Dans la société libanaise, le grandir ensemble correspond certes à de nobles dispositions et à des comportements de générosités uniques mais sans négliger de devoir convenir aux multiples règles préétablies. L’autorité individuelle, groupale ou communautaire constitue le noyau du rôle et de la fonction d’une personne qui se charge de  structures sensibles et complexes.

La responsabilisation du jeune se définit paradoxalement pour beaucoup d’adultes comme une étape ultérieure, parfois bien tardive, suite au passage obligé de convenances et d’obéissances   selon les normes exigées. Un enfant “réussi” chez nous est souvent celui qui correspond à la fierté du couple parental et de son entourage, bien plus qu’à ses dispositions. L’ appréciation de celles-ci sont couramment associées ou confondues à des ressemblances ou à des similitudes.

Le sens d’une autonomie dépendrait pour certains des contextes scolaires avisés alors que l’apprentissage de l’enfant commence dès ses premiers contacts et échanges avec maman et papa.  

Parallèlement, la dynamique des échanges entre les libanais continue d’être invalidée ou accusée de tord si elle ne correspond aux faits accomplis de certaines logiques, communautaires et politiques données. Néanmoins, la surprotection fragilise le rôle spécifique et les limites décisionnelles de chacun. Ceci fait perdurer la dépendance aux pouvoirs “sécurisants” de certains personnages, aux droits d’immixtions, aux redevances et au suivisme inconditionnel.

 L’état de perplexité et d’indécision, individuel et/ou collectif favorise les confusions. Nous avons pourtant tant besoin, en ces temps si critiques, de reprendre contact avec la clarté intime afin de sauver ce qui reste encore d’inconditionnel, notre bien être! 

Le libanais pourrait aujourd’hui envisager de regarder autrement ses manques et ses fuites, non pour les fuir mais pour les résoudre lui-même sans s’attendre ni recourir à d’autres voies. La crise profonde actuelle au Liban concerne tous les citoyens, que ce soit par l’engagement des uns ou les abandons hâtifs de bien d’autres.  En fin de parcours, et bien au delà des compositions politiques prévues, nous sommes tous un danger insoupçonné pour la nation quand on se bourre de silences tacites, d’initiatives figées, de communications toxiques, de libertés régressives, d’attentes solitaires et de mesures handicapées. 

Si vous avez trouvé une coquille ou une typo, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée . Cette fonctionnalité est disponible uniquement sur un ordinateur.

1 COMMENTAIRE

  1. Je pense donc je perpétue : telle est la coutûme policée de l’éducation dont l’immixtion dans la pensée intime et critique s’accorde du devenir limitrophe à l’autorité hiérarchique atrophiée de l’idéologie suivante : perfection à la doctrine communautaire contre l’esprit intime et de nos convictions libres.
    La citoyenneté devient donc : établis-toi fidèle à moi et tu seras au devant des élites.

Les commentaires sont fermés