L’Association des Contrôleurs Aériens Libanais a mis en garde contre une situation extrêmement dangereuse mettant la vie des voyageurs se rendant et quittant le Liban via l’Aéroport International de Beyrouth en danger.

L’Association met en cause plusieurs décisions des autorités publiques mais également la négligence de ces dernières et la corruption des institutions publiques, alors que le budget alloué à l’aéroport international de Beyrouth aurait diminué de 20% conformément à une décision du Premier Ministre.

Les contrôleurs aériens ont ainsi remis au gouvernement une liste de demande concernant les stages, les modalités d’embauche et différentes autres procédures. Ils exigent ainsi que ces demandes soient adoptées avant les élections législatives du 6 mai prochain.

Les contrôleurs aériens estiment également que leurs salaires sont désormais les plus bas de la région en comparaison de ceux des pays alentours. L’institution manquerait également de personnels, avec seulement 20 contrôleurs aériens et 18 assistants. Ainsi pour garantir la sécurité des voyageurs, il s’agirait d’avoir 75 contrôleurs aériens au minimum et 125 personnes pour assurer une sécurité maximale. Il s’agirait également d’appliquer une décision du Conseil des Ministres adoptée en octobre 2016 consistant en l’embauche de 30 assistants officiers. Cette décision, basée sur une recommandation de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale, n’a toujours pas été appliquée.

Toujours selon l’association des contrôleurs, les assistants embauchés il y a 8 ans n’ont toujours pas reçu de formation locale ou internationale, ce qui implique un risque au traffic aérien. Les contrôleurs confirmés n’ont, de leurs côtés, reçu aucune mise à niveau en rapport aux pratiques internationales actuelles alors que le traffic aérien a poursuivi sa progression avec 350 vols par jours depuis l’aéroport international de Beyrouth.

Plus grave encore, les autorités de l’Aviation Civile Libanaise auraient embauché 2 personnes sans aucune qualification pour remplacer des contrôleurs chevronnés ayant plus de 20 ans d’expérience. Cette décision contrevient même à une décision du Conseil des Ministres en date du 17 septembre 2017.