Le procureur du Mont Liban, la juge Ghada Aoun
Le procureur du Mont Liban, la juge Ghada Aoun
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La procureur du Mont Liban, la Juge Ghada Aoun, a décidé de donner suite à une plainte déposée contre le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé. Cette plainte était précédemment gelée en raison de l’immunité supposée de ce dernier dans l’exercice de ses fonctions face à la justice.

Pour rappel, un groupe d’avocats avait déposé une plainte contre le gouverneur de la BDL, le 10 juillet dernier devant le juge d’instruction du Mont Liban, Nicolas Mansour.

La juge Ghada Aoun estime qu’il n’est pas nécessaire d’obtenir une autorisation pour poursuivre le responsable de la Banque Centrale sur la base des faits qui lui sont reprochés par la plainte, « parce qu’il n’y a pas de référence spécialisée, d’autorité de tutelle ou d’autorité de contrôle exercée sur le dirigeant conformément à la franchise des textes juridiques ».

Ainsi, l’immunité du gouverneur de la Banque du Liban est une immunité fonctionnelle limitée.

La décision du parquet de la cour de justice du Mont Liban a été saluée par les avocats auteurs de la plainte.

Pour rappel, une première plainte contre le gouverneur de la Banque du Liban avait été déposée le 10 juin dernier.
Hassan Bazzi, Haitham Ezzo, Jad Tohmeh, Joseph Wanis, Pierre Gemayel, Françoise Kamel, Basil Abbas ainsi que le journaliste Joy Hadda avaient ainsi accusé le gouverneur de la BDL d’avoir violé les articles 319, 320, 359, 360 et 363 Et 373 du code pénal, suite à l’effondrement économique résultant de la détérioration de la Livre Libanaise face au dollar et les opérations d’ingénierie financière menées entre 2016 et 2018.

Le 20 juillet dernier, le juge Faysal Makki a décidé de saisir de manière préventive tous les biens immobiliers, comme le domicile de Rabieh ou encore à Broumana et à Qornet Chewan du gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé.

Riad Salamé est fortement critiqué pour le rôle qu’il a joué alors que la parité entre livre libanaise et dollar continue à se détériorer en dépit de ses promesses. Certains activistes estiment qu’il viole ainsi la mission qui lui est assignée suite à l’effondrement économique résultant de la détérioration de la Livre Libanaise face au dollar et les opérations d’ingénierie financière menées entre 2016 et 2018 au bénéfice des banques privées et non des déposants.

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