Crises d’absences et de présences?

Les politiques curieusement adverses maintiennent la façade des efforts sans convenir à la pragmatique stable et consensuelle. Néanmoins, le faux semblant démocratique semble contagieux au Liban. Il se répand selon le rapport vertical dans les administrations, la culture de l’inconséquence, « le Maalechi et le choussayer » et ce, jusqu’au dénigrement de la tâche ordinaire ou banale.

A la prochaine rentrée scolaire, de nombreux jeunes parents se plaindront  de la persistante crise économique et en conséquent du manque de temps et de disponibilité pour découvrir et initier leur enfant aux premières étapes de la vie. Papa et maman se démènent à tant de niveaux pour joindre les deux bouts afin d’assurer un budget minima, la course pour l’habitat le plus décent et l’alternative du choix pour une bonne école. Ils vont probablement décaler un peu plus des rôles indispensables, la qualité de leurs présences ainsi que la part irremplaçable des vécus échangés avec le petit. Néanmoins, les rituels en famille sont des rencontres humaines privilégiées et ne coûtent aucun sous de plus mais une disponibilité humaine propre au couple. Ils peuvent initier ainsi le jeune aux éléments fondamentaux de la convenance relationnelle alors que des prétendues autosuffisances surprotectrices, typiquement libanaises, affectives et/ou matérielles, coûtent cher et gâtent l’enfant sans combler un quelconque vide substantiel.

Des présences parentales, rares ou hâtives, convergent-elles comme pour tant de politiciens libanais à prémunir les justificatifs, les convenances et les dépendances sans devoir répondre aux responsabilités initiales du rôle et de la fonction?

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Psychothérapeute Spécialisé en gestalt thérapie, Consultant et Formateur.

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