaafar est tué. Dix-huit militaires sont blessés.
Parmi eux figure le caporal Samir al-Abed. Grièvement atteint, il survivra pendant plus d’un an et demi avant de succomber à ses blessures le 21 juin 2026.
Son décès rappelle qu’un bilan annoncé dans les heures suivant une frappe ne dit pas toujours toute la vérité. Certains militaires meurent plusieurs jours, plusieurs mois ou même plusieurs années plus tard des blessures qu’ils ont subies.
D’autres survivent, mais restent handicapés. Leur nom disparaît des dépêches alors que leur combat continue dans les hôpitaux, les centres de rééducation et auprès de leurs proches.
Les blessés, victimes invisibles de la guerre
Les communiqués officiels donnent fréquemment le nombre des blessés sans révéler leur identité.
Cinq militaires, dont un officier, ont été blessés le 5 décembre 2023 à Nabi Oweida–Adaïssé. Au moins un autre a été blessé lors de l’opération du 3 octobre 2024. Trois militaires ont été atteints à Kafra le 11 octobre. Dix-huit autres ont été blessés à Ameriyé le 24 novembre.
À ces bilans s’ajoutent les militaires touchés lors d’autres attaques, ceux dont les blessures n’ont pas fait l’objet d’un communiqué distinct et ceux qui se trouvaient hors service au moment des frappes.
L’absence de nom ne signifie pas l’absence de souffrance.
Certains portent des brûlures, des fractures multiples, des lésions internes, des traumatismes auditifs ou neurologiques. D’autres ont perdu une partie de leur mobilité ou ne pourront plus exercer leur métier.
Il existe également des blessures moins visibles. Survivre à l’explosion d’un centre, voir mourir plusieurs camarades ou rester enseveli sous les décombres peut laisser des séquelles psychologiques durables.
L’État a envers eux une dette précise : assurer leurs soins, financer leur rééducation, maintenir leurs revenus, soutenir leurs familles et garantir leur avenir lorsque leur état ne permet plus un retour normal au service.
Ils ne doivent pas devenir les oubliés de cette guerre.
Une nouvelle série de pertes en 2026
Les combats de 2026 ouvrent une nouvelle séquence particulièrement meurtrière.
Le caporal Mohammad Moufid Tofeili et le caporal Fadl Abdallah Ayoub sont tués le 28 mars. Deux jours plus tard, le soldat Ali Hussein Ajam meurt lors d’une frappe contre un barrage de l’armée à Ameriyé.
Le 5 avril, le caporal Hussein Ali Nahle est tué à Kfar Hatta.
Le 8 avril, plusieurs attaques frappent différentes régions du pays. Le sergent-chef Hussein Yassine est tué à Saïda. Le soldat de première classe Mohammad Bassam Chheitli et le conscrit Ali Hassan Qassem perdent la vie à Chmistar. L’élève sous-officier Ali Nassereddine est tué à Mansoura, dans le Hermel.
Le soldat Patrick Antranik Bekarian disparaît le 19 avril après que son véhicule a été pris pour cible. Son décès est ensuite confirmé.
Le 29 avril, le soldat Hussein Sultan est tué dans la région de Khirbet Selm.
Le 12 mai, l’adjudant principal Mohammad Ali Obeid perd la vie lors d’une frappe contre Jebchit.
À la fin du mois, les avis de décès se succèdent encore. Le conscrit Saleh Mohammad Souni est tué le 26 mai. Le soldat stagiaire Kamel Marwan Merkez meurt le lendemain sur l’axe Kfar Rumman–Khardali. Le sergent Alaa Mahmoud Madlaj est tué le 28 mai sur la route reliant Zefta à Deir ez-Zahrani.
Le 3 juin, le conscrit Omar Khodr est tué pendant son déplacement.
Trois jours plus tard, une frappe sur l’axe Khardali–Kfar Tebnit tue le brigadier-général Wissam Sabra, le capitaine Elie Khoury et le soldat Hussein Ghazzal.
