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La Ministre de la Défense française, Florence Parly, a confirmé l’intention du Liban d’acheter des équipements navals, des moyens aériens – des hélicoptères notamment – et terrestres.

Une lettre d’intention pour ces achats a été signée le 20 septembre par le premier ministre Edouard Philippe et son homologue libanais Saad Hariri, lors du déplacement du Premier Ministre Libanais à Paris.

La France accorde un prêt avantageux de 400 millions d’euros qui permet cette opération, précise Florence Parly.

Il s’agit, pour le Liban, d’assurer la sécurité de ses ressources pétrolières et gazières présentes dans son espace économique exclusif dont une partie est revendiquée par Israël.
Le Liban compte par conséquent renforcer sa marine, parente pour le moment pauvre de l’Armée Libanaise avec une part réduite du budget de l’institution et 1 800 hommes seulement, avec la prochaine exploitation de sa zone économique exclusive.
L’exploitation des blocs situés à proximité des zones israéliennes s’avère en effet plus problématique. En effet, Tel Aviv revendique une surface de 800 km2. Les 2 pays – en guerre techniquement depuis 1948 – se sont entendus pour des négociations via une médiation américaine au siège de la FINUL à Nakoura afin de délimiter les zones allouées à chacun. Un des blocs a été attribué au consortium formé par Total, ENI et Novatek

En juin dernier, l’Armée Française et Libanaise ont entamé une série de manoeuvres communes intitulées “Cèdre Bleu” à l’occasion de la venue du Porte Hélicoptère Dixmude.

Les exercices ont notamment consisté à vérifier les capacités à coopérer entre Armée Libanaise et « Royale » française.

Pour cette occasion, le Dixmude a embarqué à son bord, un certain nombre de véhicules blindés de type VAB ou encore ses fameux EDAR, engin de débarquement amphibie rapide et 2 chalands de débarquement de type plus classiques; indiquent certaines sources de son port d’attache.

Plusieurs exercices d’embarquements et de débarquements de matériels, des manoeuvres communes dont des séries d’appontage d’hélicoptères de l’Armée Libanaise sur le bâtiment et d’autres à tir réel, ont été organisées.

Dès le moi de juin, des rumeurs faisaient état d’un achat par le Liban de 2 patrouilleurs hauturiers d’origine française. Ainsi, des responsables militaires libanais s’étaient rendus auprès des chantiers de la Socarenam, pour étudier cet achat. 2 généraux ont également pu assister au lancement du 3ème exemplaire du PAG La Combattante, de classe La Confiance.

Pour rappel

Le Liban devait déjà à l’origine se fournir en matériels militaires auprès de la France grace à un prêt saoudien d’un montant de 3 milliards de dollars dès 2013, lors du règne du roi Abdallah d’Arabie Saoudite. Il s’agissait également pour le Liban, d’obtenir des patrouilleurs hauturiers, des hélicoptères et des véhicules terrestres, ainsi que des missiles.
Des difficultés sont très vites apparues, certains équipements militaires demandés par l’Armée Libanaise faisant l’objet d’un véto de la part d’Israël. Il s’agissait notamment des les missiles Sol-Air ou antichars comme ce fut déjà le cas pour les 100 missiles HOT promis du temps du mandat de Nicolas Sarkozy mais dont la mise à disposition à l’Armée Libanaise n’a jamais eu lieu. Autre équipement problématique, les équipements de surveillance, d’écoute électronique et de communication qui ont fait l’objet d’un véto similaire.
Les livraisons ont été sans cesse reportées soit disant en raison de problèmes techniques puis confirmées jusqu’à l’annonce de la suspension
Cependant, son successeur, le roi Salmane d’Arabie Saoudite, avait remis en cause cette donation dès son accession au trône, le 23 janvier 2014, indiquant que cette somme était engagée sur le patrimoine personne du défunt roi. 
Les équipements déjà construits ont été depuis livrés à l’Arabie Saoudite, certains – dont les patrouilleurs hauturiers – servant même dans le cadre du conflit du Yémen, accusait, il y a peu, la chaine de Télévision ARTE dans le cadre de reportages intitulés Yémen Papers.

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