Un gouvernement au #Liban, c’était un peu jusqu’à présent sur un air de Paroles Paroles Paroles de Dalida.

« Encore des mots toujours des mots les mêmes mots
Je ne sais plus comment te dire
Rien que des mots »

D’une autre manière, cela finissait même par amuser la galerie de la communauté internationale. C’est un peu comme une série mexicaine à l’eau de rose, « je t’aime, moi non plus » ou même d’une partouze entre hommes politiques qui aiment à se détester au final mais qui devraient finir par s’entendre.

Mais à l’approche de Noël, cela prend une toute autre tournure, celle du Père Noël.Petit Papa Noël (un peu comme un petit père des peuples sauf qu’au Pays des Cèdres, chacun à le sien)

Il me tarde tant que le jour se lève
Pour voir si tu m’as apporté
Tous les beaux ministres que je vois en rêve
(et oui on peut toujours rêver)

En effet, il n’y a que peu de manifestations pour réclamer simplement le droit de vivre – non pas bien – mais correctement, en dépit d’une crise économique. Les autorités ont réussi à organiser 2 conférences d’aide au Pays des Cèdres l’une à Paris – CEDRE – sur le volet économique et l’autre sur le plan sécuritaire – Rome-. Sur le plan démocratique, le Parlement a eu son mandat quasiment renouvelé, avec souvent de « nouveaux entrants » plus héritiers que le changement bien attendu.

Mais comme toutes promesses, elles tardent à se concrétiser.

On nous avait promis si on était sage, un gouvernement rapidement, après les élections législatives du 6 mai. Mais …

Puis un gouvernement durant l’été.Mais …Puis un gouvernement pour la fête de l’indépendance. Mais …

Et maintenant un gouvernement cadeau de Noël. Meeeehhhhh

À force de suivre des zaims et leurs paroles en l’air, on devient donc chèvre, si on n’est pas déjà des brebis égarées en chemin, à force de messages contradictoires de nos « élites politiques qui nous gouvernent » mais qui adorent en réalité se déchirer.

À croire qu’en lieu et place du Père Noël, peut-être coincé dans les embouteillages de Jal el Dib, on a hérité du Père Fouettard qui continue à nous infliger ses 50 nuances de crises, politiques et économiques.

Un progrès tout de même, aucune crise sécuritaire pour l’heure. On pourrait même finir par s’en contenter au lieu de râler.

Un gouvernement, à quoi bon à la fin? On a l’impression qu’on peut bien finir par vivre sans (et sans les ponctions et les commissions pour lesquelles ils se servent allègrement.

Un gouvernement, c’est comme au final encore croire au Père Noël.

Aller Jingle Bell Jingle Bell Jingle all the way Oh what fun it is to ride

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