Donald Trump a déclaré que le renversement du régime iranien constituait « un très grand obstacle », tout en ajoutant qu’un tel scénario pourrait se produire, « mais peut-être pas immédiatement ». Cette prise de position marque une nuance par rapport à ses appels précédents à un soulèvement en Iran, alors que la guerre engagée par les États-Unis et Israël contre la République islamique entre dans sa troisième semaine.
Trump nuance publiquement la perspective d’un changement de régime
Interrogé par Fox News Radio, Donald Trump a affirmé que la chute du pouvoir iranien n’était pas hors de portée, mais qu’elle se heurtait à un obstacle majeur. « I think it’s a very big hurdle », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que cela pourrait arriver, « maybe not immediately », selon des propos rapportés vendredi par plusieurs médias.
Ces déclarations ne reviennent donc pas à dire qu’un renversement du régime est impossible. Elles traduisent plutôt une réserve sur sa faisabilité à court terme. Dans le même temps, Trump a maintenu une ligne offensive sur le plan militaire, en affirmant que les États-Unis allaient frapper l’Iran « very hard » dans les prochains jours.
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Une inflexion dans le ton présidentiel
La formulation employée vendredi contraste avec des prises de parole plus directes au début du conflit. Dans les premiers jours de la guerre, Trump avait laissé ouverte la possibilité d’une implication militaire plus large et avait été critiqué pour l’absence de cap clair sur l’issue politique du conflit. L’Associated Press relevait déjà, le 2 mars, qu’il n’excluait pas totalement l’envoi de troupes au sol, même s’il disait que cela ne serait « probablement » pas nécessaire.
Parallèlement, Reuters rapportait le 13 mars que la Maison Blanche restait divisée sur la manière de définir un objectif de sortie de guerre en Iran. Selon cette enquête, plusieurs conseillers de Trump débattent encore de la finalité politique du conflit, tandis que la perspective d’un changement de régime continue d’alimenter les discussions sans faire l’objet d’une stratégie stabilisée.
Un contexte de guerre toujours plus dur
La déclaration de Trump intervient alors que les combats se poursuivent à haute intensité. Reuters a rapporté vendredi que le président américain estimait que le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, était probablement vivant mais « damaged », après les frappes du début de l’offensive. Dans le même entretien, Trump a affiché une posture de fermeté et n’a donné aucun signe de désescalade immédiate.
Sur le terrain, la guerre ouverte entre les États-Unis, Israël et l’Iran a déjà fait des milliers de morts et étendu les affrontements à plusieurs pays de la région, dont le Liban et certains États du Golfe, selon Reuters.
Une formule qui acte surtout les limites d’un scénario rapide
En l’état, la dernière déclaration de Donald Trump acte surtout une difficulté politique et opérationnelle: un changement de régime à Téhéran ne semble pas, selon ses propres mots, pouvoir intervenir rapidement. La formulation retenue vendredi ne ferme pas la porte à cette hypothèse, mais elle écarte l’idée d’un basculement immédiat du pouvoir iranien.


