L'entrée principale de la Banque du Liban (BDL) Crédit Photo: Libnanews.com, tous droits réservés
L'entrée principale de la Banque du Liban (BDL) Crédit Photo: Libnanews.com, tous droits réservés

C’est en dépit d’un dépôt de 1,5 milliards de dollars en provenance d’une entreprise d’investissement française et de la crise économique qui ravage le Liban, que les réserves monétaires déposées auprès de la banque du Liban ont augmenté de 921,6 millions de dollars au mois d’août, indique un nouveau rapport publié par la Banque Centrale.

Cependant, les réserves monétaires libellés en devises étrangères ont baissé de 4,4 milliards de dollars depuis le début de l’année, contre une baisse de seulement 1,2 millions de dollars lors de la période correspondante de 2018.

Cependant, le transfert de ce dépôt de 1,5 milliards de dollars aurait permis d’amoindrir la chute des réserves monétaires, tout comme les dernières mesures décidées par le gouverneur de la banque du Liban visant à permettre le rapatriement des fonds placés à l’étranger lors de la crise politique au début de l’année. Ainsi, la politique de la banque centrale aurait amené certains fonds auparavant déposer par des banques privées libanaise à l’étranger à être directement versés sur les comptes de la banque centrale.

Selon les figures, cela serait le cas, au moins d’août, d’1.6 milliards de dollars qui auraient été rapatriés au Liban dont 664.8 millions de dollars qui appartiendraient aux banques locales.

Concernant la baisse des avoirs en devise de la Banque Centrale et qui serait de 4.4 milliards de dollars depuis le début de l’année, il s’agirait notamment du fait que la Banque du Liban aurait payé 3.2 milliards en lieu et place du Ministère des Finances au titre de remboursement des obligations libanaises qui sont arrivés à échéances et au paiement des intérêts sur celles toujours encourt

Cependant, cette baisse des réserves monétaires est sous la surveillance des agences de notation. Pour rappel, Moody’s et Fitch ont déjà dégradé les notes attribuées aux obligations libanaises, Standard & Poor’s indiquant avoir mis le Liban sous surveillance négative et sous réserve d’une possible dégradation de ses notes en fin d’année.

Certains experts soulignent qu’il est inquiétant de voir la Banque du Liban remplacer le Ministère des Finances dans le remboursement des obligations étant parvenues à maturité, notamment parce que les dépôts de la BDL appartiennent non pas à l’état mais à des déposants, qui peuvent être des institutions, des banques privées mais également des pays.

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