Le sous-secrétaire d’État en charge du Proche-Orient David Schenler aurait indiqué, en marge d’une réunion avec des anciens députés, que les sanctions économiques à l’encontre de personnalités liées au Hezbollah et à ses alliés seront mises en place la semaine prochaine.

Ces propos auraient été tenus, depuis le siège du Parti Kataëb de Bikfaya, devant les anciens députés Marwan Hamadé, Sami Gemayel, Henri Hélou, Paula Yacounbian, Neemat Frem, Nadim Gemayel, Elias Hankash et Michel Mouawad tous démissionnaires suite à l’explosion du port de Beyrouth. David Schenker avait cependant indiqué pourtant ne pas souhaiter rencontrer des personnalités politiques après que sa visite soit annoncée la semaine dernière.

Pour l’heure cependant, les noms et identité des personnes concernées par ces sanctions n’ont pas encore été révélées.

Le quotidien saoudien Asharq el-Awsat aurait également indiqué que Washington ne ferait aucune différence entre aile militaire et aile “civile” du Hezbollah, toutes 2 dirigées par les mêmes personnes. Il a également accusé le parti chiite d’interférer dans les affaires domestiques d’un certains nombre de pays arabes et de constituer le bras militaire et sécuritaire de l’Iran.

Abordant le sujet à de possibles différents entre la France et les États-Unis sur le dossier libanais, le sous-secrétaire d’État américain a souligné que le président américain Donald Trump s’était entretenu avec son homologue français Emmanuel Macron alors que celui-ci avait lancé une initiative d’aide humanitaire suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020.

La lutte contre la corruption et la mise en place des réformes restent tous 2 une priorité pour le Liban. Tout échec à ce sujet pourrait priver le Liban de l’assistance économique et financière internationale seule capable de le sortir de la crise économique, juge-t-il. Ainsi, la feuille de route française pour le Liban et le calendrier qui lui est imposé serait une solution pour commencer à mettre en place les réformes administratives et financières puis les réformes politiques nécessaires.

Le Liban qui traverse une crise économique sans précédent dans son histoire et nécessite une aide de plus de 4 milliards de dollars rien que comme premier versement, souligne le responsable américain.

Par ailleurs, David Schenker a également annoncé revenir au Liban avant la fin du mois pour discuter d’un possible règlement entre le Liban et Israël de la délimitation des zones économiques exclusives des 2 pays.

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