Le Liban déplacé : comment la guerre a changé la vie quotidienne
Au Liban, le déplacement massif ne relève plus seulement de l’urgence humanitaire. Il redessine la vie quotidienne, l’école, le logement, les budgets familiaux et les solidarités locales. Entre centres d’hébergement, cohabitations forcées et invisibilisation des déplacés hors statistiques, la guerre transforme durablement la manière d’habiter, d’étudier, de soigner et de survivre.
Cessez-le-feu au Liban : le Hezbollah pose sa condition
Le Hezbollah affirme qu’il respectera le cessez-le-feu au Liban, mais sous une condition claire : qu’Israël mette fin à toutes ses hostilités, y compris les frappes ciblées contre ses membres. Cette prudence renvoie directement à l’expérience de la trêve de novembre 2024, vécue au Liban comme largement unilatérale après des mois de frappes israéliennes ayant continué malgré l’accord. Alors que le terrain est resté en feu jusqu’aux dernières heures, notamment autour de Bint Jbeil, Tebnine et Qasmiyeh, la première nuit dira si la nouvelle trêve existe vraiment.
Cessez-le-feu au Liban : Israël y voit un geste à l’Iran
En Israël, une partie de la presse présente le cessez-le-feu au Liban comme un geste américain envers l’Iran plutôt qu’une simple trêve bilatérale. À Beyrouth, les autorités défendent au contraire une demande libanaise liée à l’urgence humanitaire. La bataille d’interprétation commence donc avant même que la trêve ne soit pleinement testée.
Pétrole et gaz : la dépendance du Liban
Le Liban dépend d’un système extérieur éclaté pour son pétrole et son gaz. Carburants raffinés venus de Méditerranée et du Golfe, fuel public irakien, GPL importé, gaz égyptien encore suspendu au transit syrien : cette architecture fragilise tout le pays dès que la guerre régionale menace routes, stocks ou devises.
Trump annonce un cessez-le-feu de 10 jours
Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban, présenté comme devant commencer à 17 heures à Washington. Mais à Beyrouth, la présidence libanaise n’a confirmé ni appel direct entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu ni basculement politique plus large. Sur le terrain, les frappes israéliennes ont continué jusqu’aux dernières heures avant l’entrée en vigueur annoncée de la trêve, notamment autour de Bint Jbeil, à Tebnine et sur plusieurs axes du Sud. Entre annonce américaine, prudence libanaise et guerre toujours active, le premier test sera celui des faits.
Cessez-le-feu au Liban à 19 heures, annonce le Haaretz
Selon Haaretz, l’armée israélienne se préparait à une trêve après 19 heures au Liban. Entre alerte militaire, confusion diplomatique et prudence de Beyrouth, la journée a fait émerger une fenêtre de cessez-le-feu sans encore produire d’accord pleinement acté.
Comment la livre tient encore malgré la guerre
La livre libanaise tient encore malgré la guerre, non grâce à la confiance, mais à un dispositif monétaire défensif. Contrôle de la liquidité, réserves en devises, recettes fiscales en livres et dépenses contenues retardent l’effondrement. Cette stabilité reste fragile, suspendue à la durée du conflit et à la discipline monétaire.








