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«On achève un blessé pour mettre un terme à sa douleur. La tragédie qui nous a frappés est venue prolonger nos souffrances. » Fouad passe sa main dans sa barbe blanche avant de lâcher un soupir. ” Extrait du journal l’humanité, La catastrophe de trop pour un pays à genoux, 7 août 2020.

Après l’horrible dévastation de Beyrouth des séniors indépendants dépouillés du confort minima ne se soucient plus d’attendre quoique ce soit. Ils ont été pointés du doigt un demi-siècle durant comme des personnes marginales qui se situent à distance des rapports obligés et du suivisme opportun.

Néanmoins ils ont maintenu une qualité de vie humaine et citoyenne malgré une constitution qui demeure cloisonnée aux erreurs impossibles, aux intérêts politiques et communautaires étroits, aux guerres multiples et aux fausses politiques nationales.

Eux ont persévéré jusqu’avant la pulvérisation de la capitale pour construire seuls un lendemain de comportements démocratiques.

Cependant après avoir échappé à la mort parmi les décombres ils émergent maintenant de toutes les attentes. Ces dévoués du soin à la nature et du dialogue progressif ont incarné depuis le jeune âge une part cruciale de la constitution, une citoyenneté appliquée, égale et non soumise aux dogmes des familles, des partis totalitaires, des politiques accaparatrices et des prévalences communautaires sur un état de droit. 

Ces “curieux phénomènes” de la société ont transmis l’exemple à la lettre du comportement civil de la constitution libanaise. Au risque de ne pas paraître comme tant d’autres ils ont choisi de rester libre et de ne se soumettre à personne.

Aujourd’hui ils tournent la page des tolérances absurdes au faire face inutile. La structure des corruptions multiple est si profondément enracinée dans l’histoire de notre pays qu’elle s’avère bien plus puissante que toutes les émergences dit Pierre à l’âge de ses 70 ans. Alors que de remarquables jeunes balayent les débris des rues, les quartiers et les maisons dévastées nous émergeons des décombres mais aussi de misérables convictions.

Nos âmes sont enfin libérées..! 

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