Politique
Négociations israélo-libanaises : les lignes de fracture
Les négociations israélo-libanaises ouvertes à Washington ont provoqué au Liban des réactions révélatrices des lignes de fracture internes. La Ligue maronite, Ibrahim Kanaan et Gebran Bassil soutiennent tous, à des degrés divers, la voie diplomatique, mais en lui assignant des limites différentes. Entre appel au cessez-le-feu, refus d’une paix imposée, défense de la souveraineté, place de l’Etat et dossier sensible des armes du Hezbollah, ces prises de position éclairent un moment politique où la diplomatie progresse sans dissiper les tensions de fond.
Samir Geagea presse l’État d’agir face au Hezbollah
Samir Geagea appelle l’État libanais à dissoudre les ailes militaires et sécuritaires du Hezbollah et à imposer sa décision.
Le CPL appelle le Hezbollah à ne pas se cacher parmi les déplacés
Le CPL appelle le Hezbollah à ne pas se cacher parmi les déplacés civils et les familles hôtes, estimant que leur présence accroît les risques pour la population. Dans un Liban frappé par la guerre et les déplacements massifs, le parti place la protection des civils, la paix civile et le tissu national.
Gebran Bassil appelle à une protection intérieure du Liban
Gebran Bassil appelle à une protection intérieure du Liban face au danger existentiel créé par la guerre régionale. Le chef du CPL plaide pour un accord national, rejette toute guerre civile, critique l’absence de stratégie de défense et affirme que la protection réelle du pays doit venir d’abord de l’intérieur.
Beyrouth cherche des aides face à l’urgence
Au Grand Sérail, le gouvernement libanais alerte sur le manque d’aides, le ciblage des civils et la montée d’un discours de discorde.
Dernières nouvelles
Qasrak évacuée, Damas en embuscade : ce que change vraiment la fin de la présence militaire américaine en Syrie
Qasrak évacuée, la Syrie change d’équation. La fin de la présence militaire américaine referme un cycle stratégique, redonne à Damas un gain de souveraineté et fragilise l’ancien tandem kurdo-américain. Mais ce retrait ne garantit ni stabilisation durable, ni disparition du risque djihadiste, ni effacement de l’influence américaine dans le pays.
Kérosène : les compagnies européennes commencent à réduire leurs vols
La crise du kérosène n’est plus un simple sujet de marché. En Europe, elle commence à modifier les programmes de vol. KLM a déjà supprimé 160 vols européens sur un mois en invoquant des coûts devenus trop élevés, tandis que Lufthansa accélère ses réductions de capacité et retire des appareils plus gourmands. Air France n’a pas encore annoncé de coupes séparées liées au kérosène, mais le groupe Air France-KLM est directement exposé. En Italie, le vrai sujet n’est plus Alitalia, disparue, mais ITA Airways et la fragilité montrée par plusieurs aéroports déjà touchés par des tensions temporaires d’approvisionnement.
La bouza à la pistache : héritage glacé du Levant
La bouza à la pistache, glace levantine à la texture élastique, incarne un savoir-faire artisanal unique au Moyen-Orient. Préparée avec lait, sahlab, gomme mastic et généreuses pistaches, elle se distingue des glaces occidentales par son battage manuel et son lien profond avec les souks de Damas, Beyrouth ou Alep.
Entre dollar et pétrole, l’économie libanaise encaisse un nouveau choc
Entre flambée pétrolière et domination persistante du dollar, l’économie libanaise subit un nouveau choc. Le carburant plus cher, les infrastructures abîmées et l’incertitude monétaire frappent ménages, commerces et transports. Même si le brut se détend légèrement, le Liban reste exposé, faute d’amortisseurs énergétiques, budgétaires et monétaires durables.
Trump somme Israël d’arrêter les frappes au Liban
Donald Trump affirme que les États-Unis ont interdit à Israël de poursuivre ses frappes sur le Liban. Sa formule brutale, « Enough is enough », marque un seuil inédit : Washington ne parraine plus seulement la trêve, il intime publiquement à son allié d’arrêter, malgré des violations signalées sur le terrain au Sud.












