Après la publication de photographies montrant des ordures jetées par les réfugiés syriens dans le cours du fleuve Litani, l’Autorité du Litani a procédé à la destruction de camps de réfugiés syriens violant le domaine public et dont les eaux usées se déversent parfois directement dans des canaux d’irrigation.

L’Autorité du Litani a également indiqué avoir porté plainte, sur sa page Facebook, à l’encontre de 17 associations qui auraient perçu des fonds et des subventions publics utilisés pour établir ces camps en violant le domaine public.

Elles auraient ainsi mis en place des structures sanitaires rejetant directement les eaux usées dans les canaux d’irrigation du fleuve. Ces ONG sont également accusées d’avoir permis aux réfugiés de jeter leurs ordures dans le cours du Litani.

4 de ces camps ont déjà été détruits au cours des 2 derniers mois au niveau notamment de la localité d’Al-Qasimiya ou de Zahrani.

À Al-Qasimiya, plus de 30 mètres cubes d’eau usées étaient ainsi quotidiennement déversées dans le fleuve, 15 mètres cubes à Zahrani.

L’Autorité du Litani a informé ces associations des violations commises sans qu’elles ne prennent aucune action pour y mettre fin.

Parmi les organisations et les associations visées par la plainte, l’ONG britannique OXFAM, le CICR, le Conseil Norvégien pour les Réfugiés, l’UNRWA, Terre des Hommes Italie, Handicap International et les associations libanaise Kafa et Amel.

Le Litani est le plus important fleuve libanais qui s’écoule entièrement entièrement sur son territoire. Long de plus de 140 km, il traverse la plaine de la Bekaa et se jette dans la mer Méditerranée, au nord de Tyr. Il alimente en eau toutes ces régions. Un projet pour alimenter Beyrouth à partir de ce fleuve est également à l’étude. Ce projet est cependant conditionné au nettoyage de ses eaux.

Le Liban compte plus d’un million et demi de réfugiés syriens pour une population de 4.5 millions de ressortissants libanais. Cette présence cause une pression importante sur ses infrastructures déjà déficientes.

Par ailleurs, l’Autorité du Litani a également annoncé l’ouverture d’un procès à l’encontre des industriels accusés de polluer le fleuve.

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