Dans un même véhicule ou sur une même route se trouvaient ainsi un officier général, un capitaine et un soldat. Trois niveaux de la hiérarchie militaire, trois parcours et trois familles frappées par une même attaque.
Le soldat Mohammad Sleiman al-Ahmad succombe à ses blessures le 10 juin. Le sergent-chef Ali Ibrahim meurt le 20 juin. Le lendemain, le caporal Samir al-Abed décède des suites des blessures subies lors de la frappe contre Ameriyé en novembre 2024.
Les zones pilotes, une mission à haut risque
En cette fête de l’Armée, l’hommage aux morts et aux blessés ne peut être séparé des nouveaux défis imposés à l’institution au sud du Liban.
Dans le cadre de l’accord négocié sous médiation américaine, des « zones pilotes » doivent progressivement passer sous le contrôle exclusif de l’Armée libanaise. Le mécanisme prévoit un retrait israélien par étapes, le déploiement de l’armée, le retrait des combattants non étatiques et le démantèlement des armes et infrastructures du Hezbollah dans les secteurs concernés.
L’objectif annoncé est de permettre le retour des habitants, la reconstruction des villages et le rétablissement de l’autorité de l’État.
Sur le papier, le principe paraît clair. Sur le terrain, il l’est beaucoup moins.
L’armée a commencé à se déployer à Zawtar al-Gharbiyeh après le retrait des forces israéliennes. Elle a également mené des opérations dans des localités comme Froun et Srifa. Mais le premier test du dispositif a rapidement révélé ses limites.
Les villages sont largement détruits. De nombreuses maisons restent inhabitables. Les routes, les réseaux électriques, les installations hydrauliques et les infrastructures civiles doivent être réparés. Des munitions non explosées restent dispersées dans les zones bombardées.
À Zawtar al-Gharbiyeh, très peu de familles ont pu réellement revenir. Certaines ont retrouvé leur habitation détruite ou trop dangereuse pour être occupée.
L’armée ne doit donc pas seulement sécuriser une zone. Elle doit également procéder au déminage, contrôler les accès, inspecter les bâtiments, empêcher le retour des armes et accompagner une population qui ne dispose parfois plus d’aucun logement.
Garantir la sécurité sans maîtriser le ciel
Le principal problème demeure pourtant ailleurs.
L’Armée libanaise doit garantir la sécurité de secteurs dont elle ne maîtrise pas l’espace aérien. Des drones israéliens continuent de survoler le territoire. Les forces israéliennes restent présentes à proximité de plusieurs zones. Aucun dispositif ne donne à l’armée la capacité d’empêcher une nouvelle frappe.
L’institution se retrouve ainsi responsable de la sécurité des habitants, sans pouvoir neutraliser l’une des principales menaces qui pèsent sur eux.
Le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, a accusé Israël d’entraver les efforts de l’institution par la poursuite de ses attaques et de ses violations. Il a réaffirmé que les unités restaient prêtes à se déployer dans toutes les zones évacuées par les forces israéliennes.
Mais un déploiement ne constitue pas, à lui seul, une garantie.
Les militaires peuvent contrôler un barrage, fouiller un bâtiment ou neutraliser un engin explosif. Ils ne peuvent empêcher une frappe décidée depuis l’extérieur du territoire libanais.
L’armée est donc placée devant une contradiction majeure : elle doit assumer une autorité exclusive sans disposer d’une souveraineté réelle sur l’ensemble de la zone.
Le risque d’une mission impossible
Le mécanisme des zones pilotes expose également l’armée à un risque politique intérieur.
Elle doit rechercher les armes et les infrastructures appartenant au Hezbollah, empêcher les combattants de revenir et garantir que les villages ne soient plus utilisés à des fins militaires.
Le Hezbollah n’est cependant pas signataire direct de l’accord et refuse un désarmement imposé sous la pression d’Israël. Toute tentative d’utiliser la force risquerait d’entraîner une confrontation interne.
L’armée pourrait alors se retrouver prise entre les exigences israéliennes et américaines, les engagements du gouvernement libanais, le refus du Hezbollah et les inquiétudes d’une population du Sud déjà déplacée et profondément éprouvée.
