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Des incidents ont actuellement lieu au centre-ville de Beyrouth entre forces de sécurité et manifestants. Aux jets de pierres d’une part, les forces de sécurité en charge de protection du périmètre du parlement répondent par des tirs de grenades lacrymogènes.

Ces incidents interviennent notamment en face de la municipalité de Beyrouth alors que le périmètre du parlement reste lourdement protégé.

Plusieurs dizaines milliers de personnes sont déjà arrivées sur place avant même 17 heures.

Pour rappel, un appel à manifester vers 17 heures a circulé depuis hier à l’initiative de nombreuses organisations d’activistes.

Les manifestants réunis en plusieurs zones de rassemblement ont ainsi convergé vers le centre-ville de Beyrouth. C’était notamment le cas depuis les zones durement touchées par l’explosion du port de Beyrouth et des quartiers de Mar Michael et de Gemmayzeh.

Ces derniers dénoncent la quasi-faillite d’une classe politique accusée d’être corrompue et exigent son départ immédiat.

Le ministère de la santé indique que 154 personnes sont décédées, plus de 100 personnes toujours portées disparues et plus de 5 000 personnes ont été blessées selon un bilan toujours provisoire dans l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et une grande partie de la capitale libanaise.

La piste d’une explosion accidentelle de 2750 tonnes de nitrates d’ammonium saisis en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.

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