La centrale électrique de Deir el Ammar au Nord Liban. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés.
La centrale électrique de Deir el Ammar au Nord Liban. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés.
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La Banque Mondiale a publié un rapport concernant la réforme du secteur de l’électricité publique. Selon le rapport, les pénuries d’électricités impactent de manière significative le développement économique du Liban ainsi que la société libanaise.

Seulement 55% à 64% des besoins en électricité sont fournies par l’Electricité du Liban, le solde étant pourvu par les générateurs de quartier.

Le coût de production au Liban est élevé, déplorent les auteurs, notamment en raison du coût d’achat du fioul, y compris pour les fameuses barges électriques ou encore via la Syrie. Les dépenses liées à l’achat de fioul compteraient ainsi pour 64.5% des dépenses de ce secteur sur un total de 2.5 milliards de dollars en 2018.

De plus, le coût de production d’électricité au Liban dépendrait de la fluctuation du prix de cette ressource.

Les opérations de maintenance du réseau couteraient 27% de la facture et les dépenses pour l’achat d’électricité 8.5%.

La Banque Mondiale appelle donc l’établissement de l’autorité de régulation de l’électricité pour plus de transparence et une meilleure gouvernance. Il s’agit également de moderniser l’EDL au niveau de sa gouvernance, de ses différentes opérations et de son administration. Sur le plan organisationnel, il s’agit également pour le Ministère de l’Energie de mettre en place un département de planification des infrastructures et de développer les synergies possibles par exemple avec l’administration pétrolière libanaise ou encore le département en charge de la conservation de l’énergie.

Par ailleurs, il s’agira également d’élargir la part induite par les énergies renouvelables pour faire face à un besoin de 4 700 mégawatts d’ici 2030 contre une production actuelle de 1 900 mégawatts au maximum.

La Banque du Liban appelle ainsi à accélérer le processus de gazéification des centrales de Zahrani et de Deir Ammar via notamment une production locale.

Concernant la tarification, la Banque Mondiale appelle à la fin des subventions tout en trouvant un cadre permettant de protéger les personnes les plus vulnérables. Il faudra également réduire les pertes techniques et non techniques via la mise en place de compteurs intelligents. Coté revenu, une amélioration est également demandée notamment au niveau des institutions publiques qui devraient 1.2 milliards de dollars d’impayés à l’EDL.

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