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Nommé seulement hier, le juge d’instruction Fadi Sawwan en charge du dossier de l’explosion du port de Beyrouth a reçu les documents préliminaires déjà récoltés dans le cadre de l’enquête des mains du procureur général de la république, le juge Ghassan Oweidat. Le magistrat a également indiqué que les interrogatoires des personnes suspectées d’être impliquées dans ce drame commenceront ce lundi.

Certaines sources indiquent que 25 personnes feraient l’objet de poursuites judiciaires dont 19 personnes déjà arrêtées.

Il s’agirait notamment du directeur du port de Beyrouth, Hassan Koreytem, de l’ancien directeur général des douanes Chafic Merhi et de son successeur Badri Daher. Ces derniers sont accusés de négligences dont ils se défendent, indiquant avoir, à plusieurs reprises, appelé à la sécurisation des 2750 tonnes de nitrate d’ammonium dont l’explosion a été à l’origine du drame.

Pour l’heure, le ministère de la santé indique que plus de 178 personnes sont décédées, plus de 30 personnes toujours portées disparues et plus de 6 000 personnes ont été blessées selon un bilan toujours provisoire dans l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et une grande partie de la capitale libanaise. 300 000 personnes seraient également sans logement des suites de cette explosion.

La piste d’une explosion accidentelle de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur d’un entrepôt du port de Beyrouth, saisies en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.
Elle aurait ainsi causé un cratère de 110 mètres de long sur 43 mètres de profondeur, indique, le dimanche 9 août, une source sécuritaire citant les propos d’experts français présents sur place.

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