Cette mission ne peut pas être abandonnée aux seuls militaires.
La décision concernant le monopole des armes appartient au pouvoir politique. Elle exige une stratégie nationale, une couverture institutionnelle claire et un accord permettant d’éviter que des soldats libanais soient envoyés contre d’autres Libanais.
L’armée ne doit pas devenir le bras opérationnel d’une décision que les responsables civils n’assumeraient pas publiquement.
Berri : ne pas mettre l’armée à l’épreuve
À l’occasion de la fête de l’Armée, le président de la Chambre, Nabih Berri, a lui-même averti que l’institution ne devait pas être « mise à l’épreuve » dans le cadre des zones pilotes.
L’expression traduit une inquiétude réelle.
L’armée ne peut être rendue responsable d’un retrait israélien incomplet ou constamment différé. Elle ne peut être accusée d’échec si les frappes se poursuivent au-dessus des zones dans lesquelles elle se déploie.
Elle ne peut davantage garantir le désarmement total d’une région si les règles de vérification, les limites territoriales et le calendrier du retrait restent négociés secteur par secteur.
Le Liban souhaite obtenir une feuille de route conduisant à un retrait israélien complet. Israël veut conserver la possibilité de négocier séparément chaque zone et de conditionner chaque mouvement de ses forces à la vérification des opérations de désarmement.
Cette divergence menace de transformer un mécanisme transitoire en processus sans fin.
Pendant ce temps, l’armée doit occuper le terrain, gérer les attentes de la population et supporter les conséquences de décisions qui ne dépendent pas uniquement d’elle.
Une institution ne peut remplacer l’État
Les missions attribuées à l’armée ne cessent de s’accumuler.
Elle doit sécuriser les villages, neutraliser les munitions non explosées, contrôler les routes, surveiller les frontières, rechercher les armes, empêcher les infiltrations, accompagner le retour des déplacés et coopérer avec les médiateurs internationaux.
Elle doit éviter simultanément une confrontation avec Israël et une confrontation interne avec le Hezbollah.
Elle doit accomplir ces tâches alors que ses ressources humaines, techniques et financières restent limitées.
Une armée ne peut remplacer un gouvernement, un ministère de la Reconstruction, une administration locale, des services publics et une diplomatie. Elle ne peut reconstruire seule des villages, reloger les habitants ou financer le retour de dizaines de milliers de déplacés.
Son rôle est de garantir la sécurité. Celui de l’État est de créer les conditions politiques, sociales et économiques permettant à cette sécurité de durer.
Confier toutes les responsabilités à l’institution militaire ne serait pas le signe d’un État fort. Ce serait l’aveu que les autorités civiles ont une nouvelle fois délégué leurs propres responsabilités à l’armée.
Honorer les morts en protégeant les vivants
Le 1er août ne doit pas seulement être un jour de cérémonies.
Honorer les militaires morts signifie préserver leur mémoire, soutenir leurs familles et reconnaître les circonstances dans lesquelles ils ont été tués.
Honorer les blessés signifie garantir leurs soins et refuser que leur sacrifice disparaisse derrière un chiffre.
Honorer l’armée signifie surtout ne pas préparer les conditions de nouvelles pertes.
Les soldats déployés dans les zones pilotes ont besoin d’un mandat clair, de règles précises, de moyens de protection, d’équipements de déminage, de véhicules adaptés et de garanties politiques concernant le retrait israélien.
Ils ne doivent pas être envoyés dans des villages détruits pour servir de caution à un accord dont les principales conditions resteraient incertaines.
Les morts de l’armée n’appartiennent pas à une communauté, à un parti ou à une région. Ils appartiennent à l’ensemble du Liban.
Leurs familles ont déjà payé le prix de l’impuissance de l’État, des violations israéliennes et de l’incapacité du pays à exercer pleinement sa souveraineté.
En cette fête de l’Armée, le meilleur hommage ne consiste pas seulement à saluer leur mémoire.
Il consiste à protéger leurs camarades.
