Selon une source du quotidien arabophone Al Joumhouria, la distribution d’Electricité Publique devrait prochainement s’améliorer avec la mise en place de 2 nouvelles centrales électriques. Cette amélioration serait cependant tributaire d’une augmentation des tarifs.

Ainsi, les heures de rationnement de l’électricité publique devraient être diminuer quotidiennement de 3 heures avec la mise en place de nouvelles infrastructures permettant l’augmentation de 270 megawatt de la production électrique locale fin février.

Concernant l’augmentation des tarifs de l’électricité publique, le Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques, César Abi Khalil a précisé que cette dernière serait en réalité graduellement réduite avec l’augmentation de la production et de la distribution d’électricité publique et la réduction de la production des moteur de quartiers plus coûteux. Ce plan devrait être prochainement présenté en Conseil des Ministres.

Pour rappel, jusqu’en 1975, l’Electricité du Liban (EDL) produisait assez d’énergie pour pouvoir en exporter dans les pays limitrophes et notamment en Syrie

En 1975, la situation change avec la destruction d’équipements, le vol de courant et la difficulté de collecter les factures. Le déficit s’accumule d’année en année. En 1990, la capacité de production d’électricité du Liban se réduit à environ 600 MW.

Depuis la fin de la guerre civile, plusieurs projets ont été menés, notamment la réhabilitation des centrales électriques existantes dont celle de Zouk Mosbeh, l’acheminement au Liban de barges turques de production électrique ainsi que de projets de mise en place de barrages de production d’électricité d’origine hydraulique dont certains font l’objet de vives polémiques à l’exemple de celui de Janneh dans le caza de Byblos.

L’EDL souffre par ailleurs d’un déficit chronique avec un coût de USD 2 milliards de dollars pour l’achat de fuel nécessaire à la production électrique – ce dernier étant au final financé par le Trésors Public – alors que ses revenus ne dépassent pas USD 600 Millions de dollars annuellement. Par ailleurs, des études montrent que les générateurs de quartiers couteraient annuellement USD 1,2 Milliards de Dollars aux consommateurs libanais.