Vus de dos, des personnages semblables au commun des mortels se penchent sur l’état du globe. En face, des citoyens écoutent inquiets, les expressions de ces dirigeants du monde lors des sommets internationaux. Ils questionnent la validité des hommes et des femmes en charge de hauts postes. Les chefs des nations ont achevé durant leur dernière session à l’Onu, la discussion des perspectives;économiques, politiques et climatiques dans un contexte mondial critique. Les crises successives, les licenciements,  la précarité des emplois, le dilemme  économique aiguë dans lequel se débattent aujourd’hui, républicains et démocrates en Amérique nous concerne tous. Le sort des discussions pourrait menacer sa stabilité monétaire ainsi que l’équilibre financier mondial au cas où le gouvernement des États Unis ne répond pas à l’échéance de sa dette. Néanmoins, le facteur de méfiance croissante entre les gouvernés et les gouvernants implique aussi des dangers de sécurité. La confiance du consommateur dépend d’une cohabitation sereine avec le nouveau voisin du quartier. L’inquiétude émanant d’individus imprévisibles et de groupes terroristes divers influe directement sur ses rapports et son contexte de vie. La vision humaniste, non saturée d’une logique verbale, froide, descriptive, analytique et réductrice de l’action directe s’impose. Ainsi, l’appel des populations pour des résolutions onusiennes promptement adaptées à leurs urgences résonne fort!  Une véritable initiation à la culture de la coexistence et à l’efficace défense du droit des hommes induirait un départ nouveau pour la préservation des civilisations. Un long, incertain, difficile mais indispensable passage vers la  paix. Les comportements naturels, spontanés des présidents de la planète, demeurent cependant, freinés par la priorité de stratégies, politique et militaire, des  superpuissances. La pensée d’hommes, responsables de l’avenir de la terre se réduit donc à une cogitation structurée peu adaptée aux convenances des populations. Elle pourrait par excès de « mentalisation », se vider de la part sensible par l’aridité de résolutions sans véritables valeurs communicatives.

Comment respecter les recommandations des plus hautes instances quand elles appuient des régimes controversés et les condamnent par ailleurs?

Des pays, aux Moyen- Orient, et en Afrique, d’abord tacitement reconnus par la communauté internationale seront dénoncés pour des abus, des inégalités flagrantes, des injustices saillantes et des tortures fréquentes. Ainsi, entre des grands et des petits chefs qui ne répondent que secondairement aux évidentes souffrances de tant de victimes, le besoin de redéfinir un niveau universel de tolérance Zéro devient nécessaire. Il s’appliquerait à l’incohérence, l’indécence et l »immoralité afin de promouvoir une traduction dynamique des valeurs humaines et leurs préservations!

L’handicap majeur de tant de déclarations dites et non appliquées, relève justement de cette perturbante baisse de réaction vis à vis du bien et le peu de dénonciation du mal. Celui qu’on subit au nom de la force individuelle, du pouvoir ou d’un quelconque groupe de pression.

Réfléchir sans réagir vraiment aux graves événements de ce début de siècle favorisent certes, l’intelligence tactique mais au détriment de l’engagement sincère, courageux, ouvert qui ne craint ni la standardisation de l’immobilisme ni les effroyables convenances inhumaines!

Martin Luther King: »nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourrir ensemble comme des idiots »

Joe Acoury