Tableau provisoire des militaires identifiés
Cette liste reste non exhaustive. Elle comprend les militaires dont l’identité et les circonstances du décès ont pu être établies à partir des fiches de l’Armée libanaise, de ses communications officielles et des avis publiés par l’Agence nationale d’information. D’autres victimes peuvent manquer, notamment parmi les militaires tués hors service, les décès tardifs consécutifs à des blessures et les fiches encore difficilement accessibles.
| Nom | Grade | Âge ou naissance | Date du décès | Circonstances |
|---|---|---|---|---|
| Abdel Karim al-Moqdad | Sergent | Non publié | 5 décembre 2023 | Tué lors du bombardement d’un centre de l’armée à Nabi Oweida–Adaïssé. Cinq militaires ont été blessés. |
| Maher Ahmad Oueik | Sergent-chef | 45 ans, né le 7 août 1979 | 3 octobre 2024 | Tué pendant une mission d’évacuation et de secours au Sud. |
| Ali Hassan Qassem | Caporal | Non publié | 3 octobre 2024 | Tué lors d’une attaque israélienne contre son lieu de service. |
| Jaafar Chit | Caporal | Non publié | 11 octobre 2024 | Tué lors d’une frappe contre un centre militaire à Kafra. |
| Marwan Yacoub | Soldat de première classe | Non publié | 11 octobre 2024 | Tué dans la frappe contre le centre de Kafra. Trois militaires ont été blessés. |
| Tarek Akl Sobha | Adjudant-chef | Non publié | 20 octobre 2024 | Tué lorsque son véhicule militaire a été frappé dans la région d’Aïn Ebel. |
| Ahmad Haidar Haidar | Sergent | Non publié | 20 octobre 2024 | Tué dans la frappe contre le véhicule militaire à Aïn Ebel. |
| Jaafar Mohammad Jaafar | Soldat de première classe | Non publié | 20 octobre 2024 | Tué dans la même attaque à Aïn Ebel. |
| Mohammad Sami Farhat | Commandant | 36 ans, né le 14 septembre 1988 | 24 octobre 2024 | Tué pendant une mission d’évacuation de blessés à Yater. |
| Mohammad Hussein Nazzal | Caporal | Non publié | 24 octobre 2024 | Tué pendant la mission d’évacuation à Yater. |
| Moussa Youssef Mhanna | Caporal | Non publié | 24 octobre 2024 | Tué dans la même attaque à Yater. |
| Bassam Ahmad al-Zakhouri | Adjudant-chef | Non publié | 17 novembre 2024 | Tué lors d’une frappe contre un centre militaire à Mari, dans le caza de Hasbaya. |
| Mohammad Abdel Hadi Mohammad Hussein | Caporal-chef | Non publié | 17 novembre 2024 | Tué dans la même frappe contre le centre de Mari. |
| Ayman Abdel Latif Rahhal | Adjudant-chef | Non publié | 19 novembre 2024 | Tué lors de la frappe contre le centre militaire de Sarafand. |
| Adam Jerji Aoun | Sergent | Non publié | 19 novembre 2024 | Tué dans la frappe contre le centre de Sarafand. |
| Ali Mohammad Harb | Sergent | Non publié | 19 novembre 2024 | Tué dans la même frappe à Sarafand. |
| Abbas Ali Nahle | Soldat | Non publié | 20 novembre 2024 | Tué lors d’une frappe contre un véhicule de l’armée. |
| Diab Mohammad Jaafar | Adjudant-chef | Non publié | 24 novembre 2024 | Tué dans la frappe contre le centre d’Ameriyé. Dix-huit militaires ont été blessés. |
| Mohammad Moufid Tofeili | Caporal | Non publié | 28 mars 2026 | Tué lors d’une frappe aérienne israélienne. |
| Fadl Abdallah Ayoub | Caporal | Non publié | 28 mars 2026 | Tué lors d’une frappe aérienne israélienne. |
| Ali Hussein Ajam | Soldat | Non publié | 30 mars 2026 | Tué lors d’une frappe contre un barrage militaire à Ameriyé. |
