Lettre n°3 au Président de la République Libanaise – Par Jinane C.S.Milelli

155

Lettre N° 3

Sayydi-l Ra’is

Monsieur le Président de la République Libanaise

Le président de la République libanaise Michel Sleimane

Mon Président,

Mon bien aimé Président,

Et je ne changerai pas d’avis

Tant que je resterai en vie.

Hier,  J’ai assisté de loin au massacre des innocents

De mon pays

Une tragédie et un bain de sang.

Stupéfaite et inquiète

Ravagée de tristesse

La peur nous guette

Je vous écris avec justesse

J’ai besoin de m’adresser à vous

A qui d’autre que vous ?

Père de la Nation…

Parrain de la conciliation…

Monsieur le Président

Sommes-nous devenus vraiment dépendants

De la sauvagerie de ces prétendants ?

Président de mon pays meurtri

Par cette tragédie…

Vous écrire me soulage

Mettez fin à ce gaspillage.

Ma  complainte pour vous

Pour briser ce tabou…

Une plainte d’amour

Sans fête et tambour

Mon peuple porte sans plaindre

La fatalité de son destin sans se restreindre

Et vous homme de loi sans feindre.

S’agit-il  vraiment d’une fatalité

Au désespoir illimité ?

Ou d’un festin

Qu’on partage entre copains ?

La barbarie a ses limites…

Si j’ai bien compris.

Mais dans mon pays on excelle sans limite

Et puis on prend la fuite.

Dans l’art du choc et de la terreur

Excellent ces massacreurs…

Rien à faire, contre eux ?

Et notre miséricordieux ?

Sommes-nous devenus barbares ?

Pour tolérer ces paillards

En costumes et cravates

Vos hommes se parent

Et se prennent pour des lauréates

Sans compter nos corbillards.

Le sang sur les mains,

Ils se parfument de jasmin

Notre dignité se fait, au quotidien, exploitée

Et leur vie à eux n’a rien n’a envié.

Ah Monsieur le Président votre charge est lourde

Mais vous n’avez pas l’oreille sourde.

La douleur de mon pays s’alourdit davantage

Et je me demande pourquoi ce carnage.

Au  réveil de ce matin,

Désespoir au cœur du pays du levantin

Mon espoir s’éteint.

Oh combien Mon cher Président

Mon cœur se déchire sans précédent.

Que nous arrive-t-il

Notre paix est si fragile ?

L’espoir se meurt en nous à petit feu

Dans les mains de ces mafieux

L’assassinat de l’innocence

Me fait trembler à distance

Votre peuple croit encore en son existence

Sa persévérance garantit son indépendance

Conflit entre parties…

Conflit de pourris…

Conflit entre tribus…

C’est la chasse à l’individu

Parmi cela vit l’innocence de nos enfants

Grandit l’espoir de nos mamans…

Monsieur le Président

Nous n’avons vraiment pas les moyens

de faire face à ces chiens

Qui nous terrorisent le quotidien ?

Non !

Je crois encore en vous,

J’ai besoin de vous

Je ne baisserai pas les bras

Tant que vous serez là.

Le peuple est à genoux

Mais à côté de vous !

Sonnez l’alarme

Que les églises condamnent

Que les mosquées réclament

La fin des larmes

Ce  libanais, ce bon vivant

Baissera-t-il longtemps sa tête devant ces gens ?

Assassinat de la vérité ou règlement de compte ?

Mais c’est le Liban qui compte

Allons-nous, par eux,  nous faire dominer

Qui d’autre que vous, paix, doit ordonner ?

Par Jinane Chaker Sultani Milelli
Libnanews 

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée . Il ne s’agit pas d’un espace pour les commentaires.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Entrez votre commentaire
Entrez votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.