A la naissance du nouveau né, maman déborde d’une joie incommensurable que seule la maternité peut saisir et nourrir. A chaque pas, le nourrisson attire, initie, oriente l’attitude, le geste précis, le rôle et le regard bienveillant des parents. Le père, la mère et bien d’autres personnes sont intimement concernés, des balbutiements de bébé jusqu’à l’avènement de sa maturité à l’âge adulte. L’ordinaire va passer au mode de l’imprévisible avec le remue ménage bon enfant des liens en ajustements. Ils se baseraient sur la prédisposition optimum des potentiels des aînés selon l’énergie du souffle et de la persévérance.

Ce chantier d’exploration et de réglage continu des comportements implique les aspirations des grands pour leur petit. La responsabilité de la fonction parentale aurait pour perspective de former le fils et la fille à la citoyenneté, les hommes et les femmes à l’autonomie citoyenne. Le projet d’élever un enfant égalerait celui de le prédisposer à agir dans la connaissance, le respect de ses droits et de ses obligations. Cependant, il y a dans tout milieu une ligne rouge appelée la surproduction que la norme éducative conseille vivement d’éviter. De nombreux libanais vont substituer la permission à ce conseil d’abstinence lors de leur exercice d’éducateurs.

Ainsi, au nom de la tranquillité et de la sécurité émotionnelle personnelle, familiale et communautaire on va davantage préfèrer;-l’amour culpabilisant, »Tokborné »- aux limites fermes et l’évitement, au lieu de laisser le jeune prendre en charge ses coincements. La dynamique d’échange propice à dévoiler les gaffes commises est pourtant indissociable d’une prise en charge conséquente. En apprenant à faire face aux essais; les erreures et les réussites, le jeune gagnerait à mieux gérer des situations délicates, l’adolescent sortirait plus habilement des réalités complexes et l’adulte résoudrait davantage de relations conflictuelles aiguës.

En réduisant le potentiel humain aux seuls effets faciles de la réussite on le dispose mal à la confrontation des problèmes rencontrés avec ce besoin constant de demander de l’aide ou de dépendre d’autrui. S’assumer correspond à prendre au sérieux les valeurs humaines qui constituent nos cohérences et que nous devons défendre. Participer à dénouer les noeuds politiques au Liban fait partie prenante du devoir de pratiquer fidèlement la citoyenneté. Le modèle familial libanais reflète un impact important: On le trouve dans la crise actuelle de fuite en avant d’une majorité de citoyens, de députés et de responsables divers. La grande famille de nos composantes traduit depuis longtemps déjà un rituel gravissime de déresponsabilisation. C’est toujours aux autres de nous prendre en charge faute de changer la donne et de réapprendre à grandir autrement! Les influences étrangères vont-elles remplacer nos dépendances premières jusqu’à devenir les substituts définitifs de tout pouvoir démocratique même en famille ?!

Joe Acoury.

2 COMMENTAIRES

  1. Excellent article. Il est grand d’apprendre a responsabiliser nos enfants pour les aider à mieux grandir.

  2. Excellent article .il est grand temps de responsabiliser nos enfants afin de les aider a mieux grandir.

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