| Hussein Ali Nahle | Caporal | Non publié | 5 avril 2026 | Tué lors d’une attaque israélienne à Kfar Hatta. |
| Hussein Yassine | Sergent-chef | Non publié | 8 avril 2026 | Tué lors d’une attaque israélienne à Saïda. |
| Mohammad Bassam Chheitli | Soldat de première classe | Non publié | 8 avril 2026 | Tué lors d’une attaque israélienne à Chmistar. |
| Ali Hassan Qassem | Conscrit | Non publié | 8 avril 2026 | Tué à Chmistar lors de la même séquence de frappes. |
| Ali Nassereddine | Élève sous-officier | Non publié | 8 avril 2026 | Tué lors d’une attaque israélienne à Mansoura, dans le Hermel. |
| Patrick Antranik Bekarian | Soldat | Non publié | Disparu le 19 avril 2026 | Pris pour cible dans son véhicule. Son décès a ensuite été confirmé. |
| Hussein Sultan | Soldat | Non publié | 29 avril 2026 | Tué lors d’une attaque israélienne dans la région de Khirbet Selm. |
| Mohammad Ali Obeid | Adjudant principal | Non publié | 12 mai 2026 | Tué lors d’une frappe israélienne contre Jebchit. |
| Saleh Mohammad Souni | Conscrit en service prolongé | Non publié | 26 mai 2026 | Tué lors d’une frappe israélienne. |
| Kamel Marwan Merkez | Soldat stagiaire | Non publié | 27 mai 2026 | Tué sur l’axe Kfar Rumman–Khardali, à proximité de son centre. |
| Alaa Mahmoud Madlaj | Sergent | Non publié | 28 mai 2026 | Tué lors d’une frappe sur la route Zefta–Deir ez-Zahrani. |
| Omar Khodr | Conscrit en service prolongé | Non publié | 3 juin 2026 | Tué par une frappe israélienne pendant son déplacement. |
| Wissam Sabra | Brigadier-général | Non publié | 6 juin 2026 | Tué dans une frappe sur l’axe Khardali–Kfar Tebnit. |
| Elie Khoury | Capitaine | Non publié | 6 juin 2026 | Tué dans la même frappe. |
| Hussein Ghazzal | Soldat | Non publié | 6 juin 2026 | Tué dans la même frappe. |
| Mohammad Sleiman al-Ahmad | Soldat | Non publié | 10 juin 2026 | Mort des blessures subies lors d’une frappe israélienne antérieure. |
| Ali Ibrahim | Sergent-chef | 42 ans, né le 15 décembre 1983 | 20 juin 2026 | Mort des suites de blessures provoquées par une frappe israélienne. |
| Jamil Nahhal | Conscrit | Non publié | 20 juin 2026 | Tué sur la route Kfar Rumman–Nabatiyé. |
| Samir al-Abed | Caporal | Non publié | 21 juin 2026 | Mort des blessures subies lors de la frappe du 24 novembre 2024 contre son centre à Ameriyé. |
Blessés recensés sans identification publique complète
| Date | Lieu ou opération | Bilan publié |
|---|---|---|
| 5 décembre 2023 | Centre de Nabi Oweida–Adaïssé | Cinq militaires blessés, dont un officier |
| 3 octobre 2024 | Mission d’évacuation dans le sud du Liban | Au moins un militaire blessé |
| 11 octobre 2024 | Centre militaire de Kafra | Trois militaires blessés |
| 24 novembre 2024 | Centre militaire d’Ameriyé | Dix-huit militaires blessés |
| Depuis octobre 2023 | Autres centres, routes et missions | Plusieurs autres blessés dont l’identité complète n’a pas été rendue publique |
Sources
- Commandement de l’Armée libanaise, avis de décès, communiqués et fiches biographiques des militaires.
- Compte officiel de l’Armée libanaise sur X, publications nominatives et avis de décès.
- Agence nationale d’information, dépêches reproduisant les communiqués et avis du commandement militaire.
- Déclarations du président Joseph Aoun, du commandant en chef de l’armée Rodolphe Haykal et du président de la Chambre Nabih Berri à l’occasion de la fête de l’Armée.


