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Le Ministère des Finances aurait mandaté la SBGL et la Blom Bank pour l’émission de nouvelles obligations pour un montant de 2 milliards de dollars sur une durée de 10 ans.

Contrairement aux premières déclarations des autorités libanaises qui souhaitaient réduire les taux de celles-ci et ce, pour réduire le coût de la dette publique, il devrait être proche de ceux actuels, soit environ à 12% de taux d’intérêt.

Les banques et même la Banque du Liban avaient menacé de ne pas souscrire à la prochaine émission d’obligations libanaises si les taux d’intérêts n’étaient pas au moins de 12% en raison des risques présents suite à la crise économique.

Parmi les investisseurs potentiels également, l’Arabie Saoudite qui avait fait savoir qu’elle pourrait prochainement annoncer son soutien à l’économie libanaise qui traverse une grave crise économique.

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Le Ministère a indiqué qu’une partie des sommes servira à rembourser la Banque du Liban. Cette dernière avait en effet prêté la somme de 1.15 milliards de dollars pour le remboursement d’obligations libanaises ayant atteint maturité, en juin dernier. Cela pourrait, par conséquent, remonter le niveau des réserves monétaires en devise de la BDL, un critère important dans la défense de la parité de la Livre Libanaise face au billet vert.

Cette émission intervient alors que le Liban fait face à d’importantes échéances financières. Ainsi, en novembre 2019, une émission de 1.5 milliards de dollars vient à échéance. Egalement, les autorités libanaises devraient verser 500 millions de dollars au service des intérêts d’une autre émission.

La courbe de valeur des obligations libanaises émises le
03/03/2010 sur 5 ans. Cette émission viendra à échéance en mai prochain.

Sur les marchés internationaux, les obligations libanaises libellées en dollars demeurent en dessous du prix d’émission suite à la dégradation des notes par les agences Moody’s en janvier dernier et qui table sur une restructuration de la dette publique dans un rapport publié en juin, et Fitch en juillet dernier.

Cette dernière a indiqué aux autorités libanaises qu’elle pourrait procéder à une nouvelle dégradation des notes de ces obligations si l’état n’effectuait pas de progrès substantiels dans sa lutte contre le déficit public qui atteint 150% du PIB.

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