Le Palais de Justice de la ville de Beyrouth.
Le Palais de Justice de la ville de Beyrouth.
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Une plainte a été déposée ce mercredi par un avocat à l’encontre du président de la république, le Général Michel Aoun, et le premier ministre désormais démissionnaire Hassan Diab. Cependant, cette plainte a peu de chances d’aboutir, ces derniers ayant transféré le rapport faisant état du danger posé dans le stockage de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium aux autorités compétentes en la matière.

Pour rappel, le président de la république, le général Michel Aoun, avait indiqué avoir reçu un rapport le 20 juillet dernier sur la présence de cette cargaison et ordonné au haut conseil de la défense à ce que des mesures soient prises.

L’avocat Majd Harb, fils de l’ancien ministre Boutros Harb, estime qu’aucune mesure n’a été prise par les autorités libanaises en vue d’éviter l’explosion du 4 août 2020, alors que plusieurs rapports indiqueraient que les douanes libanaises, l’autorité du port de Beyrouth, des services de renseignement militaire et sécuritaire, des membres du système judiciaire et des dirigeants politiques et notamment d’anciens ministre étaient informés du stockage d’une quantité importante de nitrate d’ammonium dans le hangar 12 du port de Beyrouth.

Le ministère de la santé indique que plus de 181 personnes sont décédées, plusieurs dizaines de personnes toujours portées disparues et plus de 7 000 personnes ont été blessées dans l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et une grande partie de la capitale libanaise. 300 000 personnes seraient également sans logement des suites de cette explosion.

La piste d’une explosion accidentelle de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur d’un entrepôt du port de Beyrouth, saisies en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises, même si aucune hypothèse n’est écartée. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.
Elle aurait ainsi causé un cratère de 110 mètres de long sur 43 mètres de profondeur, indique, le dimanche 9 août, une source sécuritaire citant les propos d’experts français présents sur place.

Les dégâts seraient estimés entre 10 milliards à 15 milliards de dollars.

Pour l’heure, 25 personnes seraient actuellement détenues dans le cadre de l’enquête concernant cette explosion. Parmi eux, le directeur du port de Beyrouth, Hassan Koraytem, ainsi que le directeur des services de la douane libanaise Badri Daher, tous 2 mis en examen par le juge d’instruction Fadi Sawwan, en charge de l’enquête.

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