Cher Président,

Mes Meilleurs vœux de bonheur et d’Eveil National …

Depuis un moment j’ai pris l’habitude de vous écrire et votre Général, Directeur de Cabinet, chargé de vous transmettre mes  dires, me répond en me remerciant en votre nom, signe de réception, de prise de connaissance et de renom.

Ce besoin de vous écrire me ronge et ce manque de vous entendre ou de  vous lire me pousse à vous dire publiquement ce que mon cœur n’a pas pu fuir… La peur dévore la sécurité la tranquillité,  la peine et la tristesse accablent nos foyers. Le pays est à bord du gouffre et le navire chavire…

Pourtant vous êtes encore à la tête de ce pays, si meurtri mais qu’on aime et qu’on chéri. Autour de vous, l’Armée… mais apparemment vous êtes condamnés par un accord qui vous a retiré une part de vos  responsabilités… Pourtant vous êtes le Président et par la force des choses, un Président change les choses !!!

Allons-nous rester les bras croisés jusqu’au dernier survivant  ??? Allons-nous rester, de loin,  des témoins de ces drames émouvants ? Le pays s’enfonce par la division, la déchirure et la haine en ascension. Par manque de conciliation ou de solution, le pays devient la proie de toutes les aberrations. Pourtant, vous êtes le Président ! Et un Président peut changer les choses !!

Autre que baisser les bras… N’y-aurait-il pas de solutions ? Toute une population victime d’illusion sans aucune réparation et tout un pays plonge dans l’abomination…

Le Libanais !!! C’est tout une histoire de gloire et de rebondissement. Serions-nous en phase finale, en déclin…Ou serions-nous capables d’un nouveau rebond, avec vos décisions ?  Trop c’est trop… Qu’est-ce qui empêcherait un Président d’imposer l’état d’urgence ?  Qu’est-ce qui empêcherait l’Armée de mon pays de nous prémunir de cette détresse immense ?

Je lis des articles des journaux, sur les réseaux sociaux, ces échanges de menaces ou d’accusations des uns contre les autres et une seul expression me vient à l’esprit : «   harit kil min ido ilo » Est-ce bien cela ? A un moment faudra trancher et un Président, par la force des choses, devrait imposer les choses !!!

Qu’est-ce qui empêcherait un Président de stopper tout cela ? Est-ce si bien compliqué de faire usage d’autorité et d’imposer votre volonté ? Des questions si simples mais si difficiles à comprendre ou de constater leur impossibilité d’exécution. Et pourtant, ce sont les bases de nos droits de citoyens.

Comme étrennes, nos familles ont reçu le deuil, sacrifiant ainsi nos jeunes encore adolescents… Et pleins d’autres sacrifices … Pourquoi la fête au pays du Cèdre s’est transformée en fête de cauchemars et d’assassins ? Pourquoi le sang de mes compatriotes et ces jeunes a été encore le butin de ces protagonistes qui, unis par le butin, restent divisés par le partage…

L’offrande de vos citoyens reste sans fin. Mais « à grande offrande, grande réflexion » !!! Et la réflexion doit nous mener à l’action. Nous ne pouvons plus rester les bras croisés et voir nos enfants et le pays agoniser, ni, non plus, accepter et tolérer ce discours de haine et d’accusation entre ces deux pôles politiques qui ne trouvent plus le chemin de l’entente. Il est temps de s’alarmer et la place doit être occupée par notre Armée, un peu de répit pour mon peuple.  Ni pour l’un ni pour l’autre, seule l’Armée de mon pays devra s’imposer…

Un Président par la force des choses imposera sa volonté … en espérant que 2014 soit l’année de l’entente nationale avant la fin de votre mandat et qu’avant le rêve ne s’écroulera …

Bonne année cher Président !

Jinane Chaker-Sultani Milelli

 

 

 

 

 

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